Réorientation en histoire de l’art après une année d’histoire

La filière littéraire

8 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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J'ai 18 ans, je suis en 1ère année de faculté d'histoire à Bordeaux3

Je n'ai même pas de mot pour qualifier la crotte dans laquelle je suis.
Ma fac est bloquée depuis 2 mois, prise d'otage par des étudiants qui vivent dans un monde utopiste et qui plus est impose leurs directives en refusant un vote électronique….

Tout cela pour dire que je souhaiterais me réorienter si mon année est validée d'histoire ( ce dont je doute fort…) pour intégrer certainement la section histoire de l'art( je voulais devenir prof, je ne peux faire un master pour m'occuper d'enfants, ridicule vraiment !!!je laisse tomber l'enseignement et me dirige vers ma deuxième passion: l'art et le patrimoine) …

Je voudrais savoir si l'insertion professionelle dans le patrimoine par la section histoire de l'art est accessible à un étudiant sérieux? quels types d'emplois à la clé après cette licence?.Ou bien faut-il carément partir de la fac littéraire car à la sortie seul le chômage et la précarité nous attends( d'après des témoignages d'amis sortant de fac histoire car d'après eux les boulots sont offerts à ceux sortant de prépas litté, j'ai une amie qui a trouvé un boulot dans une mairie avec une licence d'histoire, elle passe ses journées à faire des photocopies….-_-).



Jsuis inquiète….


Bisous et mci d'avance 😉
Une formation générale ne conduit pas directement à un emploi. Alors d'abord, pourquoi ? Pourquoi l'histoire ? Pourquoi l'histoire de l'art ?

Il faut d'abord se connaître soi-même.
1 - On est artiste, ou on ne l'est pas.
2 - Si on se définit comme artiste, est-ce par sa sensibilité ou par une exigence créatrice ?

Ce n'est pas facile de répondre à ces deux questions sans se tromper, mais c'est ce qui définira en fin de compte son positionnement dans la société.
Bonjour,

Je souhaite moi aussi me réorienter dans une filière plutôt artistique : une licence de lettres modernes parcours lettres et arts (avec de l'histoire de l'art).

Sortant d'une 1ère année de droit assez décevante, j'ai d'abord envisagé l'école des Beaux-arts, puis me rendant à la réalité (et cédant un peu sous la pression familiale), chosit une filière plus générale et porteuse de débouchés si on veut s'en donner les moyens (enseignements, journalisme, concours de la fonction publique et du patrimoine, édition…).

Bref, tout ça pour dire que la question des études "artistiques" ne se résume pas qu'à un choix on est artiste ou on l'est pas mais plutôt à une adaptation à la réalité, à des perspectives professionnelles…toujours en respectant ses goûts. Rien n'empêche une pratique à côté…
Vous avez tout à fait le droit de ne pas être de mon avis, mais pas de le corriger.
Je suis en désaccord total avec votre dernière phrase.
Il n'exite pas de "plutôt artistique". On est artiste ou on ne l'est pas.
On peut cependant travailler dans un domaine artistique sans être artiste soi-même…
Les étudiants en histoire de l'art ne sont pas des artistes, tout comme les étudiants en lettres ne sont pas (forcément) des écrivains.
Il est possible d'étudier l'histoire de l'art pour travailler dans le secteur de la culture et du patrimoine, mais il faut savoir que les débouchés sont très peu nombreux.
Il faut également savoir que de nombreux recruteurs privilégient les étudiants en école de commerce pour les postes qui relèvent du management de la culture (que ce soit dans le milieu de l'art ou de l'édition). Et pour passer les concours administratifs, comme celui d'attaché territorial, les étudiants en lettres ou histoire de l'art ne sont pas forcément les plus avantagés, car il faut avoir des notions en droit.
D'une manière générale, les études d'histoire et de lettres mènent essentiellement à l'enseignement, même s'il est toujours possible de passer des concours par la suite, ou de suivre une autre formation (école de journalisme, IEP, master pro). Les études d'histoire de l'art permettent effectivement d'accéder aux métiers de la culture, mais les places sont très chères.
Putakli a écrit :Vous avez tout à fait le droit de ne pas être de mon avis, mais pas de le corriger.
Je suis en désaccord total avec votre dernière phrase.
Il n'exite pas de "plutôt artistique". On est artiste ou on ne l'est pas.
Oh, mince quoi! Faut arrêter d'être sectaire! C'est pas parce qu'on ne semble pas avoir eu "l'illumination" qu'on doit être banni du monde de l'art…'fin bon je crois que faut laisser tomber, c'est à cause de débats stériles avec des gens obtus et élitistes que le domaine de l'art et la littérature souffre d'une image "prise de tête"

Sinon Alma a totalement raison. Mais sinon y a l'Ecole du Louvre dont j'ai entendu du bien… mais bon c'est clair qu'une école de commerce marche bien dans tous les cas donc si on veut parler en terme d'adaptation à la réalité du travail, autant tenter la fillière commerce
Putakli a écrit :Une formation générale ne conduit pas directement à un emploi. Alors 1 - On est artiste, ou on ne l'est pas.
Heureusement que les choses ne sont pas aussi simples !
Je ne cherche pas à convaincre, mais à informer.
Il me semble utile de prévenir les gens et surtout les jeunes qu'il y a des critères d'embauche, qu'ils n'approuvent peut-être pas, mais qui existent, afin qu'ils le sachent.
Il est rare qu'on le leur dise en face. C'est pourquoi je le fais afin qu'ils ne se fassent pas d'illusions, et il m'est complètement égal d'être traité de "sectaire", ou même pîre, car je n'ai absolument aucun amour propre. Mais cela me désole de voir des gens de bonne volonté buter sur un mur sans le savoir.
C'est vrai dans un sens comme dans l'autre, et je ne parle que d'expérience:
1 - Dans un premier temps, il y a un demi-siècle, j'avais postulé au concours de l'ENA, et comme je pensais être prêt, j'étais étonné d'une mauvaise note à gros coefficient et avais demandé audience au Président du jury qui m'avait dit que ma copie était bonne, mais que l'état français n'avait pas besoin de gens comme moi.
2 - Dans un deuxième temps, étant devenu "conseil d'entreprise", je ne pouvais pas refuser (bien que çà ne me plaise pas) de participer à l'embauche. Le plus souvent, il y avait 500 candidats pour un seul poste. Je choisissais des gens qui auraient, certainement, été refusés ailleurs.
Voilà pourquoi je dis qu'il est bon se savoir si on est artiste ou pas, afin de ne pas perdre son temps à postuler pour une activité où on ne serait pas à sa place.