Balzac, Le Père Goriot, I - Voilà le carrefour de la vie, jeune homme, choisissez…

Entraide scolaire

19 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour,Bonsoir
Je suis actuellement en classe de 1ère,
Je dois rendre dans quelques jours un commentaire et j'aurais besoin d'une aide.

J'ai plusieurs questions au sujet de mon plan et de ma problématique.

Le texte traité est Le Père Goriot de Balzac.
Voici l'extrait de texte, c'est une "discussion" entre Vautrin et Eugène:
Voilà le carrefour de la vie, jeune homme, choisissez. Vous avez déjà choisi : vous êtes allé chez notre cousine de Beauséant, et vous y avez flairé le luxe. Vous êtes allé chez madame de Restaud, la fille du père Goriot, et vous y avez flairé la Parisienne. Ce jour-là vous êtes revenu avec un mot écrit sur votre front, et que j'ai bien su lire : Parvenir! parvenir à tout prix. Bravo ! ai-je dit, voilà un gaillard qui me va. Il vous a fallu de l'argent. Où en prendre? Vous avez saigné vos sœurs. Tous les frères flouent plus ou moins leurs sœurs. Vos quinze cents francs arrachés, Dieu sait comme ! dans un pays où l'on trouve plus de châtaignes que de pièces de cent sous, vont filer comme des soldats à la maraude. Après, que ferez-vous? vous travaillerez? Le travail, compris comme vous le comprenez en ce moment, donne, dans les vieux jours, un appartement chez maman Vauquer, à des gars de la force de Poiret. Une rapide fortune est le problème que se proposent de résoudre en ce moment cinquante mille jeunes gens qui se trouvent tous dans votre position. Vous êtes une unité de ce nombre-là. Jugez des efforts que vous avez à faire et de l'acharnement du combat. Il faut vous manger les uns les autres comme des araignées dans un pot, attendu qu'il n'y a pas cinquante mille bonnes places. Savez-vous comment on fait son chemin ici ? par l'éclat du génie ou par l'adresse de la corruption. Il faut entrer dans cette masse d'hommes comme un boulet de canon, ou s'y glisser comme une peste. L'honnêteté ne sert à rien. L'on plie sous le pouvoir du génie, on le hait, on tâche de le calomnier, parce qu'il prend sans partager; mais on plie s'il persiste; en un mot, on l'adore à genoux quand on n'a pas pu l'enterrer sous la boue. La corruption est en force, Le talent est rare. Ainsi. La corruption est l'arme de la médiocrité qui abonde, et vous en sentirez partout la pointe. Vous verrez des femmes dont les maris ont six mille francs d'appointements pour tout potage, et qui dépensent plus de dix mille francs à leur toilette. Vous verrez des employés à douze cents francs acheter des terres. Vous verrez des femmes se prostituer pour aller dans la voiture du fils d'un pair de France, qui peut courir à Longchamp sur la chaussée du milieu. Vous avez vu le pauvre bêta de père Goriot obligé de payer la lettre de change endossée par sa fille, dont le mari a cinquante mille livres de rente. Je vous défie de faire deux pas dans Paris sans rencontrer des manigances infernales.
Bonjour 🙂

Je ne sais pas pour toi, mais tous mes professeurs de français nous ont enseigné qu'utiliser un procédé pour en faire un axe ou un sous-axe n'était pas valable.
Je te propose donc :

I.L'art de perusuader
1)Les outils de persuasion
2)Tonalité de Vautrin

II.Vision de l'homme et de la société
1)Une vision négative
2)La loi du plus fort

Ou quelque chose comme ça.

Et dans tes sous-parties, tu peut utiliser les procédés pour justifier ton argumentation. 🙂
Bonsoir 😜

Donc sa serait préférable que je ne t'utilise pas un procédé pour en faire un axe?

Une autre question pour ma problématique j'ai un gros doute:
Vision de l'homme et de la société par Balzac a travers Vautrin ?

Vu que sa reprend un de mes axe, je ne sais pas si c'est possible de faire sa ou non?

Voila, Merci de m'avoir répondu.
Bonjour, je suis en classe de 1° je vais donc prochainement passer l'épreuve oral du bac de français et je viens de m'apercevoir qu'il me manque la lecture analytique du Discours de Vautrin dans le Père Goriot.

J'ai cherché sur internet et je ne trouve pas vraiment de commentaire sur le texte en question car pour ceux que j'ai trouvé le texte s'arrête à "l'honnêteté ne sert à rien" tandis que mon texte à moi s'arrête à "manigances infernales".

Donc si quelqu'un pourrait me donner un site internet où il y a un commentaire sur ce texte ou me donner les axes pour la fin du grand I et le grand II entier car j'ai le début du grand I, j'en serais très reconnaissante.

Merci.

Voici le texte en question :
Voilà le carrefour de la vie, jeune homme, choisissez. Vous avez déjà choisi : vous êtes allé chez notre cousine de Beauséant, et vous y avez flairé le luxe. Vous êtes allé chez madame de Restaud, la fille du père Goriot, et vous y avez flairé la Parisienne. Ce jour-là vous êtes revenu avec un mot écrit sur votre front, et que j'ai bien su lire : Parvenir! parvenir à tout prix. Bravo ! ai-je dit, voilà un gaillard qui me va. Il vous a fallu de l'argent. Où en prendre? Vous avez saigné vos sœurs. Tous les frères flouent plus ou moins leurs sœurs. Vos quinze cents francs arrachés, Dieu sait comme ! dans un pays où l'on trouve plus de châtaignes que de pièces de cent sous, vont filer comme des soldats à la maraude. Après, que ferez-vous? vous travaillerez? Le travail, compris comme vous le comprenez en ce moment, donne, dans les vieux jours, un appartement chez maman Vauquer, à des gars de la force de Poiret. Une rapide fortune est le problème que se proposent de résoudre en ce moment cinquante mille jeunes gens qui se trouvent tous dans votre position. Vous êtes une unité de ce nombre-là. Jugez des efforts que vous avez à faire et de l'acharnement du combat. Il faut vous manger les uns les autres comme des araignées dans un pot, attendu qu'il n'y a pas cinquante mille bonnes places. Savez-vous comment on fait son chemin ici ? par l'éclat du génie ou par l'adresse de la corruption. Il faut entrer dans cette masse d'hommes comme un boulet de canon, ou s'y glisser comme une peste. L'honnêteté ne sert à rien. L'on plie sous le pouvoir du génie, on le hait, on tâche de le calomnier, parce qu'il prend sans partager; mais on plie s'il persiste; en un mot, on l'adore à genoux quand on n'a pas pu l'enterrer sous la boue. La corruption est en force, Le talent est rare. Ainsi. La corruption est l'arme de la médiocrité qui abonde, et vous en sentirez partout la pointe. Vous verrez des femmes dont les maris ont six mille francs d'appointements pour tout potage, et qui dépensent plus de dix mille francs à leur toilette. Vous verrez des employés à douze cents francs acheter des terres. Vous verrez des femmes se prostituer pour aller dans la voiture du fils d'un pair de France, qui peut courir à Longchamp sur la chaussée du milieu. Vous avez vu le pauvre bêta de père Goriot obligé de payer la lettre de change endossée par sa fille, dont le mari a cinquante mille livres de rente. Je vous défie de faire deux pas dans Paris sans rencontrer des manigances infernales.
Bonjour Minie,

Le parcours de lecture serait "comment réussir dans la société parisienne de ce début du XIXe siècle ?"

1 - l'improbable force du génie (avec en filigrane le modèle napoléonien)
2 - la voie ordinaire de la corruption
3 - la tyrannie de l'argent, "ultima ratio mundi".
Bonjour Jean-Luc,

Merci beaucoup pour cette aide précieuse, je vais pouvoir me mettre au travail.
Bonsoir j'ai 4 question sur le texte une rude initiation de balzac je n'ai pas trouver le texte …

Mes questions:
1. Étudier le jeu des pronoms, les modes et les temps verbaux. Quelle relation créent-ils entre les deux personnages?

2. Repérez les éléments qui structurent cette démonstration et dégagez les étapes successives de la leçon de vautrin.

Pour la 1 j'ai pensé a une relation père fils , vautrin lui explique la vie puisqu il l'a connaît bien vu qu'il est un peu âgé c'est un homme d'expérience il y'a beaucoup le pronom vous . Pour la 2 aucune idées merci d'avance
Bonsoir.

Pour que nous puissions trouver l'extrait de texte que tu as sous les yeux, pourrais-tu au moins nous donner la première phrase et la dernière phrase ? Sinon, je ne vois pas comment nous pourrions t'aider…
Vautrin à Rastignac dans le Père Goriot ?
Au hasard …
Le baron de Rastignac veut-il être avocat ? Oh ! joli. Il faut pâtir pendant dix ans, dépenser mille francs par mois, avoir une bibliothèque, un cabinet, aller dans le monde, baiser la robe d’un avoué pour avoir des causes, balayer le palais avec sa langue. Si ce métier vous menait à bien, je ne dirais pas non ; mais trouvez- moi dans Paris, cinq avocats qui, à cinquante ans, gagnent plus de cinquante mille francs par an ? Bah ! plutôt que de m’amoindrir ainsi l’âme, j’aimerais mieux me faire corsaire. D’ailleurs où prendre des écus ? Tout ça n’est pas gai. Nous avons une ressource dans la dot d’une femme. Voulez-vous vous mariez ? ce sera vous mettre une pierre au cou ; puis, si vous vous mariez pour l’argent, que deviennent nos sentiments d’honneur, notre noblesse ! Autant commencer aujourd’hui votre révolte contre les conventions humaines. Ce ne serait que se coucher comme un serpent devant une femme, lécher les pieds de la mère, faire des bassesses à dégoûter une truie, pouah ! si vous trouviez au moins le bonheur. Mais vous serez malheureux comme les pierres d’égout avec une femme que vous aurez épousé ainsi. Vaut encore mieux guerroyer avec les hommes que de lutter avec sa femme. Voilà le carrefour de la vie, jeune homme, choisissez. Vous avez déjà choisi : vous êtes allé chez notre cousine de Beauséant, et vous y avez flairé le luxe. Vous êtes allé chez madame de Restaud, la fille du père Goriot, et vous y avez flairé la Parisienne. Ce jour-là vous êtes revenu avec un mot écrit sur votre front, et que j’ai bien su lire : Parvenir ! parvenir à tout prix. Bravo ! ai-je dit, voilà un gaillard qui me va. Il vous a fallu de l’argent. Où en prendre ? Vous avez saigné vos sœurs. Tous les frères flouent pus ou moins leurs sœurs. Vos quinze cents francs arrachés, Dieu sait comme ! dans un pays où l’on trouve plus de châtaignes que de pièces de cent sous, vont filer comme des soldats à la maraude. Après, que ferez-vous ? vous travaillerez ? Le travail, compris comme vous le comprenez en ce moment, donne, dans les vieux jours, un appartement chez maman Vauquer à des gars de la force de Poiret. Une rapide fortune est le problème que se proposent de résoudre en ce moment cinquante mille jeunes gens qui se trouvent tous dans votre position. Vous êtes une unité de ce nombre-là. Jugez des efforts que vous avez à faire et de l’acharnement du combat. Il faut vous manger les uns les autres comme des araignées dans un pot, attendu qu’il n’y a pas cinquante mille bonnes places. Savez-vous comment on fait son chemin ici ? par l’éclat du génie ou par l’adresse de la corruption. Il faut entrer dans cette masse d’hommes comme un boulet de canon ou s’y glisser comme une peste. L’honnêteté ne sert à rien. L’on plie sous le pouvoir du génie, on le hais, on tâche de le calomnier, parce qu’il prend sans partager : mais on plie s’il persiste ; en un mot, on l’adore à genoux quand on n’a pas pu l’enterrer sous la boue. L a corruption est une force, le talent est rare.
Désolé… Oui exact mais mon texte commence ici : mais il continue normalement
Voilà le carrefour de la vie, jeune homme, choisissez. Vous avez déjà choisi : vous êtes allé chez notre cousine de Beauséant, et vous y avez flairé le luxe. Vous êtes allé chez madame de Restaud, la fille du père Goriot, et vous y avez flairé la Parisienne. Ce jour-là vous êtes revenu avec un mot écrit sur votre front, et que j’ai bien su lire : Parvenir ! parvenir à tout prix. Bravo ! ai-je dit, voilà un gaillard qui me va. Il vous a fallu de l’argent. Où en prendre ? Vous avez saigné vos sœurs. Tous les frères flouent pus ou moins leurs sœurs. Vos quinze cents francs arrachés, Dieu sait comme ! dans un pays où l’on trouve plus de châtaignes que de pièces de cent sous, vont filer comme des soldats à la maraude. Après, que ferez-vous ? vous travaillerez ? Le travail, compris comme vous le comprenez en ce moment, donne, dans les vieux jours, un appartement chez maman Vauquer à des gars de la force de Poiret. Une rapide fortune est le problème que se proposent de résoudre en ce moment cinquante mille jeunes gens qui se trouvent tous dans votre position. Vous êtes une unité de ce nombre-là. Jugez des efforts que vous avez à faire et de l’acharnement du combat. Il faut vous manger les uns les autres comme des araignées dans un pot, attendu qu’il n’y a pas cinquante mille bonnes places. Savez-vous comment on fait son chemin ici ? par l’éclat du génie ou par l’adresse de la corruption. Il faut entrer dans cette masse d’hommes comme un boulet de canon ou s’y glisser comme une peste. L’honnêteté ne sert à rien. L’on plie sous le pouvoir du génie, on le hais, on tâche de le calomnier, parce qu’il prend sans partager : mais on plie s’il persiste ; en un mot, on l’adore à genoux quand on n’a pas pu l’enterrer sous la boue. L a corruption est une force, le talent est rare.
aidez moi s'il vous plait .. Merci
Juste des suggestions à retravailler, à organiser, à transformer en fonction de la problématique que tu choisiras.
Tu pourras trouver des éléments d'analyse pour répondre aux questions qui te sont posées.

Vautrin en conseiller ou en tentateur machiavélique ?

I. Vautrin, le mentor
La situation d'énonciation
Un texte argumentatif
Le VOUS qui implique fortement Rastignac

II. Le carrefour. Le choix
Parvenir à tout prix ou rester honnête ?
Fausse comparaison entre deux voies (disproportion entre les deux possibles)
Le rôle des interrogations (fonction phatique ? réfutation ? …)

III. Vautrin le mauvais génie
Sa connaissance de Rastignac
Sa vision de la société
Sa force de persuasion. L'art de la formule. (les figures de style)
Merci floreale 😀

J'ai une dernière chose, je cherche tous les arguments de vautrin dans le texte…

Pouvez vous m'aidez à tous les trouver svp

J'en ai trouvé que 1:"si donc vous voulez promptement la fortune, il faut être déjà riche ou le paraître "

Merci,
Il te faut examiner comment l'ancien forçat
- dévalorise certaines voies de succès,
- et en fait miroiter d'autres…
Son argumentation est très persuasive parce qu'elle joue sur des sentiments primaires.
D'accord j'en ai trouvé un autre : il dit en gros que les femmes sont malhonnête qu'elles piquent tout aux hommes.

Et aussi pour réussir il faut voler

Est-ce bon ?

 Voilà le carrefour de la vie, jeune homme, choisissez. Vous avez déjà choisi : vous êtes allé chez notre cousine de Bauséant, et vous y avez flairé le luxe. Vous êtes allé chez madame de Restaud, la fille du père Goriot, et vous y avez flairé la Parisienne. Ce jour-là vous êtes revenu avec un mot écrit sur votre front, et que j’ai bien su lire Parvenir ! Parvenir à tout prix. Bravo ! ai-je dit, voilà un gaillard qui me va. Il vous a fallu de l’argent. Où en prendre ? Vous avez saigné vos sœurs. Tous les frères flouent plus ou moins leurs sœurs. Vos quinze cents francs arrachés, Dieu sait comme ! Dans un pays où l’on trouve plus de châtaignes que de pièces de cent sous, vont filer comme des soldats à la maraude. Après, que ferez-vous ? Vous travaillerez ? Le travail, compris comme vous le comprenez en ce moment, donne, dans les vieux jours, un appartement chez maman Vauquer, à des gars de la force de Poiret. Une rapide fortune est le problème que se proposent de résoudre en ce moment cinquante mille jeunes gens qui se trouvent tous dans votre position. Vous êtes une unité de ce nombre-là. Jugez des efforts que vous avez à faire et de l’acharnement du combat. Il faut vous manger les uns les autres comme des araignées dans un pot, attendu qu’il n’y a pas cinquante mille bonnes places. Savez-vous comment on fait son chemin ici ? Par l’éclat du génie ou par l’adresse de la corruption. Il faut entrer dans cette masse d’hommes comme un boulet de canon, ou s’y glisser comme une peste. L’honnêteté ne sert à rien. Voilà le texte que j’ai à analyser, mais je n’y comprends rien du tout. Si vous pouvez m’expliquer, me dire comment procéder, ça serait vraiment sympa.^^

Ma réponse dans ce fil d’octobre 2014.https://www.etudes-litteraires.com/forum/d/17927/balzac-le-pere-goriot-i-voila-le-carrefour-de-la-vie-jeune-homme-choisissezVautrin en conseiller ou en tentateur machiavélique ?

Bonsoir,

j’aurais besoin d’aide pour l’analyse de ces deux lignes du Père Goriot de Balzac, dans sa construction grammaticale et son analyse car je n’ai pas compris, s’il vous plaît.

"Une rapide fortune est le problème que se proposent de résoudre en ce moment cinquante mille jeunes qui se trouvent dans votre situation. Vous êtes une unité de de nombre-là. Jugez des efforts que vous avez à faire et de l’acharnement du combat."

Merci beaucoup

Edit: Quoique c’est bon je me suis retrouvée et j’ai compris, en tout cas désolée pour ce petit post inutile mais merci quand même :) .

Bonsoir,

Vautrin affirme que cinquante mille jeunes veulent réussir rapidement. Comme Rastignac est un de ces cinquante mille prétendants, il doit déployer beaucoup d’efforts pour terminer la course en tête.

D’accord merci beaucoup de votre réponse!