Quelles études pour devenir interprète ?

La filière littéraire

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Attention, les licences LEA sont en général à capacité limitée. En anglais-espagnol, Diderot : 82 places, Nantes : 170 places…
Tu ne seras pas prioritaire hors de ton secteur.
Bonjour à tous !

Je suis actuellement en 3ème année LEA et je me pose une question dont je ne trouve la réponse nul part.
Etant donné qu'il y a une étude de dossier pour entrer à l'ISIT (en plus des tests d'admission) j'aimerais savoir si il faut avoir une moyenne minimum en L3 pour avoir un bon dossier.

N'hésitez pas à me rediriger si la question a déjà été posée !

Merci 🙂
Bonjour à tous,

Je suis actuellement en classe de Première ES section européenne à Nantes. Les vœux et inscriptions post-bac se rapprochant à grand pas (il reste à présent moins d'un an, et un an, ça passe très vite !), j'ai commencé à faire des recherches. Jusqu'à présent, je ne savais pas encore trop quoi faire après le baccalauréat. Passionné par les langues et m'intéressant au « monde d'aujourd'hui », j'ai décidé que je voulais être traducteur-interprète.

J'apprends l'anglais en tant que LV1 et l'espagnol comme LV2. Mes recherches sur le forum et sur des sites tels que L'Étudiant indiquent qu'il est conseillé faire Langues Étrangères Appliquées et, une fois la L3 obtenue, passer les concours d'entrée à l'ESIT ou l'ISIT à Paris pour une formation de deux ans. Dites-moi s'il y a quelque chose de faux dans ce que je dis là.
De plus, j'ai lu qu'il était grandement conseillé d'avoir une spécialité. Pouvez-vous m'en dire plus s'il vous plaît ?

Quelques questions supplémentaires :
  • Est-il possible de démarrer une LV3 en LEA ? (j'aimerais apprendre l'italien ; « français-anglais-espagnol » étant trop répandu…)
  • Peut-on partir à l'étranger tout en étudiant LEA ?
  • L'ESIT ou l'ISIT ?
  • Quelle est la « santé » du métier ?
Merci d'avance pour vos réponses qui me seront – j'en suis sûr – d'une grande aide.
PBCb.
Bonjour tout le monde,

Je me présente, je m'appelle Justine, j'ai 16 ans, j'habite à Amiens (80), je suis actuellement en 1ère L et j'aimerai devenir interprète espagnole. Le problème est ainsi: j'ai trouvé le métier que je voudrais exercer plus tard mais malheureusement je ne sais pas quelles études poursuivent après le BAC.. J'opte tout de même pour aller dans une fac de langue à Amiens (mais je ne suis pas sûr du tout), je ne sais pas non plus où continuer mon chemin par la suite.. Je suis consciente que selon les écoles le prix est assez cher etc..
S'il vous plaît, aidez moi, j'attends vos avis, vos conseils à bras ouverts car je suis un peu perdue, et effrayée à l'idée d'arriver petit à petit dans la vie active. Si certain(e)s exercent cette profession, pouvez vous m'aider aussi..

Je vous remercies d'avance. 🙂
Bonjour,

Je suis en terminale littéraire, j'envisage de faire une LEA anglais-chinois à Montpellier l'année prochaine et j'aimerais devenir interprète/traductrice. Au départ je me dirigeais plus vers la LLCE et je pensais essayer d'entrer en ESIT après mais l'ESIT tombe à l'eau pour certaines raisons et de toute façon une LEA serait, apparemment, plus appropriée pour devenir interprète.
Je me dirige donc vers une LEA Anglais-Chinois et je prendrais des cours de coréen en parallèle, parlant aussi couramment le turc. Cependant, je ne sais pas vraiment les débouchés après cette licence. Je sais qu'elle se concentre plus sur l'économie le droit et des matières de se genre mais à part ça je ne sais pas vraiment quel métier je pourrais avoir après un master de Négociation internationale (ce que j'envisage de faire).

Je me demandais donc si vous pourriez me donner des informations sur le contenu de cette licence (les matières, l'importance que le chinois aura par rapport à l'anglais…) et les différents débouchés, en rapport avec la traduction ou l'interprétariat, possibles. Et si je fais le bon choix aussi.

Merci d'avance!
Bonjour,

Je voudrais savoir si il y a des test de niveau pour rentrer en licence de langues appliqués?
Bonjour,

Si vous passez par une autre procédure qu'APB, il est possible que vous ayez des tests de niveau de langue.
APB ou pas, il y a parfois des tests de niveau de langue (y compris en français !), soit obligatoires, soit conseillés, au moment des inscriptions ou de la rentrée, soit pour mettre en place un accompagnement soit pour inciter à une réorientation. Mais comme les licences LEA sont souvent des licences à capacité limitée, certaines fac se contentent de la sélection sur dossier.
Bonjour à tous,

Je suis assez jeune (en quatrième), mais je commence à m'interroger sur les études que je vais faire plus tard car on commence déjà à en parler en classe et avec la conseillère d'orientation.

J'aimerais être interprète, mais je ne m'y connais pas trop.

Peut-on être interprète et traducteur, ou faut-il choisir ? Combien de langues maximum ? Quelles sont les études ? Peut-on exercer les différentes sortes d'interprétation ? Parler une langue rare, est-ce utile ?

Merci d'avance !

Vladislava 🙂
Bonjour !
Je suis actuellement en Terminale S et je prévois de m'orienter vers des études plus littéraires l'année prochaine afin de devenir interprète. J'aimerais intégrer L'ESIT ou L'ISIT, mais avant, j'ai un problème.

En fait, j'avais vu qu'il fallait une licence pour intégrer ces deux écoles. Ma professeur d'anglais m'a conseillé d'intégrer une prépa littéraire en me disant que je m'ennuierais trop en licence.

Donc j'aimerais savoir si il est possible de combiner la prépa littéraire et une des deux écoles et si oui comment.

Merci d'avance !
bonjour

il suffit d'aller sur le site en ligne de ces écoles pour avoir la réponse
Si l'ESIT n'a pas changé son mode de recrutement : licence +12 mois dans le pays de le langue B (tout ce qui concerne les langue A , B, C …est expliqué) et enfin un concours , l'ISIT a signé des accords de conventions avec des classe préparatoires (principalement parisiennes) d'où la réponse à votre question.
Bonjour à tous 🙂
Pour me présenter rapidement je suis une lycéenne de 17 ans, et je viens d'obtenir mon bac littéraire avec mention bien!
Cet été, en août exactement, je pars pour un an avec le Rotary au Japon mais une question se pose : où vais-je faire mes études après?
Je souhaite devenir interprète, mais je n'arrive pas à trouver une école (L'ISIT est inaccessible niveau budget).
Mon plus grand rêve serait de travailler à L'ONU donc pour ça il faut sortir d'une très bonne école, avec un bon dossier et du piston…
C'est pour cela que je m'adresse à vous! (Pas pour le piston on est d'accord)
Je recherche une TRES bonne école pour faire mes études, mais cela m'importe peu qu'elle soit en France. Parlant bien l'anglais, l'espagnol et bientôt le japonais ça m'ouvre pas mal de portes dans la sélection..
Je viens donc à la pêche aux avis, aux expériences, car on voit de tout sur internet mais rien ne vaut une discussion 🙂
Donc si vous avez de bonnes écoles, n'hésitez pas!!
Bonne journée à vous!
Bonjour,

Le japonais n'étant pas une langue de travail de l'ONU, tu ne pourras pas y utiliser ton japonais. Il y a 6 langues officielles à l'ONU, il faut que tu en maîtrises 3 pour les intéresser (dans ton cas français, anglais, espagnol).
En revanche, le japonais te permettrait de travailler dans tout ce qui est bilatéral France/Japon, pour les entreprises ou, si vraiment tu atteins un niveau « bilingue » (mais il te faudra bien plus qu'un an au Japon pour ça), le MAF.

Enfin, pour travailler à l'ONU, la voie royale est la FTI à Genève. Mais ils n'ont pas le japonais, puisqu'ils sont orientés ONU.
Bonjour, je suis étudiante en LLCE du moins je l'étais, j'ai 20 ans avec un BAC L.

Je voudrais devenir traductrice et plus précisément traductrice audiovisuel.
L'année dernière j'ai fais LLCE espagnol à l'université d’Angers. Mais j'ai pas du tout aimé…et pas vraiment le niveau non plus. J'aime vraiment l'espagnol mais j'ai trouvé que les cours ne nous plongeaient pas au cœur de la culture, que ce n'était pas assez approfondis et j'ai également été dégoutée par les nouvelles options..
Nous devions choisir entre Histoire, psychologie et Économie…4h par semaine et à la suite…bref…
J'ai donc arrêté et pris une année sabbatique au Portugal.
Je compte me réinscrire à l'université et j'aimerais quelques conseils.
Tout d'abord, j'aimerais savoir comment je peux me réinscrire à l'université et si je peux m'inscrire dans deux universités différentes.
Ensuite, pour devenir traductrice, dans quelle filière dois-je m'inscrire et quelle(s) université(s) me proposez vous?
En fait, j'aimerais ré-étudier l'espagnol encore mais j'ai aussi très envie de faire de l'hindi. J'avais pensé m'inscrire à l'Inalco à Paris (j'ai déjà visité cette université et franchement elle à l'air géniale. Ça me briserait le cœur de ne pas pouvoir y aller) mais ils ne proposent pas l'espagnol voilà pourquoi je parle de m'inscrire dans deux universités différentes pour pouvoir étudier l'espagnol ainsi que l'hindi.
Et pour devenir traductrice audiovisuel je sais que l'anglais serait plus utile…mais je n'aime pas la langue et ni la culture…pourtant j'aimerais l'étudier seulement pour avoir un diplôme en anglais…
Enfin voilà je suis dans un vrai dilemme…

Bonjour, je suis une jeune femme de 24 ans, j’aimerais vous demander des avis sur mon parcours.

Après une hypokhâgne et une khâgne, que j’ai adoré, je suis partie en licence d’histoire à la Sorbonne. J’avais beaucoup de cours sur les mondes arabes et j’ai décidé de me spécialiser en histoire de la pensée dans les mondes arabes , j’ai donc choisi d’entrer en master de philosophie mention mondes arabes et musulmans, que j’ai obtenu l’an dernier. Puis je suis partie comme assistante de français à Ceuta, une enclave espagnole située au nord du Maroc. Cela m’a permis d’être beaucoup moins timide, mais je n’envisage pas d’être enseignante à long-terme, je suis trop introvertie pour cela. Par contre j’adore découvrir de nouvelles cultures et je sais que je veux vivre à l’étranger.

Ma véritable passion dans la vie est d’apprendre de nouvelles langues, j’adore ça, je regarde des films, je lis et j’écris dans différentes langues tous les jours depuis toute petite…

Au cours de mes études, j’ai eu l’occasion de m’améliorer plusieurs langues: l’arabe ( littéraire et dialectal marocain) , depuis 5 ans, je pars chaque été au Maroc pour améliorer mon niveau et pendant mon master j’ai passé un diplôme universitaire d’arabe, à présent j’ai un bon niveau ( B2) mais bon pas bilingue non plus quoi…

Je parle aussi l’espagnol ( vécu 2 ans en Espagne, je me suis lancée dans un master là-bàs mais j’ai eu une dépression et je ne l’ai pas validé, et j’ai travaillé un an), avec un niveau C2 validé par le SIELE.

En ce qui concerne l’anglais, je le pratique plusieurs heures par jour ( lecture, conversations avec mes amis britanniques, films, etc…) et je viens de valider un 8 sur le score IELTS (C1+)

Je fais aussi beaucoup d’efforts pour apprendre d’autres langues, par pure passion, dont le russe et l’hébreu ( je suis encore débutante mais je m’améliore)…

Je sais que j’aimerais un métier dans lequel je puisse utiliser mes langues. Je voudrais donc devenir traductrice-interprète, mais vu mon parcours ( J’ai fait des études d’histoire et de philo mais pas de LLCE ou de LEA) je ne sais pas si c’est encore possible, surtout vu mon âge…

J’ai essayé de candidater à l’université d’Edinburgh pour un programme d’arabe avancé en un an, histoire d’atteindre un niveau C1, mais comme ils jugent d’après mes notes de licence, qui sont faibles ( ils demandent 12 pour rentrer et j’ai eu 11,8 :(), et qu’en plus je n’ai pas un super dossier, je ne me fais pas d’illusion.

Pour les masters français ils demandent presque tous une LLCE, une LEA ou une licence de traduction, de plus je suis restée bloquée à Ceuta jusqu’au mois d’Aout et je n’ai pas pu faire les candidatures à temps pour cette année…

A votre avis, quelle formation devrais-je envisager?

Bonjour,

"Traducteur-interprète" n’est pas vraiment un métier. Ce sont deux métiers différents, qui nécessitent deux formations différentes. C’est un peu comme si vous disiez que vous souhaitez devenir "infirmière-kinésithérapeute". Certes il y a beaucoup de savoirs et de savoir-faire en commun, mais ce n’est pas la même chose. Quel est donc le métier exact qui vous intéresse ?

Si vous dites que vous ne trouvez pas de master où on vous accepterait avec votre licence d’histoire, je suppose que vous n’avez regardé que les masters de traduction. En interprétation, on demande uniquement une licence, quelle qu’en soit la discipline.

À 24 ans vous êtes encore bien en-dessous de l’âge moyen des étudiants en interprétation, vu l’expérience de vie à l’étranger nécessaire pour acquérir le niveau demandé. Même en traduction, personne ne va s’intéresser à vôtre âge. En définitive, c’est à vous de voir si vous souhaitez travailler le plus rapidement possible, ou si vous pouvez encore vous donner le temps de peaufiner vos langues.

En donnant un gros coup de collier en arabe, vous pourriez sans doute atteindre un niveau suffisant en un an ou deux pour traduire depuis cette langue (pour interpréter, cela pourrait prendre plus de temps). De toute façon beaucoup de masters limitent à dessein le nombre de langues travaillées par les étudiants, pour éviter qu’ils ne s’éparpillent, donc l’anglais et l’espagnol dans un premier temps pourraient tout à fait vous suffire.

Notez que pendant vos études, il faudra recentrer vos efforts sur le perfectionnement de vos langues les plus importantes. Vous ne pourrez pas continuer de front le russe, l’hébreu, l’arabe et vos autres langues, au risque de vous éparpiller complètement. Vous pourrez toujours reprendre plus tard les langues délaissées pendant les études.

Bonjour,

Merci pour votre réponse.

En fait, j’envisage de devenir traductrice ou interprète. Mais je ne connais pas vraiment ces professions, j’ai donc quelques questions:

Avec ce bagage, quel complément de formation me conseilleriez-vous à mon âge? J’envisage de reprendre une licence d’arabe en 2ème ou 3ème année, de tenter les concours de l’ISIT ( mais rien que les concours d’admissions sont très chers) , de faire directement un master de traduction en anglais et espagnol… Pour ceux qui connaissent le milieu, est-il possible d’être interprète avec un léger syndrome d’asperger, car c’est mon cas? Ne peut-on pas être à la fois traducteur ET interprète?Bref, quel serait la meilleure manière de travailler dans le domaine de la traduction ou de l’interprétation en valorisant mon parcours?

Je dois dire que j’habite près de Genève, mais je ne sais pas si les concours d’entrée de la FTI sont accessibles pour moi.

Je précise aussi que je cherche à améliorer mon arabe jusqu’à atteindre le niveau requis pour traduire, car c’est une langue rare et donc probablement intéressante sur le plan du marché du travail, mais je ne sais pas quel est le meilleur moyen pour cela. De plus, vu la situation actuelle (covid) , trouver du travail dans un pays arabophone est difficile … Je travaille beaucoup dans mon coin, mais il me faudrait une formation diplômante.

Merci beaucoup pour vos réponses!

Une licence est tout ce dont vous avez besoin. Si vous aimez travailler en autonomie, il ne vous reste plus qu’à perfectionner vos langues en lisant la presse ainsi que quelques romans, et en regardant la télé / en écoutant la radio. Nul besoin pour cela d’une licence d’arabe, qui vous encombrera et vous ralentira avec des matières annexes et des préparations aux examens, beaucoup trop scolaires et tout à fait inutiles (je pense notamment aux exercices de thème vocalisé !) pour atteindre votre objectif d’intégrer une école.

Vous ne parlez que de l’ISIT; mais à Paris il y a aussi l’ESIT, beaucoup moins chère.

Quant à la FTI, elle est tout à fait accessible du moment que vous avez le niveau requis dans toutes vos langues de travail.

Je suis interprète et il me semble qu’un léger syndrome d’Asperger ne poserait aucun problème pour travailler comme interprète. Certes il faut être courtois envers ses collègues et accepter de devoir s’adonner à un minimum de bavardage quand le micro n’est pas allumé ; il faut aussi être prêt à rencontrer les chefs-interprètes (nos recruteurs) pour se présenter à eux (ce qui ne dure en général pas plus de 5 minutes), mais sans plus. Il suffit juste de se montrer accueillant et serviable, être prêt à cherche un mot de vocabulaire pour le collègue en difficulté qui est en train de travailler, ou de trouver pour lui le texte d’une déclaration qui est en train d’être lue, par exemple. Je remarque d’ailleurs qu’il y a pas mal d’introvertis parmi mes collègues, et j’en fais d’ailleurs partie.

On peut être à la fois traducteur et interprète, tout comme on peut être à la fois acteur et chanteur. Ce sont deux métiers différents, avec une formation spécifique à chacun. Par exemple, il est indispensable pour un traducteur d’être à l’aise avec les logiciels d’aide à la traduction, la gestion de la terminologie, les règles de typographie, etc. choses qui ne sont pas du tout enseignées en master d’interprétation. À l’inverse, un interprète doit être à l’aise aussi bien en simultanée qu’en consécutive, deux compétences parfois entrevues dans les formation de traduction, mais loin d’y être suffisamment approfondies. Certes il y a un certain nombres de masters qui proposent de former aux deux, mais aucun de ces masters n’est convaincant ni reconnu par les deux professions à la fois. Il va donc vous falloir dans un premier temps faire un choix. Rien par la suite ne vous empêchera de vous intéresser à l’autre métier.

Et pour votre dernière question : votre parcours n’a pas à être particulièrement valorisé. C’est la compréhension de vos langues passives, la qualité de votre expression en français, et votre capacité à comprendre et restituer des idées qui seront évalués. Vos connaissances générales sont évidemment un atout mais ce n’est pas ça qui fera pencher la balance.

Enfin, pour revenir à l’arabe, je tempère votre optimisme : ce n’est pas une langue si rare que ça en traduction, puisque vous serez en concurrence directe avec les traducteurs nord-africains qui ont parfois un français irréprochable et offrent leurs services pour moitié moins cher que nous. Évidemment, cela reste une langue intéressante et porteuse si vous tirez votre épingle du jeu.

Merci pour votre réponse. La bonne nouvelle, c’est que je viens d’être finalement acceptée pour un master d’arabe avancé en un an à l’Université d’Edimbourg ( qui comprend des cours de traduction et d’interprétation avec mise en situation). Pas évident de reprendre les études à presque 25 ans ( surtout de redevenir dépendante financièrement de ses parents), mais je pense que cela me permettrait d’avoir un excellent niveau d’arabe et d’anglais. Je vais travailler dur pour réussir, puis viser les concours de la FTI ( mais l’arabe n’est possible qu’en langue active), ou le master en un an en traduction à Edimbourg ( mais bon, cela ferait 3 masters, ça commence à faire beaucoup). Dès lors:-Est-il possible de se lancer dans la traduction avec juste un master de langue, ou avoir un diplôme de traduction fait-il vraiment la différence?-La traduction et l’interprétariat sont-ils des métiers "stables", ou du moins permettent-ils de gagner correctement sa vie? ( beaucoup de gens me disent que c’est un métier précaire)Je pense que le métier de traducteur conviendrait bien à mon caractère (solitaire, très curieuse, aimant le travail de rédaction, précise, rigoureuse et prêtant beaucoup d’attention au détail), de plus il y a aussi la possibilité de travail à domicile ( important car je suis très sensible au bruit), l’autonomie et les horaires "souples"… Par contre l’interprétariat me semble plus stimulant (rencontres, travail dans différents milieux, contacts humains)… Concernant mon syndrome d’Asperger, il est plutôt léger et ne se voit pas, par contre j’ai du mal à savoir comment nouer des contacts avec des collègues, des difficultés en communication non-verbales ( lire les expressions du visage et le ton de la voix), souvent du mal à lire entre les lignes, à comprendre l’implicite, les non-dits (bref, ce qui va de soi pour les autres n’est pas toujours évident pour moi)… Par contre je suis toujours courtoise et fais de mon mieux pour instaurer une ambiance de travail agréable et être appréciée…

Félicitations pour votre admission. Faites très attention à ne pas trop vous habituer aux exercices de traduction entre l’arabe et l’anglais, car en tant que professionnelle vous ne devrez en principe jamais utiliser cette paire de langues : un traducteur travaille toujours vers sa langue maternelle, et un interprète travaille toujours soit depuis, soit vers sa langue maternelle. Jamais entre deux langues apprises. Essayez donc toujours, quand vous vous entraînez à traduire depuis l’arabe, de chercher la traduction juste en français, au moins dans votre tête. Idem depuis l’anglais.

L’arabe est possible à la FTI en langue passive.

Un master de langues peut suffire pour se lancer en traduction, mais un master de trad vous formerait véritablement aux outils de TAO (qui deviennent de plus en plus complexes et dont le maniement efficace ne s’improvise pas) et vous donnerait sans doute plus de crédibilité, ce qui est important en début de carrière.

La traduction comme l’interprétation peuvent être des métiers stables comme ils peuvent être précaires. Tout dépend de la clientèle qui vous fait vivre. Avec la crise sanitaire actuelle, la majorité des conférences ont été annulées ou reportées sine die, laissant de très nombreux interprètes freelance sur le carreau, tandis que d’autres, qui ont des liens plus resserrés avec leurs recruteurs, continuent d’avoir autant de travail que d’habitude, comme si de rien n’était. Évidemment les interprètes permanents (fonctionnaires) n’ont aucun problème à ce niveau.

Étant donné qu’avec le statut de freelance, vous êtes rémunérée à la traduction / à la journée d’interprétation, vos revenus dépendent de la quantité de travail qu’on vous donne. Mais si vous êtes compétente et fiable, vous pourrez espérer faire assez facilement une centaine de jours d’interprétation par an une fois établie sur le marché, ce qui prend en général un an ou deux (en situation normale, je ne parle pas de la crise actuelle). Vous pouvez me contacter en MP s’il vous faut des chiffres plus précis.