Concordance des temps
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À peine sorti 1 h et impossible de modifier ses messages.
Cyril, ça serait super si tu rallongeais un peu le temps d'ouverture permettant la modification de ses messages.
@ Jehan, pourrais-tu modifier le N° 419 :
c'est bien d'un passé composé
EDIT : le lien que tu as donné quant au choix de l'auxiliaire est très explicite, bien que laissant encore le droit à l'appréciation de l'auteur.
L'auxiliaire est avoir ou être, souvent de façon indifférente. Une nette amélioration de nos conditions de vie a résulté ou est résultée de ces négociations.
Larousse:
Résulter peut se conjuguer avec avoir ou être, mais les deux constructions expriment des nuances de sens différentes. Avoir marque l'action (révolue) : il en a résulté de nombreux problèmes, tous résolus aujourd'hui. Être marque un état (qui se prolonge généralement dans le présent) : il en est résulté une série de difficultés qui commencent à peine à se résoudre.https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/r%C3%A9sulter/68787Il me semble donc bien que je doive écrire: "Il en est résulté une paralysie générale."
On trouve d'ailleurs dans le Hanse:
Résulter, v. intr. Auxiliaire être, généralement, dans tous les cas (mais on trouve encore parfois avoir pour l'action en train de s'accomplir).
Avec l'auxiliaire être, on met l'accent sur la situation découlant de cette action.
https://www.etudes-litteraires.com/forum/d/27704-verbe-descendre-auxiliaire-etre-ou-avoir.html
je m’excuse de revenir une dernière fois sur ce texte (et ne vous remercierai jamais assez pour vos réponses), mais j’aimerais savoir si une version est préférable à l’autre. Dans la première version, je commence avec le présent (Une nuit, Nasreddine est au plus mal), puis narre au passé composé les événements qui ont précédé, pour revenir au présent.
Dans la version 2, je ne repasse au présent qu’au petit matin.
En fait, il y a quelque chose qui m’échappe, que je ne maîtrise pas vraiment. Que conditionne au juste le présent de la première phrase ? Est-ce que les deux versions sont acceptables et correctes ? L’une est-elle préférable à l’autre ?
Version 1 :
Faites venir le laveur de morts !
(Une nuit aux urgences)
Une nuit, Nasreddine est au plus mal. Cela a commencé par des douleurs dans la poitrine, des difficultés respiratoires, puis cela s’est étendu à la tête. La fièvre est montée très rapidement pour bientôt dépasser les 40°. Il en est résulté une paralysie générale.
Khadidja a aussitôt appelé un médecin de nuit, et peu après, les pompiers l’ont transporté jusqu’à l’hôpital le plus proche, pour le déposer aux urgences. Il était minuit passé.
Les urgences étaient bondées et Khadidja n’a pas été autorisée à l’accompagner dans la salle d’attente où il a été placé.
Vers quatre heures du matin, Nasreddine se plaint de douleurs horribles dans la tête. On lui donne un calmant, mais il ne lui fait aucun effet.
Bientôt, sept heures sonnent, et Nasreddine n’a encore vu aucun médecin. Il se met alors à crier :
— Qu’on appelle le laveur de morts ! Qu’on appelle le laveur de morts !…
Un interne s’approche du lit où il est étendu.
— Mais, Nasreddine, tu n’es pas encore mort ! lui dit-il.
— Qu’à cela ne tienne ! Faites-le venir quand même et qu’il commence à me laver, car, au train où vont les choses, je suis sûr que je serai mort avant que mon tour n’arrive !
Version 2 :
Une nuit, Nasreddine est au plus mal. Cela a commencé par des douleurs dans la poitrine, des difficultés respiratoires, puis cela s’est étendu à la tête. La fièvre est montée très rapidement pour bientôt dépasser les 40°. Il en est résulté une paralysie générale.
Khadidja a aussitôt appelé un médecin de nuit, et peu après, les pompiers l’ont transporté jusqu’à l’hôpital le plus proche, pour le déposer aux urgences. Il était minuit passé.
Les urgences étaient bondées et Khadidja n’a pas été autorisée à l’accompagner dans la salle d’attente où il a été placé.
Vers quatre heures du matin, à force de dire qu’il avait des douleurs horribles dans la tête, Nasreddine a obtenu qu’on lui donne un calmant. Mais ce dernier ne lui a fait aucun effet.
Sept heures ont sonné et Nasreddine n’a toujours pas vu le médecin. Il se met alors à crier :
— Qu’on appelle le laveur de morts ! Qu’on appelle le laveur de morts !
Un interne s’approche du lit où il est étendu.
— Mais, Nasreddine, tu n’es pas encore mort ! lui dit-il.
— Qu’à cela ne tienne ! Faites-le venir quand même ! Qu’il commence à me laver ! Je sens bien que je serai mort avant que mon tour n’arrive !
Ex : je m'arrête au feu rouge (j'ai pris la voiture ce matin).
Il a pris la voiture avant de s'arrêter au feu rouge, c'est parce qu'il a pris la voiture qu'il s'arrête au feu rouge.
Si vous racontez tout au passé, il faut parfois jouer avec le plus-que-parfait pour parler d'une action antérieure :
Il s'est arrêté au feu rouge (il avait pris la voiture ce matin-là).
Mais dans un récit au passé, on peut embrayer tout d'un coup sur le présent de narration, afin de rendre la scène plus vivante, cela produit un effet de style. Le tout c'est de ne pas tout mélanger en permanence et n'importe comment, sinon ce n'est plus du style, c'est de la bouillie… 😀
Depuis peu je sais que dans un tel cas il vaudrait mieux dire paralysie généralisée. La "paralysie générale" est en effet la dénomination d'une affection bien précise, une des phases terminales possibles de la maladie appelée syphilis… Et qui n'a rien à voir avec la paralysie au sens habituel du terme !
Bonjour,Je voudrais savoir si dans la phrase ci-dessous, on peut écrire « une visite fut organisée où de nombreux notables étaient conviés », ou s’il faut obligatoirement mettre le passé simple. Et, si les deux sont possibles, y a-t-il une nuance au niveau du sens ?En vous remerciant par avance, Dans la petite ville où habitait M. Schneider, de grands bâtiments destinés à un élevage avicole venaient d’être construits. Le maire, à l’origine du projet, était très fier d’avoir créé une dizaine d’emplois. Peu après sa mise en route, une visite fut organisée où de nombreux notables étaient conviés. M. Schneider était du lot.Peu après sa mise en route, une visite fut organisée où de nombreux notables furent conviés. M. Schneider était du lot.
Excusez-moi, il faut bien sûr lire "ci-dessous" dans mon message. J’ai l’impression qu’on ne peut plus prévisualiser ses messages avant de les envoyer.
Merci, j’ai ainsi pu corriger.
Non, mais vous pouvez les modifier : https://www.etudes-litteraires.com/p/3-aide
Aucune réponse ?
Selon moi, étaient conviés décrit la situation, et souligne un état, la qualité d’ invités de ces notables.Tandis que furent conviés est plus narratif et souligne surtout l’action dont ces notables ont fait l’objet.
Merci beaucoup pour votre réponse. Vous dites que l’imparfait souligne un état, la qualité d’invités de ces notables. Je pense qu’intuitivement c’est la raison pour laquelle je préfère l’imparfait, alors que le passé simple souligne surtout l’action dont ces notables ont fait l’objet. Mais j’avais un doute sur l’emploi de l’imparfait.
Bonjour,J’ai rédigé le paragraphe ci-dessous :"Ce livre présentait l’électricité comme un déplacement de particules chargées, par exemple des électrons se repoussant les uns les autres vers l’extrémité d’un fil de cuivre. Si les particules de même signe se repoussaient, et celles de signes opposés s’attiraient, c’était, selon lui, une manifestation de l’interaction électromagnétique, l’une des quatre interactions fondamentales de la nature, – les trois autres étant la gravité, l’interaction nucléaire forte et la faible –, qui à elles seules expliquaient tous les phénomènes physiques de l’Univers."Ce paragraphe appartient à un roman. Le narrateur nous décrit le contenu d’un livre qu’il est en train de lire.J’aimerais mettre les verbes en gras au présent. Je crois qu’on appelle cela le présent atemporel. L’interaction électromagnétique, en effet, provoque l’attirance ou la répulsion des particules indépendamment de mon récit.Cela donnerait : Si les particules de même signe se repoussent, et celles de signes opposés s’attirent, c’était, selon lui [le livre], une…Je suis choqué par cette construction. Je pense que c’est à cause du "c’était selon lui" qui retire leur caractère universel à ces principes physiques. Ils deviennent les principes posés par le livre et donc doivent suivre le temps de mon récit.Ai-je raison ?Merci d’avance de vos conseils éclairés.Colin
Bonsoir,
Le présent de vérité générale est tout à fait acceptable dans cet énoncé.
Merci beaucoup pour cette réponse Jean-Luc.
Bonne journée,
Colin