Pascal, Pensées - À quelles connaissances l’homme peut-il accéder ?

La filière littéraire

6 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour à tous, voilà je suis en TL et j'ai un devoir sur Les pensées de Pascal: "a quelles connaissances l'homme peut-il accèder?"
Je trouve Pascal très dure à comprendre et je galère un peu, en rassemblant tout ce que je savais sur ce sujet j'ai essayé d'élaborer un plan!!mais c'est pas une chose facile!!Pourriez-vous me donner votre avis? Merci!!!


I une connaissance scientifique qui justifie l'existence de Dieu
-je dirai que c'est un scientifique…
-c'est par la raison qui justifie l'existence de Dieu(incertitude de nos origines donc Dieu existe!)

II Dieu qui permet une connaissance infinie=grandeur de l'homme
-grandeur de l'homme avant le pêché
-connaissance de sa finitude qui le rend infiniment grand=roseau pensant

III Mais une petitesse de l'homme aussi réelle que sa grandeur
-raison/sens/morale non fiables
-recourt à l'imagination/divertissement
-orgueil et égoïsme de l'homme

J'attends vos réponses avec impatience!!!et merci d'avance!!!
Il faut commencer par lire ceci
et en particulier ce passage:
C'est une maladie naturelle à l'homme de croire qu'il possède la vérité directement; et de là vient qu'il est toujours disposé à nier tout ce qui lui est incompréhensible; au lieu qu'en effet il ne connaît naturellement que le mensonge, et qu'il ne doit prendre pour véritables que les choses dont le contraire lui paraît faux. Et c'est pourquoi, toutes les fois qu'une proposition est inconcevable, il faut en suspendre le jugement et ne pas la nier à cette marque, mais en examiner le contraire; et si on le trouve manifestement faux, on peut hardiment affirmer la première, tout incompréhensible qu'elle est.
Bonjour Putakli, et merci de me répondre!!Il est vrai que Pascal était un scientifique mais il finira par abandonner la science au profit de la religion!!C'est pour ça qu'il écrira Les pensées et mon devoir porte sur cet ouvrage!!Et je voulais savoir si ce plan correspondait à ce qu'il dit dedans?
Mais puisque tu m'as envoyé ce lien je suppose que tu n'es pas d'accord avec mon plan?
Il n'y a aucune contradiction entre les Pensées et l'écrit que j'ai cité. Pascal a, certes,évolué, mais c'est sa façon de se comporter qui a évolué, pas sa façon de penser. Celle-ci s'est seulement approfondie, dans le sens où elle s'est affinnée pour devenir transmissible et pédagogique.

Par contre, il peut y avoir contradiction entre l'idée qu'on se fait a priori de Pascal sans l'avoir lu, et ce qu'il a écrit. C'est même très fréquent. C'est pourquoi j'ai indiqué un texte à lire sans faire de commentaire personnel.

Le sujet est précis: il porte sur les connaissances de l'homme. La réponse de Pascal est que l'homme n'a connaissance de rien, sinon de ses erreurs. Donc qu'il ne fait pas se fier aux prétendues connaissances (c'est le contraire de ce que dit Descartes). Quant à la religion, ce n'est pas affaire de connaissance parce que les questions dont traite la religion n'ont pas de réponse. Ce sont des mystères. Et la seule attitude sensée qu'on puisse avoir en face d'un mystère est un pari. Quand il faut choisir, comme dans un jeu, on est bien embarrassé pour choisir une carte. Si on découvre qu'en la jouant, on a tout à gagner et rien à perdre, on est tiré d'embarras, et sait qu'il vaut mieux jouer cette carte plutôt qu'une autre. C'est tout ce qu'on sait, mais cela suffit. C'est affaire de foi, c'est-à-dire, de ce à quoi on se fie, et non de connaissance.

Pour faire comprendre cette attitude, je vais prendre des exemple. A une époque, devant une crise économique due à la sécheresse, les gens faisaient des processions pour demander à Dieu de faire tomber la pluie. A une autre époque, devant une crise économique, les gens demandent à l'état de faire tomber la prospérité. Il est bien possible que l'état ne puisse pas plus faire tomber la prospérité que les processions ne puissent contribuer à faire tomber la pluie. Mais, comme on n'en sait rien, comme çà ne mange pas de pain, il vaut mieux placer ses espoirs dans ce qui ressemblerait à un miracle, plutôt que de se désespérer. On n'a rien à y perdre, et, peut-être, tout à y gagner. Dieu seul le sait.
Les Pensées découlent de ce raisonnement et développent cette idée.

Autre exemple: en présence d'un risque d'épidémie de grippe porcine, les état disent qu'ils ont pris des dispositions. Mais ils disent aussi qu'il ne faut pas s'affoler. Ce n'est pas sûr que les dispositions soient efficaces, mais l'affolement serait catastrophique. Pour éviter l'affolement, il vaut mieux croire par un acte de foi que les dispositions sont efficaces, qu'elles le soient ou qu'elles ne le soient pas, simplement parce qu'on a tout à y gagner et rien à y perdre.

Est-ce clair ?
D'accord, mais je t'avoue cela reste pour moi assez compliqué!!Donc l'homme ne connait rien mis à part son ignorance et sa finitude!!Puis il y a ce qu'il croit connaitre mais qui est soit faux, soit incertain?il faut m'arrêter si je me trompe!!Mon devoir devrait se diviser en deux parties?les connaissances de l'homme(de sa misère, qu'il soit mortel) et en deuxième partie ce que l'homme croit savoir?
Personnellement, j'aurais tendance à opposer Pascal à Descartes, mais on peut tout aussi légitimement prendre le sujet de façon plus générale, plus sentimentale, plus détachée des contingences historiques. On peut aussi placer Pascal par rapport à ceux qui doutent et à Montaigne dont il est nourri. Tout cela peut se tenir et dépend surtout de qu'on fait soi-même des réflexions de Pascal.
Maintenant que les gros malentendus sont écartés, et que la posistion de Pascal est un peu éclaircie, je pense qu'un plan un peu dialectique peut être envisagé. Mais pour le soutenir, il faut quelque peu prendre position.