Il, elle , ol, on

Langue française

6 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Salut,

Petite question sur la construction du français a partir des formes originelles
Le français "de paris" compte deux genres, "il" et "elle", mais l'on peux remarquer que dans les langues régionales, tant en poitou qu'au nord, il existe une troisième personne "ol", plus ou moins neutre et plus ou moins définie, que l'on peux fortement rapprocher de la personne neure "on", celle-ci pouvant représenter plusieurs type de personne indifférement. Cette forme semble-être clairement une persistance de quelqueschose.

Question donc: N'a t-on, lors de la "mise en forme" écrite du français,(il y a longtemps donc) élliminé purement simplement cette troisième personne "ol" (ol pleut des cordes), afin de poser la règle très politique, et patriarcale, comme quoi le masculin l'emporterait toujours sur le féminin, dans les formes plurielles.

Les formes d'expréssions du neutre ont-elle été sacrifié en français?

Merci d'avance pour vos réponses.
Je trouve la question intéressante, j'ignorais ce "ol" présent dans certains dialectes. Je n'ai pas tous les éléments pour répondre. Par exemple j'aimerais savoir si "ol" s'emploie autrement que dans les tournures impersonnelles comme "ol pleut".

En latin il y avait un genre neutre.
Ille, masculin (>il), illa, féminin (>elle), et illud, neutre. Quand on dit "il pleut", on peut dire que le "il" n'est pas le même que le il de "il mange". Le "il" de "il pleut" découle du neutre "illud". J'ai du mal à comprendre comment le "ol" s'est formé, d'un point de vue phonétique.
ol, ou plutôt o dans la forme de base est effectivement un pronom neutre, sujet ou complément :
o bufe : il vente
o doune : "ça" donne
ol at : il y a (mais il at en saintongeais)
i o di, çheù : je le dis, ça
Ce pronom "o" est bien sûr issu du neutre latin "hoc".
Quand au l ajouté dans "ol", il n'apparaît qu'avant voyelle, et c'est un pur l euphonique analogique. En effet, en dialecte, il se dit "le" ( " l' " devant voyelle). Et "elle" se dit "a" (al devant voyelle).
Ces renseignements sont intéressants. Il est assez logique que dans certains dialectes "il" se dise "le", puisque ces deux mots découlent également de "ille"/"illum".
Il découle d'une chute régulière de la finale, "le" découle d'une aphérèse, normale si la forme est atone.
La forme illum/illud donne aussi logiquement "lo". Peut être "ol" viendrait d'une métathèse (comme formage>fromage)? L'explication par "hoc" puis l'analogie est satisfaisante d'un autre côté.
D'autres phrases exemples :

"O mouille." = "Il pleut."
"Ol éloise." = "Il fait des éclairs."

"Qu'est-o qu' l'a ?" = "Qu'est-ce qu'il a ?"
"Qu'est-o qu'al a ?" = "Qu'est-ce qu'elle a ?"
"Qu'est-o qu'ol est ? = "Qu'est-ce que c'est ?"


A noter qu'à l'impératif, ce pronom neutre en fonction de complément se prononce plutôt "ou"
et fait apparaître un s (ou un z) euphonique pour la liaison :
"Donnes-ou." = "Donne ça."
"Donne-me-z-ou." = "Donne-moi ça."