apparemment la réponse a évolué, puisque "l'ancienne" analyse considérait "que" comme un relatif antécédent de ce, article démonstratif (réponse du forum sur le sujet ce que / ce qui / celui qui).Tu es sûre ? Peux-tu donner la référence exacte ?
La subordonnée interrogative indirecte
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l'ancienne analyse considérait "que" comme un relatif antécédent de ce, article démonstratifLe relatif a un antécédent… Le relatif lui-même n'est pas un antécédent !
Tu veux plutôt dire : l'ancienne analyse considérait le pronom démonstratif "ce" comme l'antécédent du relatif "que" ?
@lamaneur : je ne peux pas donner la référence exacte, puisque c'est un autre sujet du forum et le contributeur ne donne pas lui même de référence précise. "ancienne" est donc peut-être une appréciation personnelle, davantage qu'un fait. Mais puisque sur ce sujet, deux références contradictoires s'opposent (Grévisse vs Riegel-Pellat) …
(réponse de petitleceir : https://www.etudes-litteraires.com/forum/d/39980-ce-que-ce-qui-celui-qui.html)
Du coup, les interrogatives indirectes sont une sous-classe des complétives ou pas ?
Le Grévisse indique que les PSII sont des "sous-classes" des complétives. J'en avais déduit que le pronom n'avait pas de fonction propre dans la subordonnée, comme c'est le cas du pronom dans les complétives. Ce qui n'est pas le cas.
Dès lors, pourquoi les classer dans les complétives, alors même que les phrases périphrastiques et substantives équivalent à un groupe nominal (comme les complétives) et sont elles en revanche classées avec les relatives ?
Est-ce lié à l'absence d'antécédent ? Finalement même dans le cas des PSR substantives ou périphrastiques, l'antécédent est implicite, comme c'est le cas pour les PSII, alors que les complétives n'ont pas d'antécédent, même implicite.
comme c'est le cas du pronom dans les complétives.Quel pronom dans quelles complétives ?
Les complétives conjonctives ne sont pas introduites par un pronom, mais par une conjonction… qui n'a bien sûr pas de fonction dans la proposition.
https://www.cordial.fr/grammaire/manuels/COMPLETI.htm
Quelles sont les similitudes entre les deux types de complétives (les complétives conjonctives et les complétives interrogatives indirectes) ?
- elles équivalent à un groupe nominal => mais comme certaines relatives
C'est le seul point commun.
Si on regarde les similitudes entres relatives périphrastiques et substantives et complétives interrogatives indirectes :
- elles équivalent à un groupe nominal
- elles sont introduites par un pronom (relatif pour les unes, interrogatif pour les autres) => même si l'interrogative indirecte peut l'être par la seule conjonction si
- ce pronom a une fonction dans la subordonnée
- et si on s'en tient au Riegel, l'interrogatif "ce que" / "ce qui" est constitué d'un démonstratif et d'un pronom relatif
Les subordonnées interrogatives indirectes ont davantage de points communs avec les relatives substantive ou périphrastique, qu'avec les complétives.
D'où ma question
J'ai beaucoup de mal à reconnaître une proposition interrogative indirecte. Pouvez-vous me donner quelques clés s'il vous plaît?
Par exemple, j'étais persuadé que dans les phrases suivantes:
* Le manuel indique comment démarrer l'appareil.
* Le document indique qui est responsable du projet.
les propositions "comment démarrer l'appareil", "qui est responsable du projet" étaient des propositions interrogatives indirectes mais il semblerait que ce ne soit pas le cas (d'après d'autres personnes).
Les propositions subordonnées interrogatives indirectes n'ont pas toujours un sens interrogatif au sens strict. Il peut y avoir une information ignorée (1), une information cherchée ou demandée (2), une information donnée en réponse à une question implicite (3).
Introduction par un mot interrogatif.
Comment démarrer l'appareil ?
1- Je ne sais pas comment démarrer l'appareil.
2 - Je me demande comment démarrer l'appareil.
3- Le manuel indique comment démarrer l'appareil.
Qui est responsable du projet ?
1- J'ignore qui est responsable du projet.
2 - J'aimerais savoir qui est responsable du projet .
3 - Le manuel indique qui est responsable du projet.
Merci pour votre réponse mais je crains ne pas bien comprendre les phrases 1) et 3), du moins la sémantique.
Voici comment j'interprète ces phrases:
1) "Je ne sais pas comment démarrer l'appareil." ==> Une question se pose: "Comment démarrer l'appareil?", Je n'en connais pas la réponse.
2) "Le manuel indique comment démarrer l'appareil." ==> Une question se pose: "Comment démarrer l'appareil?", Le manuel en indique la réponse.
Est-ce que l'interprétation est correcte?
Bonjour,
Ma question concerne l’emploi de l’infinitif dans une subordonnée interrogative indirecte. Dans Riegel, Pellat, Rioul, il est écrit : "L’interrogation indirecte partielle peut également utiliser l’infinitif, dans les mêmes conditions que certaines relatives, c’est-à-dire si le verbe "pouvoir" a été effacé : Je ne sais que faire, ni où aller (=[ce] que [je peux] faire …) (XV. Les Complétives 3.2 Interrogation partielle)
Dans ce cas, la phrase suivante ne contient pas de proposition subordonnée interrogative indirecte :
"Si je m’écoutais, je vous demanderais de ne rien mettre du tout" (on ne peut pas dire "je vous demanderais que vous ne puissiez rien mettre …"
Ai-je bien compris ?
Merci.
Dans Je vous demanderais de ne rien mettre du tout, non, ce n’est pas une interrogative.Ici, demander n’est pas un verbe de connaissance, et l’infinitif n’est pas précédé d’un pronom interrogatif ou d’un adverbe interrogatif. On ne pose pas de question, on ne s’informe pas; c’est une prière, un ordre.En style direct, ce serait : Je vous demanderais : "Ne mettez rien du tout."
Oui, bien sûr, j’ai tout de suite pensé au verbe "se demander", d’où mon erreur. Merci.
Cela dit, sans que ce soit "se demander", le verbe "demander" peut très bien être suivi d’une interrogative indirecte (introduite dans ce cas par un mot interrogatif) : Je demande comment il va. Il demande s’il peut venir. Il demande qui sera présent.