Les syllabes dans la poésie
16 réponses
Ma professeur de français nous a demandé de faire un sonnet pendant les vacances, je ne suis pas certaine du nombres de syllabes de mes vers qui doivent être de 12 normalement.
Le matin la rosée humecte mes pieds
Le vent caresse légèrement mon visage
Et le temps se fige comme une image
C'est la saison d'amours et d'amitiés,
Le soleil rougit ma peau comme un baiser,
Le ciel me parait vide sans ses nuages,
Les fleurs s'ouvrent à leur avantage,
Laissant leurs plaisantes couleurs se dévoiler,
Les oiseaux créent de belles mélodies
Faisant disparaître le son de la pluie,
De nouvelles odeurs s'exhalent du jardin,
Mais cela ne se perpétue qu'un certains temps,
L'été appariait déjà en sonnant la fin,
Bientôt c'est l'hiver qui reprendra les devants.
Merci, Pauline.
Tu as fait beaucoup de fautes selon moi.
Voila les "e" a la fin d'un vers comptent comme une syllabe, ensuite si il y a un "e" en fin de mot et qui le mot juste après commence par un consonne alors ce "e" est compté comme une syllabe.
Voila les erreurs que j'ai trouvées dans ton poème :
2ème vers : 13 syllabes
3ème vers: 11 syllabes
4ème vers : 10 syllabes
5ème vers : 11 syllabes
6ème vers : 13 syllabes
7ème vers : 9 syllabes
9ème vers : 10 syllabes
10ème vers : 11 syllabes
Bon je ne suis pas a l'abri d'une erreur mais je pense que c'est sa.
Bonne continuation !
les "e" a la fin d'un vers comptent comme une syllabe
Ah bon ? Je n'ai jamais entendu ça =S
Pour ma part, je dirais, par exemple dans le vers deux, qu'il y a bien 12 syllabes
Je croyais que justement en fin de vers le -e ne comptait pas comme une syllabe ?
C'est bien ça il me semble 🙂
Bonjour.
Ce qui compte, ce sont les syllabes prononcées.
Une syllabe en -e muet à la fin d'un vers n'est jamais prononcée, elle ne compte pas.
Le-ma-tin-la-ro-sée-hu-mec-te-mes-pieds 11 (manque 1) sauf si on dit "pi-é": pas élégant.
Le-vent-ca-res-se-lé-gè-re-ment-mon-vi-sage 12 (c'est bon)
Et-le-temps-se-fi-ge-co-mu-ni-mage 10 (manque 2)
C'est-la-sai-son-d'a-mours- et-d'a-mi-tiés, 10 (manque 2)
Le-so-leil-rou-git-ma-peau-co-mun-bai-ser,11 (manque 1)
Le-ciel-me-pa-raît-vi-de-sans-ses-nu-ages, 11 (manque 1)
Les-fleurs-s'ou-vre-ta-leur-a-van-tage, 9 (manque 3)
Lais-sant-leurs-plai-san-tes-cou-leurs-se-dé-voi-ler, 12 (c'est bon)
Les-oi-seaux-créent-de-bel-les-mé-lo-dies 10 (manque 2)
Fai-sant-dis-pa-raî-tre-le-son-de-la-pluie, 11 (manque 1) sauf si on dit "plu-hi" : pas élégant.
De-nou-vel-le-zo-deurs-s'ex-ha-lent-du-jar-din, 12 (c'est bon)
Mais-ce-la-ne-se-per-pé-tue-qu'un-cer-tain-temps, 12 (c'est bon)
L'é-té-ap-pa-raît-dé-jà-en-son-nant-la-fin, 12 (c'est bon)
Bien-tôt-c'est-l'hi-ver-qui-re-pren-dra-les-de-vants. 12 (c'est bon)
Merci beaucoup Jehan!!
Le-ma-tin-la-ro-sée-hu-mec-te-mes-pieds
Le-vent-ca-res-se-lé-gè-re-ment-mon-vi-sage
Et-le-temps-de-meu-re-fi-ge-co-mu-ni-mage
C'est-la-sai-son-des-a-mours- et-des-a-mi-tiés,
Le-so-leil-fait-rou-gir-ma-peau-co-mun-bai-ser,
Et-le-ciel-me-pa-raît-vi-de-sans-ses-nu-ages,
Les-fleurs-s'é-pa-nou-i-ssent-ta-leur-a-van-tage,
Lais-sant-leurs-plai-san-tes-cou-leurs-se-dé-voi-ler,
Tous-les-oi-seaux-créent-d'a-gré-a-ble-mé-lo-dies
Fai-sant-dis-pa-raî-tre-le-son-de-la-pluie,
De-nou-vel-le-zo-deurs-s'ex-ha-lent-du-jar-din,
Mais-ce-la-ne-se-per-pé-tue-qu'un-cer-tain-temps,
L'é-té-ap-pa-raît-dé-jà-en-son-nant-la-fin,
Bien-tôt-c'est-l'hi-ver-qui-re-pren-dra-les-de-vants.
Je ne change pas pluie et pied car ma professeur va juste les corriger sans se soucier de la prononciation je ne pense pas qu'on les lira à haute voix.
Merci encore!!
Content d'avoir pu t'aider.
Mais quand tu rends ta copie, surtout, n'oublie pas d'écrire à nouveau normalement, sans traits d'union partout… 😉
Merci encore!
Bonjours le mot voyageur comporte combien de syllabe, 3 ou 2?
Trois. D'où vient l'idée du 2 ?
Merci pour ton aide j'ai une autre sollicitation je voudrais savoir si ma découpe syllabique de L'Albatros, Baudelaire est bonne.
Merci d'avance de vos réponses 🙂
Sou/vent/, pour/ s'a/mu/ser/, les/ hom/mes/ d'é/qui/page
Pren/nent/ des/ al/ba/tros/, vas/tes/ oi/seaux/ des/ mers/,
Qui/ suivent/, in/do/lents/ com/pa/gnons/ de/ voy/ya/ge,
Le/ na/vi/re/ gli/ssant/ sur/ les /gouf/fres/ a/mers/.
A/ peine/ les/ ont/-ils/ dé/po/sés/ sur/ les/ plan/ches/,
Que/ ces/ rois/de/ l'a/zur/, ma/la/droits/ et/ hon/teux/,
Laissent/ pi/teu/se/ment/ leurs/ gran/des/ ai/les/ blan/ches/
Com/me/ des/ a/vi/rons/ traî/ner /à /cô/té/ d'eux/.
/Ce/ voy/ya/geur/ ai/lé,/ com/me il/ est/ gau/che et/ veule/!
Lui/, na/guè/re/ si/ beau/, qu'il/ est/ co/mi/que et/ laid/!
L'un/ a/ga/ce/ son/ bec/ a/vec/ un/ brû/le/-gueule/,
L'au/tre/ mi/me, en/ boi/tant/, l'in/fir/me/ qui /vo/lait/!
Le/ Po/ète est/ sem/bla/ble au/ prin/ce /des/ nuées/
Qui/ han/te/ la /tem/pê/te et/se/ rit/ de/ l'ar/cher/;
Ex/i/lé/ sur/ le/ sol/ au/ mi/li/eu/ des/ huées/,
Ses/ ai/les/ de/ gé/ant/ l'em/pê/chent/ de/ mar/cher/.
Bonjour, je sais que le "e" ne se dit pas à la fin d'un vers, mais je voudrais savoir si quand un mot tel que "surplome", se trouve en fin de vers, il faut lire sur/plom/b' ou sur/plomb' ? merci
😀
surplomb', me semble-t-il.
Pourquoi ne pas citer le vers entier ?
Bonjour, merci de m'aider
Une aide pour le découpage syllabique de cette fable que je viens de composer, pour pouvoir comparer à mon propre découpage… j'ai des doutes pour certains vers
Un coq qui chantait à l’aube chaque matin
Face à lui, son Maître l’apostropha soudain:
- « Coq, je t’ordonne de ne plus jamais chanter
Et, si tu t’y obstines, je te plumerai. »
Le coq prit peur, se résigna puis se dit:
« Les nécessités agréent les interdits
Je me soumets et laisse passer la menace
Faire des concessions, n’est point un enjeu
Après tout, c’est mon plumage qui est en jeu
De plus, d’autres coqs chanteront bien à ma place »
A cette idée, le coq s’en tint les jours suivants
Ainsi, jusqu’au jour, où son maitre alla lui dire :
«Tu glousseras telle une poule à l’avenir
Faute de quoi, je t’égorgerais sur-le-champ »
Sans objection le coq se dit Comme avant,
« Les nécessités agréent les privations
Je m’incline et je laisse passer la tempête
Et, après tout, cette fois, je risque ma tête
Notre gallinacé fit ainsi sans délai
Lui l’indétrônable roi de la basse-cour
Qui chantait pour annoncer le lever du jour
En fut subitement réduit à caqueter
Le coq se comporta ainsi la tête basse
Un mois, son maitre revint pour le coup de grâce
« À présent, lui dit-il tu te mettras à pondre
Sans quoi, je te décapiterais sans attendre
Le coq pleura toutes les larmes de son corps
Et dit : « je m’en veux tant de ne pas être mort
En restant moi-même, dressé sur mes ergots
La crête haute, entonnant mes cocoricos. »
Apprenez que toutes concessions faites
Aux principes et aux valeurs en courbettes
Au nom de ce qui est dit jurisprudence
De ces réalités conventionnelles
Qui mènent surement à l’obéissance
Consentie, sont couteuses et mortelles
Les décisions que dicte la dignité
Sont les plus juste et les plus appropriées
Ce n'est qu'une question de "découpage"…
Un / coq / qui / chan/tait / à // l’au/be / cha/que / matin
Le vers a bien douze syllabes, mais la césure tombe au milieu d'un groupe syntaxique, après une préposition atone qu'il faut accentuer.
La prosodie classique l'interdit.
Fa/ce / à / lui,/ son / Maî/tre // l’a/pos/tro/pha / sou/dain:
Idem, mais c'est encore pire puique le premier hémistiche se termine par un "e" atone normalement, qu'il faut accentuer.
Si vous lisez votre vers, vous verrez que l'effet est disgracieux.
- « Coq, / je / t’or/don/ne // de / ne / plus / ja/mais / chanter
Idem pour le premier hémistiche,
Le second a sept syllabes.
Et,/ si / tu / t’y / obs/ti/nes, // je / te / plu/me/rai. »
La césure a été placée au 7ème pied, et c'est encore une syllabe atone qu'il faut accentuer qui la termine.
Vous ne pouvez terminer le premier hémistiche sur une syllabe atone que si celle-ci est élidée (devant un mot commençant par une voyelle).
Ex : Un / ma/tin, / dans / la / plain(e), // il / ren/con/tr(e) un / ber/ger (V. Hugo)
Le vers 5 est faux (11 syllabes)
Au vers 6, syllabe atone terminant l'hémistiche (de plus autre pb)
Au vers 7, la césure est déplacée, de même au vers 8 (en faisant la diérèse sur concessions)
etc…
Seuls les vers 11 - 19 - 22 - 23 (malgré l'hiatus comporta ainsi - 25 - 28 sont justes.
Habituez-vous au rythme et aux accentuations de l'alexandrin classique en lisant 100 vers de Racine à voix haute.