Concours des ENS - Sujets de la session 2009

La filière littéraire

60 réponses · Page 2 / 3

3 fois.
Mais ça vaut le coup de le tenter 3 fois de suites ?
Disons que tenter 2 fois c'est assez classique. Après, je trouve que 3 fois c'est beaucoup, ça fait quand même 4 ans de prépa (c'est pas top pour profiter de sa jeunesse) et la dernière année il ne faut pas espérer une équivalence ! Sans compter que si on n'a pas réussi à intégrer en khûbant une fois, c'est peut-être tout simplement qu'on n'a pas le niveau, donc il vaut mieux avoir été très près du but au deuxième essai pour prendre ce genre de décision.
Et le programme ne change pas ?
En LSH il change tous les ans. En Ulm je crois que ça reste plus ou moins pareil (ça doit dépendre des matières, et en plus ils sont en train de réformer le concours, donc je ne suis pas très sûre).
Aurélie7 a écrit :En LSH il change tous les ans. En Ulm je crois que ça reste plus ou moins pareil (ça doit dépendre des matières, et en plus ils sont en train de réformer le concours, donc je ne suis pas très sûre).
Les épreuves de spécialités à Ulm changent chaque année, de même que pour les épreuves de LSH.

Les épreuves de tronc commun "communes" aux deux ENS comportent un programme pour le Français, l'Histoire, la Philosophie.

L'épreuve commune de Langue Vivante Etrangère est hors programme.

Pour les épreuves de tronc commun spécifiques à chaque ENS :
- L'épreuve de Géographie de l'ENS LSH est soumise à un programme annuel.
- L'épreuve de langue ancienne de l'ENS Ulm n'est soumise à aucun programme.
Tenno a écrit :- L'épreuve de langue ancienne de l'ENS Ulm n'est soumise à aucun programme.
Si fait, le texte est choisi en fonction du thème de langues et cultures de l'antiquité de l'année.



Le sujet de l'option lettres classiques était un texte des Histoires de Salluste (je ne trouve pas le texte sur internet, je le recopierai peut-être plus tard…), avec un court thème sur cette bonne vieille Princesse de Clèves tant décriée. 😜 En lettres modernes, un extrait de Saint-Simon ; en philosophie, un extrait de la cinquième méditation de Descartes (je ne connais pas les références exactes).

Toujours est-il que c'est désormais terminé pour cette année, sauf pour ceux qui passent les épreuves des écoles de commerce, dès demain… =)
Toujours est-il que c'est désormais terminé pour cette année, sauf pour ceux qui passent les épreuves des écoles de commerce, dès demain…
Avez-vous réussi, au fait ?
Re-bonjour à tous !
J'apporte à nouveau ma petite contribution avec le sujet d'option théâtre pour les LSH :

"Dans une leçon du 21 février 1940 recueillie dans Molière et la Comédie Classique, Louis Jouvet dit : "Dom Juan est, malgré tout, une comédie religieuse ; c'est un miracle du Moyen-Age". Parlant en 1954 de la mise en scène de Dom Juan par Jean Vilar, Roland Barthes écrit : "Il [Vilar] lui a suffi d'extraire Dom Juan des limbes de l'anecdote [..] pour que chaque soir deux mille spectateurs reçoivent bouche bée en pleine poitine une présence de l'athée." ("Silence de don Juan" (1954), dans Ecrits sur le théâtre, Points Seuil, 2002, p.51)

Vous confronterez ces deux opinions sur la pièce de Molière en cherchant à fournir des arguments à un metteur en scène qui souhaiterait la monter."

Personnellement j'ai trouvé ce sujet assez moisi, et hyper réducteur. Le livre de Louis Jouvet était au programme cette année et la pièce Dom Juan aussi, donc en fait c'était basé uniquement sur notre connaissance précise des deux oeuvres au programme et y inclure de la culture personnelle (spectacles vus, autres oeuvres lues, etc) était très difficile, voire impossible. Il me semble que c'était assez inédit d'avoir un sujet tiré directement de l'oeuvre au programme. Par ailleurs pour qui n'avait pas entendu parler de la mise en scène de Jean Vilar il était difficile de se l'imaginer et de comprendre exactement comment était sa version athée de Dom Juan. Bref, je suis un peu déçue et à mon goût un sujet sur l'épique et le théâtre (thème au programme) ou sur épique et théâtre+Dom Juan/L.Jouvet aurait été au moins 1000000000 de fois plus intéressant à traiter pour nous et à corriger pour les correcteurs 🙂

Voilà, maintenant c'est fini, et ce n'est pas trop tôt !
Bonnes vacances à tous,

L.
Bonjour,

Je suis nouvelle ici, et voici quelques impressions sur ce concours (LSH), l'ayant passé en tant qu'optionnaire allemand.

- Le thème allemand n'était pas d'une difficulté colossale. Mis à part peut-être la fin du texte, bien que notre professeur nous ait toujours mis en garde contre les textes dits "faciles". Quelques jours plus tard en le revoyant, il n'avait pas l'air très emballé par ce texte, le trouvant d'un style trop familier à son goût. (Il faut dire qu'on avait eu Les Misérables au dernier concours blanc.)

- Géographie: la formulation du sujet n'était pas si claire que cela. Je sais bien que les jurys n'allaient pas nous donner "Ville et santé" (dernier sujet que nous ayons eu). Pour autant, je n'ai pas trouvé ce sujet si difficile que cela.

- Français: Diderot… et voici des cris de désespoir qui ont surgi de ma salle. Même si j'ai détesté Gargantua toute l'année, j'aurais très largement préféré cette oeuvre. Une citation bien trop longue à mon goût. Trop riche, pas de possibilité de tout traiter dans le temps imparti. Starobinski qui nous présente les Salons comme une critique d'art. Et comment traiter d'un sujet en ayant eu un professeur qui n'a pas donné une seule oeuvre critique, des cours plus que vagues. Bref, très déçue par ce sujet, et malheureusement cela ne faisait que commencer.

- Histoire ou le début des sujets communs avec Ulm. On a subi cette réforme. Bien qu'ayant des professeurs dans les matières communes à Ulm très très compétents, ils doivent se faire aux sujets type ulmiens. Pour nous LSH, un sujet ulmien est un sujet vague, qui englobe vraiment une masse très importante de connaissances. On pouvait traiter ce sujet de manières tellement différentes que l'on ne sait vraiment pas où en venir. Et nous, habitués aux plans type chronologiques, on s'est comme on dit cassé les dents devant un sujet pareil.

- LVA, donc pour ma part allemand. Bertolt Brecht, Flüchtlingsgespräche. Si certains de mes caramades option germanique ont été très déçus de ce sujet, j'ai plutôt bien aimé le traiter. J'y ai trouvé de l'humour, surtout si l'on cadre avec tout ce que l'on dit sur les prépas: les professeurs tyranniques. Si à première vue la version avait l'air impossible, je remercie mon dictionnaire unilingue qui m'a été d'un grand secours, et surtout évacuée la panique du début, ça allait tout seul. Le commentaire par contre, malgré le fait d'être très entraînés tout au long de l'année, a été difficile. J'y ai mis tout mon coeur, on verra bien.

- Philosophie. Quelques gloussements à la vue du sujet. Deux syllabes pour six heures. Et là, les mêmes problèmes que pour l'histoire. Un sujet bien trop riche.

Je tiens à préciser, que malgré le fait que je me sois investie dans ce concours, je n'ai pas mes chances pour intégrer. Dommage, au bout de deux années, on commence à prendre goût à cette école que l'on nous présente comme un doux rêve… 😉
Bon, je sacrifie moi aussi au rituel… =)

- Composition d'histoire (ENS / ENS LSH / ENS Cachan) : sujet large en effet et fort transversal, je ne suis pas sûr d'avoir été aussi englobant qu'il l'eût fallu, ayant préféré me concentrer sur l'autorité de l'Etat, du patron et (un peu) du clergé… Mais il y avait en tout cas matière à une riche réflexion sur la notion ; reste à savoir s'il y avait du sens à penser tout cela ensemble, ce dont je ne suis pas entièrement convaincu…

- Version et commentaire de littérature étrangère (ENS / ENS LSH / ENS Cachan) : extrait du roman ? d'Anton Tchekhov. Un texte d'une difficulté moyenne, ouvrant sur des perspectives de commentaire assez variées… Le passage à traduire était plutôt court (une douzaine de lignes), contrairement d'ailleurs à d'autres langues (notamment en allemand), sans grandes difficultés (mis à part un nom de vent qui n'était pas dans le dictionnaire unilingue, et la grue (l'oiseau) à identifier). A noter que les candidats en polonais ont composé sur (et traduit) un poème en prose assez ésotérique et presque pas ponctué…

- Composition de philosophie (ENS/ ENS LSH / ENS Cachan) : sujet qui renvoyait assez directement à l'un des thèmes au programme (le droit) même s'il ouvrait quelques perspectives plus larges… Sujet assez classique, "sujet de cours" aurait dit mon professeur… Pas sûr que cette épreuve fasse vraiment la différence.

- Composition française (ENS) : sujet à la fois simple (une opposition qui pouvait apparaître un peu triviale de premier abord), et plus complexe en profondeur, sur un critique qui plus est assez récent.

- Version grecque (ENS) : texte assez simple, à tous égards, la notation risque donc de se faire sur des petits riens, ça n'est pas ce que je préfère…

- Version latine (ENS, épreuve à option) : un texte fort court mais avec de réelles difficultés, qui vont probablement creuser les écarts ; rien à dire de particulier sur le thème, certaines tournures étaient très visiblement attendues (par exemple, quo facilius suaderet…).

Bref, je pense avoir plutôt réussi, disons à peu près comme lors des concours blancs, ce qui me laisse des espoirs assez substantiels j'espère… même si la réforme du concours cette année renforce quelque peu les incertitudes.
Arthur a écrit :Le passage à traduire était plutôt court (une douzaine de lignes), contrairement d'ailleurs à d'autres langues (notamment en allemand)
En effet, on n'a pas été très gâtés. Mais à la rigueur je préfère un texte plutôt long mais pas d'une difficulté colossale plutôt que l'inverse!

Ah, j'ai examiné le texte polonais d'un air dubitative, je me suis même prise à penser qu'il n'existait pas de ponctuation en polonais (shame on me!).

D'ailleurs, quelqu'un peut-il éclairer ma lanterne ? J'aimerais connaître le texte que ceux qui font allemand ont eu à Ulm ( Thème+version) 😉
Merci d'avance!

Quant à l'épreuve d'histoire, je ne suis pas convaincue que l'on puisse traiter du sujet dans l'optique d'une vision globale. De plus, comment traiter de 110 ans aussi facilement ? (Il y a eu matière à être découragé par ces 110 ans plus que riches en évenements en tout genre…)
Assez d'accord avec vous deux sur l'épreuve d'histoire, difficile de traiter de toutes ces autorités de façon englobante, sans faire d'étude de cas… j'avoue que je ne sais absolument pas ce qu'il aurait fallu faire, ce qui est assez perturbant quand on y repense…

Pour la philo, je pense aussi que ce ne sera pas très discriminant: difficile à mon avis de se planter totalement ou de faire un hors-sujet même partiel, mais aussi difficile de faire quelque chose d'incroyable… à mon avis, une masse de copies moyennes (mais ce n'est que l'avis subjectif d'un non-philosophe, peut-être qu'en fait je n'ai rien compris 😀)

Sur le sujet de géo obligatoire de LSH, c'est vrai qu'ils n'ont pas été très inventifs, un sujet sur la ville était attendu (beaucoup de cours et un concours blanc sur des sujets voisins personnellement…); les écarts se feront sur les croquis et les exemples je pense.

et puis pour le reste, rien de très emballant à mon goût… notre prof de lettre nous a confié à la fin de l'épreuve que lorsqu'il avait lu le bouquin de Starobinski, il avait trouvé cette citation "un peu plate" et avait préféré nous donner en DS une citation prise 2 pages plus loin… Grrrr…

Il n'y a plus qu'a attendre le 16 juin maintenant…
GOPer a écrit :Sur le sujet de géo obligatoire de LSH, c'est vrai qu'ils n'ont pas été très inventifs, un sujet sur la ville était attendu (beaucoup de cours et un concours blanc sur des sujets voisins personnellement…); les écarts se feront sur les croquis et les exemples je pense.

et puis pour le reste, rien de très emballant à mon goût… notre prof de lettre nous a confié à la fin de l'épreuve que lorsqu'il avait lu le bouquin de Starobinski, il avait trouvé cette citation "un peu plate" et avait préféré nous donner en DS une citation prise 2 pages plus loin… Grrrr…

Il n'y a plus qu'a attendre le 16 juin maintenant…
Pour la géo TC, je me méfie assez. "Environnement urbain et disparités sanitaires", la formulation m'a quelque peu troublée. Peut-être s'agit-il d'une simple angoisse connaissant le goût des jurys à donner des sujets tordus 😜.

Pour la littérature, je trouve que ce n'est pas tant le fait d'une citation "plate" -enfin mon prof aurait trouvé cette citation "géniâââââle et mystique", bref-, mais trop je dirais "fourre-tout". Mais je ne sais pas pour vous, mais Diderot m'a très très peu emballée. Pourtant j'aime beaucoup cet auteur, Jacques le Fataliste, le Neveu de Rameau… mais mince! Les Salons! Un ovni littéraire cette oeuvre! -Tout comme Nedjma, d'accord, mais tout de même!-.

Mais je ne me plains pas quand j'ai vu ces malheureux spé histoire-géo sortir de l'épreuve de géo avec quelques tremblements.
Mais je ne me plains pas quand j'ai vu ces malheureux spé histoire-géo sortir de l'épreuve de géo avec quelques tremblements.
Tu résumes assez bien la chose je crois… Personnellement je comptais sur cette épreuve pour faire beaucoup de points et j'avais bien bossé, sur le coup je sais pas ce que j'ai eu envie de faire au jury mais le coeur y était…

Pour les lettres, je suis d'accord avec toi, sujet "fourre-tout".
😉 Sachant que je crois qu'aucun spé histoire-géo n'a su correctement situer le lieu en France dans ma classe… Pauvres de vous! Mais c'est peut-être un mal pour un bien: le classement ne se fera pas sur quelques petits détails insignifiants.

GOPer, tu as passé quelle LV au concours ?
J'ai passé anglais. Les langues ont toujours été un calvaire pour moi, je ne l'ai même pas mentionné quand j'ai évoqué les sujets… Un texte assez sympa de Baldwin, j'ai bien aimé le lire et un peu moins le commenter 😀

Pour la spé, chez nous c'était un peu pareil… et pour moi aussi, c'est pour ça que je le sens un peu malenfin on verra bien…
GOPer a écrit :Un texte assez sympa de Baldwin, j'ai bien aimé le lire et un peu moins le commenter 😀
La version n'avait pas l'air très très difficile, mais il paraît, à ce que j'ai entendu, que oui, le commentaire n'était pas très top. Mais apparament toujours, les textes à la fois d'allemand, d'anglais et d'espagnol n'étaient pas géniaux.
Pour l'allemand, même si Brecht est un monstre sacré de la littérature allemande, celui-ci est toujours un "terrain glissant" puisqu'ayant un passé assez confus, entre son exil face au nazisme etc…
En espagnol, même les plus férus ont trouvé le texte très très bof.
Ainsi qu'en anglais, où certains ont eu une panne sèche devant le commentaire.

Cependant, malgré la géo et sa carte paumée, le texte d'histoire a reçu un vif intérêt, mais il paraît que celui-ci était très attendu.
le texte d'histoire a reçu un vif intérêt, mais il paraît que celui-ci était très attendu.
On va dire que c'était assez basique comme texte, sur des notions "simples" et surtout au coeur du programme, ils n'ont pas tiré dans les coins…

En anglais, c'est vrai que j'ai pas trouvé la version très difficile, mais ce n'est peut-être qu'une impression…
Pour les autres langues, je sais que les hispanisantes de ma classe étaient très déçues par le texte; pour l'allemand je ne me suis pas renseigné mais je te fais confiance
Il va falloir laisser le temps au jury de se faire à la nouvelle épreuve, c'est normal qu'ils tâtonnent un peu au début, on peut s'estimer heureux de ne pas avoir été trop surpris par les textes. Au niveau de la notation, comme on constitue un peu le premier crash-test sur le commentaire, je sais pas du tout ce que ça va donner.
Selon certains de mes profs, à la fois jury et profs doivent se faire au changement, d'où un flou incroyable pendant toute l'année de la part de nos professeurs de langues. (Il a fallu la réunion à Lyon pour avoir quelques pistes) Certains étaient sûrs qu'il pouvait y avoir des textes philosophiques, d'autres, comme ma prof d'allemand, ont tout misé sur l'aspect bien, bien littéraire.

Alors, peut-être qu'avec un peu de chance ils seront indulgents face à nos copies de commentaire (Par contre, je sens qu'ils ne vont pas faire de cadeaux pour la version, sachant qu'elle était, jadis, sans dictionnaire unilingue… ça va sans doute équilibrer la nouveauté du commentaire -indulgence au commentaire, intransigeance encore plus poussée sur la version…-)

Enfin, il ne s'agit là que de suppositions … Désormais, bientôt retour aux cours pour les éventuels oraux. :/