Beaumarchais, Le Mariage de Figaro, acte I, scène 8

Entraide scolaire

2 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour à tous,
J'ai un devoir de français à preparer, c'est en faite une préparation pour une sorte d'oral blanc.
La question est : "Montrer en quoi cette scéne est elle comique?"
Je pense avoir trouver deux axe mais je ne suis pas sur du tout :

I : Le comique de situation
a) Le compte amoureux
b) Suzanne troublé
c)
II : Suzanne resiste
a) Le rejet de Suzanne
b) La desobeissance de Suzanne
c)

Ensuite je péche si quelqu'un pourrait me dire si mon plan est déjà correct.
Merci d'avance
Scène 8

SUZANNE, LE COMTE, CHÉRUBIN caché.



SUZANNE aperçoit le Comte: Ah!… (Elle s'approche du fauteuil pour masquer Chérubin.)

LE COMTE s'avance: Tu es émue, Suzon! tu parlais seule, et ton petit coeur paraît dans une agitation… bien pardonnable, au reste, un jour comme celui-ci.

SUZANNE, troublée: Monseigneur, que me voulezvous? Si l'on vous trouvait avec moi…

LE COMTE: Je serais désolé qu'on m'y surprît; mais tu sais tout l'intérêt que je prends à toi. Bazile ne t'a pas laissé ignorer mon amour. Je n'ai rien qu'un instant pour t'expliquer mes vues; écoute.

Il s'assied dans le fauteuil

SUZANNE, vivement: Je n'écoute rien.

LE COMTE lui prend la main: Un seul mot. Tu sais que le roi m'a nommé son ambassadeur à Londres. J'emmène avec moi Figaro: je lui donne un excellent poste; et comme le devoir d'une femme est de suivre son mari…

SUZANNE: Ah! si j'osais parler!

LE COMTE la rapproche de lui: Parle, parle, ma chère use aujourd'hui d'un droit que tu prends sur moi pour la vie.

SUZANNE, effrayée: Je n'en veux point, Monseigneur, je n'en veux point. Quittez-moi, je vous prie.

LE COMTE: Mais dis auparavant.

SUZANNE, en colère: Je ne sais plus ce que je disais.

LE COMTE: Sur le devoir des femmes.

SUZANNE: Eh bien! lorsque Monseigneur enleva la sienne de chez le docteur, et qu'il l'épousa par amour, lorsqu'il abolit pour elle un certain affreux droit du seigneur…

LE COMTE, gaiement: Qui faisait bien de la peine aux filles! Ah Suzette! ce droit charmant! si tu venais en jaser sur la brune au jardin, je mettrais un tel prix à cette légère faveur…

BAZILE parle en dehors: Il n'est pas chez lui, Monseigneur.

LE COMTE se lève: Quelle est cette voix?

SUZANNE: Que je suis malheureuse!

LE COMTE: Sors, pour qu'on n'entre pas.

SUZANNE, troublée: Que je vous laisse ici?

BAZILE crie en dehors: Monseigneur était chez Madame, il en est sorti: je vais voir.

LE COMTE: Et pas un lieu pour se cacher! ah! derrière ce fauteuil… assez mal; mais renvoie-le bien vite.

Suzanne lui barre le chemin, il la pousse doucement, elle recule, et se met ainsi entre lui et le petit page; mais pendant que le Comte s'abaisse et prend sa place, Chérubin tourne et se jette effrayé sur le fauteuil à genoux, et s'y blottit. Suzanne prend la robe qu'elle apportait, en couvre le page, et se met devant le fauteuil.
Bonjour à tous 😉 . Je suis nouvelle sur ce site. J'ai besoin d'aide en fait j'ai fait un commentaire sur Le Mariage de Figaro Acte 1 scène 8. J'ai trouvé une problèmatique et un plan mais je me demande si cela est bien ?
Pouvez vous me donner votre avis et quelques conseils 🙂

Le contexte historique de la pièce est celui de 1768. Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (1732/1799) fils d'horloger, il affirme son talent et son intérêt pour le registre comique tardivement. Dans la scène 8 de l'acte I, les acteurs présents sont Suzanne, Le comte et Chérubien. Le registre est comique, plus particulièrement comique de situation. Dès le début on sent la gène présente particulièrement vis-à-vis de Chérubien « caché ».
Pourquoi il y a une véritable gène dans cette scène?
Plan : I Le comte est manipulé. II Suzanne résiste.

I;Dès le début Le comte est manipulé par Suzanne, étant donné que Suzanne cache Chérubien et s’oppose donc aux ordres du Comte « elle s'approche du fauteuil pour masquer Chérubin ». Elle essaye tant bien que mal de cacher sa gène.
Mais sa première réplique nous montre son étonnement « Ah! … » à la vue du Comte « elle aperçoit le Comte ». Le comte sent cette gène puisque dans sa réplique il en joue « tu es émue, Suzon! Tu parlais seule et ton petit coeur paraît dans une agitation… bien pardonnable, au reste, un jour comme celui-ci. », il essaye de la déstabiliser par l’utilisation du surnom Suzon et il réussit parce que Suzanne a peur, tout d’abord dans la didascalie elle est dit « troublée » puis sa réplique ne fait qu’accentuer sa gène « Monseigneur, que me voulez-vous? » mais elle se ressaisit très vite en essayant à son tour de déstabiliser le Comte « Si l’on vous trouvait avec moi… » . Seulement le Comte n’est pas gêné, il est plutôt mesquin dans sa façon de répondre « je serais désolé qu’on m’y surprît ». Après le Comte avance clairement son désir.
Le comte prend la main et soumet à Suzanne l’idée de partir avec son mari à Londres et lui-même vu que Figaro aura un excellent poste.



II; Elle ose couper la parole au Comte quand il lui propose de partir avec son mari à Londres, en déclarant « ah ! Si j’osais parler ! » elle ose l’exclamation et lève le ton. Qu’on regagne dans la réplique de Suzanne « Eh bien ! ». Elle est en colère et ose le contrer. De plus Suzanne ose montrer sa colère par la négation.
Suzanne résiste, n’obéit pas et contredit le Comte. Puisque comme nous l’apercevons Suzanne rétorque de façon négative en utilisant la négation et de façon répétitif dans sa 3ème réplique « je n’écoute rien » puis aussi dans une autre réplique « je n’en veux point » dans cette même réplique elle dit deux fois je n’en veux point donc répétition de plus elle le rejette. Dans les didascalies elle commence à s’énerver.
Même si elle est parfois troublée au début de la scène, elle monte vite son indignation par exemple p 94 réplique 1 de Suzanne « effrayée » de plus dans sa deuxième réplique elle est dit « en colère ».

Conclusion : Ces deux grandes parties qui ne sont pas similaires, se trouvent dans cette scène très équivalent et se récupère au cours de l’analyse. Tout ces exemples nous montrent bien que Suzanne résiste largement au Comte malgré son statut social nettement inférieur au Comte. Elle passe de la gène à l’énervement. Elle ose contester le Comte. Le Comte est ridiculisé du début à la fin.


TEXTE : Suzanne, Le Comte, Chérubin, caché.

Suzanne aperçoit le Comte. Ah ! … (Elle s’approche du fauteuil pour masquer Chérubin.)

Le Comte s’avance. Tu es émue, Suzon ! tu parlais seule, et ton petit cœur paraît dans une agitation… bien pardonnable, au reste, un jour comme celui-ci.

Suzanne, troublée. Monseigneur, que me voulez-vous ? Si l’on vous trouvait avec moi…

Le Comte Je serais désolé qu’on m’y surprît ; mais tu sais tout l’intérêt que je prends à toi. Bazile ne t’a pas laissé ignorer mon amour. Je n’ai qu’un instant pour t’expliquer mes vues ; écoute. (Il s’assied dans le fauteuil.)

Suzanne, vivement. Je n’écoute rien.

Le Comte, lui prend la main. Un seul mot. Tu sais que le Roi m’a nommé son ambassadeur à Londres. J’emmène avec moi Figaro ; je lui donne un excellent poste ; et, comme le devoir d’une femme est de suivre son mari…

Suzanne Ah ! si j’osais parler !

Le Comte, la rapproche de lui. Parle, parle, ma chère ; use aujourd’hui d’un droit que tu prends sur moi pour la vie.

Suzanne, effrayée. Je n’en veux point, Monseigneur, je n’en veux point. Quittez-moi, je vous prie.

Le Comte Mais dis auparavant.

Suzanne, en colère. Je ne sais plus ce que je disais.

Le Comte Sur le devoir des femmes.

Suzanne Eh bien, lorsque Monseigneur enleva la sienne de chez le docteur, et qu’il l’épousa par amour ; lorsqu’il abolit pour elle un certain affreux droit du seigneur…

Le Comte, gaiement. Qui faisait bien de la peine aux filles ! Ah ! Suzette ! ce droit charmant ! Si tu venais en jaser sur la brune au jardin, je mettrais un tel prix à cette légère faveur…

Bazile, parle en dehors. Il n’est pas chez lui, Monseigneur.

Le Comte, se lève. Quelle est cette voix ?

Suzanne Que je suis malheureuse !

Le Comte

Sors, pour qu’on n’entre pas.

Suzanne, troublée.

Que je vous laisse ici ?

Bazile, crie en dehors. Monseigneur était chez Madame, il en est sorti ; je vais voir.

Le Comte Et pas un lieu pour se cacher ! Ah ! derrière ce fauteuil… assez mal ; mais renvoie-le bien vite. (Suzanne lui barre le chemin ; il la pousse doucement, elle recule, et se met ainsi entre lui et le petit page ; mais, pendant que le Comte s’abaisse et prend sa place, Chérubin tourne et se jette effrayé sur le fauteuil à genoux et s’y blottit. Suzanne prend la robe qu’elle apportait, en couvre le page, et se met devant le fauteuil.)