bonjour, je travaille sur un sujet de bac blanc à rendre pour mardi prochain mais j'ai du mal à comprendre et à répondre aux questions du corpus. Je précise que j'ai préalablement fait des recherches et des analyses sur les textes que je vais vous préciser un peu plus loin.
Je vous cite les 4 textes du corpus:
Texte A: A.Lamartine, Méditations poétiques
"Le Vallon
question1: En matière de forme, qu'est ce qui différencie la texte A des trois autres poêmes? En quoi peut on dire que ces trois textes sont construits sur une double thématique?
question2: Qu'est ce qui rapproche les quatres textes, qu'est ce qui les séparent dans leurs étude des relations entre l'homme et la nature?
Après avoir analysé les deux textes dans leurs forme, afin de répondre à la question 1, voilà ce que j'en ai tiré sur mon brouillon:
TexteA:
-5quatrains, composé presque exclusivement d'Alexandrins et de rimes croisées (ABAB)
TexteB:
-2quatrains et 3tercets = sonnet. Alexandins. Rimes embrassées (ABBA)
TexteC:
2quatrains et 2tercets= sonnet. Alexandrins. Rimes embrassées (ABBA)
TexteD:
2quatrains et 2tercets= sonnet. Alexandrins. Rimes embrassées (ABBA)
avec ces observations, même basiques et sommaires, je pense en rédigeant être capable de répondre à la première partie de la question1 (on voit clairement ce qui différencie le TexteA des autres)
mais j'éprouve des difficultés à la deuxième partie de la question1, à propos de montrer que ces trois textes (je cite la question, mais dans le corpus il y en a quatre…) sont construits sur une double thématique.
La thématique d'un poême est son sujet, son inspiration (d'après ce que je sais)
Or dans le TexteA on peut dégager effectivement 2 sujets:
-on perçoit à travers des champs lexicaux une atmosphère plutôt sombre, voire morbide (Sombres, courts, abandonne, tombeaux, ombre…) et une célebration de la nature ("Mais la nature est là, qui t'invite et qui t'aime / Plonge toi dans son sein qu'elle t'ouvre toujours…")
La double thématique tu texteA serait donc, selon moi, La nature et la Mort. Mais j'ai des doutes par rapport à la Mort, car celle ci n'est qu'indirectement et peu désignée (à travers le tombeau, l'ombre etc…) ces éléments me suffisent ils à désigner la Mort comme une des thématiques du poeme ou bien je fais fausse route?
Dans le Texte2, on voit une grande présence de la nature (bête, fleur, nature, métal, matière…) ou plutôt au monde physique, à quoi s'oppose là encore des champs lexicaux plutôt liés au spirituel ou à l'abstrait (penseur, univers, esprit, âme, mystère, Dieu…) Je pourrais en conclure que la double thématique de ce poeme est le monde matériel et spirituel…?
J'ai bien dégagée l'une des thématiques du texte 3 (la nature, encore une fois…) mais la seconde m'est totalement inconnue…Je n'ai jamais été très brillante à "décrypter" le Baudelaire…
Enfin, dans le dernier Texte il y a une répétition, voire une omniprésence évidente du Temps (il est cité dans le deuxième quatrain et les deux tercets) la première thématique est donc toute trouvée…Mais là encore, ou est la deuxième? J'ai remarquée de nombreux termes se rapportant au monde céleste (Soleils, cieux, espace, azur, mondes, universel…)
voilà donc je que j'ai conclu de mes recherches (j'ai abrégée pour éviter de vous infliger un plus gros bloc de texte xD) pour la question1.
Comme je suppose que la Question2 est évidemment liée à la question1, je devrais m'y pencher à partir de ce que j'aurais dégagée des thématiques…
J'ai quelques difficultés d'analyse des textes, car je ne suis pas très forte à dégager les procédés (grammaticaux et tout le tintouin…) Et je base mes analyses sur les procédés qui me paraissent le plus évidents, tels que les champs lexicaux etc… Bien sûr je suis très loin d'être mauvaise en français, mais j'ai beaucoup de mal avec la poésie. Quelques astuces ou pistes seraient les bienvenues…
désolée du gros bloc de texte, et merci d'avance pour vos réponses
-amicalement. bon, après travaux je me suis aperçue que la réponse à cette histoire de double thématique était dans la question2…"l'homme et la nature" serait donc bien deux thématiques communes à tout les textes et en relisant la question, j'ai vu que je l'avais mal comprise: il faut trouver deux thématiques communes entre tout les texte… y regardant bien, je me suis aperçue que tout s'emboîtait effectivement:
dans le texteA, célébration évidente de la nature, mais l'on voit aussi un emploi du 'Tu, Te, T'". Lamartine s'adresse bien à quelqu'un (il est précisé dans les astérisques qu'il s'adresse successivement à son âme et à son ami) on peut dire qu'il s'adresse à un homme, à l'homme.
il fait mention de l'intelligence: qualité propre à l'homme
présence de Pythagore: mathématicien et philosophe et savant…
bref pour le texteA, la double thématique de l'homme et de la nature se tient.
Idem pour le texteB, ou De Nerval fait beaucoup référence à l'âme, l'esprit (qui sont normalement des qualités propres à l'homme, donc référence à l'homme) dès le début du poême il cite: "Homme! […]" avec là aussi toute une série de "Te, Tu" qui montrent qu'il s'adresse bien à l'homme.
Il fait référence à la nature, qu'il cite même à un moment. "Bêtes, Fleurs, pierre…" qu'il pare de qualités humaines.
Pour le poeme de Baudelaire, en cherchant mieux…Si la nature est clairement citée, l'homme semble apparaître à travers des métaphores ou je ne sais trop quel procédé…On peut par exemple, assimiler ce vers à une image de l'humain: "[…} ou de vivants piliers / laissent parfois sortir de confuses paroles"
par ailleurs on peut s'apercevoir dans les parfums que certains sont "doux comme les hautbois, verts comme les prairies". bon, là encore ça peut aller, mais dans le vers suivant, il précise: "- et d'autres, corrompus, riches et triomphants" Ces trois adjectifs ne peuvent evidemment pas s'appliquer à des parfums…Ce ne peut être alors qu'une image de l'homme, à nouveau.
Par contre je suis coincée pour le dernier texte, celui de Laforgue. Mon analyse (plus haut) me faisait dégager comme thématique le Temps (cité avec un grand T et sujet évident car presque omniprésent) et le monde céleste…aucun rapport entre l'homme et la nature, je ne comprend pas vraiment…
un peu d'aide pour éclaircir serait la bienvenue…
-amicalement.
Je vous cite les 4 textes du corpus:
Texte A: A.Lamartine, Méditations poétiques
"Le Vallon
Tes jours sombres et courts comme des jours d'automne,Texte B: Gérard de Nerval, Petits châteaux de boême.
déclinent comme l'ombre au penchant des coteaux.
l'amitié te trahit, la pitié t'abandonne,
et, seule, tu descend le sentier des tombeaux.
Mais la nature est là qui t'invite et qui t'aime ;
Plonge-toi dans son sein qu'elle t'ouvre pour toujours:
Quand tout change pour toi, la nature est la même,
Et le même soleil se lève sur tes jours.
De lumière et d'ombrage elle t'entoure encore:
Détache ton amour des faux biens que tu perds ;
Adore ici l'écho qu'adorait Pythagore ,
Prête avec lui l'oreille aux célestes concerts.
Suis le jour dans le ciel, suis l'ombre sur la terre ;
Dans les plaines de l'air vole avec l'aquilon ;
Avec le doux rayon de l'astre du mystère
Glisse à travers les bois dans l'ombre du vallon.
Dieu, pour le concevoir, a fait l'intelligence:
Sous la nature enfin découvre son auteur!
Une voix à l'esprit parle dans son silence:
Qui n'a pas entendu cette voix dans son coeur?"
"Homme! libre penseur - te crois-tu seul pensantTexte C: C.Baudelaire, Les fleurs du mal
Dans ce monde ou la vie éclate en toute chose:
Des forces que tu tiens ta liberté dispose,
Mais de tout tes conseils l'Univers est absent.
Respecte dans la bête un esprit agissant…
Chaque fleur est une âme à la nature éclose ;
Un mystère d'amour dans le métal repose:
Tout est sensible ; - et tout sur ton être est puissant!
Crains dans le mur aveugle un regard qui t'épie:
à la matière même un verbe est attaché…
Ne la fait pas servir à quelque usage impie.
Souvent dans l'être obscur habite un Dieu caché ;
Et, comme un oeil naissant couvert par ses paupières
Un pur esprit s'accroît sous l'écorce des pierres."
"La nature est un temple ou de vivants piliersTexte D: Jules Laforgue, Oeuvres complètes
Laissent parfois sortir de confuses paroles ;
L'homme y passe à travers des forêts de symboles
Qui l'observent avec des regards familiers.
Comme de longs échos qui de loin se confondent
Dans une ténébreuse et profonde unité,
Vaste comme la nuit et comme la clarté,
Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.
Il est des parfums frais comme des chairs d'enfants,
Doux comme les haubois, verts comme les prairies,
- et d'autres corrompus, riches et triomphants,
Ayant l'expension des choses infinies,
Comme l'ambre, le musc, le benjoin et l'encens,
Qui chantent les transports de l'esprit et des sens."
"Le sanglot de la terrevoici les deux questions sur ce corpus:
Dire qu'au fond des cieux n'habite nul Songeur,
Dire que par l'espace ou sans fin l'or ruisselle,
De chaque atome monte une voix solenelle,
Cherchant dans l'azur noir à réveiller un coeur!
Dire qu'on ne sait rien! et que tout hurle en choeur.
Et que pourtant, malgré l'angoisse universelle,
Le Temps qui va roulant les siècles pêle-mêle,
Sans mémoire, éternel et grave travailleur,
Charriant sans retour engloutis dans ses ondes
Les cendres des martyrs, les cités et les mondes,
Le Temps, universel et calme écoulement,
Le Temps qui ne connaît ni son but, ni sa source,
Mais rencontre toujours des soleils dans sa course,
Tombe de l'urne bleue intarissablement!"
question1: En matière de forme, qu'est ce qui différencie la texte A des trois autres poêmes? En quoi peut on dire que ces trois textes sont construits sur une double thématique?
question2: Qu'est ce qui rapproche les quatres textes, qu'est ce qui les séparent dans leurs étude des relations entre l'homme et la nature?
Après avoir analysé les deux textes dans leurs forme, afin de répondre à la question 1, voilà ce que j'en ai tiré sur mon brouillon:
TexteA:
-5quatrains, composé presque exclusivement d'Alexandrins et de rimes croisées (ABAB)
TexteB:
-2quatrains et 3tercets = sonnet. Alexandins. Rimes embrassées (ABBA)
TexteC:
2quatrains et 2tercets= sonnet. Alexandrins. Rimes embrassées (ABBA)
TexteD:
2quatrains et 2tercets= sonnet. Alexandrins. Rimes embrassées (ABBA)
avec ces observations, même basiques et sommaires, je pense en rédigeant être capable de répondre à la première partie de la question1 (on voit clairement ce qui différencie le TexteA des autres)
mais j'éprouve des difficultés à la deuxième partie de la question1, à propos de montrer que ces trois textes (je cite la question, mais dans le corpus il y en a quatre…) sont construits sur une double thématique.
La thématique d'un poême est son sujet, son inspiration (d'après ce que je sais)
Or dans le TexteA on peut dégager effectivement 2 sujets:
-on perçoit à travers des champs lexicaux une atmosphère plutôt sombre, voire morbide (Sombres, courts, abandonne, tombeaux, ombre…) et une célebration de la nature ("Mais la nature est là, qui t'invite et qui t'aime / Plonge toi dans son sein qu'elle t'ouvre toujours…")
La double thématique tu texteA serait donc, selon moi, La nature et la Mort. Mais j'ai des doutes par rapport à la Mort, car celle ci n'est qu'indirectement et peu désignée (à travers le tombeau, l'ombre etc…) ces éléments me suffisent ils à désigner la Mort comme une des thématiques du poeme ou bien je fais fausse route?
Dans le Texte2, on voit une grande présence de la nature (bête, fleur, nature, métal, matière…) ou plutôt au monde physique, à quoi s'oppose là encore des champs lexicaux plutôt liés au spirituel ou à l'abstrait (penseur, univers, esprit, âme, mystère, Dieu…) Je pourrais en conclure que la double thématique de ce poeme est le monde matériel et spirituel…?
J'ai bien dégagée l'une des thématiques du texte 3 (la nature, encore une fois…) mais la seconde m'est totalement inconnue…Je n'ai jamais été très brillante à "décrypter" le Baudelaire…
Enfin, dans le dernier Texte il y a une répétition, voire une omniprésence évidente du Temps (il est cité dans le deuxième quatrain et les deux tercets) la première thématique est donc toute trouvée…Mais là encore, ou est la deuxième? J'ai remarquée de nombreux termes se rapportant au monde céleste (Soleils, cieux, espace, azur, mondes, universel…)
voilà donc je que j'ai conclu de mes recherches (j'ai abrégée pour éviter de vous infliger un plus gros bloc de texte xD) pour la question1.
Comme je suppose que la Question2 est évidemment liée à la question1, je devrais m'y pencher à partir de ce que j'aurais dégagée des thématiques…
J'ai quelques difficultés d'analyse des textes, car je ne suis pas très forte à dégager les procédés (grammaticaux et tout le tintouin…) Et je base mes analyses sur les procédés qui me paraissent le plus évidents, tels que les champs lexicaux etc… Bien sûr je suis très loin d'être mauvaise en français, mais j'ai beaucoup de mal avec la poésie. Quelques astuces ou pistes seraient les bienvenues…
désolée du gros bloc de texte, et merci d'avance pour vos réponses
-amicalement. bon, après travaux je me suis aperçue que la réponse à cette histoire de double thématique était dans la question2…"l'homme et la nature" serait donc bien deux thématiques communes à tout les textes et en relisant la question, j'ai vu que je l'avais mal comprise: il faut trouver deux thématiques communes entre tout les texte… y regardant bien, je me suis aperçue que tout s'emboîtait effectivement:
dans le texteA, célébration évidente de la nature, mais l'on voit aussi un emploi du 'Tu, Te, T'". Lamartine s'adresse bien à quelqu'un (il est précisé dans les astérisques qu'il s'adresse successivement à son âme et à son ami) on peut dire qu'il s'adresse à un homme, à l'homme.
il fait mention de l'intelligence: qualité propre à l'homme
présence de Pythagore: mathématicien et philosophe et savant…
bref pour le texteA, la double thématique de l'homme et de la nature se tient.
Idem pour le texteB, ou De Nerval fait beaucoup référence à l'âme, l'esprit (qui sont normalement des qualités propres à l'homme, donc référence à l'homme) dès le début du poême il cite: "Homme! […]" avec là aussi toute une série de "Te, Tu" qui montrent qu'il s'adresse bien à l'homme.
Il fait référence à la nature, qu'il cite même à un moment. "Bêtes, Fleurs, pierre…" qu'il pare de qualités humaines.
Pour le poeme de Baudelaire, en cherchant mieux…Si la nature est clairement citée, l'homme semble apparaître à travers des métaphores ou je ne sais trop quel procédé…On peut par exemple, assimiler ce vers à une image de l'humain: "[…} ou de vivants piliers / laissent parfois sortir de confuses paroles"
par ailleurs on peut s'apercevoir dans les parfums que certains sont "doux comme les hautbois, verts comme les prairies". bon, là encore ça peut aller, mais dans le vers suivant, il précise: "- et d'autres, corrompus, riches et triomphants" Ces trois adjectifs ne peuvent evidemment pas s'appliquer à des parfums…Ce ne peut être alors qu'une image de l'homme, à nouveau.
Par contre je suis coincée pour le dernier texte, celui de Laforgue. Mon analyse (plus haut) me faisait dégager comme thématique le Temps (cité avec un grand T et sujet évident car presque omniprésent) et le monde céleste…aucun rapport entre l'homme et la nature, je ne comprend pas vraiment…
un peu d'aide pour éclaircir serait la bienvenue…
-amicalement.



