Vos citations

Littérature

123 réponses · Page 2 / 7

J'aime celles de Boileau, malheureusement, on m'a devancé 😜

Sinon, en ce moment, j'aime celle ci (qui est bien pale apres les sublimes que vous avez cité) : "La noirceur porte plus d'un masque. Aucun n'est plus dangereux que le masque de la Vertue" Source: Sleppy Hollow aparament (tres littéraire dites donc) mais je pense qu'elle vient d'ailleur, si quelqu'un sait…. J'aime bien cette citation spécialement car, étant plongé dans les liaisons dangereuse, elle s'adapte parfaitement à la Marquise de Merteuille: Elle est d'un noir d'encre mais joue la vertueuse devant beaucoup….
Merci beaucoup, Zadek, c'est plus clair, et en plus, je la trouve très belle cette traduction !
Muriel a écrit :Bonsoir,

À tout hasard, je rappelle que le forum est de langue française… =D

Muriel
Muriel, je vous adore ! 🙂

Merci, Izazie, Terry Pratchett est un auteur que je connais trop peu !

Dianceth
Je continue dans l'originalité :

Andromaque, Racine

"Puisqu'après tant d'efforts
ma résistance est vaine,
je me livre en aveugle
au Destin qui m'entraine."

Ou une autre de Hugo, Préface de Les Contemplations (d'ailleurs doit on dire "des Contemplations" ou "de les" ?)

"Hélas ! Quand je vous parle de moi, je vous parle de vous. Comment ne le sentez vous pas ? Ah ! insensé, qui crois que je ne suis pas toi."
Une autre que j'ai trouvée magnifique bien qu'elle soit assez simpliste
"Et mille fois bonne nuit !"
Romeo et Juliette, Shakespeare
Une citation assez drôle de Berlioz : "Cette religion charmante, depuis qu'elle ne brûle plus personne…"
76man a écrit :"Cette religion charmante, depuis qu'elle ne brûle plus personne…"
Je la note !

Je suis assez absorbée par des vers de Dante en ce moment, bien que traduits car je ne sais pas un mot d'italien:

Sur tout le sable en chute lente,
Pleuvaient de grands flocons de feu,
Comme neige sur l'alpe un jour sans vent
De ma lecture de Lorenzaccio j'ai sélectionné :

"Ton médecin est dans ma gaine ; laisse moi te guérir."

"La liberté est mûre ; venez vieux jardinier de Florence, voir sortir de terre la plante que vous aimez.

"je suis rongé d'une tristesse auprès de laquelle la nuit la plus sombre est une lumière éblouissante"

"Non, je ne rougis point ; les masques de plâtre n'ont point de rougeur au service de la honte"

Voilà !
J'acheve l'education sentimentale, sublime.
Une petite citation:
"Et elle poussait comme un soupir d'exilé qui revoit sa patrie"
Une dont je j'ignore l'auteur :

"Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux."
"On ne se méfie jamais assez des mots" L-F Céline
"Ne sachant m'avouer vaincu
Ni plier sous la déférence
Si je me courbe en révérence
C'est pour mieux vous montrer mon…"

De cape et de Crocs

"Dans un monde en noir et blanc seules les étoiles sont en couleurs." : citation extraite d'un film expérimental dont je ne connais pas l'auteur.
Encore Berlioz :

"Mais les plus cruels ennemis du génie sont ces tristes habitants du temple de la Routine, prêtres fanatiques, qui sacrifieraient à leur stupide déesse les plus sublimes idées neuves, s'il leur était donné d'en avoir jamais; ces jeunes théoriciens de quatre-vingts ans, vivant au milieu d'un océan de préjugés et persuadés que le monde finit avec les rivages de leur île; ces vieux libertins de tout âge, qui ordonnent à la musique de les caresser, de les divertir, n'admettant point que la chaste muse puisse avoir une plus noble mission; et surtout ces profanateurs qui osent porter la main sur les ouvrages originaux, leur font subir d'horribles mutilations qu'ils appellent corrections et perfectionnements, pour lesquels, disent-ils, il faut beaucoup de goût. Malédiction sur eux! Ils font à l'art un ridicule outrage! Tels sont ces vulgaires oiseaux qui peuplent nos jardins publics, se perchent avec arrogance sur les plus belles statues, et, quand ils ont sali le front de Jupiter, le bras d'Hercule ou le sein de Vénus, se pavanent fiers et satisfaits, comme s'ils venaient de pondre un œuf d'or."

"N'est-ce pas la ruine, l'entière destruction, la fin totale de l'art?… Et ne devons-nous pas, nous tous épris de sa gloire et jaloux des droits imprescriptibles de l'esprit humain, quand nous voyons leur porter atteinte, dénoncer le coupable, le poursuivre et lui crier de toute la force de notre courroux : "Ton crime est ridicule; Despair!! Ta stupidité est criminelle; Die!! Sois bafoué, sois conspué, sois maudit! Despair and die!! Désespère et meurs!"
Elric a écrit :"Dans un monde en noir et blanc seules les étoiles sont en couleurs." : citation extraite d'un film expérimental dont je ne connais pas l'auteur.
Elric,ce court-métrage ne serait pas "J'ai vomi dans mes cornflakes" de P.Servais?
Oui =D
Tout juste, au passage merci d'avoir mis le lien car ayant oublié le titre et ne possédant que la citation en mémoire je n'ai pas pu trouver l'auteur.

J'ai d'ailleurs beaucoup aimé ce court métrage, certe un peu pessimiste mais parfois si vrai…
C'est pas du tout original mais bon '
"Présente je vous fuis, absente je vous trouve"
"Si je la haïssais, je ne la fuirais pas"
(Phèdre, Racine)
"J'ai cueilli ce brin de bruyère
L'automne est morte souviens-t'en
Nous ne nous verrons plus sur terre
Odeur du temps brin de bruyère
Et souviens-toi que je t'attends"

(Apollinaire, "Alcools")
voila une que j'adore

On dit qu'il faut couler les exécrables choses
Dans le puis de l'oubli et au sépulchre encloses,
Et que par les écrits le mal ressuscité
Infectera les moeurs de la postérité
Mais le vice n'a point pour mère la science
Et la vertu n'est pas fille de l'ignorance.

Théodore agrippa d'Aubigné
les tragiques livre 2
Tiens Izazie,que tu cites Apollinaire me donne des idées!

"Et que j'aime ô saison que j'aime tes rumeurs
Les fruits tombant sans qu'on les cueille
Le vent et la forêt qui pleurent
Toutes leurs larmes en automne feuille à feuille
Les feuilles
Qu'on foule
Un train
Qui roule
La vie
S'écoule"

Apollinaire, Alcools

Voici une longue citation d'un poème que j'apprécie particulièrement. Même si tout ça est bien lyrique,l'automne ne sert pas la cause du romantisme ici…sans fioritures. Agréable!
Izazie a écrit :"J'ai cueilli ce brin de bruyère
L'automne est morte souviens-t'en
Nous ne nous verrons plus sur terre
Odeur du temps brin de bruyère
Et souviens-toi que je t'attends"

(Apollinaire, "Alcools")
Très bon choix 😉 Ce poème est sublime.
Si on cite Baudelaire :
"L'orage rajeunit les fleurs."
"Dieu est le seul être qui n'a pas besoin d'exister pour régner."
"Adieu vive clartée de nos étés trop court, bientôt nous plongerons dans les froides ténèbres"

Et puis je citerais aussi Sartre :
"L'enfant, ce monstre que les parents créent avec leurs regrets."
"L'Enfer c'est les autres."