Épitaphe de Ricardus Vitus

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour à tous, je réalise actuellement une fiche biographique d'un érudit anglais de la Renaissance, Richard White of Basingstoke. J'ai donc été amené à traduire un texte en latin dédié à sa mémoire. Malheureusement, mon niveau de latin a beaucoup chuté depuis que j'ai arrêté l'étude de cette langue. J'ai peur que cette traduction soit surtout un nid à contresens. Si vous pouviez m'aider à corriger ces erreurs, je vous en remercie par avance.

Texte :

«Vive Ricarde diu, rebus majoribus orte
Vite Britannorum vita, valeque diu ;
Vita britannorum, quid enim ? Nisi jure voceris
Vivere quippe facis mortua gesta virum ;
Mortua nà fuerat (quorù imemor exlitit Aetas
Omnis) et antiquo semisepulta situ.»

Ce texte dédié à la mémoire de Richard White semble faire référence à ses travaux sur l'histoire de l'Angleterre et peut-être à l'inscription d'Aelia Laelia Crispis qu'il a traduit et dont le sens est assez ésotérique.

Référence : A Biographical History of England: from Egbert the Great to the Revolution: Consisting of Characters Disposed in Different Classes, and Adapted to a Methodical Catalogue of Engraved British Heads, James Granger, ed. W. Baynes and son, 1824, p. 253, i 272.

Traduction :

« Vive Ricarde diu, rebus majoribus orte

"Vive(ment)longtemps Richard, né pour de grands actes


Vite Britannorum vita, valeque diu ;
(Vitus/White au vocatif ?)
White, de la vie en Angleterre ou vivant en Angleterre, portes toi bien et longtemps ;

Vita britannorum, quid enim ? Nisi jure voceris

La vie des Bretons/Anglais ou en Angleterre, qu'est ce en effet ? A moins que tu n'appellerais en vérité


Vivere quippe facis mortua gesta virum ;
vivre, bien sur, une torche mourante portée par un homme ;


mortua nà fuerat (quorù imemor exlitit Aetas
nam quorum i/memor ex(si)litit
Mourrant(e) en fait elle aura été (la mémoire et toute la vie de ceux ci -les anglais ?- il éleva )


omnis) et antiquo semisepulta situ.»
et auparavant placé à moité enfoui"

Biographie de Ricardus Vitus ou Richard White (1542 -1612)

Richard White naît à Basingstoke (Angleterre). A partir de 1557, il fait ses études à Oxford, à Louvain puis à Padoue, l'université la plus importante du temps. Il y étudie le droit civil et canonique sous la direction du professeur César Mantova Benavides. En 1568, Richard White reçoit le titre de de docteur en Droit Civil à Padoue, traduit et publie l'inscription d'Aelia Laelia Crispis en 1568, dédiée à son mentor, Benavides. Cette stèle au sens obscur est considérée comme un symbole de la pierre philosophale. Il retourne ensuite en Angleterre mais il refuse de renier le catholicisme et d'adhérer à l'anglicanisme. Il émigre à Douai en 1570 où il devient le premier principal du Collège de Marchiennes et occupe la chaire de droit de l'Université en 1574. L'université l'honore d'ailleurs du titre de recteur extra ordinem et l'empereur lui accorde le titre de comte palatin.
A la mort de sa seconde femme, il devient prêtre et obtient le canonicat de Saint-Pierre de Douai. Il est à son époque l'auteur reconnu des Historiarum Britanniae (1597-1607) et son œuvre est admirée à travers toute l'Europe comme une somme de l'histoire britannique.
Richard White correspond avec le cardinal Baronius, premier historien à étudier l'ensemble de l'histoire de l'Église, avec qui il s'efforce de démontrer la légitimité de l'Église catholique face aux réformés.
Des distiques élégiaques dirait-on.

«Vive Ricarde diu, rebus majoribus orte
Vite Britannorum vita, valeque diu ;
Vita britannorum, quid enim ? Nisi jure voceris
Vivere quippe facis mortua gesta virum ;
Mortua nà fuerat (quorù imemor exlitit Aetas
Omnis) et antiquo semisepulta situ.»



« Vive Ricarde diu, rebus majoribus orte

"Vive(ment)longtemps Richard, né pour de grands actes


Vive : impératif > vis longtemps, Richard, toi qui es né pour/dans les grandeurs


Vite Britannorum vita, valeque diu ;
(Vitus/White au vocatif ?)
White, de la vie en Angleterre ou vivant en Angleterre, portes toi bien et longtemps ;

Ton hypothèse est la seule qui soit admissible, vite est bien le vocatif White.
Par contre vita est un ablatif, ce que ne rend pas ta traduction.
L'idée est : puisses-tu vivre par la vie des Bretons. Cela fait un double jeu de mot, avec le nom de l'auteur, et le titre de son ouvrage.
Je pense qu'on est obligé de reprendre le verbe vivre, à moins de bouleverser l'ordre des vers.
Vis, white, à travers La vie des Bretons, et porte toi bien longtemps


Vita britannorum, quid enim ? Nisi jure voceris

La vie des Bretons/Anglais ou en Angleterre, qu'est ce en effet ? A moins que tu n'appellerais en vérité


Vivere quippe facis mortua gesta virum ;
vivre, bien sur, une torche mourante portée par un homme ;


Ces deux vers forment un tout
le "quid enim" serait plutôt un "et puis quoi encore?", c'est une interjection qui remet en question l'appellation "vie des bretons"
La vie des Bretons, vraiment?
"facis", s'il s'agit de fax la torche est un génitif, cela ne peut donc en aucune manière être un attribut du COD vivere. Il s'agit bien plus probablement du verbe "facere" à la deuxième personne du singulier.
Voceris est un passif donc, ce n'est pas tu appelles, mais, tu es appelé. Virum = virorum, gen. pl. nisi = si… non

Donc:
La vie des Bretons, eh quoi? Si à proprement parler, tu n'es pas appelé
À vivre, du moins tu refais les mortes actions des grands hommes.



mortua nà fuerat (quorù imemor exlitit Aetas
nam quorum i/memor ex(si)litit
Mourrant(e) en fait elle aura été (la mémoire et toute la vie de ceux ci -les anglais ?- il éleva )


omnis) et antiquo semisepulta situ.»
et auparavant placé à moité enfoui"

Je soupçonne une coquille sur exlitit.
Mortua = mort, au fém sg. ou au neutre pl. Pas mourant donc.
Bonjour,
Vite Britannorum vita, valeque diu ;
(Vitus/White au vocatif ?)
White, de la vie en Angleterre ou vivant en Angleterre, portes toi bien et longtemps ;
Ton hypothèse est la seule qui soit admissible, vite est bien le vocatif White.
Par contre vita est un ablatif, ce que ne rend pas ta traduction.
Vita est bien ici un nominatif (c'est un pentamètre…).
Dans ce cas, on peut comprendre que White est appele "vie/force/énergie" des Anglais? Il serait, en somme, leur force de vie?
Arthur a écrit :Bonjour,
Vite Britannorum vita, valeque diu ;
(Vitus/White au vocatif ?)
White, de la vie en Angleterre ou vivant en Angleterre, portes toi bien et longtemps ;
Ton hypothèse est la seule qui soit admissible, vite est bien le vocatif White.
Par contre vita est un ablatif, ce que ne rend pas ta traduction.
Vita est bien ici un nominatif (c'est un pentamètre…).
Tu as raison j'avais mal compté.

Vite Bri/tanno/rum/ vita, val/eque di/u

Il s'agit donc d'un vocatif, vita était apposé à Vite.

White, vie des anglais,

Comme cela n'est pas très clair en français, la proposition d'Aristofan me parait ingénieuse.
Bonjour,
merci beaucoup à tous pour ces réponses. Il est probable que l'explication pour White de" vie/force/énergie des anglais" soit juste puisque historiquement White fait partie des premiers à se lever contre la politique royale de suppression du catholicisme et d'imposition de l'anglicanisme alors que la hiérarchie religieuse était littéralement frappée de paralysie face à Henri VIII.