Bonjour à vous tous,
J'ai rencontré une question grammaticale très comoliqué. Pourriez-vous m'expliquer un peu?
Les conjonctions de subordination-quand, lorsque, comme, toutes ces trois conjonction peuvent introduire une subordonnée conjonctive de circonstance de temps. Pourriez-vous expliquer la nuance entre ces trois mots?
Comme j'arrivais à la gare, la pluie commença à tomber.
Quand j'arrivais à la gare, la pluie commença à tomber.
Lorsque j'arrivais à la gare, la pluie commença à tomber.
La pluie commença à tomber quand j'arrivai à la gare.
Toutes ces phrases sont correctes?
Dans la subordonnée conjonctive de circonstance de temps, on peut remplacer l'une conjoncion de subordination par l'autre arbitrairement? Sinon pourquoi?
C'est trop compliqué.
Merci!
Au moteur Google, j'ai trouvé
une réponse, mais je ne crois pas que c'est une bonne réponse.
Bonjour…
Moi, je trouve que c'est une réponse satisfaisante.
Pourquoi ne la juges-tu pas bonne ?
Il doit pourtant y avoir une nuance. Par exemple, il me semble qu'on dira toujours « Je ne sais pas quand il reviendra » et jamais « je ne sais pas lorsqu’il reviendra. »
Sauriez-vous m'expliquer cette nuance?
Bonsoir.
Effectivement, il ne semble pas qu'on emploie très couramment
lorsque pour introduire une interrogative indirecte.
Mais cela ne crée pas pour autant une nuance de sens entre
quand et
lorsque.
De toute manière, voici ce que dit le Trésor de la Langue française à propos d'une éventuelle nuance de sens :
Les dictionnaires de synonymes ont voulu voir une différence de sens entre quand qui marquerait la circonstance du temps, et lorsque qui marquerait l'occasion; mais la différence entre ces 2 mots est davantage d'ordre stylistique, lorsque étant d'un emploi plus littéraire (du fait même qu'il apparaît plus fréquemment que quand avec le passé simple et le passé antérieur.). Ces deux mots peuvent d'ailleurs figurer dans des phrases coordonnées, où l'un reprend l'autre.
Bonsoir !!
Une question s'il vous plaît ; c'est sur l'emploi de '
lorsque'.
Il venait de dépasser la librairie sans la remarquer lorsqu'ilrebroussa chemin pour s'engager dans une ruelle qu'il pensait être un raccourci.
Ce que je veux savoir, c'est le rapport d'antériorité-postériorité :
1. Il dépassa la librairie après avoir rebroussé chemin,
2. Il rebroussa chemin après avoir dépassé la librairie.
Lequel est correct ?
En passant, est-ce qu'on peut omettre
être dans '
une ruelle qu'il pensait être un raccourci' ?
Merci, d'avance.
Les deux actions simultanées, liées par
lorsque, sont
il venait de dépasser et
il rebroussa chemain. Le choix de temps étaie cette interprétation. L'imparfait signale l'action (état) continue,
il venait de, et c'est cet état qui a été interrompu par le verbe au passé simple,
il rebroussa. Donc il rebroussa chemin après avoir dépassé la librairie.
Quant à ta deuxième question, peut-on enlever
être, je crois que non. Avec un attribut adjectif,
penser seul peut l'associer avec un COD :
penser quelqu'un maladell pensa le ressentiment de l'affaire amorti (Gautier).
Généralement un nom attribut exige quelque signe pour distinguer l'attribut et le complément d'objet, ou l'absence de l'article ou une préposition :
à, de, comme, pour. On ne peut pas omettre l'article devant
raccourci, et
comme en aurait changé le sens. Je n'ai pas trouvé d'example d'un nom comme attribut après
penser dans
le TLF. Cela demande une proposition : une subordonnée ou une proposition infinitive.
Je n'en trouve pas non plus beaucoup d'exemples en situation. Peut-être
celui-ci :
je n'ai dit que la vérité en disant […]que je le pensais un preux du Moyen-Age.
Ce genre de formule est plus commun avec "croire".
Je le crois un grand savant.
Néanmoins, on ne dirait pas vraiment non plus , je crois,
"une ruelle qu'il croyait un raccourci" mais bien
"une ruelle qu'il croyait être un raccourci" Merci infiniment BillM et lamaneur.
Vos brillantes explications sont on ne peut plus claires et m'aident beaucoup.
Je vous souhaite une excellente journée.