Bonjour,
J'ai sauté sur l'occasion, en apprenant la sortie des sujets de Pondichéry, pour m'essayer au commentaire proposé aux séries générales… Avant tout, le texte.
Voici donc mon travail. Je n'ai volontairement pas rédigé, par manque de temps - mais ce n'est pas l'envie qui manque 😉 !
* PROBLEMATIQUE :En quoi ce passage est-il le récit d’une naissance ?
I- Personnage qui entre dans l’introspection : il domine et contemple les champs de sa vie :
a) Une attitude symbolique ;
b) Corrélation entre paysage extérieur et paysage intérieur ;
c) Une scène de rupture : en contemplant la terre, il réalise sa métamorphose.
II- Une terre sacrée, comme allégorie de la vie : elle porte en son sein la Vie :
a) Vitalité de la scène ;
b) Terre qui germe (= parturition) : elle est la finalité de sa vie ;
c) Symbole d’une renaissance : la Vie reprend ses droits.
III- La Germination de l’homme :
a) Lyrisme de la scène ;
b) Le bonheur d’avoir engendré l’envahit ;
c) Il est le fruit d’une lente parturition : il a pu donner son adhésion à la vie.
Il est très rare que je parvienne à construire un plan de commentaire en 3 axes ! En fait, c'est la première fois :roll:, donc je suis déjà satisfait sur un point - négligeable, j'en conviens… J'aimerais particulièrement savoir ce que vous pensez de la répartition, de l'ordre du traitement, et de l'interprétation globale que je présente par rapport à ce texte… Cette lente parturition, cette naissance, sont sans doute farfelues !
Merci pour votre attention et bonne rentrée pour la zone A !
Zadek
J'ai sauté sur l'occasion, en apprenant la sortie des sujets de Pondichéry, pour m'essayer au commentaire proposé aux séries générales… Avant tout, le texte.
Texte C -Jean Giono (1895-1970), Regain, deuxième partie (1930).
[Le village abandonné et son dernier habitant sont presque revenus à l'état sauvage; mais Panturle, en fondant une famille avec sa compagne qui attend un enfant et en reprenant son activité d'agriculteur, va faire renaître le bonheur et la civilisation paysanne.]
Maintenant Panturle est seul.
Il a dit:
– Fille, soigne-toi bien, va doucement; j'irai te chercher l'eau, le soir, maintenant. On a bien du contentement ensemble. Ne gâtons pas le fruit.
Puis il a commencé à faire ses grands pas de montagnard.
Il marche.
Il est tout embaumé de sa joie.
Il a des chansons qui sont là, entassées dans sa gorge à presser ses dents. Et il serre les lèvres.
C'est une joie dont il veut mâcher toute l'odeur et saliver longtemps le jus comme un mouton qui mange la saladelle du soir sur les collines. Il va, comme ça, jusqu'au moment où le beau silence s'est épaissi en lui et autour de lui comme un pré.
Il est devant ses champs. Il s'est arrêté devant eux. Il se baisse. Il prend une poignée de cette terre grasse, pleine d'air et qui porte la graine. C'est une terre de 15 beaucoup de bonne volonté.
Il en tâte, entre ses doigts, toute la bonne volonté.
Alors, tout d'un coup, là, debout, il a appris la grande victoire.
Il lui a passé devant les yeux, l'image de la terre ancienne, renfrognée et poilue avec ses aigres genêts et ses herbes en couteau. Il a connu d'un coup, cette lande terrible qu'il était, lui, large ouvert au grand vent enragé, à toutes ces choses qu'on ne peut pas combattre sans l'aide de la vie.
Il est debout devant ses champs. Il a ses grands pantalons de velours brun, à côtes; il semble vêtu avec un morceau de ses labours. Les bras le long du corps, il 25 ne bouge pas. Il a gagné: c'est fini.
Il est solidement enfoncé dans la terre comme une colonne.
Voici donc mon travail. Je n'ai volontairement pas rédigé, par manque de temps - mais ce n'est pas l'envie qui manque 😉 !
* PROBLEMATIQUE :En quoi ce passage est-il le récit d’une naissance ?
I- Personnage qui entre dans l’introspection : il domine et contemple les champs de sa vie :
a) Une attitude symbolique ;
b) Corrélation entre paysage extérieur et paysage intérieur ;
c) Une scène de rupture : en contemplant la terre, il réalise sa métamorphose.
II- Une terre sacrée, comme allégorie de la vie : elle porte en son sein la Vie :
a) Vitalité de la scène ;
b) Terre qui germe (= parturition) : elle est la finalité de sa vie ;
c) Symbole d’une renaissance : la Vie reprend ses droits.
III- La Germination de l’homme :
a) Lyrisme de la scène ;
b) Le bonheur d’avoir engendré l’envahit ;
c) Il est le fruit d’une lente parturition : il a pu donner son adhésion à la vie.
Il est très rare que je parvienne à construire un plan de commentaire en 3 axes ! En fait, c'est la première fois :roll:, donc je suis déjà satisfait sur un point - négligeable, j'en conviens… J'aimerais particulièrement savoir ce que vous pensez de la répartition, de l'ordre du traitement, et de l'interprétation globale que je présente par rapport à ce texte… Cette lente parturition, cette naissance, sont sans doute farfelues !
Merci pour votre attention et bonne rentrée pour la zone A !
Zadek



