Concours général de philosophie 2009 - L’ineffable

Entraide scolaire

49 réponses · Page 3 / 3

Pauvre Jean-Jacques…

=)

Sans rancunes hein ? 😉
Il est déjà sur ma table de chevet 😜.
Merci beaucoup de votre réponse, c'est très encourageant! 😉
Concernant la préparation au concours général, y a-t-il une méthode particulière?
Pour l'instant, je lis surtout des livres en allemand et j'écoute les infos ou sujets culturels d'actualité sur internet le plus souvent possible, et pour la philo, j'ai été gâtée à Noël =D, on m'a offert un certain nombre de livres, dont un de Raphaël Enthoven, L'Endroit du décors, dans lequel il reprend et explique un certain nombre de notions philosophiques, je regarde son émission sur arte le dimanche -PHILOSOPHIES- et j'écoute ses émissions sur fr culture -écrit comme ça, j'ai l'air d'une fan!- Mais y a-t-il de "vrais" livres importants dans lesquels je peux me plonger sans m'y perdre? Mon prof de philo m'encourage à lire L'Ethique de Spinoza avant la prépa, qui m'a l'air passionant, mais honnêtement je n'y comprends pas grand chose, et sans explications, je ne pense pas pouvoir progresser. Il m'a aussi proposé d'assister à des khôlles et de m'en faire passer 1 ou 2 pour que je sache à peu près de quoi il s'agit.
Avez-vous d'autres idées?

Et pouvez-vous me dire un mot sur le climat à HIV, puisque vous en venez? Je sais qu'il y a quatre hypokhâgnes: sont-elles toutes composées de la même manière? Je me demande bien comment on pourrait départager les élèves avant de les connaître, mais sait-on jamais…
De plus, un professeur ne peut pas avoir les quatre HK d'un même lycée, mais est-on assuré d'avoir de bons profs ds une "bonne" prépa?
Merci! (Message édité)
L'éthique je ne l'ai pas parcourue (malheureusement)
Après concernant d'éventuelles explications.. Je pense qu'il ne faut pas s'attendre à de grands cours de compréhension en prépa non plus. De notre côté on lit des bouquins (on a fait du Platon, Lucrèce, Descartes et Hobbes pour le moment) et on a un commentaire de texte dessus à faire en (seulement) deux heures. Et à part ça.. Les cours ressemblent plus à de la culture gé, à de l'ouverture d'esprit plutôt qu'à de grandes explications des diverses pensées philosophiques..

Essaie de te lancer dedans tout de même, sans te prendre la tête dessus. Ca ne peut que t'être bénéfique.
Merci beaucoup de ta réponse!
Pour l'Ethique, j'essaye , crois-moi, mais j'ai vraiment le sentiment de pas rentrer dedans, de lire tous les mots sans vraiment comprendre. Impossible de reformuler l'idée de Spinoza dans la plupart des quelques chapitres que j'ai lu, quoi.
Commentaire en 2 heures, ça fait frémir :O …
Mais je vais essayer encore, en tout cas merci, c'est très gentil de me répondre.
L'ordinateur m'est maintenant repris de force, donc bonne nuit, bonne chance pour la suite, et merci encore!
Pour l'Ethique (ainsi que le Traité de la réforme de l'entendement), il y a un très bon cours (d'agrégation, mais c'est assez accessible, je l'ai suivi en terminale) sur la partie I, par Pierre-François Moreau, que l'on peut trouver sur le site de l'Ecole ouverte de l'ENS LSH (en vidéo). C'est un des meilleurs spécialistes français de Spinoza.
inatha a écrit :Concernant la préparation au concours général, y a-t-il une méthode particulière?
Je n'ai pas la prétention de te recommander une méthode qui fonctionne à coup sûr… Néanmoins ma prof de philo me présente aussi au concours général cette année et elle m'a recommandé quelques trucs pour ne pas arriver totalement innocente le jour de l'épreuve.

Déjà, elle m'a suggéré de lire les sujets des annales du concours (très facilement disponibles sur Internet, mais tu t'es déjà probablement renseigné(e ?) à leur propos) et d'imaginer très sommairement un raisonnement pour répondre à chacun d'entre eux, puis de regarder ce qu'en disent des apprentis philosophes plus chevronnés sur des sites dédiés. En comparant tes ébauches de plans et tes vagues références avec les corrigés détaillés, tu devrais pouvoir repérer des éléments intéressants en vue de la dissertation du concours. Lire des copies de lauréats peut aussi donner un aperçu de ce qui plait aux examinateurs*. (cela semble évident… et pourtant des camarades présentés en langues n'y ont même pas songé !)

* Pour ma part, j'ai trouvé extrêmement pédants les quelques sujets primés qui m'ont été donnés de lire… Ce n'est qu'un avis personnel, mais il ne faut certainement pas prendre les lauréats comme modèles absolus.

Ensuite, elle m'a recommandé de me familiariser avec les grands classiques de la philo. Ce serait utopique de vouloir ingurgiter tout Kant et tout Nietzsche en trois mois, mais elle m'a assuré que lire La République assortie d'une bonne préface me serait profitable, car (selon ses dires) il s'agit d'une œuvre tellement fondamentale qu'elle contient de nombreuses idées susceptibles d'être ressorties dans une copie (même commentaire pour Le Discours de la Méthode ; cependant j'ignore si ce sont des ouvrages incontournables ou si Mme A. est simplement une grande admiratrice de Platon et Descartes).

Elle a particulièrement insisté sur le caractère instructif des préfaces et des résumés : ce sont des synthèses qui permettent de saisir l'intérêt de certaines notions sans y passer des heures. Évidemment, potasser les préfaces et les explications de textes (au détriment du texte dans toute sa noblesse) peut sembler un peu hérétique au vu des plus honnêtes littéraires d'entre nous… Mais il n'y a pas de mal à utiliser un peu les méthodes des faignants ! De la même manière, ma prof de philo m'a conseillé d'acquérir un ou deux ouvrages généralistes du type "La philosophie pour les nuls", pour un survol épistémologique. Ce n'est pas miraculeux, mais c'est tout de même mieux que rien. Cela rassure au moins !

Mais même en travaillant nuit et jour jusqu'à la fin mars, je doute fort qu'il y ait un moyen infaillible de compenser le manque d'expérience et de culture du lycéen moyen en matière philosophique. Je pense que ce qui fera la différence entre les candidats sera leur qualité d'argumentation et de rédaction, et non la précision de leurs connaissances sur tel ou tel auteur. Puisque tu vas être présenté(e ?) au concours, il est probable que tu n'aies pas de souci à te faire là-dessus… et comme tous les candidats sont doués dans la matière qu'ils passent, il n'y a aucun complexe d'infériorité à développer ! (et puis j'imagine que la chance a beaucoup à voir aussi… quand le sujet "l'ineffable" est tombé, tous ceux qui n'étaient pas sûrs de la signification du mot ont été pénalisés, aussi brillants et cultivés fussent-ils)

Sur ce, j'espère avoir pu t'aider un tout petit peu dans ta "préparation". Si quelqu'un de plus expérimenté et de mieux renseigné passe par ici, son avis est le bienvenu…
Travailler avec les annales est effectivement la première chose à faire. Il faut s'entraîner sur les différents sujets, au moins faire un plan, et essayer d'en rédiger un ou deux en 6h pour se préparer à l'épreuve. Notez aussi que la formulation des sujets des séries S et ES, depuis quelques années surtout, est souvent moins habituelle, plus déroutante. Mais n'étant pas dans les petits papiers du jury, je ne sais pas si cette tendance perdurera encore cette année…
* Pour ma part, j'ai trouvé extrêmement pédants les quelques sujets primés qui m'ont été donnés de lire… Ce n'est qu'un avis personnel, mais il ne faut certainement pas prendre les lauréats comme modèles absolus.
C'est un sentiment que je partage… y compris concernant ma propre copie (récompensée en 2007). Il en va d'ailleurs de même pour l'épreuve de français. Les candidats, sauf très rare exception, ont une connaissance de la philosophie limitée et ont rarement pris le temps d'approfondir la pensée d'un ou deux auteurs. La dissertation tend donc à se réduire à un passage en revue d'un certain nombre d'auteurs (je crois avoir parlé d'une dizaine de personnes…), dont les arguments sont forcément, vu le temps et les connaissances limités, peu développés. On n'échappe pas toujours à l'impression d'un catalogue. Bref, il s'agit d'étaler une culture, ce qui n'est pas non plus sans aucun mérite, en terminale : le candidat montre qu'il maîtrise déjà les différentes grands courants de l'histoire de la philosophie, qu'il a une vision à peu près englobante de la discipline. Cela dit, j'imagine qu'il est tout à fait possible de produire une bonne copie en adoptant une toute autre démarche. En tout cas, les lauréats ne sont donc absolument pas des "modèles absolus", mais simplement de très bons élèves de terminale, qui ont déjà des bases plus ou moins solides, et qui sont susceptibles, pense-t-on, de suivre à l'avenir un itinéraire philosophique prometteur. Rien d'anormal à cela, en conclusion.
Elle a particulièrement insisté sur le caractère instructif des préfaces et des résumés : ce sont des synthèses qui permettent de saisir l'intérêt de certaines notions sans y passer des heures. Évidemment, potasser les préfaces et les explications de textes (au détriment du texte dans toute sa noblesse) peut sembler un peu hérétique au vu des plus honnêtes littéraires d'entre nous… Mais il n'y a pas de mal à utiliser un peu les méthodes des faignants !
Pourquoi pas… Ce n'est pas ce que j'avais fait ; j'avais préféré lire de "vrais" textes, tout en évitant certains monuments inaccessibles (privilégier les dialogues, éventuellement les aphorismes, ou les courts essais). Mais c'est une option tout à fait raisonnable, en effet.
De la même manière, ma prof de philo m'a conseillé d'acquérir un ou deux ouvrages généralistes du type "La philosophie pour les nuls", pour un survol épistémologique.
Préférez, à mon avis, un dictionnaire de philosophie à ce genre d'ouvrages (il a déjà été question des références bibliographiques sur d'autres sujets du "Café philo"). Si vous n'avez pas d'anthologie de textes, vous trouverez un très bon logiciel (et bien d'autres documents utiles) sur le site pédagogique de philosophie de l'académie de Grenoble.
Mais même en travaillant nuit et jour jusqu'à la fin mars, je doute fort qu'il y ait un moyen infaillible de compenser le manque d'expérience et de culture du lycéen moyen en matière philosophique.
Vous n'avez rien à "compenser"… c'est un concours, il s'agit simplement de vous démarquer, relativement aux autres candidats. On peut tout à fait être récompensé sans être un génie ni avoir une prédilection toute particulière pour cette discipline.
Je pense que ce qui fera la différence entre les candidats sera leur qualité d'argumentation et de rédaction, et non la précision de leurs connaissances sur tel ou tel auteur. Puisque tu vas être présenté(e ?) au concours, il est probable que tu n'aies pas de souci à te faire là-dessus…
La rhétorique est évidemment un des critères primordiaux de ce genre de concours. On peut le regretter… d'où un certain nombre de copies "pédantes", volontairement ou non d'ailleurs. Mais il faut l'accepter. C'est un moyen commode de faire le tri, de même que l'orthographe ou le vocabulaire (sur un sujet comme "l'ineffable", on élimine tout de suite un certain nombre de candidats qui n'ont pas la connaissance suffisante de leur langue).

Bonne chance en tout cas et gardez à l'esprit que, quoi que vous ferez, ce ne sera de toute façon pas perdu pour votre scolarité en CPGE ensuite.

Cordialement.
inatha a écrit :Et pouvez-vous me dire un mot sur le climat à HIV, puisque vous en venez? Je sais qu'il y a quatre hypokhâgnes: sont-elles toutes composées de la même manière? Je me demande bien comment on pourrait départager les élèves avant de les connaître, mais sait-on jamais…
De plus, un professeur ne peut pas avoir les quatre HK d'un même lycée, mais est-on assuré d'avoir de bons profs ds une "bonne" prépa?
Merci!
En un mot, il est bon dans 95 % des cas (il peut toujours y avoir des tensions entre quelques individualités, comme partout).

Les 4 classes d'hypokhâgnes - lettres et sciences humaines, A/L (il y a aussi une HK lettres et sciences sociales, B/L) sont "indifférenciées" entre Ulm et LSH depuis la rentrée 2007. Lorsque j'y étais (en 2007-2008 donc), les anciennes orientations des classes étaient encore assez visibles (hellénistes concentrés sur deux classes, notamment). Depuis, je crois qu'un effort d'homogénéisation a été fait. Il y a désormais à peu près autant d'élèves dans chaque classe qui s'orientent vers les classes préparant à l'ENS, et les classes préparant à l'ENS LSH (et à l'ENS de Cachan pour l'anglais).

Quant aux professeurs, ils sont bons, là encore à quelques exceptions près. Et ils ont le mérite de ne pas donner de DM, pour la plupart, ce qui permet de se concentrer sur les lectures.
Bonjour,
Quelqu'un saurait-il s'il est possible de lire les copies primées de l'année dernière ? (plus spécifiquement concernant "l'ineffable" en TS)
Bonjour, je compte aussi me présenter au Concours Général pour la dissertation philosophique en section S/ES pour l'édition 2011. J'aimerais également recueillir des informations concernant la préparation au concours, ainsi que réagir personnellement au sujet. Dans l'espoir de relancer cette discussion méthodologique…

J'ai lu certaines copies primées parmi celles qui sont disponibles sur Internet ; en effet, la rhétorique y occupe une place tellement importante qu'elle semblerait presque primer sur l'argumentation. C'est dommage de voir tant d'erreurs théoriques au sujet de Freud, -- qui d'ailleurs n'est même pas philosophe, aussi se demande-t-on pourquoi on le retrouve partout --, et sûrement au sujet d'autres auteurs que je connais beaucoup moins bien et sur lesquels je ne me permettrais pas de commenter. Néanmoins cela montre l'indulgence des examinateurs quant à la précision des références, alors il ne faut pas s'inquiéter de ne pas connaître à fond telle ou telle doctrine ; de toute façon c'est impossible ! Malgré mon profond désaccord avec sa réponse au sujet, j'aime beaucoup le style d'écriture relâché de Nora El Qadim, pour le premier prix S/ES en 2000 avec la question "Qu'est-ce qu'un maître ?", qui manifeste la tolérance des juges quant à l'originalité formelle.

Je n'arrive pas tout à fait à dégager la structure type des copies primées. Faut-il opter pour une dissertation classique académique, avec les trois parties oui, non, peut-êtrethèse, antithèse, synthèse, comportant chacune trois sous-parties qui constituent des arguments permettant de faire avancer la question et qui sont chacune soutenues par trois exemples (j'exagère !), ou peut-on écrire plus librement, à la manière d'un essai, avec des divagations pertinentes qui s'entrecoupent pour dénouer le sujet et nouer une réponse ?

Mon professeur de philosophie m'a recommandé une dizaine de lectures qu'elle jugeait être essentielles aux fondements de la culture philosophique. Quelles sont vos recommandations ? Enfin, comment vous y prenez-vous lors de la lecture d'un ouvrage philosophique ou aux consonances philosophiques ? Prenez-vous des notes au fur et à mesure de votre lecture, en soulignant les éléments essentiels et en retapant des citations intéressantes (comme j'ai fait au tout départ) ? Faites-vous un bilan au terme de votre lecture, en reprenant le livre dès le début et en indiquant sommairement son argumentaire tout en relevant des passages importants (comme je l'ai fait par la suite) ? Ou, jugeant cela trop fastidieux, dévorez-vous le livre d'un trait à condition de l'avoir correctement digéré (comme je le fais maintenant) ? Je ne connais pas la méthode la plus efficace, au lieu de tirer des avantages de chacune j'en ressens les inconvénients ! Sans prise de notes je retiens peu mais c'est plus agréable, quand j'en prends la lecture est lente mais mieux assimilée…

Merci de répondre si vous avez le courage -- et le temps !