Roméo31 a écrit :Comme si les règles d'emploi de la majuscule ne ressortissaient pas aussi à la compétence des grammairiens ! 🙂L'écriture des titres est une pure convention typographique où le grammairien n'a aucun rôle à jouer.
Emploi des majuscules dans les titres d’œuvres
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Roméo31 a écrit : Je n'aperçois pas pourquoi les auteurs du Lexique des règles typographiques en usage à l'Imprimerie nationale […] devraient servir plus de référence, en France, que les quatre grammairiens cités ci-dessus.Roméo, ma modeste contribution : pour ce que j'en connais, dans la presse, le Lexique des règles typographiques en usage à l'Imprimerie nationale est la bible des secrétaires de rédaction.
L'écriture des titres est une pure convention typographique où le grammairien n'a aucun rôle à jouer.Pour l'écriture des titres, notamment Le bon usage* se réfère au bon usage, cad à l'usage des grands écrivains, et nullement aux "conventions typographiques".
(A noter, pour faire pièce, à une objection précédente, que cet ouvrage écrit les titres des oeuvres littéraires qu'il cite tel qu'il les écrit pour gagner de la place, ce qui est raisonnable dans une grammaire qui comporte d'innombrables citations littéraires.)
* Graphie remployée par cette grammaire.
J'ajoute que la spécialiste de l'emploi des majuscules Karine Germoni* écrit :
"l'usage des majuscules est encadré en français par des conventions orthographiques, typographiques et grammaticales qu'il faut appliquer et respecter".* Majuscules, abréviations et symboles, De Boeck/Duculot, collection "Grevisse/langue française", 2013. 139 p. (sur 272) de cet ouvrage sont consacrées à l'emploi des majuscules dont 7 aux titres (des livres, revues, films, émissions de radio ou de télévision, etc.).
Elle écrit également :
[…]il a fallu plusieurs siècles pour que ses usages [ceux de la majuscule] soient codifiés de façon rationnelle et uniforme par les professionnels de la langue, de l'impression et de la presse, selon des règles grammaticales et des normes orthotypographiques qui font partie intégrante de l'orthographe d'usage.(Graissé par moi.)
Ma conclusion : Les conventions typographiques n'ont aucunement le monopole en matière d'écriture des titres ! Les grammairiens ont leur rôle à jouer et le jouent.
Freddy,
Cela dépend où. Par exemple, au ministère de l'économie et des finances (où j'ai, entre autres, enseigné la rédaction générale et la rédaction administrative, ce n'était pas le cas.
(Je blague : il y a certainement des gens qui écrivent très bien, là-bas aussi… 😉 )
Bonjour.Je ressuscite cette discussion, en demandant comment on est censé écrire les titres des chapitres, d’une part, et les titres des poèmes, d’autre part. Qu’en disent exactement les spécialistes à l’Imprimerie nationale ou ailleurs ? J’aurais naturellement tendance à écrire comme suit, mais est-ce correct ?(De Gaulle, L’Appel, La pente), (De Gaulle, L’Appel, La chute), (De Gaulle, L’Appel, La France Libre), (De Gaulle, L’Appel, L’Afrique), (De Gaulle, L’Appel, L’Orient), (De Gaulle, L’Appel, Les alliés), (De Gaulle, L’Appel, La France combattante)(Camus, L’Homme révolté, La religion de la vertu)(A. Camus, L’Été, La pierre d’Ariane)(Leconte de Lisle, Les éléphants, Les Poèmes barbares)(Baudelaire, Les yeux de Berthe, Les Fleurs du Mal)(Vergniaud, Discours du 3 juillet 1792)Merci d’avance pour vos réponses. Bien respectueusement.
Je dirais :
Baudelaire, Les Fleurs du Mal, "Les yeux de Berthe".
Du plus au moins en somme.
Auteur, œuvre, extrait.
"Les Fleurs du Mal", "Les yeux de Berthe"Je ne comprends pas la différence…
1/ Titre œuvre en italiques. On écrit parfois mal (sans majuscule).
2/ Titre poème entre guillemets. Majuscule au premier mot et encore une au nom propre. Possible que B. ait mis une majuscule à yeux. Flemme de vérifier.
Présentations, selon le guide typographique du dictionnaire Robert des difficultés.On remarquera que l’ordre est : auteur-extrait-œuvre.De Gaulle, «La France libre», L’Appel Camus, « La religion de la vertu », L’Homme révolté_Leconte de Lisle, « Les éléphants », Les Poèmes barbaresBaudelaire, « Les yeux de Berthe », Les Fleurs du mal Etc.ou bien De Gaulle, La France libre, in L’AppelCamus, La religion de la vertu, in L’Homme révolté_Leconte de Lisle, Les éléphants, in Les Poèmes barbaresBaudelaire, Les yeux de Berthe, in Les Fleurs du malEtc.
Je n’ai jamais écrit le nom du poème ou de l’extrait en italique mais entre guillemets, donc je suis OK avec tes premiers exemples. Cela dit, il est possible que le mode soit à l’APA : https://unsujet.com/comment-citer-un-poeme-au-format-apa/Et pour le théâtre, dans ce cas? : Corneille, Le Cid, Acte Y, scène Z ou bien Corneille, Acte Y, scène Z, Le Cid ? Bizarre ! En tout cas, merci pour ces précisions. Encore un casse-tête ! Il faudra que je vérifie en allemand (interférences possibles dans mon cerveau).
Bonjour Jehan et merci pour vos précisions. Bien respectueusement..
> @""#p586409 Présentations, selon le guide typographique du dictionnaire Robert des difficultés.On remarquera que l'ordre est : auteur-extrait-œuvre.De Gaulle, «La France libre», L’Appel Camus, « La religion de la vertu », L’Homme révolté_Leconte de Lisle, « Les éléphants », Les Poèmes barbaresBaudelaire, « Les yeux de Berthe », Les Fleurs du mal Etc.ou bien De Gaulle, La France libre, in L’AppelCamus, La religion de la vertu, in L’Homme révolté_Leconte de Lisle, Les éléphants, in Les Poèmes barbaresBaudelaire, Les yeux de Berthe, in Les Fleurs du malEtc.Bonsoir, JehanTour cela me chiffonne. Je cite le TLF :"VERLAINE, Œuvres posthumes, t. 3, Autobiographie, 1896, p. 207)."Pas de guillemets à Autobiographie, mais il me semble bien que l’ordre que j’ai proposé est respecté. J’aimerais bien qu’un prof de français, genre @Lucid_Lynx, @Jean-Luc ou Laoshi m’aide à résoudre ce problème. Comment présentez-vous les textes à commenter à vos élève ?
La règle logique ne serait-elle pas d’aller du général au particulier ?Auteur, oeuvre, partie de l’oeuvre, éditeur, (tome), année, (page)F18 a raison d’être chiffonnée : la citation du TLF "VERLAINE, Œuvres posthumes, t. 3, Autobiographie, 1896, p. 207)." n’est d’aucune utilité si on n’y mentionne pas même les références de l’édition (ou alors, ce qui n’est pas impossible, elle a été définie, comme d’autres, de façon générique, auparavant).
Merci @dudule. Je me sens moins idiote.
Aurais-je une réponse ?
J’ai également demandé ;
"Et pour le théâtre, dans ce cas? : Corneille, Le Cid, Acte Y, scène Z ou bien Corneille, Acte Y, scène Z, Le Cid ? Bizarre !"
Corneille, Le Cid, Acte Y, scène Z Certainement pas l’autre version ! 😲Bien entendu il convient de mentionner le nom de l’éditeur, le nom de la collection et surtout la date d’impression pour tout ouvrage. Sinon, ce référer à un numéro de page n’a aucun sens. On peut le cas échéant mentionner le numéro de la réimpression ou de l’édition (Seconde édition, 1958 par exemple), parce que les différentes éditions n’ont pas toujours la même pagination !Rappelons que la date de dépôt légal (DL) n’a strictement aucune valeur pour la datation d’un ouvrage, seule compte les dates de l’édition et de la réimpression. En général (et encore - pas toujours !) le DL correspond à la première édition.