Peut-on mettre un verbe à l'infinitif et non pas un nom?
Par exemple, faut-il dire:
Se targuer de compréhension ou se targuer d'être compréhensif?
Il vaut nettement mieux mettre un verbe à l'infinitif.
Bonsoir.
Les deux constructions semblent tout aussi correctes l'une que l'autre.
Trésor de la Langue française :
Littér. Se targuer de. Se prévaloir de, se vanter de. Se targuer de ses origines, de sa noblesse, de ses richesses.
Exemples du petit Robert :
"Certes, vous vous targuez d'un bien faible avantage." (MOLIÈRE)
"La seule vertu dont je me targue : le scrupule." (COLETTE)
Il se targue d'y parvenir.
L'étymologie est intéressante :
se targier, à l'origine, c'est se protéger avec le bouclier nommer
targe. C'est donc en quelque sorte "se protéger" au moyen de quelque chose…
Bonsoir à tous.
Dans : "Se targuer de ses origines, de sa noblesse, de ses richesses", il y a un déterminant qui renvoie clairement au sujet (possessif).
Dans "se targuer de compréhension", il n'y en a pas. Mais "Se targuer de sa compréhension" - si on peut accepter le mot dans le sens de capacité à comprendre - ne me paraît pas irrecevable.
Au contraire, "se targuer d'origines, de noblesse, de richesses" (suppression du possessif) ne me paraissent pas plus acceptables que "se targuer de compréhension" ou "se targuer de la compréhension". "Se targuer des origines, de la noblesse" (déterminant = art. défini) ne le sont pas davantage.
Mais si on qualifie les substantifs, alors ils sont de nouveau acceptables : "se targuer d'origines aristocratiques, d'une noblesse élevée, de richesses importantes". Et "se targuer d'une excellente compréhension".
Bonsoir, Volapuk.
C'est vrai que dans l'expression telle que l'a formulée Yéochoua, ce qui gêne un peu de prime abord, , ce n'est pas tant le substantif que l'absence de déterminant…
Mais, bizarrement, l'absence de déterminant semble tout de même admise après "se piquer de…", dont le sens est très proche. Le TLF cite : "Se piquer de distinction, d'élégance, de littérature, de poésie." Pourquoi pas, donc, "Se piquer de compréhension" ?
Alors, gardons-nous de condamner trop catégoriquement "Se targuer de compréhension".