Si tu ne me libères pas et toujours tu resteras ! Drôle de logique sémantique (latin)

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9 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Dans le texte suivant il y a quelque chose qui m'échappe !

Poeni autem consuli dixerunt: «Urbem Romam petes et Poenorum legatus eris. Si Romani cunctos Poenos qui in Itali? captivi sunt tradiderint, liber eris et in Itali? manere poteris. Sed redire debebis, nisi Romani milites nostros liberabunt, et captivus semper manebis

Voilà ma tentative de traduction :

Mais les Carthaginois ont dit au consul : « Tu gagneras la ville romaine et tu seras l’ambassadeur des Carthaginois. Si les romains livrent tous les Carthaginois sans exception qui en Italie sont prisonniers, tu seras libre et tu pourras rester en Italie. Mais tu devras revenir, et si les romains ne libèrent (libéreront) pas nos militaires, et toujours tu resteras captif. »

Je dois faire un contre sens, mais où ?
C'est le "et" que tu as ajouté devant le "si ne pas" traduction de nisi, qui sème le trouble.
Sed redire debebis, nisi Romani milites nostros liberabunt…
Mais tu devras revenir, si les romains ne libèrent pas nos soldats… à moins que les romains ne libèrent nos soldats…
En effet pour le "nisi" je ne sais pas où je suis allé chercher ce "et… si… ne… pas…", en fait il se peut que cela vienne du "et" de "captivus semper manebis" qui me paraît mal placé ?

car la traduction de

"Sed redire debebis, nisi Romani milites nostros liberabunt, et captivus semper manebis."

que je trouve donne quand même quelque chose de bizarre :

"Mais tu devras revenir, si les romains ne libèrent (libéreront) pas nos militaires, et toujours tu resteras captif."

Il me semble que le "et" n'est pas à sa place et devrait être devant le "nisi" ?

Est ratio quam ration mea non scivit ?
Si on déplace la conditionnelle :
Mais tu devras revenir et tu resteras toujours captif (si les romains ne libèrent pas nos militaires).
J'avais pensé à cette option, mais elle me semblait ambigüe sur le plan logique. Mais à la réflexion, sur le plan de la logique formelle, elle est juste. En effet le "et" introduit en ensemble conditionnel
"tu resteras si les romains ne libèrent pas"

ce qui fait que "si les romains libèrent tu ne resteras pas".

Sur le plan de la construction de la phrase, le fait d'accoler le "et" et le "tu resteras captif" laisse entendre que de toute façon tu resteras captif.

J'ergote j'ergote mais bref sur le fond j'suis d'accord !
Scio tunc ergo sum…Hora mutavit, aperio antecenium…


Pensez vous que l'apéro vient de "apério" ?
Absalon a écrit :Pensez vous que l'apéro vient de "apério" ?
Apéro vient de apéritif (o est une finale qui se substitue à un autre suffixe pour construire un mot en général familier).
Apéritif est emprunté au bas latin aper(i)tivus (de aperire « ouvrir ») avec le sens originel de « qui ouvre les voies d'élimination », puis de « qui ouvre l'appétit ».
La boucle est bouclée !
J'étais pas tombé loin avec mon "aperio" puisque que, si je ne me trompe, c'est bien le verbe "aperire" conjugué.

Que l'ébriété soit une légère euphorie
A ceux qui en veulent plus est là Dionysos !
Une Bise aux bacchanales qui tant nous tentent
et hop …
Tu étais même tombé en plein dedans ! A la tienne !
Umquam bibere est alia pugna ante Bacchum ! désolé