Voici l'extrait que je dois étudier pour un commentaire composé :
Voici mon plan :
I) Un étonnant discours
a. Le refus de se défendre
b. La mise en accusation de la société
II) La mise en valeur du héros romantique
a. Un coupable attachant
b. Un héros seul face à une société qui l'opprime
Comme le président faisait son résumé, minuit sonna. Le président fut obligé de s’interrompre, au milieu du silence de l’anxiété universelle, le retentissement de la cloche de l’horloge remplissait la salle.« Voilà le dernier de mes jours qui commence », pensa Julien. Bientôt il se sentit enflammé par l’idée du devoir. Il avait dominé jusque-là son attendrissement, et gardé sa résolution de ne point parler ; mais quand le président des assises lui demanda s’il avait quelque chose à ajouter, il se leva. Il voyait devant lui les yeux de Mme Derville qui, aux lumières, lui semblèrent bien brillants.« Pleurerait-elle, par hasard ? » pensa-t-il.– Messieurs les jurés,« L’horreur du mépris, que je croyais pouvoir braver au moment de la mort, me fait prendre la parole. Messieurs, je n’ai point l’honneur d’appartenir à votre classe vous voyez en moi un paysan qui s’est révolté contré la bassesse de sa fortune.« Je ne vous demande aucune grâce continua Julien en affermissant sa voix. Je ne me fais point illusion, la mort m’attend : elle sera juste. J’ai pu attenter aux jours de la femme la plus digne de tous les respects, de tous les hommages. Mme de Rênal avait été pour moi comme une mère. Mon crime est atroce,et il fut prémédité. J’ai donc mérité la mort, messieurs les jurés. Quand je serais moins coupable, je vois des hommes qui, sans s’arrêter à ce que ma jeunesse peut mériter de pitié, voudront punir en moi et décourager à jamais cette classe de jeunes gens qui, nés dans un ordre inférieur, et en quelque sorte opprimés parla pauvreté, ont le bonheur de se procurer une bonne éducation,et l’audace de se mêler à ce que l’orgueil des gens riches appelle la société.« Voilà mon crime, messieurs, et il sera puni avec d’autant plus de sévérité, que, dans le fait, je ne suis point jugé par mes pairs. Je ne vois point sur les bancs des jurés quelque paysan enrichi, mais uniquement des bourgeois indignés…Pendant vingt minutes, Julien parla sur ce ton ; il dit tout ce qu’il avait sur le cœur ; l’avocat général, qui aspirait aux faveurs de l’aristocratie, bondissait sur son siège ; mais malgré le tour un peu abstrait que Julien avait donné à la discussion toutes les femmes fondaient en larmes. Mme Derville elle-même avait son mouchoir sur ses yeux. Avant de finir, Julien revint à la préméditation, à son repentir, au respect, à l’adoration filiale et sans bornes que, dans des temps plus heureux, il avait pour Mme de Rênal… Mme Derville jeta un cri et s’évanouit.Quelqu'un pourrait-il m'aider pour trouver une problématique en rapport avec cet extrait et le plan que j'ai trouvé svp ?
Voici mon plan :
I) Un étonnant discours
a. Le refus de se défendre
b. La mise en accusation de la société
II) La mise en valeur du héros romantique
a. Un coupable attachant
b. Un héros seul face à une société qui l'opprime



