Bonjour
Je souhaiterais avoir de l'aide sur un commentaire composé à rendre pour le mercredi 25 mai. Il consiste à commenter un extrait de l'acte 4 de la scène 6 de Phèdre. J'ai déjà commencé le devoir en faisant l'introduction . Voici l'extrait en question :
Je souhaiterais avoir de l'aide sur un commentaire composé à rendre pour le mercredi 25 mai. Il consiste à commenter un extrait de l'acte 4 de la scène 6 de Phèdre. J'ai déjà commencé le devoir en faisant l'introduction . Voici l'extrait en question :
PHEDREMerci d'avance
Chère Oenone, sais−tu ce que je viens d'apprendre ?
OENONE
Non ; mais je viens tremblante, à ne vous point mentir.
J'ai pâli du dessein qui vous a fait sortir ;
J'ai craint une fureur à vous−même fatale.
PHEDRE
Oenone, qui l'eût cru ? j'avais une rivale !
OENONE
Comment ?
PHEDRE
Hippolyte aime, et je n'en puis douter.
Ce farouche ennemi qu'on ne pouvait dompter,
Qu'offensait le respect, qu'importunait la plainte,
Ce tigre, que jamais je n'abordai sans crainte,
Soumis, apprivoisé, reconnaît un vainqueur ;
Aricie a trouvé le chemin de son coeur.
OENONE
Aricie ?
PHEDRE
Ah ! douleur non encore éprouvée !
A quel nouveau tourment je me suis réservée !
Tout ce que j'ai souffert, mes craintes, mes transports,
La fureur de mes feux, l'horreur de mes remords,
Et d'un cruel refus l'insupportable injure,
N'était qu'un faible essai du tourment que j'endure.
Ils s'aiment ! Par quel charme ont−ils trompé mes yeux ?
Comment se sont−ils vus ? depuis quand ? dans quels lieux ?
Tu le savais. Pourquoi me laissais−tu séduire ?
De leur furtive ardeur ne pouvais−tu m'instruire ?
Les a−t−on vus souvent se parler, se chercher ?
Dans le fond des forêts allaient−ils se cacher ?
Hélas ! ils se voyaient avec pleine licence
Le ciel de leurs soupirs approuvait l'innocence ;
Ils suivaient sans remords leur penchant amoureux ;
Tous les jours se levaient clairs et sereins pour eux.
Et moi, triste rebut de la nature entière,
Je me cachais au jour, je fuyais la lumière.
La mort est le seul dieu que j'osais implorer.
J'attendais le moment où j'allais expirer ;
Me nourrissant de fiel, de larmes abreuvée,
Encor dans mon malheur de trop près observée,
Je n'osais dans mes pleurs me noyer à loisir.
Je goûtais en tremblant ce funeste plaisir,
Et sous un front serein déguisant mes alarmes,
Il fallait bien souvent me priver de mes larmes.
OENONE
Quel fruit recevront−ils de leurs vaines amours ?
Ils ne se verront plus.
PHEDRE
Ils s'aimeront toujours !
Au moment que je parle, ah ! mortelle pensée !
Ils bravent la fureur d'une amante insensée.
Malgré ce même exil qui va les écarter,
Ils font mille serments de ne se point quitter.
Non, je ne puis souffrir un bonheur qui m'outrage,
Oenone ; prends pitié de ma jalouse rage ;
Il faut perdre Aricie, il faut de mon époux
Contre un sang odieux réveiller le courroux.
Qu'il ne se borne pas à des peines légères :
Le crime de la soeur passe celui des frères.
Dans mes jaloux transports je le veux implorer.
Que fais−je ? Où ma raison se va−t−elle égarer ?
Moi jalouse ! Et Thésée est celui que j'implore !
Mon époux est vivant, et moi je brûle encore !