(Message édité)
Hypokhâgne - Conséquences psychologiques
97 réponses · Page 1 / 5
Merci pour votre témoignage touchant et trop rare ; je pense qu'on s'y reconnaît tous un peu (plus ou moins, naturellement). Je répondrai plus en détail demain. Bon courage, et bonne continuation, quoi qu'il en soit…
Bravo d'avoir eu le courage de partir.
Je savais que la prépa était une étape très difficile, 2 à 3 ans de notre vie entre parenthèses, mais que certains élèves pouvaient sombrer dans ce type de dépression est assez impressionnant. Merci pour ce témoignage, j'espère que tu vas mieux de jour en jour.
Une belle preuve de courage. J'espère que ce que tu fais actuellement te comble d'aise, et que ça te remonte le moral. Si tu vas à la fac, tu verras qu'on y est très bien.
Tu as tout à fait raison sur le fait que la prépa est une bulle qui considère la fac comme un monde imparfait, synonyme d'une certaine paresse intellectuelle. Tous ceux que je connais qui ont arrêté leur hypokhâgne en cours de route sont passés par des moments de grand désarroi, uniquement parce qu'on leur avait mis dans la tête qu'ils étaient en échec, alors qu'au fond ce n'était pas le cas.
Je mettrais juste un bémol, du point de vue psychologique : la prépa est bien sur un élèment déclencheur de la dépression, elle peut en exacerber les symptômes, mais peut-elle être tenue pour seule responsable ? Il faut aussi tenir compte des premiers pas dans la vie autonome, sinon active, que constitue la première année d'études, la séparation d'avec parents et amis pour certains, le changement géographique, social pour d'autres, la difficulté à se gérer tout seul parfois pour la première fois…Tous ces élèments jouent aussi dans le malaise de beaucoup d'étudiants de prépa, la compétition ne fait que les raviver, elle n'en est pas la seule cause.
Prépa ou non, pression ou non, nous ne sommes pas tous égaux du point de vue du mental, de la détermination, de l'estime de soi. La prépa est dure pour tout le monde, les plus touchés sont simplement ceux qui étaient les plus fragiles (parfois sans le savoir) au départ…Et je ne dis pas que je ne fais pas partie du lot, au contraire !
Mais ça n'enlève rien, bien sur, à ce que tu as vécu personnellement, et je te soutiens sur bien des points 😉 Remets-toi bien, et donne-nous de tes nouvelles.
Je mettrais juste un bémol, du point de vue psychologique : la prépa est bien sur un élèment déclencheur de la dépression, elle peut en exacerber les symptômes, mais peut-elle être tenue pour seule responsable ? Il faut aussi tenir compte des premiers pas dans la vie autonome, sinon active, que constitue la première année d'études, la séparation d'avec parents et amis pour certains, le changement géographique, social pour d'autres, la difficulté à se gérer tout seul parfois pour la première fois…Tous ces élèments jouent aussi dans le malaise de beaucoup d'étudiants de prépa, la compétition ne fait que les raviver, elle n'en est pas la seule cause.
Prépa ou non, pression ou non, nous ne sommes pas tous égaux du point de vue du mental, de la détermination, de l'estime de soi. La prépa est dure pour tout le monde, les plus touchés sont simplement ceux qui étaient les plus fragiles (parfois sans le savoir) au départ…Et je ne dis pas que je ne fais pas partie du lot, au contraire !
Mais ça n'enlève rien, bien sur, à ce que tu as vécu personnellement, et je te soutiens sur bien des points 😉 Remets-toi bien, et donne-nous de tes nouvelles.
Lysdanslavallee a écrit :Prépa ou non, pression ou non, nous ne sommes pas tous égaux du point de vue du mental, de la détermination, de l'estime de soi.Sans doute ; mais il me semble qu'il est parfois plus sain de craquer dans un univers malsain que de s'y adapter sans problème. Ne pas supporter le mépris, l'humiliation, la compétition acharnée (en hypokhâgne!), ça me semble plutôt un signe de santé.
En écrivant cela, je pense à certains de mes congénères en prépa qui vivaient pour gagner et écraser les autres, et trouvaient normal de sacrifier leur vie en se gavant de médicaments (le soir, pour dormir ; le matin, pour se réveiller…). Ceux-là implosent en général plus tard, quand ils ont intégré l'ENS. On m'a même parlé d'une normalienne qui était devenue punk =)
Bref, tout ça pour dire que mieux vaut déterminer le plus tôt ce dont on a besoin, ce à quoi on aspire, ce qui nous fait du bien… et choisir son mode de vie en conséquence.
Merci pour ce témoignage, ça a dû te demander beaucoup de courage. J'ai vécu quelque chose de similaire en khâgne. Les profs étaient trop exigeants, j'étais incapable d'assurer, et j'ai passé l'année à moitié en dépression. Sauf que contrairement à toi, je n'ai pas eu le courage de partir (même si j'y ai pensé très très fort… même 1 mois avant la fin de l'année, j'aurais donné quasiment n'importe quoi pour ne pas retourner en cours), car je l'aurais vécu comme un échec. Mais je crois que, dans mon cas en tout cas, ce qu'il s'est passé, c'est que la prépa, cette bulle infernale, a fait ressortir mes propres angoisses. Un manque de confiance en moi par exemple, qui est devenu énorme en prépa, mais qui était déjà vaguement présent avant. Bref, comme tu le dis, c'est sûrement à chacun de se demander avant d'entrer en HK s'il est assez stable émotionnellement pour supporter tout ça. En tout cas, je sais que j'ai mis des mois à m'en remettre.
Il est sorti un livre de Huerre sur le sujet : Faut-il plaindre les bons élèves : le prix de l'excellence.
Les prépas lettres ont bien moins de débouchés que les autres prépas donc la pression est plus intense. Comme l'éducation nationale a parfois des allures de grande muette, ces aspects pénibles ne sont pas assez connus mais il n'y a pas besoin de chercher loin pour entendre parler d'autres situations mal tolérées.
Après une épreuve il faut du temps pour se remettre mais au moins on a appris à mieux se connaitre.
Les prépas lettres ont bien moins de débouchés que les autres prépas donc la pression est plus intense. Comme l'éducation nationale a parfois des allures de grande muette, ces aspects pénibles ne sont pas assez connus mais il n'y a pas besoin de chercher loin pour entendre parler d'autres situations mal tolérées.
Après une épreuve il faut du temps pour se remettre mais au moins on a appris à mieux se connaitre.
J'avais lu le livre de Huerre, mais, il met surtout l'accent sur la pression parentale subie par les élèves en prépa si je me souviens bien.
C'est le souvenir que cela m'a laissé aussi mais au moins c'est une approche différente du sempiternel : il faut faire du sport et se défouler.
Bonsoir Jeannay, bonsoir à tous,
J’ai trouvé ce témoignage très impressionnant. Je suis vraiment désolée que cette année se soit passée comme cela pour toi et j’espère de tout cœur que tu arrives à remonter la pente et que tu as trouvé une voie qui te plait.
Cela dit, je tiens à dire, pour rassurer les futurs hypokhâgneux et les futures hypokhâgneuses que tout le monde ne vit pas la prépa comme cela.
Actuellement en hypokhâgne, j’étais à mille lieux d’imaginer que des expériences comme cela pouvaient exister. J’ai des professeurs absolument adorables, une ambiance d’entraide dans la classe. Nos profs ne nous mettent pas du tout la pression et je travaille à mon rythme. Si je n’ai pas le temps de faire une dissertation ou une version, je vais voir le prof en question pour lui dire que je le fais dès que possible. Et il n’y a pas de problème. J’adore les colles, qui sont des heures extrêmement enrichissantes et formatrices, et les DS du samedi matin qui sont de très bons entrainements. J’ai beaucoup de travail et je travaille beaucoup mais j’aime toutes les matières et je ne ressens aucun stress particulier. J’ai le temps de voir mes amis, de faire du sport, du babysitting et du bénévolat en dehors de la prépa. J’ai eu des périodes de fatigue, jamais de déprime, et je ne me couche jamais après 23h donc je fais des nuits de sommeil correctes. Je ne crois pas me tromper en disant qu’il en va de même pour la grande majorité de mes camarades de classe. Au début de l’année, une bonne quinzaine ne comptait pas continuer en khâgne. Ils sont seulement 5 ou 6 à vouloir se réorienter. Les autres ne veulent plus partir.
Voilà, ce témoignage n’a absolument pas pour but de remettre en question ce que tu as pu vivre mais je souhaitais montrer aux terminales que la prépa peut aussi être une grande aventure humaine
et intellectuelle et qu’elle peut faire passer des années magnifiques qu’on n’oubliera pas.
J'étais terrorisée à l'idée d'entrer en prépa à cause de témoignages comme cela et j'ai hésité longuement avant de postuler. J'aurais regretté de ne pas avoir vécu cette expérience de l'hypokhâgne.
J’ai trouvé ce témoignage très impressionnant. Je suis vraiment désolée que cette année se soit passée comme cela pour toi et j’espère de tout cœur que tu arrives à remonter la pente et que tu as trouvé une voie qui te plait.
Cela dit, je tiens à dire, pour rassurer les futurs hypokhâgneux et les futures hypokhâgneuses que tout le monde ne vit pas la prépa comme cela.
Actuellement en hypokhâgne, j’étais à mille lieux d’imaginer que des expériences comme cela pouvaient exister. J’ai des professeurs absolument adorables, une ambiance d’entraide dans la classe. Nos profs ne nous mettent pas du tout la pression et je travaille à mon rythme. Si je n’ai pas le temps de faire une dissertation ou une version, je vais voir le prof en question pour lui dire que je le fais dès que possible. Et il n’y a pas de problème. J’adore les colles, qui sont des heures extrêmement enrichissantes et formatrices, et les DS du samedi matin qui sont de très bons entrainements. J’ai beaucoup de travail et je travaille beaucoup mais j’aime toutes les matières et je ne ressens aucun stress particulier. J’ai le temps de voir mes amis, de faire du sport, du babysitting et du bénévolat en dehors de la prépa. J’ai eu des périodes de fatigue, jamais de déprime, et je ne me couche jamais après 23h donc je fais des nuits de sommeil correctes. Je ne crois pas me tromper en disant qu’il en va de même pour la grande majorité de mes camarades de classe. Au début de l’année, une bonne quinzaine ne comptait pas continuer en khâgne. Ils sont seulement 5 ou 6 à vouloir se réorienter. Les autres ne veulent plus partir.
Voilà, ce témoignage n’a absolument pas pour but de remettre en question ce que tu as pu vivre mais je souhaitais montrer aux terminales que la prépa peut aussi être une grande aventure humaine
et intellectuelle et qu’elle peut faire passer des années magnifiques qu’on n’oubliera pas.
J'étais terrorisée à l'idée d'entrer en prépa à cause de témoignages comme cela et j'ai hésité longuement avant de postuler. J'aurais regretté de ne pas avoir vécu cette expérience de l'hypokhâgne.
Si je n’ai pas le temps de faire une dissertation ou une version, je vais voir le prof en question pour lui dire que je le fais dès que possible.Tu es vraiment dans une prépa idyllique ! O_o
je ne ressens aucun stress particulier.
J’ai eu des périodes de fatigue, jamais de déprime, et je ne me couche jamais après 23h donc je fais des nuits de sommeil correctes.J'admire ton sens de l'organisation, et ta force morale ; ce sont de grandes qualités
Aurélie7 a écrit :C'est aussi ce que je me disais.. J'ai rarement eu de tels échos de gens étant en prépa. Ceux qui témoignent, ce serait indiscret de vous demander dans quelle prépa vous êtes/étiez ? Ca peut faire toute la différence…Si je n’ai pas le temps de faire une dissertation ou une version, je vais voir le prof en question pour lui dire que je le fais dès que possible.Tu es vraiment dans une prépa idyllique ! O_o
Ceux qui témoignent, ce serait indiscret de vous demander dans quelle prépa vous êtes/étiez ? Ca peut faire toute la différence…Par MP, pas de souci. Si quelqu'un veut savoir, contactez-moi.
Entre le message de Jeannay et celui de Banana, on navigue un peu entre les deux "extrêmes" !
C'est un témoignage intéressant et nécessaire, mais sûrement pas universalisable (je dis ça pour les futurs hypokhâgneux qui passeraient dans le coin et remettraient leurs plans en question à la lecture de topic).
La prépa se vit toujours de façon très personnelle, il n'y a qu'à voir au sein d'une même classe les différences de vision de la prépa par les élèves !
Il n'y a vraiment pas de règles : on peut être dans la tête de classe et vivre mal la prépa (la preuve) et être en fin de classement et être heureux. Ce qu'il faut vraiment retenir du message de Jeannay, c'est, je pense, que la santé doit toujours passer avant la prépa (et les études en général).
J'ai l'impression qu'en prépa, la vie hypokhâgneuse a tendance à déborder sur la vie quotidienne, et on en vient à trouver plus grave le fait d'avoir commencé ses révisions en retard que d'avoir dormi moins de 5h pendant quasiment une semaine…
En prépa, il faut apprendre à ne pas s'arrêter à la première difficulté (ce que font visiblement ceux qui partent dès les premières semaines !), mais à ne jamais jouer avec sa santé non plus, même si les 3/4 des élèves ont l'air d'être dans le même cas.
En tout cas, Jeannay, tu as de la chance d'avoir eu tes parents derrière toi !
C'est un témoignage intéressant et nécessaire, mais sûrement pas universalisable (je dis ça pour les futurs hypokhâgneux qui passeraient dans le coin et remettraient leurs plans en question à la lecture de topic).
La prépa se vit toujours de façon très personnelle, il n'y a qu'à voir au sein d'une même classe les différences de vision de la prépa par les élèves !
Il n'y a vraiment pas de règles : on peut être dans la tête de classe et vivre mal la prépa (la preuve) et être en fin de classement et être heureux. Ce qu'il faut vraiment retenir du message de Jeannay, c'est, je pense, que la santé doit toujours passer avant la prépa (et les études en général).
J'ai l'impression qu'en prépa, la vie hypokhâgneuse a tendance à déborder sur la vie quotidienne, et on en vient à trouver plus grave le fait d'avoir commencé ses révisions en retard que d'avoir dormi moins de 5h pendant quasiment une semaine…
En prépa, il faut apprendre à ne pas s'arrêter à la première difficulté (ce que font visiblement ceux qui partent dès les premières semaines !), mais à ne jamais jouer avec sa santé non plus, même si les 3/4 des élèves ont l'air d'être dans le même cas.
En tout cas, Jeannay, tu as de la chance d'avoir eu tes parents derrière toi !
Tourment de Nuit a écrit :Ce qu'il faut vraiment retenir du message de Jeannay, c'est, je pense, que la santé doit toujours passer avant la prépa (et les études en général).Oui, oui, et trois fois oui!
Je crois qu'on ne réalise pas, au début de ses études, l'incroyable diversité des parcours possibles. Une vie étudiante est bien souvent faite de détours, de reconversions, de passages parallèles. C'est aussi souvent pendant ses études qu'on découvre ce qui nous convient vraiment. Bref, il importe de ne pas se mettre des oeillères ("si je quitte la prépa, j'ai raté ma vie"…) et de rester curieux de toutes les autres possibilités qui existent.
Pleonasme a écrit :Ceux qui témoignent, ce serait indiscret de vous demander dans quelle prépa vous êtes/étiez ? Ca peut faire toute la différence…A Saint-Sernin à Toulouse, qui est l'autre grande prépa de la ville après Fermat. Je n'ai moi non plus jamais sacrifié mon sommeil, pas par goût du luxe, uniquement parce qu'il m'était impossible à l'époque de dormir moins de sept heures par nuit (et je suis toujours physiquement incapable de travailler après une certaine heure, quel que soit l'enjeu). Evidemment, pratiquement jamais de sorties en semaine, et modérées le week-end (je ne cherche pas à dire que c'était paradisiaque). Le fait d'avoir des amis au sein de la classe compensait le manque.
Très peu de compétition, et jamais orchestrée par les profs eux-mêmes : la seule pression, pour les gens sensibles dont j'étais, venait de quelques élèves snobinards qui se prenaient au sérieux, ou, bien pire encore, de ceux qui prétendaient ne rien faire, jouaient les glandeurs, prenaient les meilleures places, et qui se sont retrouvés à cuber l'année d'après comme si leur vie en dépendait.
Bref ça n'empêche pas Saint-Sernin de faire entrer des élèves à Lyon et Cachan chaque année, avec une moyenne de 5 admissibles au minimum. J'ai moi-même été admissible en fin de khâgne, peut-être parce que justement, je suis arrivée en bonne forme physique au concours.
Après, je vous l'accorde, il était hors de question pour moi de cuber , 2 ans de formatage pro-élite de la nation avaient été largement suffisants…
Etant moi-même en hypokhâgne au lycée Saint-Sernin, et ayant une amie à Louis le Grand, je confirme qu'entre les prépas de province et celles de la capitale il y a tout un monde. On se raconte beaucoup d'histoires sur notre "charge de travail", mais elle est très humaine, et la pression est loin d'être insupportable. Cela tient peut-être au fait que contrairement à ceux des prépas parisiennes nos profs n'ont pas l'ambition de mettre la moitié des élèves à l'ENS et se "contentent" de former de futurs bons étudiants à l'université (pour la plupart).
Après c'est sûr qu'on est contents (surtout en ce moment) de ne pas être à l'université, au moins pour les deux premières années. Une de mes profs a justement décidé il y a quelques années de quitter la fac du Mirail (Toulouse II) parce qu'elle trouvait que les conditions d'enseignement étaient intolérables -à l'égard des élèves entendons nous bien- : absence de préparation aux oraux, collègues qui vont en rechignant à leurs quelques heures de cours mensuelles pour pouvoir faire leurs peu productifs travaux de recherche (et ne se montrent de fait pas très compétents), etc.
Nous sommes privilégiés, c'est sûr. Mais je ne parlerai tout de même pas de "chance" d'être en prépa, le terme est inapproprié : si nous y sommes c'est tout de même que nous l'avons demandé et mérité !
Après c'est sûr qu'on est contents (surtout en ce moment) de ne pas être à l'université, au moins pour les deux premières années. Une de mes profs a justement décidé il y a quelques années de quitter la fac du Mirail (Toulouse II) parce qu'elle trouvait que les conditions d'enseignement étaient intolérables -à l'égard des élèves entendons nous bien- : absence de préparation aux oraux, collègues qui vont en rechignant à leurs quelques heures de cours mensuelles pour pouvoir faire leurs peu productifs travaux de recherche (et ne se montrent de fait pas très compétents), etc.
Nous sommes privilégiés, c'est sûr. Mais je ne parlerai tout de même pas de "chance" d'être en prépa, le terme est inapproprié : si nous y sommes c'est tout de même que nous l'avons demandé et mérité !
Pastekss a écrit :Après c'est sûr qu'on est contents (surtout en ce moment) de ne pas être à l'université, au moins pour les deux premières années. Une de mes profs a justement décidé il y a quelques années de quitter la fac du Mirail (Toulouse II) parce qu'elle trouvait que les conditions d'enseignement étaient intolérables -à l'égard des élèves entendons nous bien- : absence de préparation aux oraux, collègues qui vont en rechignant à leurs quelques heures de cours mensuelles pour pouvoir faire leurs peu productifs travaux de recherche (et ne se montrent de fait pas très compétents), etc.Je suis d'accord que nous n'avons pas de préparation aux oraux. Mais à part ça, j'ai eu tous mes cours dans les matières littéraires. Pour ce qui est des compétences des profs, il est assez drôle de voir ceux de prépa dénigrer ceux de la fac, puisque seuls les profs de fac, à ma connaissance, sont habilités à diriger des recherches; de plus, tous les profs que j'ai eus ont publié des articles ou des livres ces deux dernières années, dont un notamment embauché par la Pléiade pour Musset et qui a publié de nombreux articles et livres. Donc avant de parler de la fac, il faut l'avoir connue. Je ne reproche rien aux étudiants de prépa, mais à leurs profs qui leur font croire que la fac c'est l'enfer; je serais donc un quelconque döppleganger, moi qui me plaît dans cet espace infernal…



