Balzac, Le Père Goriot, IV - Quand le corbillard vint, Eugène fit remonter la bière…

Entraide scolaire

15 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour, j'aurais besoin de votre aide pour répondre à quelques questions :
Voici l'extrait à étudier:
Quand le corbillard vint, Eugène fit remonter la bière, la décloua, et plaça religieusement sur la poitrine du bonhomme une image qui se rapportait à un temps où Delphine et Anastasie étaient jeunes, vierges et pures, et ne raisonnaient pas, comme il l'avait dit dans ses cris d'agonisant. Rastignac et Christophe accompagnèrent seuls, avec deux croque-morts, le char qui menait le pauvre homme à Saint-Etienne-du-Mont, église peu distante de la rue Neuve-Sainte-Geneviève. Arrivé là, le corps fut présenté à une petite chapelle basse et sombre, autour de laquelle l'étudiant chercha vainement les deux filles du père Goriot ou leurs maris. Il fut seul avec Christophe, qui se croyait obligé de rendre les derniers devoirs à un homme qui lui avait fait gagner quelques bons pourboires. En attendant les deux prêtres, l'enfant de choeur et le bedeau, Rastignac serra la main de Christophe, sans pouvoir prononcer une parole.
- Oui, monsieur Eugène, dit Christophe, c'était un brave et honnête homme, qui n'a jamais dit une parole plus haut que l'autre, qui ne nuisait à personne et n'a jamais fait de mal.
Les deux prêtres, l'enfant de choeur et le bedeau vinrent et donnèrent tout ce qu'on peut avoir pour soixante-dix francs dans une époque où la religion n'est pas assez riche pour prier gratis. Les gens du clergé chantèrent un psaume, le Libera, le De profundis. Le service dura vingt minutes. Il n'y avait qu'une seule voiture de deuil pour un prêtre et un enfant de choeur, qui consentirent à recevoir avec eux Eugène et Christophe.
- Il n'y a point de suite, dit le prêtre, nous pourrons aller vite, afin de ne pas nous attarder, il est cinq heures et demie.
Cependant au moment où le corps fut placé dans le corbillard, deux voitures armoriées, mais vides, celle du comte de Restaud et celle du baron de Nucingen, se présentèrent et suivirent le convoi jusqu'au Père-Lachaise. A six heures, le corps du père Goriot fut descendu dans sa fosse, autour de laquelle étaient les gens de ses filles, qui disparurent avec le clergé aussitôt que fut dite la courte prière due au bonhomme pour l'argent de l'étudiant. Quand les deux fossoyeurs eurent jeté quelques pelletées de terre sur la bière pour la cacher, ils se relevèrent et l'un d'eux, s'adressant à Rastignac, lui demanda leur pourboire. Eugène fouilla dans sa poche et n'y trouva rien ; il fut forcé d'emprunter vingt sous à Christophe. Ce fait, si léger en lui-même, détermina chez Rastignac un accès d'horrible tristesse. Le jour tombait, un humide crépuscule agaçait les nerfs, il regarda la tombe et y ensevelit sa dernière larme de jeune homme, cette larme arrachée par les saintes émotions d'un coeur pur, une de ces larmes qui, de la terre où elles tombent, rejaillissent jusque dans les cieux. Il se croisa les bras, contempla les nuages, et le voyant ainsi, Christophe le quitta.
Rastignac, resté seul, fit quelques pas vers le haut du cimetière et vit Paris tortueusement couché le long des deux rives de la Seine, où commençaient à briller les lumières. Ses yeux s'attachèrent presque avidement entre la colonne de la place Vendôme et le dôme des Invalides, là où vivait ce beau monde dans lequel il avait voulu pénétrer. Il lança sur cette ruche bourdonnant un regard qui semblait par avance en pomper le miel, et dit ces mots grandioses : - A nous deux maintenant !
Et pour premier acte du défi qu'il portait à la Société, Rastignac alla dîner chez Mme de Nucingen.
…et maintenant les questions :
1)Quels éléments donnent à cet enterrement un aspect sordide ?
Un mélange entre religion :"religieusement", "église" et le pessimisme de l'environnement dans lequel se trouvent R et C : "basse et sombre", le temps est en accord avec la tristesse du moment : "le jour tombait (peut-être une périphrase du père Goriot ?), un humide crépuscule". Les sentiments de R ajoutent à cette atmosphère noire : "horrible tristesse", "avidement". L'aspect numérique est également représentatif de cette atmosphère, que ce soit le nombre de témoins :"deux prêtres, l'enfant de choeur et le bedeau" et C et R (avec l'absence des filles de Goriot !), la faible quantité d'argent déployée :"70 francs", "vingt sous à C".

2)En quel sens peut-on comparer la clôture du roman avec l'achèvement d'une tragédie ?
La mort du Père Goriot, la fatalité de son destin préparé par son surplus de générosité, et d'amour aveugle qui lui a caché son déclin.
(je ne sais pas quoi répondre, où piocher les citations ? car il faut en mettre partout..)

3)Qu'est-ce qui annonce la renaissance de Rastignac ?
Rastignac devient un homme. Il verse en effet sa "dernière larme de jeune homme". Mais il perd aussi sa pureté : "arrachée par les saintes émotions d'un coeur pur". (il faudrait compléter..)

4)Quelle est l'importance de la dernière phrase du roman ?
Il commence sa vie mondaine, et décide de jouer le jeu…
bonjour tout le monde j'ai un commentaire composé pour demain a faire sur la mort du pere goriot j'ai déja mon plan et quelque idees mais j aimerais avoir un peu d'aide tout de meme voici mon plan
1\ la mort du pere goriot
2\ la naissance de rastignac
J ai déjà fait mon intro alors pas la peine de m aider pour sa merci d'avance. 😉
Pourrais-tu poster l'extrait?
Cependant, au moment où le corps fut placé dans le corbillard, deux
voitures armoriées, mais vides, celle du comte de Restaud et celle du
baron de Nucingen, se présentèrent et suivirent le convoi jusqu'au Père-
Lachaise. A six heures, le corps du père Goriot fut descendu dans sa
fosse, autour de laquelle étaient les gens de ses filles, qui disparurent
avec le clergé aussitôt que fut dite la courte prière due au bonhomme
pour l'argent de l'étudiant. Quand les deux fossoyeurs eurent jeté
quelques pelletées de terre sur la bière pour la cacher, ils se relevèrent, et
l'un d'eux, s'adressant à Rastignac, lui demanda leur pourboire. Eugène
fouilla dans sa poche et n'y trouva rien, il fut forcé d'emprunter vingt sous
à Christophe. Ce fait, si léger en lui-même, détermina chez Rastignac un
accès d'horrible tristesse. Le jour tombait, un humide crépuscule agaçait
les nerfs, il regarda la tombe et y ensevelit sa dernière larme de jeune
homme, cette larme arrachée par les saintes émotions d'un coeur pur, une
de ces larmes qui, de la terre où elles tombent, rejaillissent jusque dans
les cieux. Il se croisa les bras, contempla les nuages, et, le voyant ainsi,
Christophe le quitta.
Rastignac, resté seul, fit quelques pas vers le haut du cimetière et vit
Paris tortueusement couché le long des deux rives de la Seine où
commençaient à briller les lumières. Ses yeux s'attachèrent presque
avidement entre la colonne de la place Vendôme et le dôme des Invalides,
là où vivait ce beau monde dans lequel il avait voulu pénétrer. Il lança sur
cette ruche bourdonnante un regard qui semblait par avance en pomper le
miel, et dit ces mots grandioses: "A nous deux maintenant!"
Et pour premier acte du défi qu'il portait à la Société,
Rastignac alla dîner chez madame de Nucingen.
Saché, septembre 1834.
il manque un petit bout du haut mais voila la mageur partie du texte que je dois commenté bonjour tout le monde j'ai un commentaire composé pour demain a faire sur la mort du pere goriot j'ai déja mon plan et quelque idees mais j aimerais avoir un peu d'aide tout de meme voici mon plan
1\ la mort du pere goriot
2\ la naissance de rastignac

J ai déjà fait mon intro alors pas la peine de m aider pour sa merci d'avance.
Mais ton message a été déplacé par un modérateur dans un sujet approprié!
Oui mais en fait je voulais refaire une meilleur presentation en changeant le titre et en mettant le texte … pour que les personnes qui pourraient m aider voye directement de quoi je parle 😉
Bonjour à tous, j'ai pour vendredi un travail à faire sur l'explicit du Père Goriot, et je n'ai pas trop d'idées sur certains points. Mon prof de français a fait la premiere partie du commentaire littéraire sur l'enterrement du Père Goriot et il nous demande de faire de faire la deuxième partie sur "Rastignac, un jeune homme transformé par l'experience du monde." Il nous a donné un plan, pour réaliser ce commentaire littéraire :
1. Un jeune homme dont le coeur est bon.
2. Un jeune homme dont les illusions se dissipent.
3. Un héros qui fait le choix de l'ambition.

Pour la partie une, je sais à peu près quoi dire, seulement sur la partie deux je ne sais absolument pas, car il faut citer le texte, et je ne trouve pas quoi citer. Ensuite sur la partie trois, c'est la partie la plus simple à aborder. Voilà, j'aimerai que vous m'apportiez un peu d'aide pour la seconde partie. Merci.

Voici le texte :
Quand le corbillard vint, Eugène fit remonter la bière, la décloua, et plaça religieusement sur la poitrine du bonhomme une image qui se rapportait à un temps où Delphine et Anastasie étaient jeunes, vierges et pures, et ne raisonnaient pas, comme il l'avait dit dans ses cris d'agonisant. Rastignac et Christophe accompagnèrent seuls, avec deux croque-morts, le char qui menait le pauvre homme à Saint-Etienne-du-Mont, église peu distante de la rue Neuve-Sainte-Geneviève. Arrivé là, le corps fut présenté à une petite chapelle basse et sombre, autour de laquelle l'étudiant chercha vainement les deux filles du père Goriot ou leurs maris. Il fut seul avec Christophe, qui se croyait obligé de rendre les derniers devoirs à un homme qui lui avait fait gagner quelques bons pourboires. En attendant les deux prêtres, l'enfant de choeur et le bedeau, Rastignac serra la main de Christophe, sans pouvoir prononcer une parole.
- Oui, monsieur Eugène, dit Christophe, c'était un brave et honnête homme, qui n'a jamais dit une parole plus haut que l'autre, qui ne nuisait à personne et n'a jamais fait de mal.
Les deux prêtres, l'enfant de choeur et le bedeau vinrent et donnèrent tout ce qu'on peut avoir pour soixante-dix francs dans une époque où la religion n'est pas assez riche pour prier gratis. Les gens du clergé chantèrent un psaume, le Libera, le De profundis. Le service dura vingt minutes. Il n'y avait qu'une seule voiture de deuil pour un prêtre et un enfant de choeur, qui consentirent à recevoir avec eux Eugène et Christophe.
- Il n'y a point de suite, dit le prêtre, nous pourrons aller vite, afin de ne pas nous attarder, il est cinq heures et demie.
Cependant au moment où le corps fut placé dans le corbillard, deux voitures armoriées, mais vides, celle du comte de Restaud et celle du baron de Nucingen, se présentèrent et suivirent le convoi jusqu'au Père-Lachaise. A six heures, le corps du père Goriot fut descendu dans sa fosse, autour de laquelle étaient les gens de ses filles, qui disparurent avec le clergé aussitôt que fut dite la courte prière due au bonhomme pour l'argent de l'étudiant. Quand les deux fossoyeurs eurent jeté quelques pelletées de terre sur la bière pour la cacher, ils se relevèrent et l'un d'eux, s'adressant à Rastignac, lui demanda leur pourboire. Eugène fouilla dans sa poche et n'y trouva rien ; il fut forcé d'emprunter vingt sous à Christophe. Ce fait, si léger en lui-même, détermina chez Rastignac un accès d'horrible tristesse. Le jour tombait, un humide crépuscule agaçait les nerfs, il regarda la tombe et y ensevelit sa dernière larme de jeune homme, cette larme arrachée par les saintes émotions d'un coeur pur, une de ces larmes qui, de la terre où elles tombent, rejaillissent jusque dans les cieux. Il se croisa les bras, contempla les nuages, et le voyant ainsi, Christophe le quitta.
Rastignac, resté seul, fit quelques pas vers le haut du cimetière et vit Paris tortueusement couché le long des deux rives de la Seine, où commençaient à briller les lumières. Ses yeux s'attachèrent presque avidement entre la colonne de la place Vendôme et le dôme des Invalides, là où vivait ce beau monde dans lequel il avait voulu pénétrer. Il lança sur cette ruche bourdonnant un regard qui semblait par avance en pomper le miel, et dit ces mots grandioses : - A nous deux maintenant !
Et pour premier acte du défi qu'il portait à la Société, Rastignac alla dîner chez Mme de Nucingen.
Concentre-toi sur ce passage :
"Eugène fouilla dans sa poche et n'y trouva rien ; il fut forcé d'emprunter vingt sous à Christophe. Ce fait, si léger en lui-même, détermina chez Rastignac un accès d'horrible tristesse. Le jour tombait, un humide crépuscule agaçait les nerfs, il regarda la tombe et y ensevelit sa dernière larme de jeune homme, cette larme arrachée par les saintes émotions d'un coeur pur, une de ces larmes qui, de la terre où elles tombent, rejaillissent jusque dans les cieux."
🙂 très bien, merci. 🙂

Je pense avoir à peu trouver quoi citer : "cette larme arrachée par les saintes émotions d'un coeur pur."
C'est surtout "sa dernière larme de jeune homme" : il a perdu ses illusions de jeune homme, il a acquis de l'expérience. Il devient "un homme", si je puis dire.
Oui excuse moi, je me suis trompée 😀
Je vais insérer ta citation, pour la deuxième partie de mon commentaire, et celle que j'ai cité pour la première partie.

Est-ce que pour ma première sous-partie, celle où il faut dire que Rastignac est un homme bon, je peux citer "Quand le corbillard vint, Eugène fit remonter la bière, la décloua, et plaça religieusement sur la poitrine du bonhomme une image qui se rapportait à un temps où Delphine et Anastasie étaient jeunes, vierges et pures, et ne raisonnaient pas"
Dans ce passage Rastignac remet sur la poitrine de Goriot un collier non?


Puis-je avoir une réponse? 😀
Merci.
une image
Oui. Mais attention, un commentaire ne consiste pas juste à recopier des phrases complète du texte. Tu dois choisir des expressions et des mots précis pour les analyser.
Non, non, je sais bien, mais il faut quand même citer un peu de texte. Je savais comment analyser ce texte mais seulement je ne savais pas trop sur quoi m'appuyer comme éléments.
Oui il faut même citer beaucoup de passages du texte, je dis juste qu'on évite les longues citations de 3 lignes, on en choisit plutôt plusieurs courtes et précises, et on les analyse.