Quelles études pour devenir interprète ?
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Bonjour à tous,
Tout d'abord merci de me lire et j'espère que vous tiendrez jusqu'au bout de ce long message 😜
Je poste car j'ai besoin de votre aide !
Actuellement en Terminale scientifique (on ne choisit pas toujours son orientation, merci maman 🙄 ) ma vraie passion réside dans les cultures étrangères et plus précisément l'apprentissage de langues étrangères, que je souhaite lier à mon futur métier.
Je suis le programme du Baccalauréat à Option internationale en anglais (section réservée aux élèves bilingues, où l'on étudie la littérature et l'histoire anglaise à haute dose et haut niveau 🆒 ) et suis en plein dans les épreuves du Deutsches Sprachdiplom (qui permet l'accès aux universités allemandes) grâce à mon cours d'allemand avancé. Un échange de 6 mois en Allemagne dans une famille m'a permis de me débrouiller relativement bien dans cette langue.
Bref, donc le Bac à Option Internationale est une preuve de bilingualisme (ça se dit ? :/ ) du coup c'est assez simple de postuler pour des facs en Angleterre et j'envisage plusieurs facs, en Ecosse et en Irlande, pour des licences de relations internationales, études européennes, enfin ce genre d'études où on étudie pour un domaine géographique donné comme l'Europe les langues, l'histoire, la littérature, l'éco, la politique, un peu de droit international…
Or à long terme, je souhaite devenir traductrice, et pour l'instant la formation qui me tente le plus en master est celle de l'ESIT (voici le lien :
https://www.sorbonne-nouvelle.fr//accueil-traduction-46762.kjsp?RH=1258131183216&RF=1258131183216) et apparement la plupart des personnes qui passent le concours ont suivi une formation type LEA (d'après les FAQ du site). Mais je m'apprête à suivre un cursus vraiment différent d'après ce que je sais de la LEA…
J'ai toujours pensé qu'avoir fait ma licence à l'étranger serait un plus sur mon CV et pour m'inscrire à un master en France ou ailleurs. Mais je commence à me poser des questions : si je fais par exemple des European Studies en Angleterre avec l'allemand comme langue optionnelle, sachant que je suis française, que l'allemand ne sera pas forcément une discipline enseignée à haute dose et que ce sera dans un pays anglo-saxon,
serais-je vraiment préparée au concours du master traduction de l'ESIT qui demande essentiellement des traduction vers le français, exercice que je n'aurais pas du tout fait pendant trois ans ? (Car bien que je sois censée être bilingue je réfléchis souvent en français et pas en anglais)
Il peut paraître un peu prématuré de poser ce genre de questions en terminale, mais pour faire un master traduction (mon grand rêve étant idéalement, et peut-être naïvement, la traduction littéraire) je suppose que le choix de la licence est primordial, et si je dois choisir entre études en Angleterre ou en France, c'est maintenant !
Que pensez-vous de ma situation ? Mon dilemme premier étant de trancher entre des études de langues en France ou des études européennes ou de relations internationales avec langues à l'étranger, et le deuxième à plus long terme étant que je ne connais pas d'autre formation que l'ESIT pour latraduction.
Tout conseil sera le bienvenu, étant paniquée par mon problème !
Merci d'avance, j'ai besoin de votre aide 😀
Bonjour Greased Lightnin',
Je me permets de présenter ici mon propre cursus, puisque nos parcours se recoupent un peu : un bac à option internationale en anglais, puis deux ans d'études d'allemand en Grande-Bretagne (avec russe et italien en langues secondaires), puis une licence/maîtrise d'Echanges internationaux en France (une formation pluridisciplinaire en questions européennes, relations internationales, droit et économie où franchement, les langues étrangères étaient vraiment la cinquième roue du carrosse), enfin un DESS (actuel Master II) de traduction en école de traduction (à l'ITI-RI de Strasbourg, qui m'intéressait plus que d'autres formations, pour l'option lourde en traduction audiovisuelle). Le fait de n'avoir jamais fait de traduction dans mon cursus avant de passer les épreuves pour entrer en DESS ne m'a pas nui, à vrai dire. Et je suis donc traductrice depuis huit ans, maintenant.
La traduction est avant tout un exercice de français, il ne faut jamais perdre ça de vue. Je ne dis pas que ça ne "s'apprend pas", bien au contraire, mais si on a une plume solide au départ et une connaissance béton des cultures liées aux langues-sources qu'on traduit (par le biais de l'OIB et de séjours prolongés dans les pays concernés), il n'est pas forcément nécessaire de faire un cursus 100% langues et traduction pour arriver à l'ESIT ensuite. Et un passage par l'étranger est vraiment indispensable pour s'imprégner pleinement des langues qu'on apprend - même après un OIB, sauf bien sûr si vous avez des "origines anglophones", auquel cas c'est un peu différent. Par contre, il est certain que l'enseignement en allemand ne sera pas forcément de très haut niveau si vous ne suivez pas un cursus de langues (sauf cursus "doubles", qui sont proposés dans certaines universités). Mais rien ne vous empêche de passer ensuite une autre année universitaire en Allemagne, par exemple, ça ne sera dans tous les cas pas du temps perdu.
Côté formations à la traduction en France, l'ESIT reste à mon sens un très bon choix, qui allie une formation de très bon niveau et des frais de scolarité relativement faibles par rapport à d'autres écoles. J'ai été très contente du niveau de l'école de traduction que j'ai fréquentée et qui proposait la spécialisation qui m'intéressait, mais elle est nettement plus chère, étant semi-privée. L'ISIT est hors de prix pour une formation dont le niveau me semble plutôt à la baisse depuis quelques années, si j'en crois ce que j'entends et vois parmi les jeunes diplômés qui arrivent sur le marché.
N'hésitez pas, si vous avez d'autres questions. 🆒
PS : on dit bilinguisme. 😉
Bonjour,
J'ai 16 ans et je suis en première ES.
Je commence à réfléchir à mon orientation post-bac et je me pose plusieurs questions.
Tout d'abord je voudrais m'orienter dans une voie professionnel utilisant les langues.
J'étudie en LV1 : anglais, LV2 : espagnol.
- En quoi consiste exactement le métier de traducteur ? D'interprète ?
(Je sais que ce sont deux métiers différents mais peut-on les associer dans une même carrière ? Si quelqu'un exerce l'un ou l'autre de ces métiers, j'aimerais avoir des informations.)
- Quelles sont les études nécessaires pour faire ces métiers ?
(J'ai lu d'autres discussions sur ce forum qui traitaient en partie de ce sujet mais les réponses données ne me satisfont pas complètement !)
- Quels sont les autres métiers que l'on peut exercer après des études de langues ? (et quelle formation faut-il faire ?)
Merci à tous !!
Bonjour,
j'habite Burxelles et peux te dire que pour ce qu'au sein des institutions internationales siégeant ici (les institutions européennes et l'OTAN), ces deux métiers sont complètement distincts. On est soit traducteur, soit interprète. J'ai par exemple un ami traducteur à l'OTAN, il est spécialisé dans un domaine précis (les télécoms). C'est un métier intéressant, surtout pour ceux qui ont le goût de la recherche du mot juste, mais parfois un peu répétitif finalement, avec les années (il faut savoir se réorienter ou changer de sujet, par exemple). Les délais dans lesquels les traudctions sont demandées peuvent également parfois être très exigeants, si pas fous.
Les interprètes travaillent 20 min d'affilée au sein des institutions européennes, puis pause, car c'est une activité très fatigante et stressante.
Dans tous les cas, on traduit ou interprète toujours vers sa langue maternelle. Pour les institutions européennes, on demande de maîtriser deux langues, et l'on en apprend une troisième au cours de sa carrière.
J'espère que ces informations peuvent t'aider!
Bonjour à tous,
Je suis actuellement en première s ,et je souhaiterais post bac suivre une prépa littéraire ,pour intégrer ensuite une école d'interprétariat de conférence (ISIT ,ESIT) ; j'ai demandé conseil à mes professeurs de langues et à des proches ,et tous ont insisté sur la difficulté et la sélectivité de ces études :il semble que ces postes d'interprètes de conférence soient réservés à des personnes de double nationalité ,ou du moins bilingue ou trilingue de naissance (ce que je ne suis pas ). J'aime étudier les langues,ai de bons résultats dans ce domaine et serais prête à fournir un travail soutenu dans le cadre de ces études ,mais ai-je vraiment une chance de parvenir à percer dans ce métier ?
Merci d'avance à ceux qui voudrait me faire partager leur expérience ou leurs conseils
bonjour,
je suis actuellement en première s et je souhaiterais post bac intégrer l'ESIT ou l'ISIT pour exercer l'interprétariat simultané;
intégrer préalablement une prépa littéraire khâgne peut il être,à votre avis ,une voie pour intégrer ces écoles?
Merci d'avance
Laurence
Bonjour Laurence,
En théorie, vous pouvez intégrer une classe préparatoire littéraire dans le but de faire ensuite des études d'interprétariat puisque l'ESIT et l'ISIT sont des établissements qui figurent dans la Banque d'Epreuves Littéraires (qui ouvre aux khâgneux l'accès à d'autres écoles que l'ENS) :
https://ma-voie-litteraire.onisep.fr/zoom-sur-la-banque-d-epreuves-litteraires/. Mais attention, par rapport à la
traduction (voie assez envisageable après une prépa), l'interprétation de conférences requiert une formation et des qualités spécifiques.
Si vous faites ce choix, vous devrez veiller à bien travailler vos langues
vivantes, au-delà (ou différemment) des exigences du concours (en lisant la presse étrangère par exemple) et à planifier rapidement après la prépa (donc y penser
pendant la prépa) au moins une année d'études dans le pays de votre langue B et plusieurs mois dans le pays de votre langue C (conditions requises pour intégrer un master dans ce domaine). Les études d'interprétariat exigent un niveau de langues plus qu'excellent, proche de celui d'un natif (les interprètes ont souvent une double nationalité, ou sont bilingues ou trilingues depuis leur enfance, ont parfois passé plusieurs années à l'étranger). Vous devrez par exemple, pouvoir rendre toutes les subtilités du discours de l'orateur, ses traits d'humour, ses allusions, ses références parfois érudites à des domaines que vous ne maîtrisez pas forcément. Tout cela en temps réel. Des connaissances en économie ou en droit (ou dans un domaine spécifique en rapport avec l'actualité, comme les questions sociales, ou environnementales, ou encore les questions relatives à la bioéthique ou à la science en général) améliorent grandement la qualité du travail de l'interprète de conférence.
Ainsi, je pense que passer par une classe préparatoire littéraire n'est pas le chemin le plus court pour arriver à ce but. Mais cette option a plusieurs vertus : elle vous laisse la possibilité de changer d'avis, en vous faisant découvrir d'autres champs disciplinaires ; vous vous entraînerez à travailler rapidement avec une certaine pression (et vous testerez ainsi votre résistance au stress, une qualité requise pour le métier que vous visez) ; vous vous offrez la possibilité de vous cultiver (alors que des études de langues seules peuvent être parfois un peu moins stimulantes).
En résumé, oui, vous pouvez envisager une classe prépa littéraire, mais ne vous y attardez surtout pas à mon avis, et veillez très vite à vous immerger dans vos langues de travail. Le chemin peut être long jusqu'à la maîtrise parfaite et équivalente de vos trois langues.
Voyez ceci :
https://www.youtube.com/watch?v=YrgdukWVaGEBonjour, moi aussi je souhaiterais devenir interprète et pour cela je souhaiterais intégrer l'ESIT. Je viens de terminer ma première année de licence en "LEA commerce international" et étant donné ma grande "passion" (ironie) pour tout ce qui touche à l'économie, je pense passer en L2 "LEA traduction" (en sachant que j'ai obtenu un bac ES). Mais je me pose la question si me spécialiser en traduction est vraiment un bon choix pour devenir interprète malgré le fait que cette filière permette d'acquérir des compétences aussi valables pour un traducteur qu'un interprète (capacité d'analyse…). Qu'en pensez-vous?
De plus, je suis natif français, et seulement français. Par conséquent, mes autres langues (anglais, allemand) sont des langues que j'ai seulement appris à l'école et donc mon niveau n'est pas forcément optimal (même si je m'en sort plutôt très bien). Pour remédier à tout ça, je pars l'année prochaine avec ERASMUS faire ma L3 en Allemagne (où je compte rester exactement 12 mois) puis je prend une année sabbatique durant laquelle je compte partir 6 mois en Australie, avant de tenter les examens d'entrée à l'ESIT (langue A: Français; B: Allemand; C: Anglais). Bref, après tout ça, pensez-vous que je devrais être en mesure de pouvoir espérer avoir ma place à l'ESIT?
Avis à tous ceux qui ont fréquenté ce type d'écoles, à ceux qui ont le même parcours que moi et bien sûr aux interprètes 😉
je vous conseille LEA et bon vent.
Bonjour,
Tout d'abord désolé si je me suis trompé de catégorie ou si le sujet a déjà été traité, il ne me semble pas.
Je viens de terminer ma deuxième année de LEA Anglais/Allemand (et ma première année de LLCE Allemand par la même occasion), je serai en Erasmus en Allemagne pour toute l'année prochaine et mon orientation post-licence me pose un peu problème.
Je suis un énième étudiant dont le rêve serait d'être interprète, je ne m'en cache absolument pas, je sais que la concurrence est rude, etc. J'ai quand même envie de tenter ma chance, si j'échoue, tant pis, je ne regretterai rien.
Je sais que je n'aurai absolument pas le niveau en langues après ma licence pour penser passer l'examen d'entrée en école d'interprétation (et pour renforcer le cliché que je suis, je vous avoue que je vise l'ESIT), c'est pourquoi je pensais travailler en tant qu'assistant de français dans un pays anglophone après ma licence mais en y réfléchissant, je pense que je n'aurai toujours pas le niveau, même avec une année passée dans chaque pays.
J'ai donc pensé à un autre projet récemment : je pourrais après ma licence faire un Master en traduction (je n'ai pas encore réfléchi dans quelle université ni la spécialité), travailler quelques années à l'étranger, ce qui me ferait une expérience dans le domaine de la traduction, j'améliorerais mon niveau en langue orale en même temps et passer quelques années plus tard ce fameux master en interprétation.
Je ne prends absolument pas le master de traduction comme un master poubelle "en attendant" ou autre, je tiens à le préciser.
Je vous demande donc votre avis, je sais que certains ici travaillent dans le domaine de la traduction par exemple, tous les avis sont les bienvenus, pensez-vous qu'il serait judicieux de faire deux masters ou le premier projet suffirait-il ?
Merci d'avance de m'avoir lu et de vos réponses !
PS : pour vous aider à juger, mon niveau de langue est "scolaire", j'ai fait quelques voyages dans le passé, pas plus longs qu'une semaine, je n'ai aucun membre de ma famille bilingue ou quoi que ce soit.
Je craindrais que les débouchés en traduction soient tout aussi aléatoires que ceux en interprétariat.
Ne serait-il pas plus raisonnable de faire un master LEA, de faire le stage de M2 dans un pays anglophone avant de tenter l’ESIT ? Et puisque tu es capable de mener deux cursus en parallèle, en profiter pour apprendre une langue plus rare que tes langues actuelles…
Je "plussoie" à 100%. Et non, les débouchés en traduction ne sont pas brillants… Vu le temps qu'il faut compter pour faire son trou dans la traduction, vous n'aurez sans doute pas très envie de recommencer cet effort quelques années plus tard (autres réseaux, autres contacts, autre façon de travailler…) pour tenter de mettre un pied dans l'interprétation. Et puis ce sont deux métiers vraiment différents, tout de même… 😉
Merci de vos réponses si rapides !
Je suis déjà au courant pour les débouchés… Mais tous les métiers que j'ai voulu faire jusque là sont dans ce cas, il faut bien que j'en essaye un !
Un Master de LEA, oui, mais dans quel domaine ? Le marketing, le droit et l'économie ne me gênent pas vraiment mais je ne peux pas dire que c'est un grand plaisir de les étudier (même si j'en aurai besoin en tant que traducteur ou interprète, je sais). Et quitte à faire un stage de M2 dans un pays anglophone, autant faire assistant de français durant toute une année, non ?
En fait, j'ai pris Russe en LV3 dans mon cursus LEA mais les avis que j'ai lus sont mitigés, soit on dit qu'il y a de quoi travailler avec cette langue car peu de personnes l'apprennent, soit qu'il n'y a quasiment pas de travail avec, que penser ? Et même si j'aimerais travailler avec cette langue, il me faudra des années avant de la maitriser pour pouvoir le faire… D'ailleurs, dans tous les masters que j'ai pu voir, il n'y avait que deux langues d'études proposées, d'après vous je devrais ajouter le russe (par exemple) plus tard, c'est ça ?
Je suis assez perdu à vrai dire, je pense que ça se voit. Je sais quel métier j'aimerais faire, le problème étant le chemin pour y arriver.
Je pensais faire un bachelor d'allemand et de russe au Royaume-Uni après la licence pour garder/augmenter mon niveau en allemand et augmenter mon niveau en russe mais je n'ai pas vraiment les moyens de me permettre plus de 10.000£ l'année universitaire, malheureusement. J'ai vu qu'on ne payait pas l'université en Écosse sous certaines conditions mais je ne crois pas pouvoir y échapper, je leur enverrai sûrement un email pour leur demander.
Comme vous le voyez, j'ai déjà réfléchi à plusieurs solutions plus ou moins bonnes mais toutes avec au moins un défaut majeur.
Pour devenir interprète, il faut de toute façon avoir passé du temps dans les pays correspondant à ses langues de travail, c'est une condition vraiment incontournable ne serait-ce que pour s'inscrire à un diplôme d'interprète. Donc la solution de faire une partie de vos études à l'étranger est effectivement à envisager. "De mon temps", il y avait des bourses accessibles sous conditions de ressources, en Angleterre (en même temps, "de mon temps", une année universitaire coûtait 1 500 £ et ça paraissait déjà énorme, donc je vous avoue que je ne sais pas trop comment fonctionnent les bourses maintenant, vu que les frais de scolarité ont explosé depuis quelques années outre-Manche). L'option "assistant de français" n'est pas une mauvaise idée non plus, vous verrez bien où en est votre niveau d'anglais au bout d'un an… et vous aurez peut-être une bonne surprise ! 🙂
Effectivement, si le russe est votre LV3, à moins de partir en immersion un an ou deux en Russie (zêtes aventureux, dans la vie ?), ce sera sans doute un peu juste pour en faire une langue de travail en interprétation, mieux vaut alors vous concentrer sur vos deux langues fortes.
Ma remarque sur les débouchés ne visait pas à vous décourager - car effectivement, il faut bien choisir une voie, et elles sont presque toutes bouchées. Simplement, quand on a galéré plusieurs années pour se faire une clientèle en traduction free-lance (ce qui est le mode d'exercice le plus fréquent de la traduction), on n'a peut-être pas très envie 1. de retourner sur les bancs de la fac 2. de repartir à peu près à zéro dans un domaine proche mais quand même différent. À vue de nez, vous avez plus de risques de renoncer finalement à l'interprétation (par épuisement !) si vous passez par la traduction. C'est bien d'être prudent et de prévoir un "plan B", par les temps qui courent, mais puisque vous avez la chance de savoir ce que vous voulez faire, lancez-vous !
Living-poison a écrit :Comme vous le voyez, j'ai déjà réfléchi à plusieurs solutions plus ou moins bonnes mais toutes avec au moins un défaut majeur.
Eh oui, mais c'est un peu le principe de la vie, ça, non ? 😉
Effectivement, les frais de scolarité sont vraiment importants et d'après une amie assistante de français à l'université de Lancaster, les étudiants ont droit à environ 200£ par semestre, ce qui n'est vraiment rien quand on voit que l'année coûte plus de 10.000£ dans presque toutes les universités. Je compte me renseigner auprès d'université écossaises et autres pour bien me rendre compte de ce qu'il en est avec ces bourses, l'idée de faire un bachelor d'allemand et de russe au Royaume-Uni me paraissait vraiment une bonne idée, ce serait dommage de pas pouvoir le faire à cause d'une question d'argent …
Je ne suis jamais parti longtemps à l'étranger, Erasmus sera ma première vraie expérience et j'espère que ça me rendra "aventureux", oui 😂
Je ne saurais (pour l'instant en tout cas) absolument pas me débrouiller en Russie vu mon niveau. J'ai peur de perdre mon niveau en allemand et le peu que j'ai acquis en russe si je deviens assistant, c'est aussi pour cette raison que l'idée ne m'enchantait pas vraiment.
Vous ne faisiez que m'expliquer les risques, et je comprends tout à fait, c'est vrai que se faire un réseau peut prendre du temps et je ne me vois pas le refaire des années plus tard, je n'y avais pas pensé.
Je dois donc trouver un moyen d'améliorer mes langues avant de me lancer en master ! (évidemment) 🙂
Bonjour Living Poison,
En lisant ton message, je me suis rendue compte qu'on avait le même projet d'études. Je suis également en deuxième année de LEA mais en Anglais Chinois avec allemand 3° langue, que j'apprends depuis la quatrième) à l'UBO (Brest). Mon rêve est moi aussi de pouvoir faire le master interprète de conférence de l'ESIT. Je vais donc essayer de te présenter mon projet et essayer de te donner des idées
En ce moment, je suis en échange Erasmus en Allemagne, à Bonn plus particulièrement, jusqu'à fin juillet. (D'ailleurs si tu as des questions concernant Erasmus, n'hésite pas.). l'année prochaine, je compte effectuer mon stage de 6ème semestre à l'étranger, en Chine.Pour le master, j'ai le choix entre deux masters à l'UBO : master Traducteur / Rédacteur et master Management de Projets Internationaux et Multilingues (si tu veux de la documentation, n'hésite pas non plus). Je pense choisir le deuxième puis une fois mon diplôme obtenu, travailler à l'étranger dans de montages de projets type jumelages, relations internationales. Je pense également travailler en tant qu'assistante de français à Taïwan pendant un an. Et une fois que j'aurais acquis une excellente maîtrise de mes langues de travail (anglais, allemand et chinois) je pense tenter l'examen d'entrée à l'ESIT.
Quelle serait ta combinaison de langues pour l'ESIT (langues B et C) ? Quel est ton niveau dans ces langues ? Essaye de parler de ton projet avec le service d'orientation de ton université, quelque fois, parler de son projet de vive voix aide à pouvoir exprimer sa pensée. Renseigne-toi sur les possibilités de partir à l'étranger (assistant de français, volontariat international, travail dans une ville jumelée avec la tienne, etc…)
Je t'envoie mon adresse mail en MP ainsi que mon adresse Facebook. J'aimerai pouvoir t'aider pendant ton expérience Erasmus, te donner des conseils.
A bientôt
Bonsoir Maela 🙂
Ton projet a l'air super intéressant ! Je te réponds par mail pour ne pas trop déborder dans le hors sujet ici.
Bonjour bonjour!
Alors voila je suis actuellement en terminale littéraire. J'adore les langues et j'aimerais donc devenir interprète. (au début je voulais devenir professeure d'espagnol, mais étant donne que je ne suis pas Française, je ne peux passer le CAPES :/ ) . J'apprends l'anglais en lv1, l'espagnol en lv2, le russe en lv3 et le français est ma langue maternelle.
J'ai déjà beaucoup fait de recherches sur internet et suis allée voir la conseillère d'orientation de mon lycée, mais je n'ai eu aucuns VRAIS renseignements, concrets du moins. Alors pourriez-vous m'aider?
J'ai également entend parler de la filière LEA, mais je n'ai pas beaucoup de renseignements quant a cette branche. A ce qu'il parait, il y a de l’économie en LEA. Est-ce que le fait de ne pas en avoir fait sera un handicap pour moi? (enfin je suppose qu'il y a d'autres personnes qui n'en ont pas fait qui intègrent la LEA).
Apres une LEA, sur quels metiers de la langue puis-je deboucher?
Merci beaucoup de votre aide, qui sera j'en suis sure très précieuse.
Pour te répondre potablemment, je sais qu'une amie voulait devenie interprète de même, et elle m'a expliqué que il y avait surtout 2 voies pour y parvenir.
-La première, que j'entends souvent , c'est celle des grandes écoles d'interprétariat ( ESIT à la Sorbonne-Nouvelle et ISIT à Paris, mais il y en a plein en France ) . Elle forment "les futurs cadres des entreprises internationales et les traducteurs et interprètes des grandes organisations internationales.
Tous les programmes sont conçus en fonction des besoins des entreprises et des organisations internationales."
-> Ca vient du site de l'Isit.
Elles recrutent souvent à Bac +2 ou +3 . Donc sont EN GENERAL accessible après une prépa lettres ( moderne ou classique ) , à l'issu du concours de la BCE, ou 2/3 ans de licence en université quelque soit la fillière apparemment, donc tu vas jusqu'en Master2 .
Puis généralement les cours d'économie et de droit qui sont dispensés prennent en compte que certains n'en ont jamais fait, il ne faut pas t'en faire.
Je te conseille de consulter ce dossier de l'étudiant, bien fait ma foi :
https://www.letudiant.fr/etudes/orientation/aide-au-choix/je-veux-faire-un-metier-pour-voyager/comment-devenir-interprete-ou-traducteur-.html
Regarde les réponses précédentes aussi.
Je répète ce que j'ai déjà écrit ailleurs sur ce forum, désolée pour le radotage : ce qui compte, c'est surtout d'arriver en école d'interprétation (pour y faire un bac+4 et/ou 5) avec une aisance extrême à l'oral. Donc il est surtout important de passer du temps à l'étranger, dans les pays de ses langues de travail. C'est un passage obligé qui figure dans les conditions de recrutement des écoles d'interprétation, et ce n'est pas pour rien… On n'acquiert pas ça en restant en France, c'est vraiment important d'aller s'immerger un an au moins dans chaque langue avec laquelle on compte travailler en interprétation.
@Monsterement: vous ne dites pas quelle est la "deuxième voie" pour y parvenir 🙂 À ma connaissance, pour l'interprétation de conférence, on évite difficilement le passage par une école d'interprètes (c'est moins strict pour l'interprétation consécutive). Entre l'ISIT et l'ESIT, privilégier l'ESIT, sans aucun doute (moins chère, niveau à juste titre jugé très élevé).