Futur ou conditionnel présent ?

Langue française

158 réponses · Page 6 / 8

Merci Lamaneur de me soutenir, car mon duel avec un Géant du français était voué à l'échec. 😉

Jehan, petite erreur tout de même dans votre réponse. C'est le débiteur qui serait selon moi un gugusse. 😉 Rassurez-vous, la majorité n'est pas malhonnête, mais il y en est cependant qui organisent leur insolvabilité en affaire.
Mais Lamaneur trouve que c'est votre phrase à vous qui sonne faux !
Il n'exprime pas de désaccord avec mon commentaire.

(Cela dit, merci pour m'avoir signalé mon étourderie. Je rectifie… Je parlais bien sûr du débiteur ! 😉 )
Alors là, je ne sais plus lire !
Anne a écrit
A part pourrai qui doit être au futur, tout est possible.
Or Lamaneur écrit pour justifier que la phrase sonne faux
Je mettrais ou deux futurs ou deux conditionnels mais pas un panaché comme celui-ci.
.

Cela dit, il est bien vrai que pour ce qui me concerne, c'est le conditionnel panaché ou pas qui sonne faux en présence du verbe pouvoir, d'accord en ceci avec Spalding qui ne peut pas toujours avoir tort tout de même. 🙂
Rassurez-vous, Paulang, je n'ai pas l'impression d'être trop persécuté sur ce forum. En faisant un décompte approximatif, 3/4 d'approbation, 1/4 de désapprobation !

Pour être synthétique, voici les quatre options possibles. J'ai mis les verbes à la première personne du pluriel pour que les différences soient plus audibles :

A) Nous le rembourserons quand nous pourrons.

B) Nous le rembourserons quand nous pourrions.

C) Nous le rembourserions quand nous pourrons.

D) Nous le rembourserions quand nous pourrions.

Personnellement, je préfère l'option A pour la raison indiquée (message 94). Mais vous n'êtes bien sûr pas obligés d'avoir le même avis ! 😉
Mes connaissances du français sont minces (ou plus exactement ce que je parviens à en retenir est mince) et mon avis n'est très souvent que du ressenti.
C'est précisément pour mieux ressentir la phrase que le l'ai moi aussi mise à la 1ere personne du pluriel. Très franchement, je ne ressens et n'envisage que le futur pour les deux verbes.

Nota : une pièce intéressante a été jointe par Fandixhuit dans accord du participe passé.
Nota : une pièce intéressante a été jointe par Fandixhuit dans accord du participe passé.
C'est vrai, mais ce n'est pas le sujet de la présente discussion ! 😉
Spalding a écrit :Rassurez-vous, Paulang, je n'ai pas l'impression d'être trop persécuté sur ce forum. En faisant un décompte approximatif, 3/4 d'approbation, 1/4 de désapprobation !

[…]
Jehan, Lamaneur, Anne345 et vous, vous êtes parmi les meilleurs intervenants de ce site, sans aucun doute. 🙂 🙂 🙂 🙂
Je vais analyser les quatre options possibles, en partant du principe que l'acquisition de la capacité à rembourser (verbe pouvoir) et le remboursement (verbe rembourser) sont en principe simultanés avec "quand".


A) Je le rembourserai quand je pourrai.
La capacité et le remboursement sont présentés comme certains un jour ou l'autre, bien que la date précise ne soit bien sûr pas indiquée. Cette formulation parait très logique, et l'option A est bien partie pour être choisie !

B) Je le rembourserai quand je pourrais.
La capacité est présentée comme incertaine à l'avenir, tandis que le remboursement ne fait aucun doute. Complètement illogique : recalé !

C) Je le rembourserais quand je pourrai.
La capacité ne fait aucun doute un jour ou l'autre, mais pas le remboursement. Ce n'est pas illogique en soi, la capacité à rembourser n'impliquant pas que le remboursement soit effectué. Par contre, la simultanéité impliquée par "quand" n'a plus lieu d'être : recalé !

D) Je le rembourserais quand je pourrais.
La capacité est présentée comme incertaine à l'avenir, le remboursement aussi d'ailleurs. Cela parait très logique. Mais la simultanéité impliquée par "quand" devient largement sans objet avec deux éventualités tout aussi incertaines l'une que l'autre. Par conséquent, recalé !


On voit donc bien que l'option A est la seule viable. C'est d'ailleurs ce que j'avais vu tout de suite (message 94). On me reproche parfois de prolonger artificiellement des sujets, mais je ne suis manifestement pas le seul sur ce forum ! 😜
Je vous remercie pour vos réponses.

Cordialement.

David
Jehan a écrit :
C'est vrai, mais ce n'est pas le sujet de la présente discussion !
C'est vrai, mais l'intérêt de Spalding pour le PP justifiait ce petit écart. 🙂

Par ailleurs, sa dernière intervention sur le sujet de la présente discussion me convient bien et méritait cette récompense. 😜
Je le rembourserai quand je pourrai.
Je le rembourserais si je pouvais.
Cela me va, mais ces deux phrase n'expriment pas vraiment la même chose, je pense.
Dans la seconde, le retard est déjà un fait au moment ou il s'exprime.
Il me semble que le conditionnel n'est autorisé après "quand" que dans une phrase interrogative (Quand seriez-vous disponible? ), mais jamais dans une phrase affirmative où l'indicatif est nécessaire. Du coup, la phrase précédente qui commande le "quand" ne "pourrait" être qu'à l'indicatif (selon moi) car on voit mal comment un évènement certain dépendrait d'une chose incertaine. Je dirais donc: "Je le rembourserai quand je pourrai" sans autre alternative.

Il est vrai aussi que l'on emploie le conditionnel après "quand bien même", mais là la signification est différente.

Toutefois je peux me tromper…
On peut rencontrer aussi le conditionnel après "quand" en discours indirect, comme équivalent d'un futur en discours direct.
Il lui dit alors qu'il le rembourserait quand il pourrait…
D'accord; mais dans ce cas de figure le conditionnel s'applique parce qu'il est lié à un fait rapporté par autrui. Dans notre cas de figure c'est l'auteur des faits qui parle, et il dira: "Je lui ai dit que je le rembourserai quand je pourrai".
Scipione a écrit :Il me semble que le conditionnel n'est autorisé après "quand" que dans une phrase interrogative (Quand seriez-vous disponible ?), mais jamais dans une phrase affirmative où l'indicatif est nécessaire. Du coup, la phrase précédente qui commande le "quand" ne "pourrait" être qu'à l'indicatif (selon moi), car on voit mal comment un évènement certain dépendrait d'une chose incertaine. Je dirais donc : "Je le rembourserai quand je pourrai" sans autre alternative.
Vous rejoignez par des voies différentes mon exposé du message 108. Par contre, je ne vous suis pas bien quand vous laissez entendre que la capacité à rembourser (verbe pouvoir) dépend du remboursement effectif (verbe rembourser). Ce serait l'inverse.

La simultanéité impliquée par "quand" me semble par contre le facteur essentiel. Dans "Je le rembourserais quand je pourrai", la capacité à rembourser est annoncée comme certaine, mais le remboursement incertain. Du coup, "quand" perd sa raison d'être. Il faut donc mettre "rembourser" au futur comme "pouvoir". 😉
Oui Spalding, vous avez raison: la capacité à rembourser ne dépend pas du remboursement effectif. Je vous suis totalement dans votre raisonnement.
Bonjour,

Vu les messages n° 114 (par Jehan) et 115 (par Scipione), pourriez-vous me préciser le temps à utiliser dans la phrase suivante :

"Il m'a dit que je le rembourserai quand je le pourrai(s)" ?

Merci d'avance,

David
Vous pouvez aussi vous référer à mon message 108. Il faut utiliser le futur de l'indicatif pour les verbes "rembourser" et "pouvoir". Le second pronom "le" est par ailleurs superflu.

Cela donne : Il m'a dit que je le rembourserai quand je pourrai. 😉
Je plussoie.
Il me semble même que la phrase citée au n° 114 pourrait également être exprimée à l'indicatif: Il lui dit alors qu'il le remboursera quand il pourra…