Bonjour, mon sujet de philosophie est le suivant :
Est-il légitime qu'un oeuvre d'art fasse l'objet d'un échange marchand ?
Je souhaiterais juste quelques conseils sur mon plan. Première et deuxième partie, thèse, antithèse.
Cependant, pour la troisième partie j'hésite, j'ai quelques idées mais je ne suis pas sure, par exemple :
- l'influence de l'échange marchand sur l'oeuvre
- peut on considérer une oeuvre d'art comme un simple objet
- trouver un compromis (les expositions).
J'aimerais savoir lequel vous trouvez le mieux ou si vous auriez d'autres idées ! Merci beaucoup !
Tu peux aussi examiner si l'art est un "métier", une activité comme les autres.
Tu pourrais oser cet aphorisme : "si l'art n'a pas de prix, il a un coût".
Jean-Luc a écrit :Tu peux aussi examiner si l'art est un "métier", une activité comme les autres.
Tu pourrais oser cet aphorisme : "si l'art n'a pas de prix, il a un coût".
Dans l'absolu, ça n'est pas vrai…
Si l'on considère qu'une oeuvre d'art est un "objet" façonné par l'Homme, l'oeuvre conçue par l'individu qui n'utilise que la nature pour la créer, n'a pas de coût
A mon avis, il faut commencer par baliser le terrain et tenter de déterminer les limites de l'art…
Bonjour Vegeno,
Ce raisonnement me paraît spécieux car dans l'art ne rentre pas seulement le coût de la matière première.
J'invitais simplement notre ami(e) à réfléchir entre autres sur le meilleur moyen de faire vivre les artistes : le mécénat ou la commercialisation des oeuvres…
Je n'ai jamais parlé de coût de la matière première… bien au contraire… en affirmant que l'art a un coût (au sens de valeur financière et non morale) et pas forcément un prix ("Si l'art n'a pas de prix, il a un coût"), vous définissez l'art comme une entreprise systématiquement pécuniaire, en tous cas iniatialement…
Je ne peux que vous réfuter en donnant pour exemple celui qui crée à partir d'une matière naturelle étant étrangère à l'aspect pécuniaire… on peut aisément concevoir une oeuvre d'art sans pour autant avoir dépensé 1 kopeck…
Le prix d'une oeuvre serait donc sa valeur finale tandis que le coût, la valeur initiale… bref… avant de s'interroger sur l'éventualité d'un prix quelconque, il faut définir les limites de l'art car une oeuvre d'art conçue à base d'excréments ou d'ongles de pied, est-elle une oeuvre d'art ?
Concernant ceci : J'invitais simplement notre ami(e) à réfléchir entre autres sur le meilleur moyen de faire vivre les artistes : le mécénat ou la commercialisation des oeuvres…
La "commercialisation d'une oeuvre" appartient si j'ose dire au prix et non au coût…
Quand on écrit un morceau de guitare, la guitare, l'amplificateur, le médiator, les cordes font partie du coût… le prix le devient uniquement quand l'oeuvre d'art se transforme en marchandise (rapport coût/prix) … si on enregistre un album au coût élevé (15 000 euros par exemple) et qu'on le conserve bêtement dans son ordinateur sans en faire le pressage, sommes-nous d'accord pour dire que cette oeuvre d'art n'a pas de prix ?
Autre chose : le coût, qu'il soit financier ou qu'il soit moral, ne regarde que les concernés tandis que le prix en tant que valeur financière ou morale dépasse la rationalité et le concret… il n'existe qu'au-delà de la valeur concrète…
merci beaucoup pour vos idées, bien que je ne saisisse pas tout à fait la différence entre prix et coût 🙂 !
Je pense que je vais faire mon troisième axe sur les limites de l'art, je suis inspirée ! 🙂
Selon moi, le prix est une variante qui découle du coût mais qui est généralement définie irrationnellement (marge du grossiste, du détaillant, prestige de l'artiste, export/import… etc…)
Le coût est une notion objective et concrète qui prend en compte tous les aspects nécessaires à la conception du produit (location d'un studio, d'un atelier, instruments de musique… etc…)
Le coût moral et le prix moral n'interfèrent en rien dans le rapport financier…
J'ai un exemple :
Lorsque je négocie un concert, le tarif que je propose est complètement subjectif et irrationnel car mis à part les charges ainsi que tout l'arsenal administratif qui s'impose, je choisis malgré tout la somme qui me sied le plus (marge qui dépend de mon désir d'être riche ou non 🙂 ). Néanmoins, il m'a fallu prendre en compte, pour établir ce prix/tarif, tous les coûts nécessaires à la production du spectacle (frais d'essence, repas, location de chambre, location de matériel… etc…).
Concernant les limites de l'art, voilà une problématique qu'elle est bonne !!!
Bonjour,
Voilà on m'a donné ce sujet de philo il y a quelques temps et pour des raisons personnelles je n'ai pas pu le faire ! :/
Je dois le rendre mercredi et sans aide ça va être impossible. Je peux toujours le rendre avec du retard mais on est tellement assommés de travail à l'approche du BAC, que je ne peux pas me permettre de prendre du retard…
Pouvez-vous m'aider S.V.P. ?
Merci d'avance 🙂