Le et leur étant bien tous deux compléments du verbe "Dis" on écrit :
Dis-le-leur toi-même.
115 réponses · Page 5 / 6
Les pronoms personnels situés après un impératif se joignent à lui et entre eux par un trait d'union.Voir également ici :
- prête-le-moi, vends-lui-en…
Bonjour (ou ‘soir) à tous.
Malgré beaucoup de recherches, notamment sur ce fil de discussion dans lequel des situations hautement « improbables » - auxquelles je ne comprends rien - sont évoquées, je ne parviens toujours pas à m’auto-convaincre du bon usage du(des) trait(s) d’union dans les propositions qui suivent.
« Si vous ne pouvez participer, faites-nous le savoir. »« Si vous ne pouvez participer, faites-le-nous savoir. »À titre personnel, j’opte pour la proposition 1. Puis… J’ai posé un jour la question sur le site de l’Académie Française… La réponse qu’on m’apporta tendait vers la 2, mais le bonus constaté, consistant en deux fautes « graves » de grammaire, m’a laissé quelque peu sceptique quant à la légitimité de la réponse et/ou de son auteur.
Merci par avance pour votre aide.
Bonsoir.La proposition correcte est bien la deuxième.Après un verbe à l’impératif, le pronom complément COD (ici, le) précède le pronom complément COI (ici, nous), le tout étant relié par des traits d’union. https://www.dictionnaire-academie.fr/article/QDL040Quelles fautes "graves" de grammaire voyez-vous dans cet article de l’Académie ? Voir également ici : Pour savoir si un pronom se rapporte ou non à l’infinitif, il faut mettre la phrase à l’indicatif. Les pronoms situés avant le verbe conjugué se rapportent à celui-ci et seront donc liés par un trait d’union à l’impératif.Donc, dans notre cas . Vous nous le faites savoir ( et non *Vous nous faites le savoir) -> Faites-le-nous savoir.
Bonjour et merci pour votre retour.Les fautes graves dont je parle figuraient dans un mail reçu personnellement, en réponse à ma question. Je n’en vois pas dans la règle accessible au public (heureusement).Devinant votre aimable autorisation, je me permets de soumette un autre exemple.S’agissant d’une voiture à conduire, écririez-vous « vous nous laissez la conduire » ou « vous nous la laissez conduire » ?Même question avec « cueillir » à la place de conduire.
Les deux placements du pronom sont permis mais le premier est le plus usuel aujourd’hui alors que le second avait les faveurs de l’époque classique.
Ce qui donne usuellement à l’impératif : Laissez-nous la conduire, laissez-nous la cueillir.Et moins usuellement : Laissez-la-nous conduire, laissez-la-nous cueillir.
Nous sommes donc bien en accord sur ce point.
Si maintenant nous revenons à la question initiale du « faites-le-nous savoir », pourquoi alors n’en serait-il pas de même ?
En calquant le modèle « conduire / cueillir » sur « savoir », j’arrive raisonnablement à « faites-nous le savoir ».
Je peine à concevoir qu’il puisse en être différemment pour chacun des deux « problèmes » soulevés.
Sauf à raisonner - à tort - sur la base de l’euphonie, car j’admets que « vous nous faites le savoir » ne sonne pas bien. Mais ce n’est pas suffisant pour qualifier la tournure comme grammaticalement erronée.
Ce n’est pas le verbe à l’infinitif qu’il faut prendre en compte, mais bien le verbe conjugué de la structure factitive : !a construction est possible avec le verbe laisser + infinitif , mais ne l’est pas, semble-t-il avec le verbe faire + infinitif. Cela demande confirmation, mais je doute que même à l’époque classique on ait pu dire à l’indicatif *Vous nous faites le savoir. À l’indicatif, le semi-auxiliaire faire est apparemment plus solidaire de l’infinitif que le semi-auxiliaire laisser. Il admet mal d’être séparé de l’infinitif par un pronom complément intercalé.
En outre, "le savoir" est ambigu : pronom + infinitif, ou article + nom ? Une raison de plus pour éviter cette tournure.
Je le crois comme toi. En revanche, à l’impératif, il accepte un peu de distance : Faites-le-moi savoir !
Bonjour,
Moi même j’avais des difficultés avec ces traits d’union. Ce n’est pas toujours bien expliqué. Là, je pense avoir compris, merci.
> @""#p555755 Je le crois comme toi. En revanche, à l'impératif, il accepte un peu de distance : Faites-le-moi savoir !Effectivement, vos réponses tiennent la route.Dans le prolongement de la question initiale, partant du principe que la langue française est bien faite qu’elle comporte suffisamment de subtilités pour s’affranchir de certaines ambiguïtés (je pense notamment aux traits d’union qui distinguent 21/3 de 20 et 1/3) : comment distingue-t-on, dans "faites-lui livrer les fleurs à onze heures précises", le cas de figure où "lui" est le livreur du cas où "lui" est le récipiendaire ?Toujours plus loin, peut-on éventuellement jouer sur les traits d’union ou sur l’ordre des pronoms ?Faites-les-lui livrer à onze heure précises ! (Cette tournure ne permet pas la distinction.)Faites-lui les livrer à onze heures précises ! (Faites-le les livrer à onze heures précises ?!) (Là, ça permettrait la distinction mais je pressens votre désapprobation compte tenu des échanges qui précèdent.)😉
En fait, il n’y a ici d’ambiguïté que dans l’absolu, dans une phrase privée de tout contexte.Le contexte et la mise en situation permettent en général de déterminer s’il s’agit d’une consigne à transmettre au livreur, ou si l’on évoque le destinataire.
Comme pour « vingt et un tiers », serais-je tenté de dire. Et pourtant on a jugé nécessaire d’apporter des rectifications pour pallier le flou.