Je n'ai pas dit que je l'aimais (et d'autre part, il s'appelle Chant de l'honneur, in Calligrammes).
Anthologie poétique sur le thème de l’amour impossible
28 réponses · Page 2 / 2
J'entends bien. Juste pour dire que nos propositions ne signifient pas adhésion … 🙂
Bien sûr.
Louis Aragon :
Vainement [comme ça tu es fixé 🙂 ] ton image arrive à ma rencontre
Et ne m'entre où je suis qui seulement la montre
Toi te tournant vers moi tu ne saurais trouver
Au mur de mon regard que ton ombre rêvée
Je suis ce malheureux comparable aux miroirs
Qui peuvent réfléchir mais ne peuvent pas voir
Comme eux mon oeil est vide et comme eux habité
De l'absence de toi qui fait sa cécité
Le Fou d'Elsa, "Contre-chant"
Bonjour à tous, ma professeur a demander de rédiger une préface sur une anthologie poétique, j'ai choisie le thème de l'amour impossible et j'ai choisie les poème. Cependant elle demande également de rédiger une préface, mais je ne sais pas vraiment c'est quoi et comment la rédiger alors j'aimerai bien avoir de l'aide pour définir les different étapes. Merci.
Voici le recueil de poème avec les explication (pourquoi il est en rapport avec le thème)j'ai mis le titre du tableau ou la photo ainsi que l'auteur qui vas avec.
L'amour impossible.
Voici le recueil de poème avec les explication (pourquoi il est en rapport avec le thème)j'ai mis le titre du tableau ou la photo ainsi que l'auteur qui vas avec.
La chanson du mal aiméMadrigal
Et je chantais cette romance
En 1903 sans savoir
Que mon amour à la semblance
Du beau Phénix s’il meurt un soir
Le matin voit sa renaissance.
Un soir de demi-brume à Londres
Un voyou qui ressemblait à
Mon amour vint à ma rencontre
Et le regard qu’il me jeta
Me fit baisser les yeux de honte
Je suivis ce mauvais garçon
Qui sifflotait mains dans les poches
Nous semblions entre les maisons
Onde ouverte de la Mer Rouge
Lui les Hébreux moi Pharaon
Oue tombent ces vagues de briques
Si tu ne fus pas bien aimée
Je suis le souverain d’Égypte
Sa soeur-épouse son armée
Si tu n’es pas l’amour unique
Au tournant d’une rue brûlant
De tous les feux de ses façades
Plaies du brouillard sanguinolent
Où se lamentaient les façades
Une femme lui ressemblant
C’était son regard d’inhumaine
La cicatrice à son cou nu
Sortit saoule d’une taverne
Au moment où je reconnus
La fausseté de l’amour même
Lorsqu’il fut de retour enfin
Dans sa patrie le sage Ulysse
Son vieux chien de lui se souvint
Près d’un tapis de haute lisse
Sa femme attendait qu’il revînt
L’époux royal de Sacontale
Las de vaincre se réjouit
Quand il la retrouva plus pâle
D’attente et d’amour yeux pâlis
Caressant sa gazelle mâle
J’ai pensé à ces rois heureux
Lorsque le faux amour et celle
Dont je suis encore amoureux
Heurtant leurs ombres infidèles
Me rendirent si malheureux
Regrets sur quoi l’enfer se fonde
Qu’un ciel d’oubli s’ouvre à mes voeux
Pour son baiser les rois du monde
Seraient morts les pauvres fameux
Pour elle eussent vendu leur ombre
J’ai hiverné dans mon passé
Revienne le soleil de Pâques
Pour chauffer un coeur plus glacé
Que les quarante de Sébaste
Moins que ma vie martyrisés
Mon beau navire ô ma mémoire
Avons-nous assez navigué
Dans une onde mauvaise à boire
Avons-nous assez divagué
De la belle aube au triste soir
Adieu faux amour confondu
Avec la femme qui s’éloigne
Avec celle que j’ai perdue
L’année dernière en Allemagne
Et que je ne reverrai plus
Voie lactée ô soeur lumineuse
Des blancs ruisseaux de Chanaan
Et des corps blancs des amoureuses
Nageurs morts suivrons-nous d’ahan
Ton cours vers d’autres nébuleuses
Je me souviens d’une autre année
C’était l’aube d’un jour d’avril
J’ai chanté ma joie bien-aimée
Chanté l’amour à voix virile
Au moment d’amour de l’année
Guillaume Apollinaire, Alcools, 1913
Si c'est aimer, Madame, et de jour, et de nuit
Rêver, songer, penser le moyen de vous plaire,
Oublier toute chose, et ne vouloir rien faire
Qu'adorer et servir la beauté qui me nuit :
Si c'est aimer que de suivre un bonheur qui me fuit,
De me perdre moi même et d'être solitaire,
Souffrir beaucoup de mal, beaucoup craindre et me taire,
Pleurer, crier merci, et m'en voir éconduit :
Si c'est aimer que de vivre en vous plus qu'en moi même,
Cacher d'un front joyeux, une langueur extrême,
Sentir au fond de l'âme un combat inégal,
Chaud, froid, comme la fièvre amoureuse me traite :
Honteux, parlant à vous de confesser mon mal !
Si cela est aimer : furieux je vous aime :
Je vous aime et sait bien que mon mal est fatal :
Le coeur le dit assez, mais la langue est muette.
Pierre de Ronsard, Sonnets pour Hélène, 1578.
Les séparés (N'écris pas…)Ce devrait être interdit
N'écris pas. Je suis triste, et je voudrais m'éteindre.
Les beaux étés sans toi, c'est la nuit sans flambeau.
J'ai refermé mes bras qui ne peuvent t'atteindre,
Et frapper à mon coeur, c'est frapper au tombeau.
N'écris pas !
N'écris pas. N'apprenons qu'à mourir à nous-mêmes.
Ne demande qu'à Dieu… qu'à toi, si je t'aimais !
Au fond de ton absence écouter que tu m'aimes,
C'est entendre le ciel sans y monter jamais.
N'écris pas !
N'écris pas. Je te crains ; j'ai peur de ma mémoire ;
Elle a gardé ta voix qui m'appelle souvent.
Ne montre pas l'eau vive à qui ne peut la boire.
Une chère écriture est un portrait vivant.
N'écris pas !
N'écris pas ces doux mots que je n'ose plus lire :
Il semble que ta voix les répand sur mon coeur ;
Que je les vois brûler à travers ton sourire ;
Il semble qu'un baiser les empreint sur mon coeur.
N'écris pas !
Marceline Desbordes-Valmore, Poésies inédites, 1860.
C’est triste de se souvenirA la Femme aimée
De sa seule amante absolue,
De ne plus mêler l’avenir
A sa chimère dissolue.
Une certaine équité voudrait
Que l’espoir eût une survie,
Un vide de preuves saurait
Cacher la finitude obvie
De l’amour cosmique au passé.
En lieu d’un songe ésotérique
Mon rêve a été compassé ;
Une nostalgie quadratique
M’a tout entier décomposé.
Kieran Wall, Le capital des mots, 2017
Lorsque tu vins, à pas réfléchis, dans la brume,
Le ciel mêlait aux ors le cristal et l’airain.
Ton corps se devinait, ondoiement incertain,
Plus souple que la vague et plus frais que l’écume.
Le soir d’été semblait un rêve oriental
De rose et de santal.
Je tremblais. De longs lys religieux et blêmes
Se mouraient dans tes mains, comme des cierges froids.
Leurs parfums expirants s’échappaient de tes doigts
En le souffle pâmé des angoisses suprêmes.
De tes clairs vêtements s’exhalaient tour à tour
L’agonie et l’amour.
Je sentis frissonner sur mes lèvres muettes
La douceur et l’effroi de ton premier baiser.
Sous tes pas, j’entendis les lyres se briser
En criant vers le ciel l’ennui fier des poètes
Parmi des flots de sons languissamment décrus,
Blonde, tu m’apparus.
Et l’esprit assoiffé d’éternel, d’impossible,
D’infini, je voulus moduler largement
Un hymne de magie et d’émerveillement.
Mais la strophe monta bégayante et pénible,
Reflet naïf, écho puéril, vol heurté,
Vers ta Divinité.
Renée Vivien, Etudes et Préludes, 1909.
Rappelle-toi.
Rappelle-toi, quand l'Aurore craintive
Ouvre au Soleil son palais enchanté ;
Rappelle-toi, lorsque la nuit pensive
Passe en rêvant sous son voile argenté ;
A l'appel du plaisir lorsque ton sein palpite,
Aux doux songes du soir lorsque l'ombre t'invite,
Ecoute au fond des bois
Murmurer une voix :
Rappelle-toi.
Rappelle-toi, lorsque les destinées
M'auront de toi pour jamais séparé,
Quand le chagrin, l'exil et les années
Auront flétri ce cœur désespéré ;
Songe à mon triste amour, songe à l'adieu suprême !
L'absence ni le temps ne sont rien quand on aime.
Tant que mon cœur battra,
Toujours il te dira
Rappelle-toi.
Rappelle-toi, quand sous la froide terre
Mon cœur brisé pour toujours dormira;
Rappelle-toi, quand la fleur solitaire
Sur mon tombeau doucement s'ouvrira.
Je ne te verrai plus ; mais mon âme immortelle
Reviendra près de toi comme une sœur fidèle.
Ecoute, dans la nuit,
Une voix qui gémit :
Rappelle-toi.
Alfred de Musset, Poésies nouvelles, 1850.
L'amour impossible.
Tu n'en as pas voulu de cet amour suprême,
Qui ne demandait rien que de pouvoir t'aimer ;
La voix qui te disait si tendrement : Je t'aime !
Au lieu d'ouvrir ton cœur l‘a fait se refermer.
Tu n'en as pas voulu, pour marcher dans la vie,
De ce bras où ton bras lassé puisse s'appuyer,
Et qui voulait te soutenir en la route poursuivie,
Soutien paisible et fort que rien n'eût fait ployer.
Tu n'en as pas voulu, de ce divin sourire,
Illuminant ton rêve et réchauffant ton cœur,
D'une âme qui fût tienne, où ton âme pût lire,
Et qui t'eût révélé par l'amour l'infini bonheur.
Tu n'en as pas voulu de cette amitié charmante,
D'un cœur austère et sûr, grave et tendre à la fois,
Qui te fût une amie comme on est une amante,
Réclamant tes douleurs pour en porter le poids.
Le bonheur sur la route qui avait su t'attendre,
A perdu sa patience, et de toi toute espérance :
Toi qui n'as pas voulu de cet amour si tendre,
Je te dis bon voyage, et te souhaite bonne chance.
Augustine Blanchecotte, Nouvelles poésies, 1861.
Bonjour Parisienne92,
En classe de quatrième…de quel pays au fait ?
Je viens de lire ton message en entier, avant que tu n’en supprimes les trois quarts.*Pourquoi ?
Beau travail. Tu ne sembles pas avoir besoin de nous…
…sinon sur le plan de l’orthographe.
Je reviens donc sur ta demande :
*je vois que tu as de nouveau modifié ton message…
En classe de quatrième…de quel pays au fait ?
Je viens de lire ton message en entier, avant que tu n’en supprimes les trois quarts.*Pourquoi ?
Beau travail. Tu ne sembles pas avoir besoin de nous…
…sinon sur le plan de l’orthographe.
Je reviens donc sur ta demande :
Bonjour à tous, ma professeur a demander de rédiger une préface sur une anthologie poétique, j'ai choisie le thème de l'amour impossible et j'ai choisie les poème. Cependant elle demande également de rédiger une préface, mais je ne sais pas vraiment c'est quoi (ce que c’est) et comment la rédiger alors j'aimerai bien avoir de l'aide pour définir les different étapes. Merci.La préface expose l’objet du thème et justifie le choix des poèmes.
*je vois que tu as de nouveau modifié ton message…
"Aimer à perdre la raison
Aimer à ne savoir que dire …" Comme Aragon, de nombreux poètes ont chanté l'amour partagé, l'être aimé mais d'autres voix ont chanté les amours déçues, les amours impossibles.
"Les plus désespérés sont les chants les plus beaux,
Et j'en sais d'immortels qui sont de purs sanglots."
Musset n'est pas seul à parler des attentes, des déceptions, des ruptures. La poésie alors sait dire toutes les nuances du sentiment amoureux.
Ecoutons donc Ronsard, ….., ….., ……
Chaque poète, chaque poétesse, à sa manière, dira les attentes, les silences et les aveux. Chacun alors retrouvera ses ruptures, ses fêlures, ses blessures.
Aimer à ne savoir que dire …" Comme Aragon, de nombreux poètes ont chanté l'amour partagé, l'être aimé mais d'autres voix ont chanté les amours déçues, les amours impossibles.
"Les plus désespérés sont les chants les plus beaux,
Et j'en sais d'immortels qui sont de purs sanglots."
Musset n'est pas seul à parler des attentes, des déceptions, des ruptures. La poésie alors sait dire toutes les nuances du sentiment amoureux.
Ecoutons donc Ronsard, ….., ….., ……
Chaque poète, chaque poétesse, à sa manière, dira les attentes, les silences et les aveux. Chacun alors retrouvera ses ruptures, ses fêlures, ses blessures.
Bonjour, j'ai rédigé le début de ma préface sur l'amour impossible et j'aimerais avoir votre avis.
Pourquoi le thème de l’amour impossible ?
La poésie nous accompagne au quotidien, elle permet d’exprimer ses blessures ou ses sentiments à travers les mots. Dans cette anthologie, vous pourrez voir de nombreux poètes, de siècles différents, parler de leur sentiment, ce sentiment est l’amour. Mais pas n’importe quel amour, l’amour impossible. J’ai choisi l’amour impossible car je juge que de choisir des poèmes sur un amour réciproque et heureux serait trop idéaliste, que de nombreuses personnes ont déjà idéalisé l’amour, mais ont souvent déjà vécu des amours impossibles. L'amour impossible a toujours été une grande source d'inspiration pour les écrivains, notamment avec Tristan et Yseult ou Roméo et Juliette et même dans la mythologie avec Orphée et Eurydice.
Merci pour votre aide.
Pourquoi le thème de l’amour impossible ?
La poésie nous accompagne au quotidien, elle permet d’exprimer ses blessures ou ses sentiments à travers les mots. Dans cette anthologie, vous pourrez voir de nombreux poètes, de siècles différents, parler de leur sentiment, ce sentiment est l’amour. Mais pas n’importe quel amour, l’amour impossible. J’ai choisi l’amour impossible car je juge que de choisir des poèmes sur un amour réciproque et heureux serait trop idéaliste, que de nombreuses personnes ont déjà idéalisé l’amour, mais ont souvent déjà vécu des amours impossibles. L'amour impossible a toujours été une grande source d'inspiration pour les écrivains, notamment avec Tristan et Yseult ou Roméo et Juliette et même dans la mythologie avec Orphée et Eurydice.
Merci pour votre aide.