Concordance des temps
475 réponses · Page 4 / 24
Bonsoir.
C'est avant que qui est suivi du subjonctif : l'évènement est encore virtuel.
Même si cela peut "sonner bizarre", c'est l'indicatif qui est de règle après après que…
À plus forte raison lorsque cela concerne un évènement passé, comme ici.
"Devin Ross a été transféré dans la section Occulte après que ses capacités psychiques se sont manifestées lors d'un combat en Afghanistan."
Il y a une seule phrase, et deux propositions.
La proposition principale : Devin Ross a été transféré dans la section Occulte, qui pourrait exister seule.
La proposition subordonnée CC de temps, introduite par la locution conjonctive après que, et qui ne peut exister seule : après que ses capacités psychiques se sont manifestées lors d'un combat en Afghanistan.
L'ordre chronologique des évènements n'a rien à voir avec la qualité de principale ou de subordonnée.
bonjour,
j'espère poser ma question au bon endroit.
Dans le cas du "si j'avais su que" , je ne comprends pas pourquoi je n'ai pas le droit de dire et d'écrire :
si j'avais su que tu en manges, j'en aurais….
je me suis fait reprendre au titre de la concordance des temps, alors que dans mon esprit le fait que tu en manges est actuel et certain.
Pourquoi suis-je donc supposé écrire :
"si j'avais su que tu en mangeais" ?
Merci de votre aide.
La concordance des temps restant pour moi mystérieuse, qui peut me conseiller un ouvrage exhaustif (mais compréhensible).
Cdt
Si l’action principale est à un temps du passé de l’indicatif et si le fait subordonné est simultané avec l’action principale, on utilise
- l’imparfait de l’indicatif : Si j’avais su que tu en mangeais, j’aurais…
- l’imparfait du subjonctif : Si je doutais que tu en mangeasses j’aurais…, généralement remplacé par le présent du subjonctif : Si je doutais que tu en manges, j’aurais…
J'utilise en cas de besoin simplement les 5 pages sur la concordance des temps en tête du Bescherelle de conjugaison.
Peut-être que cet autre fil sur
Si j'avais su que t'intéresserait.
Je peux te suggérer deux motivations pour la règle donnée par Anne.
Primo, tu as raison qu'il y a une exception des règles du discours indirect. Normalement, on change le présent dans la subordonnée à l'imparfait.
Tu en manges.
Je dis que tu en manges.
J'ai dit que tu en mangeais.
L'exception, c'est qu'on peut garder le présent quand la chose est toujours vraie au moment où le narrateur la rapporte :
J'ai dit que tu en manges. (Tu en mangeais, tu en manges, tu en mangeras -- c'est votre plat préféré.)
Tout cela peut être acceptable dans une phrase affirmative, mais je le trouve bizarre au négatif. Même si on pouvait dire «
je savais que tu en manges », il me paraîtrait bizarre de dire dans une seule phrase que je ne le savais pas, donc pour moi ce n'était pas vrai, et que cela m'est aussi vrai maintenant qu'à cette époque-là. Mais l'hypothèse irréelle implique sa contraire :
(Je ne savais pas que tu en mangeais, mais)
si j'avais su que tu en mangeais, …
Secundo,
si j'avais su, c'est une hypothèse iréelle du passé. La décision que j'ai prise a été détérminée par les circonstances que je savais à ce moment-là. Que tu en manges aujourd'hui, où que tu changes plus tard d'avis et de régime, n'importe.
Si j'avais su que tu en mangeais, je t'en aurais acheté.
(Comme j'ignorais que tu en mangeais, je ne ferais rien pour toi, et je n'ai rien fait.)
Bonjour,
j'ai utilisé la construction suivante dans un mail, mais elle me semble un peu lourde (et ressortir du langage familier ?) :
l'idéal serait que je n'aie plus qu'à récupérer le document
D'autre part, ma transposition au passé de cette même phrase :
l'idéal eût été que je n'eusse plus qu'à récupérer le document
est-elle correcte ?
Je vous remercie d'avance !
Bonjour.
L'idéal serait que je n'aie plus qu'à récupérer le document.
Le Robert note certes "L'idéal (, ce) serait…" comme familier, mais pas comme incorrect.
Pour ta transposition au passé de cette tournure familière, l'imparfait et le plus-que-parfait du subjonctif me semblent bien trop solennels.
Dans un registre courant, le passé du conditionnel et le subjonctif présent sont tout à fait admis et suffiront largement :
L'idéal aurait été que je n'aie plus qu'à récupérer le document.
On peut aussi dire:
Vous seriez les premiers à savoir faire ça.
Je suppose que ta réponse concerne le message de Clarem, qui date du 19 avril.
Vous seriez bien les premiers qui (savoir) faire ça
Exact.
Dire :
Vous seriez les premiers à savoir faire ça. ça évite bien sûr les soucis de concordance…
Oui,
Quand dans une longue phrase parlée, je sens que je risque de m'embrouiller, j'utilise une subordonnée infinitive!
H
Ce n'est pas une subordonnée infinitive, puisque dans "à savoir faire ça", il n'y a pas de sujet.
C'est un groupe infinitif prépositionnel, complément du pronom numéral ordinal "premiers".
bonjour,
J'espère poser la question au bon endroit…
Pourquoi ne puis-je pas dire "si j'avais su que tu en manges, j'en aurais préparé ….."
Pour moi le fait que "tu en manges" est au présent et ne devrait pas être employé à l'imparfait ;
il semble que la concordance implique pourtant son emploi, mais cela me perturbe.
Qui peut m'expliquer le pourquoi du comment ?
Merci
Non, ce n'est pas le bon sujet. Ta question ne concerne pas les relations entre une proposition introduite par si et sa principale, puisqu'ici c'est la proposition introduite pas si qui est principale vis à vis de celle qui te pose problème. Le concordance st la même sans ce si : Je ne savais pas que tu en mangeais.
Et pourquoi poser deux fois la même question ? Mieux vaut demander des compléments aux explications qui t'ont été données sur le même fil.
Bonjour Anne
Désolé mais je ne retrouvais pas la question que j'avais posée Samedi, malgré une recherche.
J'ai déduit qu'elle n'était pas passée (n'ayant pas eu d'avis de réponse dans ma boite email) et je l'ai reposée.
Oups….
Pire que colin-maillard : Un modérateur vien de déplacer ton nouveau message vers l'ancien !
Surtout que j'ai eu beau essayé de retrouver ma propre question (via le moteur de recherche) et que je ne l'ai jamais retrouvée.
Tout ceci reste mystérieux pour moi…en droite ligne des subtilités de la concordance
mon souci est qu'en toute logique, j'écris :
"si j'avais su que tu le prennes, je l'aurais rangé" , je supposais l'emploi du subjonctif correct (hypothèse) d'où ma construction …que tu en manges. J'en déduis que "tu le prennes" est faux et que le conditionnel, ici, s'impose (à la différence de ma phrase de base).
JE suis désolé mais je nage en plein brouillard. Reoups en + je fais des fautes , ayez pitité et lisez "j'ai eu beau essayer"….
Merci Jehan ! 🙂
Et dans : "Je suis persuadé que tu réussiras" ; la principale est "Tu réussiras" et la secondaire "Je suis persuadé que" (car cette phrase seule ne peut exister) ? En fait c'est parfois pas évident de distinguer la principale de la secondaire et arriver à caser la conjonction ("que" ou autre).
"Je suis persuadé que tu réussiras"
La conjonction de subordination (ici, que) ne se trouve jamais à la fin de la proposition subordonnée, mais toujours au début !
Non, la principale est "Je suis persuadé"
La subordonnée complétive est "que tu réussiras", introduite par la conjonction de subordination que.
Cette complétive est complément du participe passé employé comme adjectif "persuadé" ( = sûr)
Dans cette phrase, la proposition principale, c'est Je suis persuadé, et la subordonnée, c'est que tu réussiras.
Oui, c'est ce que je viens d'expliquer à Simon UA… 🙂
Merci Jehan, l'explication m'aide vraiment ! 🙂
Par exemple alors : "Je doute qu'elle puisse refaire son retard." on aurait en principale : "Je doute" et en secondaire "qu'elle puisse refaire son retard."