Les mots qui fâchent

Langue française

395 réponses · Page 11 / 20

Je réveille ce fil.

Un mot me fâche, ou plutôt l'emploi qu'on en fait depuis quelque temps : défi.

Dès qu'on a un problème, une difficulté, un objectif à atteindre, c'est un défi.

Je trouve que c'est n'importe quoi.
Tu as raison, chacun sait qu'on doit dire un challenge !
Moi, c'est le moi "enjeu".
Chacun sait qu'il faut aussi dire "challenge" or "issue". 😂
Dès qu'on a un problème, une difficulté, un objectif à atteindre, c'est un défi.
Défi fait beau et vous grandit son homme. Il demeure qu'un problème est un problème, une difficulté, une difficulté et un objectif, un objectif. Point barre

- on doit résoudre un problème
- on doit surmonter une difficulté
- on doit atteindre un objectif
- on doit résoudre un problème
- on doit surmonter une difficulté
- on doit atteindre un objectif
Sacré défi ! 😉
Gabiana, chacun aura compété je pense.
On relève un défi, lequel verbe s'applique mal aux autres mots.
Conclusion : il n'y a pas lieu de faire de la gonflette cérébrale (inflation des mots). 😉
Bien vrai! D'autant qu'il y a aucun enjeu à la clef…
(eh ben voilà: Il fallait quelqu'un pour aller se vautrer tête baissée dans la réplique facile, et c'est encore moi! 😉)
Je n'arrive pas à suivre. On dit quoi ?
Défi a été choisi vers 1965 pour traduire chal(l)enge et on le trouve dans le dictionnaire de l'Académie :
4. Obstacle ou ensemble d'obstacles qu'il faut franchir pour atteindre un certain objectif. Les défis de notre siècle. Le cancer est un défi lancé à la médecine. Le défi de l'inflation. • Doit être préféré à Chalenge.
Je dis que ce mot est employé à tort et à travers depuis deux ou trois ans. Plus une chronique à la radio sans qu'on l'utilise.
Il a évidemment un sens et un rôle à jouer dans la langue française mais pourquoi l'employer à la place de tous ceux qui évoquent une difficulté.
On ne l'emploi pas à la place de tous les mots qui évoquent une difficulté.
Comme le rappelle la définition donnée par Anne le défi est la réponse à apporter, les moyens à mettre en œuvre et non les mots eux mêmes, voire les maux pour ceux qui aspirent à la tranquillité.
C'est pourquoi j'ai proposé d'associer à chaque mot le verbe qui convient plutôt que d’utiliser un mot qui ne vise que de se donner de l'importance.

Après féminicide, nous avons aujourd’hui écocide, décarboné et agroécologique.

Et qu’en penser, quant à leur besoin ?

"Tchaleinge", alors que nous avons "défi".

Sans porter de jugement sur la pertinence de ces mots et le fond, je trouve quand même rassurant qu’on arrive encore à inventer de nouveaux mots sans prendre systématiquement dans l’anglais.Le sujet doit aussi s’y prêter (on a plus de mal avec le vocabulaire de la finance ou la technique).

1/ Plutonium, je suis bien d’accord. 2/ Ricardo, d’accord aussi. 3/ Et ne parlons pas des publicités où on te traduit le texte en français à la fin et en tout petit. 4/ En Allemagne, le fin du fin, c’est d’utiliser des mots français, vu que tout le monde (ou à peu près ) y parle un excellent anglais : pratique pour le commerce. Mais le français reste la langue d’une certaine élite cultivée. Et ce sont les meilleurs élèves qui apprennent le français, considéré comme une langue difficile, ce qui n’est pas faux.

Et en France, ce sont les meilleurs élèves qui apprennent l’allemand!

Mot entendu à la TV : "priorisation". Priorité, n’est-ce pas mieux ? Il est vrai que le terme nouveau indique une action en train de se faire, me semble-t-il.

Oui, il y a une nuance. La priorité, c’est le fait d’être prioritaire.La priorisation, c’est l’action d’ériger en priorité, de rendre prioritaire, de considérer comme prioritaire.Des équivalents de prioriser ou de priorisation existent bien, mais ce sont des périphrases plus lourdes.https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca//bdl/gabarit_bdl.asp?id=3800

Entendu en passant : "l’ambiance réfrégérit" (je vous assure !) et "dépouillage du scrutin" (le journaliste s’est repris aussitôt avec "dépouillement" . Mais quand même …

Peut-être simplement "l’ambiance réfrigérée", prononcé de façon peu distincte ?

Peut-être…

En voici d’autres : "alliage politique" (je peux comprendre, mais enfin, alliance me paraît plus correct.) Nos journalistes parlent de "casting" pour le nouveau gouvernement. Serions-nous dans un film ? J’ai appris aussi que nous avions un "président intertextuel" (qui émaille ses discours de citations).

Et, pour couronner le tout, j’ai lu écrit en bandeau sous l’écran : Machin sur la "selette".