Bonjour,
Je dois faire un commentaire littéraire mais j'ai souvent du mal à trouver le registre d'un texte. Pouvez-vous me dire si vous trouvez le même registre que moi si cela est possible merci
Voici l'extrait:
Je dois faire un commentaire littéraire mais j'ai souvent du mal à trouver le registre d'un texte. Pouvez-vous me dire si vous trouvez le même registre que moi si cela est possible merci
Voici l'extrait:
Et puis non, le feu est parti, le bruit est resté longtemps dans ma tête, et puis les bras et les jambes qui tremblaient comme si quelqu’un vous les secouait de par-derrière. Ils avaient l’air de me quitter, et puis ils me sont restés quand même mes membres. Dans la fumée qui piqua les yeux encore pendant longtemps, l’odeur pointue de la poudre et du soufre nous restait comme pour tuer les punaises et les puces de la terre entière.
Tout de suite après ça , j'ai pensé aau maréchal des logis Barousse qui venait d'éclater comme l'autre nous l'avait appris. C'était une bonne nouvelle. Tant mieux! que je pensais tout de suite ainsi: << C'est une bien grande charogne en moins dans le régiment! >> Il avait voulu me faire passer au Conseil pour une boîte de conserves <<Chacun sa guerre!>> que je me dis. De ce côté-là, faut en convenir, de temps en temps, elle avait l'air de sevir à quelque chose la guerre! J'en connaissais bien encore trois ou quatre dans le régiment de sacrées ordures que j'aurais aidé bien volontiers à trouver un obus comme Barousse.
Quant au colonel, lui, je ne lui voulais pas de mal. Lui pourtant aussi il était mort. Je ne le vis plus, tout d’abord. C’est qu’il avait été déporté sur le talus, allongé sur le flanc par l’explosion et projeté jusque dans les bras du cavalier à pied, le messager, fini lui aussi. Ils s’embrassaient tous les deux pour le moment et pour toujours, mais le cavalier n’avait plus sa tête, rien qu’une ouverture au-dessus du cou, avec du sang dedans qui mijotait en glouglous comme de la confiture dans la marmite. Le colonel avait son ventre ouvert, il en faisait une sale grimace. Ça avait dû lui faire du mal ce coup-là au moment où c’était arrivé. Tant pis pour lui ! S’il était parti dès les premières balles, ça ne lui serait pas arrivé.
Tout de suite après ça, j’ai pensé au maréchal des logis Barousse qui venait d’éclater comme l’autre nous l’avait appris. C’était une bonne nouvelle. Tant mieux que je pensais tout de suite ainsi : « C’est une bien grande charogne en moins dans le régiment ! » Il avait voulu me faire passer au Conseil pour une boîte de conserves. « Chacun sa guerre » que je me dis. De ce côté-là, faut en convenir, de temps en temps, elle avait l’air de servir à quelque chose la guerre ! J’en connaissais bien encore trois ou quatre dans le régiment, de sacrées ordures que j’aurais aidé bien volontiers à trouver un obus comma Barousse.
Toutes ces viandes saignaient énormément ensemble.



