Portia a écrit :Il y a une rigidité telle dans le système français que le licenciement devient un mot lourd de menaces mais il est tout de même inscrit dans le Code du travail et soumis à toute une série de réglementations. Le mot existe juridiquement tout comme le plan social et des avantages valent mieux que rien du tout.
Allons allons ! Pas de mots obscènes ! Vous avez dit "
Code du travail " ? Mais en pensant, comme l’a si joliment dit Laurence P., que « La liberté de penser s’arrête là où commence le Code du travail », ou bien est-ce que je suis en train de vous faire un vilain procès d’intention ? =D
Après cette boutade provocatrice, essayons de comprendre ce que vous voulez dire.
«
Il y a une rigidité telle dans le système français que le licenciement devient un mot lourd de menaces. » Doit-on comprendre que si le système français était moins rigide, le mot
licenciement serait moins lourd de menaces ? Et que la plupart des licenciements ne seraient plus alors que de joyeux moments de l’existence vécus dans l’allégresse ? Une belle occasion de " rebondir " en suivant à 50 ans, après une bonne trentaine d’années d’usine, une formation enthousiasmante de n’importe quoi qui ne débouchera sur rien à part le RMI avant une préretraite de misère, mais aura procuré un enrichissement personnel considérable ! =)
Pour ce qui est des
réglementations, certes, il y en a. Mais même les grandes entreprises parviennent quelquefois à les contourner. Pour les petites, n’en parlons pas. N’importe quel conseil juridique sait monter un dossier de licenciement sans cause réelle et sérieuse effective, mais avec au moins une cause sérieuse et réelle sur le papier. Vous savez ce qui encombre les conseils de prud’hommes ? Licencier, c’est facile, ça ne rapporte pas forcément gros, mais ça ne coûte pas toujours aussi cher que certains essaient de le faire croire.
Et pour finir, "
avantages ". Le mot n'est-il pas particulièrement malvenu, quand il serait préférable de parler de
maigres compensations ? Il doit y avoir une confusion avec
bonus de sortie et
parachute doré. Ah ! Le bel avantage que d'avoir 20 000 € d’indemnité quand, viré à 50 ans, on a encore 40 000 € d’emprunt immobilier à rembourser, des enfants scolarisés, un ou deux crédits à la consommation, une voiture en fin de parcours, et qu’on sait qu’on ne retrouvera pas de travail
C'était "
les mots qui fâchent ", suite. J'ai été un peu long : pardon à tous.