Baudelaire, Une Charogne

Entraide scolaire

59 réponses · Page 3 / 3

Tout d'abord merci de votre réponse.
J'ai bien compris la discordance dans mon plan mais j'ai du mal à en effectuer un sur ce que vous me proposez.

Que me conseillez vous comme plan ? car je n'ai que la seconde partie le II et il me manque des idées de ce fait
Avant de faire un plan, personnellement, je fais toujours une étude détaillée du texte,
Je m’attache à tout, au quoi au comment et au pourquoi, au ton, à la composition, aux champs lexicaux, aux images et autres figures de style …sans jamais séparer le fond de la forme.
Ensuite seulement, je fais des regroupements de remarques, qui me conduisent à organiser mon commentaire.
Mais sans une explication du détail préalable, je ne saurais te donner un plan de commentaire.
Ou plutôt je pourrais t’en donner un, mais ce ne serait qu’un squelette vide si toi-même tu ne t’es pas approprié le texte.
Ce travail est pour moi un travail de longue haleine, que je n’ai pas le temps de faire tout de suite.
(Et ce que je mets au premier plan, je tiens à le préciser, c’est le texte et rien que le texte. Celui-là est particulièrement riche.)
Laoshi t'a fait d'excellentes remarques. Il faut toujours garder l'essence du texte au cœur de son analyse.
C'est le texte qui justifie la problématique et non l'inverse. Il ne faut pas le tordre pour l'y faire répondre.
Attention à ne pas divaguer en cherchant des motifs qui ne se prêtent fondamentalement pas au texte.
Suggestion pour aménager ton premier plan :

Provocation ou défi poétique ?

Le repoussoir de la décomposition pour convertir au carpe diem

Le paradoxe de la charogne, centre d'agitation et de vie

Le projet de tirer le beau du laid . Le mal et la laideur, matière poétique.
Bonsoir,
Je ne suis pas d"accord pour le "convertir au carpe diem".
Où lisez-vous une quelconque volonté de convertir au carpe diem dans ce texte ? On peut seulement extrapoler.
La vie présente est déjà souvent une horreur pour Baudelaire, et l'avenir ne vaut pas mieux ici, c'est ce que je perçois tout d'abord dans ce poème.

Voici la façon dont Baudelaire s'adresse à la belle :
Vous crûtes vous évanouir.
- Et pourtant vous serez semblable à cette ordure,
A cette horrible infection,
Etoile de mes yeux, soleil de ma nature,
Vous, mon ange et ma passion !


Oui ! telle vous serez, ô la reine des grâces,
Apres les derniers sacrements,
Quand vous irez, sous l'herbe et les floraisons grasses,
Moisir parmi les ossements.
Nulle part, il ne lui dit : C'est pourquoi cueillez dès à présent les roses de la vie.

Il se place dans l'horreur du futur :
Alors, ô ma beauté ! dites à la vermine
Qui vous mangera de baisers,



Ce qu'il est intéressant d'étudier, ce sont, par exemple, les contrastes sur lesquels est construit le poème. (matin si doux/ charogne infâme ; soleil/ pourriture ; carcasse/ fleur épanouie…)
On peut se demander le but de cette complaisance à décrire le repoussant, le sordide.
Franchement, vous n'avez pas la nausée quand vous lisez ce poème ?
Alors oui, comme le suggère Floreale, on peut sans doute parler de provocation, de défi poétique.
On a bien le droit de ne pas être d'accord …
Si l'on veut voir dans Une charogne une poésie galante, on remarquera une parité d'inspiration entre ce poème et tous ceux dont le but plus ou moins avoué est de convaincre la belle de profiter au plus vite de cette vie que menace à chaque instant la mort. Allant plus loin que dans Mignonne allons voir si la rose par ex, le poète aurait-il utilisé le repoussoir de la putréfaction pour hâter la conversion de son amoureuse au carpe diem ? En fait, la déclaration finale lui permet seulement d'affirmer la pérennité du souvenir, la fidélité de sa mémoire. On serait alors plus près du Ronsard des Sonnets sur la mort de Marie que de celui Quand vous serez bien vieille.
Page 22
Les Fleurs du mal. Dossier du professeur Hachette éducation André Natali
On a bien le droit de ne pas être d'accord .
Mais absolument. 😉 Si l'on veut voir dans Une charogne une poésie galante…

bonjourj’ouvre une autre discussionje sais avoir discuté avec Jean Luc car je devais trouver des métaphore comparaison etc..je ne retrouve pas trace de notre discussion !

pour les métaphore strope 5 vers 2 store 5 vers 4Jean luc me dit que strophe 6 vers 3 n’est pas une métaphore pourquoi ?merci

Bonsoir marie,

Une partie de la discussion a disparu par suite d’une réinitialisation.

Si j’ai bonne mémoire tu as relevé l’expression en gras comme une métaphore :

Tout cela descendait, montait comme une vague

Ou s’élançait en pétillant

On eût dit que le corps, enflé d’un souffle vague,

Vivait en se multipliant.

Une métaphore est une comparaison dont le mot qui sert à comparer a disparu. Dans "souffle vague", il n’y a ni comparant, ni comparé.

"Tout cela (comparé) descendait, montait comme (mot de comparaison) une vague (comparant)" deviendrait une métaphore en réécrivant "Tout cela était une vague qui montait et descendait". Tu ne peux appliquer ce traitement à "enflé d’un souffle vague".

Bonjour OKOK je comprends alors pourquoi je ne retrouvais plus trace !! de ce fait pouvez-vous me confirmer que j’ai bien relevé les termes par lesquels le poète s’adresse à la femme qu’il aime ? et je devais relever des oxymores et les 5 sens ? merciiiiiiiiiiii

« UNE CHAROGNE », poème de la section « Spleen et Idéal »

METAPHORES

STROPHE 5    vers 2       noirs bataillons

STROPHE 5     vers 4       vivants haillons      (métaphore du vêtement)

COMPARAISONS

STROPHE 2    vers 1        comme une femme lubrique

STROPHE 3     vers 2        comme afin de la cuire à point (comparaison de la charogne à un plat)                                                                                                                         

STROPHE 4     VERS 2    Comme une fleur s’épanouir (comparaison de la charogne à une fleur)

STROPHE 5      vers 3      qui coulaient comme un épais liquide

STROPHE 6     vers 1       comme une vague

STROPHE 7      vers 2       comme l’eau courante et le vent

OXYMORES

STROPHE 4    vers 1       carcasse superbe

TERMES  PAR  LESQUELS   LE   POETE S ADRESSE  A  LA   FEMME QU’IL  AIME

STROPHE 10 vers  3 Etoile de mes yeux, soleil de ma nature

                         Vers  4  mon ange et ma passion

STROPHE 11   vers 1  o la reine des grâces

STROPHE 12    vers 1  o ma beauté

RELEVER LES EVOCATIONS DES 5 SENS

 L’ODORAT               exhalaisons , puanteur

 LE GOUT                      cuire mangera

L’OUIE                          pétillant bourdonnaient

LA VUE                            le soleil rayonnait sur     noir   

 LE TOUCHER                épais liquide  reprendre    

ça me parait bien

bonjour Ammy coolj’ai du mal à retrouver des périphrases…

La périphrase est un groupe nominal qui remplace le nom "simple", par exemple dire "le roi des animaux" au lieu de dire simplement le lion. "Etoile de mes yeux" peut être une périphrase qui désigne la femme aimée (en plus d’être une métaphore)

Cool merci donc dans le texteétoile de mes yeuxsoleil de ma nature mon ange et ma passionreine des grâcesma beauté en fait ce qui se rapporte à la femme aiméenon ?

Oui, je n’en vois pas vraiment ailleurs dans le texte mais je peux avoir raté quelque chose…

merci

Je viens juste vous dire un petit bonjour (à toutes et tous ceux qui m’on gentiment répondu ..)et je sais qu’ils se reconnaitront !voilà …je suis dans les révisions…. Oral BAC Français… dans l’attente de la décision de notre cher MinistreMonsieur BLANQUER !A bientot

Bonjour Marie ! Courage…