Zola, L’Assommoir, chapitre 2 - Gervaise se retourna, regarda une dernière fois la maison…

Entraide scolaire

6 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
Livres sur Amazon
Bonjour,
Je dois faire un commentaire composé sur un extrait du deuxième chapitre de L'Assommoir, avec comme grands axes :
I- La précision de la description
1) Une description organisée
2) Une description minutieuse
3) Une description stylisée ( notament avec le jeu de l'ombre et la lumière, aidé des couleurs )
II- L'influence du milieu sur le personnage
1) Une description qui épouse le point de vue de Gervaise
2) Une description chargée de symboles

C'est ma professeure qui nous à donné le plan.
Je n'arrive pas vraiment à trouver les grandes differences entre une description organisée et une description minutieuse. Je peine aussi sur la dernière sous partie du grand II- et sur la conclusion.
Je pensais à la personnification de la maison pour la description chargé de symboles, et j'ai du mal à formuler un paragraphe correct pour ma conclusion. Voici le texte :
Gervaise se retourna, regarda une dernière fois la maison. Elle paraissait grandie sous le ciel sans lune. Les façades grises, comme nettoyées et badigeonnées d'ombre, s'étendaient, montaient ; et elles étaient plus nues encore, toutes plates, déshabillées des loques séchant le jour au soleil. Les fenêtres closes dormaient. Quelques-unes, éparses, vivement allumées, ouvraient des yeux, semblaient faire loucher certains coins. Au-dessus de chaque vestibule, de bas en haut, à la file, les vitres des six paliers, blanches d'une lueur pâle, dressaient une tour étroite de lumière. Un rayon de lampe, tombé de l'atelier de cartonnage, au second, mettait une traînée jaune sur le pavé de la cour, trouant les ténèbres qui noyaient les ateliers des rez-de-chaussée. Et, du fond de ces ténèbres, dans le coin humide, des gouttes d'eau, sonores au milieu du silence, tombaient une à une du robinet mal tourné de la fontaine. Alors, il sembla à Gervaise que la maison était sur elle, écrasante, glaciale à ses épaules. C'était toujours sa bête de peur, un enfantillage dont elle souriait ensuite.
Et elle dut, pour sortir, sauter par-dessus une grande mare, qui avait coulé de la teinturerie. Ce jour-là, la mare était bleue, d'un azur profond de ciel d'été, où la petite lampe de nuit du concierge allumait des étoiles.
Je pense aussi que la phrase " D'un azur profond de ciel d'été, où la petite lampe de nuit du concierge allumait les étoiles " peut être une métaphore.
Merci pour votre aide.
Pour "une description organisée", il faut étudier la composition de la description : que décrit le narrateur et dans quel ordre? Pour "une description minutieuse", il faut étudier tous les détails qui sont donnés par le narrateur.
Merci beaucoup 🙂
Je ne vois toujours pas pour la conclusion, mais ça devrait venir.
J'ai exactement le même commentaire à faire que toi et je dois dire que je suis dans une sacrée galère. Pourtant très forte en français, je ne vois absolument pas comment commencer ce commentaire avec ce texte si peu intéressant (pour ma part)

Le réel problème, c'est :

une description organisée et une description minutieuse

Le texte est court, et je n'arrive pas à classer les éléments dans chaque sous parties.

Je dois le rendre pour lundi 1er mars, et j'aimerais beaucoup avoir 2 ou 3 petits conseils qui me sortiraient de ce devoir …

En attendant vos réponses, merci beaucoup.
As-tu le même plan ?

Ce que je trouve intéressant dans ce texte, c'est que ce romancier "naturaliste" transfigure ici totalement la réalité. Sa description est détaillée, minutieuse, mais elle personnifie le lieu, elle le transforme totalement à travers le regard de Gervaise, par rapport à ses sentiments et sa situation à ce moment précis du roman. La description devient poétique, elle transforme notre regard sur la réalité.
Si tu étudies l'oeuvre intégrale, je te conseille de travailler sur la place de cet extrait, son aspect symbolique : Gervaise quitte ce lieu qui semble vivant, effrayant, transformé par rapport à son aspect diurne. A la fin elle fuit presque, en emjambant les obstacles. Elle paraît toute petite, une enfant face au lieu qui la "menace". Personnellement je ne me rappelle plus quelle est la place de ce passage dans la fiction, mais je t'engage à t'interroger là-dessus.

Pour l'organisation tu as : les façades ; les fenêtres ; les vestibules ; puis on descend vers les ateliers, et on finit sur les gouttes d'eau en bas justement et enfin la flaque au sol. Tu as de nombreux indicateurs de lieu pour organiser "au dessus" "à la file" "au rez-de-chaussée".

Pour la minutie, peut-être les détails comme les petit filets de lumières, le nombres de vestibules allumés, le bruit des gouttes, la couleur de la flaque… Et puis les termes comme "petite" "coin" "étroite" qui montrent le soucis du détail…

ce texte n'est peut-être pas "captivant" à première lecture, mais aborde-le sous un autre angle, il est très intéressant quand on étudie le travail et le talent de l'auteur…
Je ne sais comment te remercier pour cette aide.
Oui, j'ai lu en entier l'Assommoir, j'ai d'ailleurs eu une très bonne note sur ce livre.
J'aime beaucoup Zola.

Encore merci pour cette aide si précieuse qui m'aidera beaucoup 🙂