Statistiques et occurrences dans la "Chartreuse de Parme"

Littérature

4 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Les moyens informatiques modernes permettent une analyse mathématique de l'oeuvre [2]
La lecture de la Chartreuse de Parme peut produire un effet analogue à l'écoute d'une symphonie musicale ou la vue d'un tableau.
En dehors des articles ou prépositions le mot qui revient le plus souvent est naturellement Fabrice avec 1348 occurrences. A l'inverse certains mots ne sont écrits qu'une seule fois comme Contraintes — paradoxalement Stendhal trouve le bonheur dans les contraintes d'une prison, mais le mot se trouve dans la phrase : « la marquise au contraire m'accablait de politesses contraintes ». Au total, 5692 mots, chiffres (comprenant les chiffres romains tête de chapitre) ou nombres n'apparaissent qu'une seule fois.
Si l'on interroge l'œuvre plus profondément, on peut développer les analyses suivantes. Concernant d'abord les couleurs, le titre évoque une couleur pastel: le Parme. C'est la couleur qui revient le plus dans l'oeuvre, avec quelques 255 occurrences. Toutefois cette présence est avant tout liée au fait, que dans le contexte de cet ouvrage, ce mot fait allusion à la fois à la couleur et à la ville. D'autres couleurs évoquées sont plus vives : noir, blanc, rouge et vert qui sont des couleurs tranchées. Autre cas intéressant celui des mathématiques… L'astrologie de l'abbé Blanès est une science non mathématique : « S'il ne faut pas croire à l'astrologie, reprit-il en cherchant à s'étourdir, si cette science est, comme les trois quarts des sciences non mathématiques, une réunion de nigauds enthousiastes et d'hypocrites adroits et payés par qui ils servent, d'où vient que je pense si souvent et avec émotion à cette circonstance fatale? ». Par contre l'astronomie est une science exacte et la lunette astronomique de l'abbé Blanès permet de sonder l'infini de l'espace un peu comme pour essayer de comprendre l'amour infini entre Clélia et Fabrice…
Es-tu sûr que Parme soit toujours employé en tant que couleur? N'est-ce pas plus simplement une ville? Le mot "contrainte" est peu employé, (il était certes moins courant à l'époque de Stendhal qu'à la nôtre), mais que peut on en déduire, si on a pas recherché aussi tous les mots qui tournent autour de cette idée?
Les moyens informatiques ne font que compter ce qu'on leur demande de compter. Ce n'est là ni de l'analyse, ni des mathématiques.
J'ai utilisé le logiciel intratext pour "la Chartreuse de Parme"

https://www.intratext.com/ixt/FRA0026/2C.HTM

Effectivement , il semble que Parme désigne uniquement la ville….
Toutes les occurrences du mot Parme se présentent sous la forme: "à Parme" , "de Parme", "tout Parme","que Parme","dans Parme"…
Quelle est l'étymologie de Parme en tant que couleur ? Les bas violets portés par les monsignores à Parme dans l'œuvre de Stendhal ? Ou plutôt la violette de Parme…
Ci-après l'étymologie selon le dictionnaire Trésor (lexilogos).

* PARME, adj. inv.

PARME, adj. inv.
Étymol. et Hist. 1897 drap Parme (L'Illustration, 8 janv., p.34b ds Quem. DDL t.20); 1907 mousseline de soie parme (Femina, loc. cit.). Issu p.ell. de violette de Parme.


Compter les mots ne permet sans doute pas d'analyser une œuvre , mais leur analyse doit permettre de dégager des "idées" , ou une pensée ,dominantes chez l'auteur. La concentration de certains mots sur quelques pages peut correspondre à un soucis ou à un épisode heureux dans la vie privée de l'écrivain.
Frydman Charles a écrit :La concentration de certains mots sur quelques pages peut correspondre à un soucis ou à un épisode heureux dans la vie privée de l'écrivain.
Ce genre de déductions est hasardeux, on est loin d'une analyse "mathématique". Mais je suis d'accord que l'instrument, s'il est utilisé avec prudence, peut avoir son utilité.