L’écart de niveau entre deux lycées

La filière littéraire

5 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
Livres sur Amazon
Bonjour,
Je me permets d'ouvrir ce débat qui touche directement l'éducation nationale (et par extension la littérature scolaire ? 😉 ).

Les différences de niveau entre plusieurs lycées semblent parfois très impressionnantes. La demande et la capacité de travail varient donc extrêmement d'un établissement à l'autre.

Que pensez-vous de cette absence d'uniformisation ? (cette question comporte plusieurs points que je vais tâcher de développer : )
- Donne-t-il, selon vous, plus de chances aux meilleurs élèves qui se "débrouillent" pour faire partie des grands lycées ; ou, au contraire, cantonne certains élèves dans des établissements miteux où il leur est presque impossible de s'en sortir ?
- Un 10 dans un grand lycée vaudrait plus qu'un 16 dans d'autres, ou pensez-vous que les exigences soient les mêmes ? Pour qui est-ce bénéfique (au niveau des dossiers et des concours) ?
- Pensez-vous que le gouvernement est hypocrite sur la question ou qu'il se contente de ne pas le crier sur les toits (secret de polichinelle) ?

PS : J'ai tenté d'être objectif en tentant d'énumérer les implications, mais je m'aperçois à la relecture que mes questions étaient peut-être empreintes de mes propres pensées. Je vous invite donc à reformuler le problème si vous le souhaitez…
C'est un sujet intéressant!

Je ne connais pas assez le système pour apporter des réponses fondées. Mais néanmoins, à propos du fait qu'un lycée sévère donne plus de chance aux élèves, honnètement ça dépend.

Ca pourra être mauvais psychologiquement pour les élèves un peu moyens. Je ne pense pas qu'une notation sévère soit vraiment facteur de réussite. C'est surement plus épanouissant d'être noté à un juste niveau, même un peu plus haut, si ca encourage l'élève à travailler.

L'avantage se fait plus au niveau des connaissances abordées que de la notation. Ca doit se jouer sur la compétence des professeurs et le niveau d'ensemble de la classe, et pas seulement sur une histoire de notation, à mon avis.
Il ne faut pas se laisser trop influencer par ce genre de débats. C'est comme quand tu prépares un concours, si tu commences à calculer le nombre de places, les candidats, les chances de réussite…tu te décourages d'avance et ne tentes plus rien.

Il y a des écarts entre lycées, certes, néanmoins ils ne sont pas non plus si criants que cela, je ne pense pas que beaucoup de profs s'amusent à mettre des 10 quand ils pourraient mettre des 16, juste pour se conformer à des codes ou renforcer le prestige de leur établissement : eux aussi sont valorisés par la réussite de leurs élèves, et cherchent le meilleur compromis pour noter.

Du reste, comment uniformiser les notations ? Sur le plan pratique c'est un défi difficilement réalisable.

Et qu'entends-tu par établissements miteux dont il est presque difficile de sortir ? Je ne suis pas sure que la répartition se fasse uniquement entre ces deux alternatives 😉
Bonjour,
J'ai peut-être exagéré le phénomène à dessein. En effet, je ne juge pas la pratique, mais le mode de fonctionnement, le principe.
Par exemple, un lycée (dont je préfère taire le nom) dans ma région ne connaît que 30% de réussite au bac dans une section…

Mon propos ne concernait pas forcément que les notations, mais la dynamique d'ensemble d'une même classe à s'élever ou à "stagner".
Au niveau des chiffres on constate que les lycées n'ont pas les mêmes résultats au bac mais il y a un chiffre à regarder de près aussi : celui des résultats attendus en fonction de la population scolaire par rapport aux résultats constatés au bac. Ce chiffre évalue en fait la valeur ajoutée apportée par le lycée et il est très pertinent.

Ce qui compte hélas beaucoup dans les résultats scolaires c'est l'origine sociale. On peut aller voir le site inegalités dossier éducation.

extrait d'un des nombreux articles :

"A mesure que le niveau d’études augmente, la proportion d’élèves des couches sociales les moins favorisées diminue. Alors que les enfants d’ouvriers, d’inactifs et d’employés représentent la majorité des élèves de sixième (56 % pour les deux catégories cumulées), ils ne constituent qu’une faible part (16 %) des élèves de classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE). A l’inverse, les enfants, dont les parents sont cadres ou exercent une profession libérale, ne représentent que 16 % des élèves de sixième, tandis qu’ils constituent plus de la moitié (55 %) des élèves de classes préparatoires."


Face à de tels chiffres les notes de terminale ne pèsent pas lourd et il y a beaucoup de classes avant la terminale. La situation n'est que l'aboutissement de bien des changements voire même de sélections diverses à certains endroits.