Emploi des majuscules dans les titres d’œuvres

Langue française

195 réponses · Page 3 / 10

Peut-être le titre n'a pas de majuscules. Si on revient au livre, peut-être le titre est ainsi : L'arbitre et le capitaine. Dès lors, pourquoi écrire L'Arbitre et le Capitaine ?

Je ne sais pas si on me comprend. 🙂
Il existe un usage sur la façon d'écrire les titres des œuvres littéraires et artistiques, celui que rappelle d'ailleurs l'éditeur Armand Colin dans ses
Consignes éditoriales et normes typographiques [Lien invalide.]
Majuscules dans les titres d’ouvrage et d’article
* Dans le cas des titres d’ouvrage en langue française :
Lorsque le titre commence par un article défini, mettre des majuscules jusqu’au premier substantif inclus, mais plus au-delà (sauf nécessité liée au terme lui-même) :
La Prisonnière ; Les Fausses Confidences ; Le Jeu de l’amour et hasard ; L’Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde
Lorsque le titre commence par un article indéfini, seul cet article prend une majuscule :
Un crime ; Une ville flottante ; Des souris et des hommes
Lorsque le titre forme une proposition ou une phrase, seul le mot initial prend une majuscule :
Splendeurs et misères des courtisanes ; On ne badine pas avec l’amour
Lorsque le titre met deux termes en parallèle ou en opposition, chacun des deux termes prend une majuscule :
La Belle et la Bête ; Le Rouge et le Noir
Pourquoi ne pas les respecter ?
@BTN

Si le titre originel est L'arbitre et le capitaine, le fait qu'il n'y ait de majuscule qu'au mot initial est déjà très significatif.

@Anne

Quand je clique sur le lien en question, on me signale déjà que cette page Web est introuvable. Elle était sans doute trop nulle pour être conservée ! En supposant que les normes de cet éditeur (Armand Colin) pour les majuscules existent, il ne les respecte même pas dans son traité Droit constitutionnel (références données), pourtant destiné à un public universitaire !

J'ai par ailleurs l'habitude d'exercer mon esprit critique, et je ne vois strictement aucun intérêt à mettre des majuscules dans les titres ailleurs qu'au premier mot et aux noms propres. Les Italiens ne manquent pas de logique à cet égard. Je constate aussi que les usages sont très fluctuants en français dans ce domaine, si je me réfère à mes nombreux livres (dont le traité Droit constitutionnel). Faites donc ce qui vous plaira ! 🆒
J'ai corrigé le lien vers le document Armand Colin, au moins pour ceux qui ne sont pas figés dans leurs certitudes;

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Qui peut dire comment serait écrit le titre s'il n'était pas tout en majuscules?
Personne.
Faites donc ce qui vous plaira !
nous dit Spalding. C'est bien notre intention, surtout que nous n'avons pas besoin de sa permission.

Le passage signalé par Anne recoupe exactement mon Abrégé du code typographique : il semble bien que le système italien de Spalding n'est autre que … la norme française.
Si je considère la norme française rappelée par Anne et Delia, je dois écrire Le Désert des Tartares. Or le titre de ce roman s'écrit en italien Il deserto dei Tartari. Les deux normes ne sont donc pas équivalentes…
Pourtant, Spalding est persuadé que l'usage italien est tel :
je ne vois strictement aucun intérêt à mettre des majuscules dans les titres ailleurs qu'au premier mot et aux noms propres.
Je ne commenterai pas…
Spalding parle seulement du premier mot (l'article) et non pas aussi du premier nom, à la différence du système français…

Système italien : Il deserto dei Tartari
Système italien appliqué au français par Spalding : Le désert des Tartares
Norme française : Le Désert des Tartares
Je ne suis pas sûr de bien suivre… Spalding dit que l'usage italien est de mettre une majuscule au premier mot (pas au premier nom) ainsi qu'aux noms propres. Il a parfaitement raison en cela.
D'autres exemples pris dans le catalogue des œuvres de Buzzati :
I sette mesaggeri
Il crollo della Baliverna
Il grande ritratto
Un amore
Cronache terrestri
Bàrnabo delle montagne
I miracoli del Val Morel
Oui, c'est bien comme cela que j'ai compris aussi !
Mais pas Delia, apparemment…
Nos réponses se doublent, mais la tienne n'avait pas encore paru sur mon écran…
Autant pour moi, c'est pour mes pieds : j'ai en effet commis la confusion contre laquelle je mets les élèves en garde. Là où Spalding écrit mot, mon esprit traduit substantif. Tant l'usage français me choque peu.
Anne345 a écrit :Si le titre est un syntagme nominal constitué de plusieurs noms mis en symétrie ou opposition […]
donc La Chair et le Fer
Oui, je n'avais pas cette règle en tête.
Cela dit, par acquis de conscience, je vérifierai demain dans mon Lexique des règles typographiques en usage à l'Imprimerie Nationale. 🙂
En italien, je vois par exemple sur Internet Il buono, il brutto, il cattivo pour le western de Sergio Leone : majuscules seulement au premier mot et aux noms propres (absents ici). Les Italiens ont le sens de la simplicité et de la clarté, comme pour leur orthographe, détestent les fioritures et complications inutiles. Pour moi, c'est l'exemple à suivre ! 🙂

Quand il s'agit de titres présentés isolément, l'usage français le plus courant semble par contre de mettre des majuscules au premier mot et au premier nom commun. Pour des titres symétriques, tous les noms communs seront concernés. Je ne parle pas ici des noms propres. Sur Internet, vous verrez ainsi Le Bon, la Brute et le Truand, toujours pour le western de Sergio Leone.

Si je me réfère aux nombreuses bibliographies de mes bouquins français, l'usage italien semble par contre répandu. Il ne s'agit pas alors de faire du tape-à-l’œil comme pour un titre isolé, mais de présenter uniformément les titres référencés, pour une lisibilité maximale. En reprenant Droit constitutionnel (références données), on juge alors contre-indiqué de figurer par exemple L'Arbitre et le Capitaine, avec en dessous Contentieux constitutionnel français. Nous avons pléthore de majuscules pour le premier titre, un seul pour le second. On a donc préféré L'arbitre et le capitaine, à l'italienne bien sûr ! 😜
Les Italiens ont le sens de la simplicité et de la clarté, comme pour leur orthographe, détestent les fioritures et complications inutiles. Pour moi, c'est l'exemple à suivre !
C'est ce qu'on a vaguement cru comprendre, durant cette discussion… 😜

Cela dit, ce n'est sans doute valable que pour la typographie ou l'orthographe, ce goût de la simplicité et de la clarté. Parce que côté maniérisme et art baroque (mouvements nés en en Italie) que de fioritures ! (Tiens, un mot italien…)

Et puis, il y a des traîtres à la simplicité partout !

[Lien invalide.]
Sur cette première page Google privilégiant les résultats en italien, vous pourrez comparer les titres italiens du western de Leone : https://www.google.it/#q=il+buono+il+brutto+il+cattivo

Avec majuscules aux noms communs : 1

Sans majuscules (sauf le premier mot) : 9

Significatif, non ? Vous pouvez continuer si le cœur vous en dit… 😜
Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

Il me reste à espérer que l'absence ou la présence d'une majuscule ne comptera pas pour une faute dans ma prochaine dictée.
Quoi qu'il en soit, faute ou pas, je continuerai à écrire un titre d'ouvrage comme les Italiens de Spalding.

Espérons que les inventeurs de telles complications ont au moins de bonnes raisons à faire valoir pour leur défense, autres qu'une volonté d'empoisonner mon existence. 😉
Après vérification, c'est… extrêmement compliqué ! :/

Quelques exemples suffiront à l'illustrer :

l'Illiade (reste en romain et bas de casse l'article défini qui n'appartient pas au titre réel, qui est traduit ou qui est contracté)
l'auteur du Rouge et le Noir (idem)

le Barbier et le Mariage (devant un titre abrégé, l'article se compose toujours en romain « ou », l'article défini précédant la seconde partie reste en italique mais perd la majuscule)

Julie ou la Nouvelle Héloïse (dans un titre en deux parties séparées par la conjonction « ou », l'article précédant la seconde partie reste en italiques mais perd la majuscule)
La Répétition ou l'Amour puni (idem)

La guerre de Troie n'aura pas lieu (on mettra une majuscule à l'article initial seulement dans les titres formant phrase)
La naissance de la philosophie à l'époque de la tragédie grecque (on mettra une majuscule à l'article initial seulement dans les titres d'ouvrages spécialisés et dans les titres d'articles de journaux ou de revues)

La Belle et la Bête (on mettra une majuscule non seulement à l'article initial mais aussi dans un titre contenant une comparaison ou une symétrie, à chaque terme en opposition ou en parallèle si l'un d'eux exige la majuscule)
Le Diable et le Bon Dieu (idem)
Dom Juan ou le Festin de pierre (idem)

Les Très Riches Heures du duc de Berry (on mettra une majuscule non seulement à l'article initial mais aussi dans les autres titres au premier substantif ainsi qu'aux adjectifs et adverbes qui peuvent le précéder)
Les Plus Belles Années de notre vie (idem)
Les Liaisons dangereuses (idem)
Le Jour le plus long (idem)

Il ne s'agit que d'un court extrait des règles concernant les titres… 😀
On peut discuter des usages à l'étranger en effet. On peut rapidement avec wikipedia regarder les traductions d'un titre selon les pays et faire des statistiques ou utiliser tout autre méthode subjective. Pour un titre de film il est d'ailleurs plus simple de garder le titre dans sa langue d'origine.
Pour rester dans la littérature cela parait amusant d'écrire un titre comme les Italiens, mais si on choisit une habitude différente pour chaque détail, celle d'un pays pour le titre, d'un autre pour la façon de mettre les virgules, d'un autre encore pour une mise en page etc on obtiendra un mélange bizarre, alors pourquoi choisir les usages d'un autre pays sur un point précis.
Si on rend le devoir en République Tchèque autant suivre les règles ou usages tchèques et si on rend le devoir en France autant suivre les règles ou usages français. Il y a un proverbe "A Rome fais comme les Romains" qui me parait très sensé.