J'ai un commentaire a faire sur les pages 224-227 de voyage au bout de la nuit de louis ferdinand celine
J'ai une éboche de plan mais je ne sais pas si je suis sur la bonne voie:
I/ Style de celine et façcon d'ecrire le texte
II/ Personnification des machines et deshumnisation chronologique
III/ Critique du monde industriel au 20 eme siècle
Il te faudrait déjà trouver une problématique, parce que là ton plan ne suit aucune progression!
Il avait raison de me prévenir. Valait mieux que je sache à quoi m'en tenir sur les
habitudes de la maison. Des bêtises, j'en avais assez à mon actif tel quel pour dix
ans au moins. Je tenais à passer désormais pour un petit peinard. Une fois
rhabillés, nous fûmes répartis en files traînardes, par groupes hésitants en renfort
vers ces endroits d'où nous arrivaient les fracas énormes de la mécanique. Tout
tremblait dans l'immense édifice et soi-même des pieds aux oreilles possédé par le
tremblement, il en venait des vitres et du plancher et de la ferraille, des secousses,
vibré de haut en bas. On en devenait machine aussi soi-même à force et de toute sa
viande encore tremblotante dans ce bruit de rage énorme qui vous prenait le
dedans et le tour de la tête et plus bas vous agitait les tripes et remontait aux yeux
par petits coups précipités, infinis, inlassables. A mesure qu'on avançait on les
perdait les compagnons. On leur faisait un petit sourire à ceux-là en les quittant
comme si tout ce qui se passait était bien gentil. On ne pouvait plus ni se parler ni
s'entendre. Il en restait à chaque fois trois au quatre autour d'une machine.
On résiste tout de même, on a du mal à se dégoûter de sa substance, on voudrait
bien arrêter tout ça pour qu'on y réfléchisse, et entendre en soi son coeur battre
facilement, mais ça ne se peut plus. Ça ne peut plus finir. Elle est en catastrophe
cette infinie boite aux aciers et nous on tourne dedans et avec les machines et avec
la terre. Tous ensemble! Et les mille roulettes et les pilons qui ne tombent jamais en
même temps avec des bruits qui s'écrasent les uns contre les autres et certains si
violents qu'ils déclenchent autour d'eux comme des espèces de silences qui vous
font un peu de bien.
Le petit wagon tortillard garni de quincaille se tracasse pour passer entre les
outils. Qu'on se range ! Qu'on bondisse pour qu'il puisse démarrer encore un coup
le petit hystérique. Et hop 1 il va frétiller plus loin ce fou clinquant parmi les
courroies et volants, porter aux hommes leurs rations de contraintes.
Les ouvriers penchés soucieux de faire tout le plaisir possible aux machines
vous écoeurent à leur passer les boulons au calibre, et des boulons encore, au lieu
d'en finir une fois pour toutes, avec cette odeur d'huile, cette buée qui brûle les
tympans et le dedans des oreilles par la gorge. C'est pas la honte qui leur fait
baisser la tête. On cède au bruit comme on cède à la guerre. On se laisse aller aux
machines avec les trois idées qui restent à vaciller tout en haut derrière le front de
la tête. C'est fini. Partout ce qu'on regarde, tout ce que la main touche, c'est dur à
présent. Et tout ce dont on arrive à se souvenir encore un peu est raidi aussi
comme du fer et n'a plus de goût dans la pensée.
On est devenu seulement vieux d'un seul coup.
J'ai un commentaire de texte sur ce texte:
Que pensez vous de ce plan?
I/Regard du narrateur et style de celine
II/Personnification des machines et deshumanisation chronologique
III/Critique du monde industriel au 20eme siècle
Non mais on a bien compris. Mais ton plan ne suit aucune progression…!