Quelles études pour devenir interprète ?

La filière littéraire

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Bonsoir,

Je voudrais savoir si, dans les études d'interprétariat, il y avait une part de littérature, de lettres, de linguistique et d'histoire. J'ai du mal à faire la différence entre des études de lettres (modernes) et des études d'interprétariat. En faisait des études d'interprétariat, est-on finalement emboîté tout de suite et à jamais ou peut-on déboucher ailleurs ? Peut-on aussi se réorienter vers une ENS ou les lettres, LEA (ou autre formation économique)/LLCE ou l'histoire durant ces études-là ?

Merci de votre attention.
On fait plutôt les études d'interprétariat master, ESIT…) ou de traduction après une licence LEA, puisqu'il faut (au moins) langues) ou une khagne.
En LEA, il y a évidemment au programme la linguistique des langues étudiées, mais peu d'histoire ou de littérature.
Bonjour à tous,
Je suis actuellement en 1ère L et commence à sérieusement me préoccuper de mon orientation future. Je souhaiterai faire des études en vue de devenir interprète de conférence.
J'ai été immergée dans les langues très jeune: à l'âge de sept ans lorsque j'ai vécu aux Pays Bas quelques années. Là-bas, j'ai été scolarisée un an et demi à la BSN (British school in the Netherlands), une école internationale où j'y ai appris l'anglais. J'ai depuis continué à être attirée par les langues étrangères et suis aujourd'hui bilingue en français et anglais. J'étudie depuis quatre ans l'allemand à l'école et me débrouille plutôt bien. J'apprécie également la littérature et les langues asiatiques…
Je ne me fais que peu d'illusion au sujet du métier, j'ai conscience que c'est très exigeant et stressant…
Mes parents me destinent à Khâgne Hypokhâgne en me disant que c'est "la voie royale" mais ces classes préparatoires me rendent de plus en plus sceptique…Est vraiment judicieux de passer d'abord par là?
J'ai entendu parler de LLCE et LEA mais je suis plutôt sceptique…
Enfin, j'ai consulté les sites de l'ISIT et de l'ESIT et ai remarqué qu'il fallait avoir vécu au moins un an dans le pays de la langue B ou/et C… J’envisageai alors une université américaine.
Qu'en pensez vous? Serais-ce une bonne initiative de rentrer après mon bac en université américaine? Cela me pénaliserait-il de ne pas avoir de diplômes français (à part le bac bien sûr!) ? Vaut-il mieux faire mes études en France?
J'attends vos réponses! 🙂
Bonjour, je me présente rosie1998 j'ai 14 ans et je suis actuellement en classe de 3ème dans le Sud Ouest.
Je vous explique un peu ma situation. Je suis passionnée de langues étrangère je pratique l'Anglais, l'Espagnol, le Francais et également le Grec ancien, l'année prochaine je vais faire une seconde générale et j'ai décidée de prendre une troisième langue vivante : Portugais.
Je pense également plus tard habiter au Brésil et exercer la carrière d'interprête ou de traductrice. Mais j'aurais plusieurs questions.

. Puis-je faire mes études au Brésil ?
.Combien d'années d'études cela prendrais pour devenir interprête/traductrice?
.Y a-t-il une fillaire spéciale pour le franco-portugais ou espagnol-portugais voir même espagnol-francais-portugais ? ( je tiens à éviter l'anglais je n'aime pas ca du tout et j'ai une moyenne assez faible en anglais)

Espagnol: 15,6/20 ( moyenne 1er trimestre)
Grec : 14,5/20 ( moyenne 1er trimestre)
Anglais : 8,6

Voilà je vous remercie de répondre à mes questions ce serais vraiment gentils.

N.B : je sais qu'il y a des fautes d'orthographe donc désolée.
Bonsoir,

je suis actuellement en Terminales S et je souhaiterais faire des etudes d'interpretariat !
Je pensais aller soit a l'ISIT ou a l'ESIT (mais plutot l'ESIT !) mais je ne pense pas avoir un niveau suffisant pour directement passer le concours donc j'envisage une licence LEA avant ca !

Mais par rapport aux recherches que j'ai faite, des formations d'LEA sont enseignees a Paris III Nouvelle Sorbonne, Paris IV Sorbonne, Paris VII Diderot, Paris VIII et etc ! Mais je ne vois pas vraiment les differences entre ces differentes ecoles… Donc laquelle me conseillerez-vous ?
(sachant que je prefererai une ecole qui est assez proche de Bercy-Gare de Lyon, mais c'est un petit detail mineur ! Par contre je n'obte pas vraiment pour les ecoles sur dossier… ^O^')
Bon, j'ai essayé de composer un message que le site m'a avalé. Je vais essayer de le refaire en plus condensé.

Je suis traducteur et interprète de conférences, donc je pense pouvoir apporter mon grain de sel à la conversation.

La base, tout d'abord. Traducteur, c'est à l'écrit. Interprète, c'est à l'oral.

La langue maternelle est la qualité la plus importante, il faut une grande culture générale et bien sûr, connaître ses langues étrangères.

Cursus pour la traduction : bac +5, type LEA (licence, puis master spécialisé en traduction) ou grandes écoles (ESIT, ISIT, ITI-RI, etc.)

Cursus pour l'interprétation : tout ce qui vous permettra d'acquérir l'aisance nécessaire dans toutes vos langues. Le seuil minimal est bac +3, mais dans les faits, rares sont ceux qui démarrent une école avant l'âge de 25 ans. Tout simplement parce qu'il faut de l'expérience, de la maturité et une expérience des cultures étrangères avant d'entamer ses études d'interprétation. Ah oui, les écoles d'interprétation ne sont pas des écoles de langues. Elles sont là pour vous enseigner les techniques de l'interprétation, vos langues sont censées être déjà acquises.

Pour une liste des écoles d'interprétation, consultez https://aiic.org/ www.aiic.org et naviguez sur le site, c'est une véritable mine d'informations. À savoir qu'il n'y pas qu'en France que l'on peut étudier. En fonction de ses langues, il peut aussi être judicieux d'aller à l'étranger.

Cela dit, comme la plus grande partie des personnes de ce fil sont encore au lycée, je dirais qu'il est inutile de se soucier de sa future école d'interprétation maintenant, car ce n'est pas à ce niveau que ça se joue.
Sachez cependant que pour être interprète, il vous faudra être excellent. Mettez toutes les chances de votre côté, mais sachez aussi que vous avez le temps. Le plus important est de pouvoir passer du temps à l'étranger et de ne surtout pas mélanger ses langues. Le reste, ce sont des détails.

Bonne chance à tous !
Guillaume
Petite rectification concernant les messages antérieurs. Il y a six langues officielles à l'ONU, pas 5 (anglais, français, espagnol, russe, arabe et chinois).

Concernant les études d'interprétation, il est illusoire de vouloir s'y lancer sitôt un autre diplôme en poche. Ce que je veux dire, c'est qu'il faut avoir beaucoup de maturité et une grande culture générale. Bien souvent, les étudiants interprètes entrent à l'école assez tardivement (il n'est pas rare d'avoir aux alentours de 30 ans).
Mon conseil, faites des études dans un premier temps qui vous serviront de tremplin pour travailler à l'étranger, puis au bout de quelques temps, faites une école d'interprétation.

Pour répondre au message précédent, une combinaison français-anglais-allemand est tout à fait intéressante, surtout pour l'Union européenne. Si en plus vous avez le serbo-croate, c'est le tapis rouge garanti (la Croatie va bientôt être membre et les interprètes sont peu nombreux avec cette langue). Finissez donc vos études avec l'anglais et l'allemand et faites en sorte d'atteindre le niveau requis pour faire des études d'interprétation (séjours dans les pays), et essayez de trouver une combine pour passer du temps en Croatie (études ou travail, pourquoi pas enseigner l'une des langues que vous maîtrisez par exemple ?). Ne revenez faire une école que lorsque vous maîtrisez ces trois langues étrangères (en plus du français, qui doit être irréprochable).

Bon courage !
Guillaume
Interprète de conférences et traducteur
Bonjour à tous,

Comme j'ai vu que certains étudiants/lycéens s'intéressaient au métier d'interprète et qu'il y a beaucoup d'inexactitudes qui sont véhiculées à ce sujet, je me suis dit qu'il serait intéressant que j'apporte ma contribution, étant moi-même interprète de conférence.

Tout d'abord, accordons-nous sur les termes. Ce dont je parle ici, c'est l'interprétation de conférence. Pas la traduction (écrit), pas les guides-interprètes (visites de monuments pour les touristes étrangers) ou autres professions apparentées. Les interprètes de conférence, ce sont les bêtes curieuses que l'on entraperçoit parfois à la télévision derrière leurs vitres, dans leurs cabines, lorsqu'il y a un reportage sur un sommet de chefs d'État européens à Bruxelles, des réunions de parlementaires à Bruxelles ou à Strasbourg, ceux qui s'échinent sur les discours prononcés aux Nations Unies, etc. Donc oui, c'est une profession très intéressante, mais aussi très sélective. Beaucoup d'appelés, peu d'élus.

Ensuite, concernant le parcours. Inutile de se tracasser pour savoir s'il faut faire tel ou tel bac, telle ou telle filière, etc. L'interprétation ne s'étudie qu'à partir du master, en passant par des tests d'aptitude. La conclusion logique qui en découle est donc : faites en sorte de réussir les tests d'entrée ! Et là, pour s'y préparer, je dirais que tous les chemins mènent à Rome. Ce devrait être l'unique critère qui vous obsède : réussir les tests d'entrée. À partir de là, plusieurs chemins sont possibles, plus ou moins conseillés selon votre profil et vos aptitudes personnelles.
LEA, LLCE, prépas, écoles de commerce, voire d'ingénieurs ou carrément quelque chose qui n'a rien à voir, peu importe. Je le répète, l'essentiel c'est d'avoir le niveau au moment des tests d'admission à l'école.

Donc maintenant, qu'exige-t-on d'un candidat interprète ? Tout d'abord, petit détour par la combinaison linguistique. Il existe trois types de langues pour les interprètes : langues A, B et C.
La langue A, c'est votre langue maternelle, celle qui vous permet de tout dire et ce, dans les moindres subtilités. Vous devez également avoir une grande richesse de vocabulaire et être capable de jongler entre différents registres. La langue B, c'est une langue active, c'est-à-dire que vous interprétez à partir de votre langue B vers votre langue A, mais aussi de votre langue A vers votre langue B. C'est la plupart du temps une langue acquise/apprise, contrairement à votre langue A, qui est innée pour ainsi dire. Cela dit, comme vous devez interpréter vers votre langue B et que vous serez écoutés par des locuteurs natifs de cette langue (en clair, si vous interprétez du français vers l'anglais, vous aurez un public d'anglophones), il va sans dire que votre niveau doit être irréprochable. Une trace d'accent est acceptable, mais aucune faute de grammaire n'est permise. Votre fluidité et votre aisance doivent mettre votre public à l'aise et surtout ne pas le faire sourire.
La langue C, c'est une langue passive, à savoir que l'on interprète à partir de cette langue (vers la langue A), mais jamais vers elle. Vous devez donc la comprendre parfaitement, mais vous ne vous exprimerez jamais avec en cabine, donc vous n'avez pas besoin de la parler de façon irréprochable. Vous la parlerez de façon véhiculaire, mais c'est votre compréhension qui importe, pas votre expression.
Pour résumer : B et C vers A, A vers B. Point.
Au vu de ce qui précède, vous devez déjà avoir une idée de ce qui vous attend. Travaillez votre langue maternelle. À ce titre, lisez tout ce qui vous passe sous la main. La littérature bien évidemment, mais pas uniquement. L'histoire, l'économie, le droit, les sciences, etc. Vous voyez que la palette est large et qu'il n'y a pas d'études qui sont meilleures que d'autres.
Concernant vos langues étrangères, plusieurs possibilités s'offrent à vous aussi. Les séjours à l'étranger sont incontournables. On n'apprend pas une langue qu'à l'école, il faut aussi se frotter aux autochtones pour comprendre leur façon de penser.
En ce qui concerne les langues les plus en demande, il faut savoir trouver l'équilibre entre les besoins du marché et vos goûts personnels. N'apprenez pas une langue uniquement parce qu'elle est demandée, surtout si elle ne vous plaît pas. Les langues de travail que vous aurez seront avec vous toute votre vie d'interprète. Si elles ne vous plaisent pas, vous ne ferez pas du bon boulot ou vous serez assez rapidement frustrés.
Ah oui, la plupart des interprètes sont free-lance, très peu travaillent comme permanents (les places existent, mais elles sont chères).
Les plus gros employeurs d'interprètes sont l'Union européenne et les Nations Unies. Le profil n'est pas le même. Pour l'UE, il faut un profil ACCC. Pour la cabine française, à l'heure actuelle (les choses peuvent évoluer), les langues de base sont l'anglais et l'allemand, puis la troisième langue est un choix plus libre (cela dit, une langue de l'Est est toujours du meilleur effet). D'autres combinaisons sont possibles, mais si vous voulez travailler régulièrement, c'est ce qu'il faut.
Pour l'ONU, il y a six langues officielles, dont deux sont "inaccessibles" aux Occidentaux : les cabines arabe et chinoise. En effet, ces cabines travaillent en vase clos (je pourrai donner plus de détails à ceux que ça intéresse). Donc, il vous reste 4 langues, à savoir l'anglais, le français, l'espagnol et le russe. Tiens ça tombe bien, nous sommes quasiment tous Français ici. Donc pour la cabine française, la combinaison gagnante c'est ACCC (français, anglais, espagnol, russe). ACC peut suffire, mais vous voulez mettre toutes les chances de votre côté, n'est-ce pas ?

Ensuite, il existe un autre marché, que l'on appelle marché privé, et qui fonctionne indépendamment des institutions internationales. Il peut s'agir de syndicats, de grandes entreprises, d'associations, d'ONG, etc. Et là, il faut presque obligatoirement avoir une langue B. Pour des français A, l'anglais est la langue B la plus en demande, mais également celle où il y a le plus de concurrence. D'autres langues B peuvent être intéressantes, ça dépend vraiment de là où vous vous trouvez et des contacts que vous vous faites. Pour faire simple, l'allemand, l'espagnol, le russe, l'arabe, le chinois, le japonais, etc., bref, toutes les langues de "grande diffusion".
Pour résumer : UE/ONU, c'est profil ACCC (en faisant attention aux langues que l'on choisit), le marché privé, c'est langue B obligatoire.

Maintenant, pour revenir aux tests d'entrée des écoles. Chaque école a une procédure particulière, mais ce qui revient le plus souvent, c'est : des traductions par écrit (admissibilité), suivis de tests oraux (admission). Les tests oraux consistent généralement à écouter un message de deux ou trois minutes dans l'une de vos langues, sans prendre de note (donc travaillez votre mémoire), puis de le restituer dans une autre langue. Évidemment, ces tests suivent la combinaison linguistique pour laquelle vous vous présentez. Exemple pour français A, anglais B, espagnol C. On vous fera écouter un message en anglais, que vous restituerez en français, puis un autre en français, que vous restituerez en anglais, et pour finir un en espagnol, que vous restituerez en français. Rappelez-vous : B et C vers A, A vers B. Les discours peuvent traiter de tout et n'importe quoi, c'est pourquoi votre culture générale est importante (il est toujours plus facile de parler de quelque chose que l'on connaît). J'ai bien dit restituer et non pas traduire. Ce que l'on cherchera chez vous, c'est votre faculté à rendre le message dans une autre langue sans contresens, en oubliant éventuellement quelques détails, mais du moment que l'ossature est là, ça va. Bien évidemment, cela doit se faire avec aisance, sans balbutier ou se reprendre constamment.

Voilà donc pour mon topo qui j'espère vous aidera un tant soit peu à comprendre les exigences de ce métier passionnant.
Petit exercice pour tester vos langues : écoutez la radio ou regardez la télévision dans l'une de vos langues. Si vous ne comprenez pas tout, vous savez ce qu'il vous reste à faire. Si vous envisagez d'avoir une langue B, parlez avec des natifs. S'ils ne vous comprennent pas du premier coup ou que vos expressions les laissent perplexes ou les font rire, c'est que le compte n'y est pas encore.

Bonne chance à tous !
Guillaume

PS : en prime, un petit cadeau ! Lien vers une page de l'UE qui vous donne plein d'informations : https://ec.europa.eu/info/departments/interpretation_fr
Merci de ce message intéressant, ça prouve que les études de langues pures comme LEA et LLCE n'empêchent pas obligatoirement d'être interprète !
Tout à fait, surtout si on ne baigne pas dans plusieurs langues étrangères depuis tout petit…

Petite note, ce (long) message devait être un nouveau sujet, pour plus de visibilité, mais je vois qu'il a été déplacé par les administrateurs. Il y a donc deux messages de ma part dans la même section, qui se répètent. Désolé, loin de moi l'idée de vouloir inonder ce fil…
Bonjour,
Ne soyez pas choqués, ma vie me semble si bizzare qu'elle ne me choque plus.
Je dois dire que je ne suis qu'une gamine qui vient d'avoir 13ans… Je me suis longuement interrogée sur mon avenir et mes études… Médecine? Trop complexe… Relations publiques? Pas très sûr comme métier… Bref, je suis sûr que le métier d'interprète me conviendrait le plus, car les langues sont ma plus grande passion… Mais voila, ironie du sort: Je ne vis pas en France, le magnifique pays où la langue de Molière reigne, ma mère vient de République Tchéque, un petit pays au cœur d'Europe et mon père… Est arabe… Je parle Tchéque a la perfection, mais cette langue n'est pas internationalle… Comme je suis scolarisée dans le pays de mon père, je parle arabe, mais j'ai appris à détester cette langue en voyant tout ce qui s'y attache… En plus de ça, il y a le dialecte le quel la plus part des professeures utilisent, sans parler des enfants et jeunes autour, donc je ne parle pas le vrais arabe mais disons 30% (même si j'ai des notes de 16-17 et une moyenne générale de 18,20)… Une autre chose utile: je suis venue dans ce pays quand j'avais 6ans 1/2 sans ne parler un seul mot, j'avais 1an de retard et j'ai du sauter de classe.) Si je m'engage à être interprète j'apprendrais… Mais s'il faut aimer la langue c'est mal parti… J'ai plutôt un bon niveau en Anglais (au bout de 1,5an scolaire: 3h par semaines au collége + 2h a la maison j'arrive à comprendre des films) et je comptais aller 1an en Angleterre a mes 16ans… Je comptais aussi essayer déchifrer un peut le Chinois grâce à internet et peut être envisager des cours. Je voudrais apprendre l'Allemand mais c'est secondaire… Je me suis renseignée sur l'ISIT et ESIT. C'est un rêve pour moi, pencez-vous que c'est l'imagination d'une symple ado, où est-ce réalisable? Devrais-je m'orrienter vers quelque chose d'autre?
Mais celui qui ne tente rien, n'a rien…

Cordialement…
C'est un peu le fouillis dans ton commentaire. Il y a un amoncellement de propos et idées, et à la fin, je ne sais que répondre. Néanmoins, deux choses méritent considération. La première est primordiale.
Mon explication pourrait te sembler méchante, mais ce n'est pas le cas - je crois que tu manques un peu de maturité du fait de tes 13 ans (âge au demeurant merveilleux). Ne confonds pas les actes infâmes des gens avec la langue d'une culture. Oui, le monde arabe est en ébullition et l'information qui nous parvient dresse un portrait pour le moins déplaisant. Pourtant, c'est une grande nation et une culture exceptionnelle. Te priver de cette opportunité, c'est passer à côté d'un trésor. Par exemple, je suis russophone et slave par ma grand-mère. J'aime le russe autant que le français (si ce n'est plus). Néanmoins, on pourrait associer cette langue au communisme et aux méfaits perpétrés durant l'Union Soviétique ou rejouer les batailles perdues en Afghanistan (sans oublier la Tchétchénie). C'est un fait historique - Staline fut un monstre qui tua plus de monde que n'importe quel autre dictateur. Le préjugé est tenace, mais je refuse cette réduction, car la culture slave est d'une richesse magnifique. Ne te prive pas de ce cadeau du ciel. Préserve ta culture "paternelle"…
En second lieu, il est important de choisir une langue dont l'usage est officiel dans la communauté européenne. La https://ec.europa.eu/ liste est exhaustive. Tu auras plus de chance d'intégrer une administration d’État ou une commission. Celui qui aujourd'hui décide d'apprendre le tamoul ou le coréen risque de se retrouver démuni, à moins qu'il n’envisage un déménagement. Le tchèque est la meilleur opportunité. Maintenant, pour le cursus à suivre, je ne sais pas. Dans ton collège, pose la question au conseillé d'orientation scolaire. C'est la meilleure chose à faire ++
Je souscrit totalement au propos de Fiodor. C'est un privilège que d'avoir accès à la langue et culture arabes de manière organique. Indépendamment du caractère utile de l'arabe pour devenir interprète, cette langue est aussi très appréciable en elle même. Je suis toujours frappé (comme mon pseudo ne l'indique pas, je suis un homme) de voir des français d'origine arabe ou même certains arabes rejeter leurs origines, comme s'il s'agissait d'une honte, quelque chose à cacher. En ce qui vous concerne, vous semblez être traumatisée par votre expérience du monde arabe. Il faut surmonter cette réaction émotionnelle, s'ouvrir l'esprit et s'intéresser à votre culture "paternelle" de manière plus approfondie et plus vaste, en évitant de se focaliser sur des détails insignifiants et reconnaître le génie qu'il y a dans la culture et la langue arabes. Et là, vous découvrirez toute la chance que vous avez. Je pensais comme vous quand j'avais 10-11 ans, et depuis que j'ai redécouvert le monde arabe je suis vraiment fier d'appartenir à cette nation.

Bien à vous.
Coucou ! 😀
J'avoue ne pas trop comprendre ce que tu demandes >.< !
En tout cas, si c'est ton rêve d'intégrer l'ESIT dans ce cas je n'ai plus qu'à t'encourager à poursuivre ton rêve ?
Concernant le parcours pour devenir interprète, je crois qu'on l'a déjà dit un peu plus haut (voir les messages de guillaumimoso) Personnellement, je te conseille de faire ce que toi tu as envie de faire, ce que tu préfères !
En passant, si t'aimes pas trop la langue que tu étudies et que tu comptes la prendre pour être interprète, c'est un peu bizarre… Autant prendre une langue tu aimes bien non ? Après si tu veux intégrer une organisation européenne ou quelque chose comme ça, je comprends ! ^^
En tout cas, pour conclure, une langue sert toujours à quelque chose même si tu ne comptes pas l'utiliser pour ton futur métier ! Donc mieux vaut choisir des langues que tu aimes bien pour l'interprétariat vu que tu vas les utiliser tout le temps c'est ce que je compte faire 😉 ! ( Si ça se trouve en grandissant tu parviendras à aimer l'arabe 🙂 )
Euh si je n'ai pas répondu à tes questions désolée…
En passant je suis totalement d'accord avec toi Fiodor concernant les langues et la culture 😀
Chère Fukami,

Ça fait plaisir de voir qu'on s'intéresse si tôt au métier ! Et ne soyez pas choquée par votre parcours, je dirais plutôt qu'il est exceptionnel et que vous avez bien de la chance de baigner dans tant de cultures différentes.

Pour ce qui concerne vos langues. Si vous faites un rejet de l'arabe, effectivement, ça risque d'être compliqué. Cela dit, si vous apprenez à aimer la langue et la culture, vous avez une carte en or à jouer pour l'ONU. Avec le français et l'arabe (potentiellement deux langues maternelles), vous pourriez aller à Genève, tout en travaillant à l'anglais évidemment. Je redis quelque chose qui n'a l'air de rien mais de nos jours, l'anglais est absolument obligatoire pour les interprètes.
Je disais dans mon post que les cabines chinoise et arabe fonctionnent en vase clos. Je m'explique. Cela veut dire que seuls les interprètes natifs de ces langues sont acceptés. Il faut avoir ces langues en A. La raison ? Les puristes vous diront que ces langues sont si difficiles à maîtriser que seuls les natifs font du bon travail. Les autres diront qu'il s'agit d'un protectionnisme éhonté de la part des concernés. Les choses bougent un peu sur le marché privé (on commence à accepter des B), mais pour l'ONU, non.
Vous avez le tchèque aussi. Ça peut être un atout pour l'UE ! Avec l'anglais et l'allemand, votre lit est fait. D'autant que parler le tchèque à la perfection comme vous le dites peut représenter un avantage à l'heure d'apprendre une autre langue slave (slovaque évidemment, mais aussi polonais, etc.), ce qui ne serait pas négligeable…
Mais bon, il faudra faire un choix. Soit l'arabe pour l'ONU, soit le tchèque pour l'UE. Faire les deux en même temps pourrait être contre-productif, en matière professionnelle bien sûr. Rien ne vous empêche de garder ces deux langues pour votre propre plaisir. Mais il faudra vous décider, le moment venu, pour l'une ou l'autre possibilité.
En tout cas, vous avez encore largement le temps. Passez votre bac déjà, d'ici là vous y verrez un peu plus clair et vous pourrez choisir vos études universitaires en fonction.

Attention cependant à ne pas devenir alingue ! Être alingue, ça veut dire ne plus avoir de langue maternelle. Vous parlez toutes vos langues à un bon niveau (vous en épaterez même certains), mais vous avez perdu pied. Vous mélangez les expressions et vous faites des calques d'une langue à l'autre. C'est le pire cauchemar des interprètes.

Bon courage !
Bonjour

J'ai 17 ans et je m'intéresse beaucoup au métier d'interprète. Je baigne dans les langues depuis que je suis toute petite.
Je parle 6 langues à un bon niveau, une 7eme est en cours:
- français (langue maternelle)
- néerlandais (langue maternelle, mais peu de vocabulaire et je ne sais pas l'écrire)
- allemand (niveau langue maternelle)
- luxembourgeois (niveau langue maternelle)
- anglais (très bon niveau à l'oral&à l'écrit)
- japonais (niveau moyen (4ans de cours+6mois en échange au Japon il y a 2ans))
- espagnol (niveau débutant)

Tout d'abord j'aimerais savoir combien de langues on doit choisir quand on fait des études d'interprétariat.
Est-ce que on peut choisir plus d'une langue comme langue maternelle?
Ensuite, est-ce qu'on est obligé de faire une prépa avant de rentrer dans une école d'interprétariat? Je me vois mal faire 2ans plus 5ans par dessus…surtout que j'ai eu de très mauvais échos des prépas.
Est-ce que la France est bien comme pays pour faire ce genre d'études ou vaut-il mieux aller à l'étranger?
Et aussi, est-ce qu'on peut se spécialiser dans un certain domaine en tant qu'interprète ou est-ce que c'est mauvais de se réduire à une chose? Personnellement, le domaine culinaire m'intéresse beaucoup! (travailler à la cours européenne par exemple ne m'intéresse pas du tout)

Donc voilà si quelqu'un pouvait répondre à mes questions ça serait super, parce que j'ai vraiment du mal à trouver des informations!
Merci d'avance! 🙂
Bonjour
Voilà, connais plusieurs langues que je parle comme des langues maternelles dont le Français, le Russe et l'Hébreu.
En plus d'apprendre les langues en cours comme l'Anlgais et L'Espagnol. J'aimerai être un traducteur interprète ou secrètaire d'état puisque je m'intérresse beaucoups à la géopolitique et à la politique en général.

Dois-je faire une prépas avant? Celà existe pour une classe de la série STMG?

Merci d'avence.




(Désolé si c'est peut-être un peu hors-sujet).
Il existe des classes préparatoires aux écoles de commerce réservées aux (très bons) élèves de la filière technologique, les CPGE ECT.
Le problème c'est que je ne veux pas aller en école de commerce mais en ISIT.

Je veux aller dans le domaine de la traduction après.
Alors va à la fac en licence LEA.