Recherche un passage de Victor Hugo

Littérature

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour, j'ai lu, il y a quelques années, un passage de Victor Hugo que je n'ai pas su admirer à l'époque, et que je regrette maintenant d'avoir égaré.
Tout ce que je peux dire c'est qu'il fait pendant une page, peut-être moins, une comparaison entre les sillons laissés par le labour des paysans et le sillon sur les vagues des marins. Très vaste… en effet, surtout chez Hugo pour qui c'est presqu'un un topos !
Je croyais me rappeller que c'était dans les Travailleurs de la Mer, mais après avoir relu les deux tomes, je n'ai trouvé qu'un passage qui s'y apparente mais n'est pas celui que je cherche.
Donc si quelqu'un a un souvenir quelconque, je ne demande pas forcément qu'on me retrouve le passage, mais au moins l'oeuvre dans laquelle il l'avait écrit. Merci !
Dans La Terre, d'Emile Zola, la Beauce est très souvent comparée à la mer.
Bonjour More,

Ici peut-être ? :
Victor Hugo — Les Chants du crépuscule


Au bord de la mer
Au bord de la mer (Hugo)




XXVIII

Vois, ce spectacle est beau. - Ce paysage immense
Qui toujours devant nous finit et recommence ;
Ces blés, ces eaux, ces prés; ce bois charmant aux yeux
Ce chaume où l'on entend rire un groupe joyeux ;
L'océan qui s'ajoute à la plaine où nous sommes
Ce golfe, fait par Dieu, puis refait par les hommes,
Montrant la double main empreinte en ses contours,
Et des amas de rocs sous des monceaux de tours;
Ces landes, ces forêts, ces crêtes déchirées ;
Ces antres à fleur d'eau qui boivent les marées;
Cette montagne, au front de nuages couvert,
Qui dans un de ses plis porte un beau vallon vert,
Comme un enfant des fleurs dans un pan de sa robe ;
La ville que la brume à demi nous dérobe,
Avec ses mille toits bourdonnants et pressés ;
Ce bruit de pas sans nombre et de rameaux froissés,
De voix et de chansons qui par moments s'élève ;
Ces lames que la mer amincit sur la grève,
Où les longs cheveux verts des sombres goémons
Tremblent dans l'eau moirée avec l'ombre des monts;
Cet oiseau qui voyage et cet oiseau qui joue ;
Ici, cette charrue, et là-bas, cette proue,
Traçant en même temps chacune leur sillon

Ces arbres et ces mâts, jouets de l'aquilon
Et là-bas, par-delà les collines lointaines,
Ces horizons remplis de formes incertaines ;
Tout ce que nous voyons, brumeux ou transparent,
Flottant dans les clartés, dans les ombres errant,
Fuyant, debout, penché, fourmillant, solitaire,
Vagues, rochers, gazons, - regarde, c'est la terre !

[…]

https://fr.wikisource.org/wiki/Au_bord_de_la_mer_(Hugo)
Muriel
Merci Muriel pour ce passage. C'était exactement ça, avec ce style qui est propre à Hugo, mais j'étais convaincu que c'était en prose. Cependant, la ressemblance est frappante, quoique j'avoue ne pas connaître ce poème. En tout cas, il y ressemble très fortement, donc merci beaucoup, il conviendra tout aussi bien.

Par curiosité je lirai tout de même La Terre d'Emile Zola, on ne sait jamais.

Merci à tous deux, je ne m'attendais pas à obtenir si vite satisfaction !