Faites-le vous-même(s)

Langue française

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Dans la phrase
faites-le vous-même, faut-il mettre un s quand il est question de la formule de politesse et que l'on ne s'adresse qu'à une seule personne?
Oui
Merci, mais c'est curieux, car le correcteur ne me souligne pas en rouge "vous-même", ce qui n'est pas le cas pour "eux-mêmes" qu'il ne reconnaît qu'avec le s.
Bonsoir, Yéochoua.

Putakli se trompe.
Si l'on s'adresse à une seule personne,
on écrit bien sans S :
"Faites-le vous-même."
Je parlais du verbe faire !!!!!
Le titre du message, avec le s entre parenthèses, montrait bien que la question portait sur l'orthographe de vous-même(s) et non pas sur celle de "Faites".
C'est donc aussi une faute fréquente de mettre au pluriel l'adjectif qui suit un nous dit de modestie.

Un critique parle : "Nous sommes sûrs que le public fera bon accueil à cet ouvrage." Il aurait sans doute fallu sûr, nous sommes sûr ?
Bonsoir, Zorah.

Oui, tout à fait.
L'adjectif attribut d'un "nous" de modestie doit logiquement rester au singulier.
C'est curieux, il me semblait que le "nous" employé au singulier servait à se donner de l'importance, et que les rois l'employaient.
Il y a deux "nous" singuliers: celui de majesté, les rois, et celui de modestie, les thésards !
Oui
C'est le même: il signifie que le propos n'a pas une valeur strictement personnelle.
Putakli a écrit :C'est le même: il signifie que le propos n'a pas une valeur strictement personnelle.
Si c'était vrai, pourquoi les avoir inventés ? Il suffisait d'utiliser un véritable pluriel.
Je suppose que c'est plutôt un usage qu'une invention. C'est bien commode de passer de "je" à "nous" pour indiquer qu'on n'est pas en train de présenter le point de vue particulier du locuteur, mais d'affirmer une vérité de portée générale qui englobe son interlocuteur ou ses interlocuteurs.
Il n'y a pas une grande différence entre la théorie du bon plaisir et celle du vote. Dans le langage du temps, les conseillers opinent, puis le roi dit son bon plaisir, comme dans le langage d'aujourd'hui, les gens votent pour qu'il se dégage une majorité, puis se rangent à l'avis de la majorité. Il y a toujours deux temps, un temps où c'est le "je" qui parle, et un deuxième temps où le "nous" efface la parole du "je" qui se range.
C'est d'ailleurs souvent la règle que suivent spontanément les adultes quand ils s'adressent à un enfant qui entend très bien la différence: "Et maintenant il est l'heure de nous coucher."
Bonsoir,

Personnellement, cela heurte ma logique d'utiliser vous ou nous pour un seul, aussi haut placé soit-il.

Cela me fait penser au yourself/yourselves c'était tout de même plus logique avec thyself/yourselves non ?

Et vous citoyens ? =)
Putkali, effectivement si vous regroupez tous les cas ou "nous" est employé à la place d'un autre pronom, il n'y a plus qu'une catégorie. Mais le sens est complètement différent dans les divers cas, en particulier entre le nous de majesté, autoritaire ou emphatique, et le nous de modestie… Sinon, pourquoi les dictionnaires s'étendraient-ils sur le sujet.
Je ne sais pas si les dictionnaires "s'étendent". Je ne serais pas surpris qu'ils veuillent faire la distinction entre un "nous" de majesté et un "nous" de modestie, parce que cela illustrerait le proverbe de la paille et de la poutre.
Mais c'est justement quand ce proverbe n'a plus de prise que le "nous" régit le verbe.
C'est au moment où le participant se considère comme contributeur que le nous régit la situation.
C'est pourquoi je pense qu'un thésard écrit "nous" parce qu'il s'érige en roi. C'est pourquoi aussi, que j'aime tant le thèses. Surtout les thèses dites "d'ancien régime", quand une personne, après 5, 10, ou 20 ans de travail, produisait le fruit de son travail.
C'est pourquoi aussi, pendant quelques années, j'avais consacré mon temps, pour ceux qui le voulaient, à transformer les thèses couronnées en livres lisibles par la public.
Ainsi, le "nous" de majesté, et le "nous", dit de modestie, peuvent se confondre dans le triomphe de la vérité nue.
Je ne savais pas qu'un roi se posait en contributeur.
Et pourquoi l'emploi de "nous" relèverait-il pour un auteur d'une identification à un roi ?

J'aime mieux la succincte analyse du pertinent et impertinent grammairien Wilmet : "Le "nous de modestie", le "nous de majesté" démultiplient artificieusement l'énonciateur pour fondre sa voix dans un chœur ou au contraire l'amplifier aux dimensions d'un chœur."
Celui qui ne sait pas qu'un roi chrétien se posait en serviteur de Dieu a de graves lacunes dans son instruction.
Je crains qu'il n'y ait méprise sur le terme "contributeur" 😉 !
Évitez de sortir de vos gonds comme vous le faites, c'est désagréable