Mais ce n'est sans doute pas ce que Michel veut transmettre à ses enfants avec ses citations habituellement désuètes.
Le trait d’union et l’impératif
115 réponses · Page 3 / 6
Certes non. Mais c'est lui le premier qui nous propose ce genre de tournure improbable pour tenter de mettre en défaut les règles que nous lui suggérons par ailleurs… Pour essayer de nous prouver qu'elles sont trop tarabiscotées pour être applicables par des enfants.
Chers Jehan, Muriel, et autres intervenants
Après une étude de l'article de Fabrice Marsac, voici comment je vois les choses. Pourriez-vous me confirmer que cela ne vous paraît pas absurde.
On va examiner ce qui se passe quand un verbe conjugué a pour complément un infinitif, sans qu’une préposition les sépare. C’est le cas, par exemple, dans la phrase « Tu oses me le dire », mais pas dans « Tu demandes de le répéter ».
Il y a deux sortes de verbes qui régissent un infinitif.
1) Les verbes pour lesquels l’agent de l’infinitif sera automatiquement le sujet du verbe conjugué (comme dans « Ces propos, vous osez les lui rapporter ») ;
2) Les verbes « voir, entendre, sentir, laisser, faire, regarder, envoyer, etc. », pour lesquels l’agent de l’infinitif ne sera pas, en général, le sujet du verbe conjugué.
PREMIÈRE SITUATION
L’agent de l’infinitif est le sujet pronominal du verbe conjugué. Alors les éventuels compléments (COD et COI) de l’infinitif, supposés pronominalisés, se placeront après le verbe conjugué. L’éventuel COD de l’infinitif (autre que « en ») se présentera à l’accusatif, et les autres compléments de l’infinitif seront au datif ou proclitiques, comme dans :
(a) Ces propos, vous osez les lui rapporter
(b) Ces propos, vous osez me les rapporter
(c) Travailler ! Vous osez l’y contraindre !
(d) Des pommes ! Vous osez lui en acheter
(e) De cette affaire ! vous osez lui en parler
Si l’infinitif régit un objet direct (autre que « en »), le pronom correspondant se positionne avant celui de l’objet second (autrement dit le COI de l’infinitif), quand celui-ci est de rang 3 ou 6 (dans l’ordre des personnes de la conjugaison) ; il se positionne après l’objet second, si celui-ci est de rang 1,2,4 ou 5. Enfin, les pronoms proclitiques « y » et « en » se placent toujours après les autres pronoms compléments de l’infinitif.
À l’impératif, on écrira : « ose me le dire », « ose le lui dire », « ose lui en parler ».
DEUXIÈME SITUATION
L’agent de l’infinitif n’est pas le sujet du verbe conjugué, et c’est un pronom personnel. Il se positionne alors, à l’indicatif, avant le verbe conjugué.
Premier cas
L’infinitif ne régit pas de complément d’objet direct. Supposons que l’agent de l’infinitif se présente à l’accusatif. C’est usuellement ce qui se passe, même quand le verbe conjugué est faire. Les compléments de l’infinitif, supposés pronominalisés, se placeront après le verbe conjugué. Ils seront au datif ou proclitiques. Ainsi en est-il dans :
(01) Vous entendez mon père ronfler toute la nuit
(01) Vous l’entendez ronfler toute la nuit
(02) Vous envoyez vos enfants manger au Mc Donald
(02) Vous les envoyez manger au Mc Donald
(03) Vous laissez votre fille renoncer (à témoigner)
(03) Vous la laissez (y) renoncer
(04) Vous faites écrire votre fils cet après-midi
(04) Vous le faites écrire cet après-midi
(05) Maintenant, vous emmenez cette élève parler (de ses problèmes familiaux) (au psychologue de l’internat)
(05) Maintenant, vous l’emmenez (lui) (en) parler.
On remarquera que l’infinitif est respectivement intransitif (01), transitif direct sans COD réalisé (02), transitif indirect avec ou sans COI réalisé (03), bitransitif direct-indirect (04) et bitransitif indirect (05).
Si l’infinitif régit le pronom proclitique « y » ou le pronom proclitique « en », il se place après les pronoms au datif, comme on le voit en (05).
Toutefois, après faire et laisser, il arrive que l’agent de l’infinitif sans COD se présente au datif, comme ce fut le cas jadis pour d’autres verbes
(06) Si vous croyez que c’est commode de lui faire changer d’idées (P. Benoît, Axelle)
(07) Il s’est porté un coup d’allure bénigne qui l’a pourtant suffisamment effrayé pour lui faire renoncer à son projet (Robbe-Grillet, Les Gommes)
(08) Laissons faire aux poètes (Gide, Attendu que…)
(09) Je lui ai entendu souvent parler [=J’ai entendu souvent parler par Mme de Genlis] du refus que fit Rousseau de s’occuper de l’éducation des enfants du Prince Louis Eugène de Wurtemberg » (Mémoires de Louis-Philippe).
Je n’examinerai pas ce cas, regardé aujourd’hui comme bizarre.
Deuxième cas
L’infinitif régit un complément d’objet direct. Supposons qu'on veuille placer le COD pronominalisé après le verbe conjugué, et que l'agent de l'infinitif se présente à l'accusatif (c’est usuel, avec cette position du COD, même quand le verbe conjugué est faire). Ainsi en est-il dans :
(10) Vous voyez ce garnement de Pierre briser des meubles
(10) Vous le voyez les briser
(11) Vous regardez mon fils écrire une lettre (à son grand-père)
(11) Vous le regardez la (lui) écrire
(12) Vous laissez mon père vendre la maison (à M. X et à MmeY)
(12) Vous le laissez la (leur) vendre
(13) Vous envoyez l’employé dont nous parlions (me) livrer la marchandise
(13) Vous l’envoyez (me) la livrer
(14) Nous envoyons l’employé dont je parlais (te) livrer la marchandise
(14) Nous l’envoyons (te) la livrer
(15) M. X a des pommes ! Vous nous emmenez lui en acheter
On remarquera que l’infinitif n’est pas bitransitif direct-indirect en (10), alors qu’il l’est en (11), (12), (13), (14).
Si l’infinitif régit un objet direct (autre que « en »), le pronom correspondant se positionne avant celui de l’objet second (autrement dit, le COI de l’infinitif), quand ce dernier est de rang 3 ou 6 (dans l’ordre des personnes de la conjugaison) ; on le voit en (11) et (12). Il se positionne après celui de l’objet second, quand celui-ci est de rang 1,2,4 ou 5 ; on le voit en (13) et (14).
Les pronoms proclitiques « y » et « en » se placent toujours après les autres compléments de l’infinitif.
Après faire et laisser, il arrive que l’agent de l’infinitif se présente au datif. On peut donc écrire :
(16) Ces exercices, vous lui faites vous les expliquer
(17) Ces exercices, vous lui faites me les expliquer.
Quand on passe à l’impératif affirmatif, le pronom agent de l’infinitif suit les règles usuelles de transformation d’un pronom à l’accusatif en un pronom de l’impératif.
Troisième cas
L’infinitif régit un COD. Supposons qu'on veuille placer le COD pronominalisé avant le verbe conjugué, et que l’agent de l’infinitif se présente au datif (c’est quasi obligatoire, avec cette position du COD, quand le verbe conjugué est faire et courant sinon). Ainsi en est-il dans :
(18) Elle se mit dans mes bras. Je ne LUI avais pas entendu prononcer un mot depuis le premier moment de l’arrivée de G.M. (Manon Lescaut).
(19) Vous faites bâtir ma maison par cet architecte
(19) Vous la lui faites bâtir
(20) Vous faites dire à Cicéron une chose qu’il n’a jamais dite
(20) Vous la lui faites dire
(21) Vous me faites expliquer ces exercices à Paul
(21) Vous me les faites expliquer à Paul.
(22) Vous le voyez briser ses meubles
(22) Vous les lui voyez briser
(23) Vous le voyez écrire une lettre à son grand-père
(23) Vous la lui voyez écrire à son grand-père
(24) Vous les laissez vendre la maison à qui ils veulent
(24) Vous la leur laissez vendre à qui ils veulent
Le rang (dans l’ordre des personnes) de l’agent de l’infinitif détermine la position relative des deux pronoms agent et COD. Si l’agent est de rang 3 ou 6, il se trouve en seconde position, comme on le voit en (19) et (20). Si l’agent est de rang 1,2,4 ou 5, il se trouve en première position, comme le montre l’exemple (21). Quand l’infinitif a, en outre, un COI, il est impossible de pronominaliser à la fois l’agent, le COD de l’infinitif, et le COI de l’infinitif. Autrement dit, la phrase « Vous les lui faites m’expliquer » est agrammaticale. L’agglutination opérée par le verbe conjugué donnant à celui-ci le statut d’auxiliaire (ou de semi-auxiliaire), il n’y aura jamais plus de positions actancielles de libres que d’actants programmés par la valence de l’infinitif, en l’occurrence trois ; or, le sujet syntaxique « vous » de la phrase, l’agent « lui » de « expliquer » et le COD « les » du syntagme faire expliquer occupant déjà chacun une position actancielle, il n’y a plus la possibilité de placer le COI « me » de l’infinitif.
Si l’on souhaite pronominaliser à la fois l’agent, le COD et le COI de l’infinitif, on aura donc à procéder comme dans le deuxième cas.
Quand on passe à l’impératif affirmatif, le pronom agent de l’infinitif suit les règles usuelles de transformation d’un pronom au datif en un pronom de l’impératif. Le rang des pronoms compléments de l’infinitif ne joue plus dans la détermination de leur ordre : le pronom représentant l’objet direct de l’infinitif reste attaché au verbe conjugué.
TROISIÈME SITUATION
L’agent de l’infinitif n’est pas le sujet du verbe conjugué, et il n’est pas mentionné. Les compléments de l’infinitif, sous forme pronominale, se placent avant le verbe conjugué, le COD (autre que en) à l’accusatif et les COI au datif ou proclitiques. En cas de la présence d’un COD à l’accusatif et d’un COI au datif, le rang de ce dernier détermine leur positionnement. Le COD se place avant le COI quand ce dernier est de rang 3 ou 6 ; il se place après quand le COI est de rang 1,2,4, ou 5. Enfin les pronoms proclitiques se positionnent en dernier.
Ainsi trouve-t-on :
(25) Vous faites écrire à son grand-père cette après-midi
(25) Vous lui faites écrire
(26) Vous envoyez parler (de son absentéisme) (au directeur)
(26) Vous (lui) (en) envoyez parler
(27) Cette marchandise, vous me l’envoyez livrer demain
(28) Cette marchandise, vous la lui envoyez livrer demain.
Le datif de l’indicatif restera un datif à l’impératif. Le positionnement des pronoms compléments de l’indicatif sera conservé à l’impératif. On écrira donc « Cette marchandise, envoyez-me-la livrer demain » et « Cette marchandise, envoyez-la-lui livrer »..
Quelle que soit la situation, les pronoms situés avant le verbe conjugué se rapportent à celui-ci et seront donc liés par des traits d'union à l'impératif
Cordialement et respectueusement
Après une étude de l'article de Fabrice Marsac, voici comment je vois les choses. Pourriez-vous me confirmer que cela ne vous paraît pas absurde.
On va examiner ce qui se passe quand un verbe conjugué a pour complément un infinitif, sans qu’une préposition les sépare. C’est le cas, par exemple, dans la phrase « Tu oses me le dire », mais pas dans « Tu demandes de le répéter ».
Il y a deux sortes de verbes qui régissent un infinitif.
1) Les verbes pour lesquels l’agent de l’infinitif sera automatiquement le sujet du verbe conjugué (comme dans « Ces propos, vous osez les lui rapporter ») ;
2) Les verbes « voir, entendre, sentir, laisser, faire, regarder, envoyer, etc. », pour lesquels l’agent de l’infinitif ne sera pas, en général, le sujet du verbe conjugué.
PREMIÈRE SITUATION
L’agent de l’infinitif est le sujet pronominal du verbe conjugué. Alors les éventuels compléments (COD et COI) de l’infinitif, supposés pronominalisés, se placeront après le verbe conjugué. L’éventuel COD de l’infinitif (autre que « en ») se présentera à l’accusatif, et les autres compléments de l’infinitif seront au datif ou proclitiques, comme dans :
(a) Ces propos, vous osez les lui rapporter
(b) Ces propos, vous osez me les rapporter
(c) Travailler ! Vous osez l’y contraindre !
(d) Des pommes ! Vous osez lui en acheter
(e) De cette affaire ! vous osez lui en parler
Si l’infinitif régit un objet direct (autre que « en »), le pronom correspondant se positionne avant celui de l’objet second (autrement dit le COI de l’infinitif), quand celui-ci est de rang 3 ou 6 (dans l’ordre des personnes de la conjugaison) ; il se positionne après l’objet second, si celui-ci est de rang 1,2,4 ou 5. Enfin, les pronoms proclitiques « y » et « en » se placent toujours après les autres pronoms compléments de l’infinitif.
À l’impératif, on écrira : « ose me le dire », « ose le lui dire », « ose lui en parler ».
DEUXIÈME SITUATION
L’agent de l’infinitif n’est pas le sujet du verbe conjugué, et c’est un pronom personnel. Il se positionne alors, à l’indicatif, avant le verbe conjugué.
Premier cas
L’infinitif ne régit pas de complément d’objet direct. Supposons que l’agent de l’infinitif se présente à l’accusatif. C’est usuellement ce qui se passe, même quand le verbe conjugué est faire. Les compléments de l’infinitif, supposés pronominalisés, se placeront après le verbe conjugué. Ils seront au datif ou proclitiques. Ainsi en est-il dans :
(01) Vous entendez mon père ronfler toute la nuit
(01) Vous l’entendez ronfler toute la nuit
(02) Vous envoyez vos enfants manger au Mc Donald
(02) Vous les envoyez manger au Mc Donald
(03) Vous laissez votre fille renoncer (à témoigner)
(03) Vous la laissez (y) renoncer
(04) Vous faites écrire votre fils cet après-midi
(04) Vous le faites écrire cet après-midi
(05) Maintenant, vous emmenez cette élève parler (de ses problèmes familiaux) (au psychologue de l’internat)
(05) Maintenant, vous l’emmenez (lui) (en) parler.
On remarquera que l’infinitif est respectivement intransitif (01), transitif direct sans COD réalisé (02), transitif indirect avec ou sans COI réalisé (03), bitransitif direct-indirect (04) et bitransitif indirect (05).
Si l’infinitif régit le pronom proclitique « y » ou le pronom proclitique « en », il se place après les pronoms au datif, comme on le voit en (05).
Toutefois, après faire et laisser, il arrive que l’agent de l’infinitif sans COD se présente au datif, comme ce fut le cas jadis pour d’autres verbes
(06) Si vous croyez que c’est commode de lui faire changer d’idées (P. Benoît, Axelle)
(07) Il s’est porté un coup d’allure bénigne qui l’a pourtant suffisamment effrayé pour lui faire renoncer à son projet (Robbe-Grillet, Les Gommes)
(08) Laissons faire aux poètes (Gide, Attendu que…)
(09) Je lui ai entendu souvent parler [=J’ai entendu souvent parler par Mme de Genlis] du refus que fit Rousseau de s’occuper de l’éducation des enfants du Prince Louis Eugène de Wurtemberg » (Mémoires de Louis-Philippe).
Je n’examinerai pas ce cas, regardé aujourd’hui comme bizarre.
Deuxième cas
L’infinitif régit un complément d’objet direct. Supposons qu'on veuille placer le COD pronominalisé après le verbe conjugué, et que l'agent de l'infinitif se présente à l'accusatif (c’est usuel, avec cette position du COD, même quand le verbe conjugué est faire). Ainsi en est-il dans :
(10) Vous voyez ce garnement de Pierre briser des meubles
(10) Vous le voyez les briser
(11) Vous regardez mon fils écrire une lettre (à son grand-père)
(11) Vous le regardez la (lui) écrire
(12) Vous laissez mon père vendre la maison (à M. X et à MmeY)
(12) Vous le laissez la (leur) vendre
(13) Vous envoyez l’employé dont nous parlions (me) livrer la marchandise
(13) Vous l’envoyez (me) la livrer
(14) Nous envoyons l’employé dont je parlais (te) livrer la marchandise
(14) Nous l’envoyons (te) la livrer
(15) M. X a des pommes ! Vous nous emmenez lui en acheter
On remarquera que l’infinitif n’est pas bitransitif direct-indirect en (10), alors qu’il l’est en (11), (12), (13), (14).
Si l’infinitif régit un objet direct (autre que « en »), le pronom correspondant se positionne avant celui de l’objet second (autrement dit, le COI de l’infinitif), quand ce dernier est de rang 3 ou 6 (dans l’ordre des personnes de la conjugaison) ; on le voit en (11) et (12). Il se positionne après celui de l’objet second, quand celui-ci est de rang 1,2,4 ou 5 ; on le voit en (13) et (14).
Les pronoms proclitiques « y » et « en » se placent toujours après les autres compléments de l’infinitif.
Après faire et laisser, il arrive que l’agent de l’infinitif se présente au datif. On peut donc écrire :
(16) Ces exercices, vous lui faites vous les expliquer
(17) Ces exercices, vous lui faites me les expliquer.
Quand on passe à l’impératif affirmatif, le pronom agent de l’infinitif suit les règles usuelles de transformation d’un pronom à l’accusatif en un pronom de l’impératif.
Troisième cas
L’infinitif régit un COD. Supposons qu'on veuille placer le COD pronominalisé avant le verbe conjugué, et que l’agent de l’infinitif se présente au datif (c’est quasi obligatoire, avec cette position du COD, quand le verbe conjugué est faire et courant sinon). Ainsi en est-il dans :
(18) Elle se mit dans mes bras. Je ne LUI avais pas entendu prononcer un mot depuis le premier moment de l’arrivée de G.M. (Manon Lescaut).
(19) Vous faites bâtir ma maison par cet architecte
(19) Vous la lui faites bâtir
(20) Vous faites dire à Cicéron une chose qu’il n’a jamais dite
(20) Vous la lui faites dire
(21) Vous me faites expliquer ces exercices à Paul
(21) Vous me les faites expliquer à Paul.
(22) Vous le voyez briser ses meubles
(22) Vous les lui voyez briser
(23) Vous le voyez écrire une lettre à son grand-père
(23) Vous la lui voyez écrire à son grand-père
(24) Vous les laissez vendre la maison à qui ils veulent
(24) Vous la leur laissez vendre à qui ils veulent
Le rang (dans l’ordre des personnes) de l’agent de l’infinitif détermine la position relative des deux pronoms agent et COD. Si l’agent est de rang 3 ou 6, il se trouve en seconde position, comme on le voit en (19) et (20). Si l’agent est de rang 1,2,4 ou 5, il se trouve en première position, comme le montre l’exemple (21). Quand l’infinitif a, en outre, un COI, il est impossible de pronominaliser à la fois l’agent, le COD de l’infinitif, et le COI de l’infinitif. Autrement dit, la phrase « Vous les lui faites m’expliquer » est agrammaticale. L’agglutination opérée par le verbe conjugué donnant à celui-ci le statut d’auxiliaire (ou de semi-auxiliaire), il n’y aura jamais plus de positions actancielles de libres que d’actants programmés par la valence de l’infinitif, en l’occurrence trois ; or, le sujet syntaxique « vous » de la phrase, l’agent « lui » de « expliquer » et le COD « les » du syntagme faire expliquer occupant déjà chacun une position actancielle, il n’y a plus la possibilité de placer le COI « me » de l’infinitif.
Si l’on souhaite pronominaliser à la fois l’agent, le COD et le COI de l’infinitif, on aura donc à procéder comme dans le deuxième cas.
Quand on passe à l’impératif affirmatif, le pronom agent de l’infinitif suit les règles usuelles de transformation d’un pronom au datif en un pronom de l’impératif. Le rang des pronoms compléments de l’infinitif ne joue plus dans la détermination de leur ordre : le pronom représentant l’objet direct de l’infinitif reste attaché au verbe conjugué.
TROISIÈME SITUATION
L’agent de l’infinitif n’est pas le sujet du verbe conjugué, et il n’est pas mentionné. Les compléments de l’infinitif, sous forme pronominale, se placent avant le verbe conjugué, le COD (autre que en) à l’accusatif et les COI au datif ou proclitiques. En cas de la présence d’un COD à l’accusatif et d’un COI au datif, le rang de ce dernier détermine leur positionnement. Le COD se place avant le COI quand ce dernier est de rang 3 ou 6 ; il se place après quand le COI est de rang 1,2,4, ou 5. Enfin les pronoms proclitiques se positionnent en dernier.
Ainsi trouve-t-on :
(25) Vous faites écrire à son grand-père cette après-midi
(25) Vous lui faites écrire
(26) Vous envoyez parler (de son absentéisme) (au directeur)
(26) Vous (lui) (en) envoyez parler
(27) Cette marchandise, vous me l’envoyez livrer demain
(28) Cette marchandise, vous la lui envoyez livrer demain.
Le datif de l’indicatif restera un datif à l’impératif. Le positionnement des pronoms compléments de l’indicatif sera conservé à l’impératif. On écrira donc « Cette marchandise, envoyez-me-la livrer demain » et « Cette marchandise, envoyez-la-lui livrer »..
Quelle que soit la situation, les pronoms situés avant le verbe conjugué se rapportent à celui-ci et seront donc liés par des traits d'union à l'impératif
Cordialement et respectueusement
Bonsoir, Michel.
Bien sûr que ce n'est pas absurde…
Mais des développements si touffus et si techniques sont-ils absolument nécessaires pour apprendre à vos enfants comment bien écrire les traits d'union après un impératif ? Ont-ils besoin de justificatifs aussi "pointus" ?
D'autant que tout cela aboutit en fait à la règle que nous avions donnée, et que aviez jugée difficile à utiliser par des enfants.
Pensez-vous que ces savantes analyses leur faciliteront la tâche ?
Une rectification pour votre dernier exemple.
On n'écrit pas : "Cette marchandise, envoyez-me-la livrer"
Mais bien sûr : "Envoyez-la-moi livrer", comme "Faites-la-moi livrer."
Ne parlez-vous pas comme cela ?
Bien sûr que ce n'est pas absurde…
Mais des développements si touffus et si techniques sont-ils absolument nécessaires pour apprendre à vos enfants comment bien écrire les traits d'union après un impératif ? Ont-ils besoin de justificatifs aussi "pointus" ?
D'autant que tout cela aboutit en fait à la règle que nous avions donnée, et que aviez jugée difficile à utiliser par des enfants.
Pensez-vous que ces savantes analyses leur faciliteront la tâche ?
Une rectification pour votre dernier exemple.
On n'écrit pas : "Cette marchandise, envoyez-
Mais bien sûr : "Envoyez-la-moi livrer", comme "Faites-la-moi livrer."
Ne parlez-vous pas comme cela ?
Bonsoir Jehan
Oui, vous avez sans doute raison. Il faudrait remplacer trois des dernières lignes par:
Le datif de l’indicatif se transformera comme d’habitude à l’impératif affirmatif. L’éventuel COD pronominal de l’infinitif se présentera en premier. On écrira donc « Cette marchandise, envoyez-la-lui livrer demain » et « Cette marchandise, envoie-la-toi livrer demain ».
Je suis parfois mal à l'aise avec ces formulations. Une connaissance stricte des règles m'est donc nécessaire.
En tout cas je vous remercie, ainsi que Muriel, pour votre aide.
Une remarque incidente d'Anne m'a aussi été utile.
Cordialement et respectueusement.
Oui, vous avez sans doute raison. Il faudrait remplacer trois des dernières lignes par:
Le datif de l’indicatif se transformera comme d’habitude à l’impératif affirmatif. L’éventuel COD pronominal de l’infinitif se présentera en premier. On écrira donc « Cette marchandise, envoyez-la-lui livrer demain » et « Cette marchandise, envoie-la-toi livrer demain ».
Je suis parfois mal à l'aise avec ces formulations. Une connaissance stricte des règles m'est donc nécessaire.
En tout cas je vous remercie, ainsi que Muriel, pour votre aide.
Une remarque incidente d'Anne m'a aussi été utile.
Cordialement et respectueusement.
Chers intervenants, bonjour
Je cherche à placer convenablement l'adverbe de lieu "y" dans le genre de situations évoquées ci-dessus.
Supposons que je dise "Vous nous entendez ronfler dans notre chambre", et que je cherche à abréger. Dois-je dire "Vous nous entendez y ronfler" ou "Vous nous y entendez ronfler"?
Maintenant, supposons que je dise "De cette pièce, vous entendez ronfler mon épouse et moi-même". Si je veux abréger, dois-je écrire "Vous nous y entendez ronfler" ou, plus prudemment, "De cette pièce, vous nous entendez ronfler"?
Clairement, dans la première situation "y" est relatif à "ronfler", alors qu'il est relatif à "entendre" dans la deuxième situation.
Du moins, je vois ainsi les choses. Qu'en pensez-vous?
A l'impératif, dans la première situation, doit-on écrire "Entendez-nous y ronfler" ou "Entendez-nous-y ronfler"?
Merci de votre réponse.
Cordialement et respectueusement.
Je cherche à placer convenablement l'adverbe de lieu "y" dans le genre de situations évoquées ci-dessus.
Supposons que je dise "Vous nous entendez ronfler dans notre chambre", et que je cherche à abréger. Dois-je dire "Vous nous entendez y ronfler" ou "Vous nous y entendez ronfler"?
Maintenant, supposons que je dise "De cette pièce, vous entendez ronfler mon épouse et moi-même". Si je veux abréger, dois-je écrire "Vous nous y entendez ronfler" ou, plus prudemment, "De cette pièce, vous nous entendez ronfler"?
Clairement, dans la première situation "y" est relatif à "ronfler", alors qu'il est relatif à "entendre" dans la deuxième situation.
Du moins, je vois ainsi les choses. Qu'en pensez-vous?
A l'impératif, dans la première situation, doit-on écrire "Entendez-nous y ronfler" ou "Entendez-nous-y ronfler"?
Merci de votre réponse.
Cordialement et respectueusement.
Bonjour, Michel.
Vous nous entendez ronfler dans la chambre.
Vous nous entendez y ronfler.
Entendez-nous y ronfler.
y = dans la chambre; lieu où nous sommes; CC de lieu de "ronfler", et non de "entendez".
Il n'est pas précisé, toutefois, si le "Vous" se trouve lui aussi dans la chambre en question avec les ronfleurs.
De cette pièce, vous nous entendez ronfler.
De cette pièce, entendez-nous ronfler.
Il est prudent de s'en tenir là.
Je ne pense pas que le pronom y puisse prendre en charge ce complément; c'est bien un CC de lieu, mais avec une nuance ("depuis cette pièce") qui suggère que le "vous" n'est pas dans la même pièce que les ronfleurs…
Mais attendez d'autres avis !
Vous nous entendez ronfler dans la chambre.
Vous nous entendez y ronfler.
Entendez-nous y ronfler.
y = dans la chambre; lieu où nous sommes; CC de lieu de "ronfler", et non de "entendez".
Il n'est pas précisé, toutefois, si le "Vous" se trouve lui aussi dans la chambre en question avec les ronfleurs.
De cette pièce, vous nous entendez ronfler.
De cette pièce, entendez-nous ronfler.
Il est prudent de s'en tenir là.
Je ne pense pas que le pronom y puisse prendre en charge ce complément; c'est bien un CC de lieu, mais avec une nuance ("depuis cette pièce") qui suggère que le "vous" n'est pas dans la même pièce que les ronfleurs…
Mais attendez d'autres avis !
Cher Jehan, bonjour.
Je vous remercie pour votre message.
Je reviendrai sans doute ultérieurement sur le sujet, quand j'aurai parcouru quelques ouvrages.
J'ai d'autres recherches à faire, en attendant.
L'exposé que j'ai donné, dans mon message 43, semble tenir debout, après vérification sur de nombreux exemples. Un point toutefois doit être rectifié, quand l'infinitif régit un COD. Voici exactement ce que j'ai rédigé sur mon ordinateur:
Quand le verbe conjugué est "faire", l’agent sera presque toujours au datif. Normalement, on ne placera le COD pronominalisé de l’infinitif après le verbe conjugué que si l’infinitif a un COI pronominalisé, et ils vérifieront alors la règle d’alternance. Il semble que l’agent ne puisse être à l’accusatif que si l’infinitif a un COI, comme dans : « J’ai été malade tout cet été, et je n’ai pu l’approvisionner d’observations comme j’avais fait précédemment : il a pris ma maladie pour de la mauvaise volonté, et c’est ce qui l’a fait m’écrire cette lettre précipitée, artificieuse, méchante et arrogante » (note de Flamsteed, en marge d’une lettre de Newton du 9 juillet 1695 ; traduction dans le Journal des Savants de 1836) ; « Elle [Mme de Guermantes] me faisait lui dire le sujet des poèmes que j’avais l’intention de composer » (Proust).
Dans la dernière citation, à mon avis, le "me" peut être au datif comme à l'accusatif.
Cordialement et respectueusement. Cher Jehan, bonjour.
J’ai besoin d’asseoir l’exposé que j’ai donné dans mes messages 43 et 45 sur des bases plus solides, la notion de complément d’objet indirect étant éminemment floue.
D’abord, j’aimerais savoir si vous considérez que « vous » est un COI dans la phrase de Marcel Pagnol : « Joseph, je vais vous décomposer "le coup du roi" ». Si tel n’était pas le cas, au lieu de parler de COI dans mon exposé, il faudrait introduire des CPI (compléments pronominalisables indirects).
Ensuite, je remarque que l’exposé en question vaut quand l’infinitif n’est pas un verbe pronominal, et donc j’ai réfléchi un peu au cas où il le serait, sans encore avoir eu le temps d’approfondir.
Plusieurs questions se posent.
1) Un verbe pronominal peut-il avoir à la fois un COD et un COI ?
2) Un verbe pronominal peut-il avoir un COI pronominalisé au datif, sous la forme "me, te, lui, nous, vous, leur" (donc autre que "en" et "y", comme dans "je m’y résous" pour "je me résous à capituler", ou dans "je m’en abstiens" pour "je m’abstiens de manger") ?
3) Un verbe pronominal peut-il avoir un COD pronominalisé qui ne soit pas de rang 3 ou 6 dans l’ordre des personnes de la conjugaison (comme dans "Je me l’attribue" pour "je m’attribue cette part" ou dans "Je me les arroge" pour "je m’arroge ces droits") ?
4) Quand un verbe pronominal, dépendant d’un verbe pivot, a un COD ou un COI, pronominalisé, celui-ci se place-t-il toujours derrière le verbe pivot, comme dans "Vous le faites s’y résoudre" pour "Vous le faites se résoudre à capituler" ? Autrement dit, serait-il vrai que seul l’agent de l’infinitif puisse se placer avant le verbe pivot ?
Que pensez-vous de tout cela ?
Peut-être ces questions vont-elles vous paraître naïves, et les grammaires ont sans doute déjà la réponse.
Il s’agit toujours de placer convenablement les traits d’union, dans le cas de la transformation d’une phrase à l’indicatif en une phrase à l’impératif.
Cordialement et respectueusement
Je vous remercie pour votre message.
Je reviendrai sans doute ultérieurement sur le sujet, quand j'aurai parcouru quelques ouvrages.
J'ai d'autres recherches à faire, en attendant.
L'exposé que j'ai donné, dans mon message 43, semble tenir debout, après vérification sur de nombreux exemples. Un point toutefois doit être rectifié, quand l'infinitif régit un COD. Voici exactement ce que j'ai rédigé sur mon ordinateur:
Quand le verbe conjugué est "faire", l’agent sera presque toujours au datif. Normalement, on ne placera le COD pronominalisé de l’infinitif après le verbe conjugué que si l’infinitif a un COI pronominalisé, et ils vérifieront alors la règle d’alternance. Il semble que l’agent ne puisse être à l’accusatif que si l’infinitif a un COI, comme dans : « J’ai été malade tout cet été, et je n’ai pu l’approvisionner d’observations comme j’avais fait précédemment : il a pris ma maladie pour de la mauvaise volonté, et c’est ce qui l’a fait m’écrire cette lettre précipitée, artificieuse, méchante et arrogante » (note de Flamsteed, en marge d’une lettre de Newton du 9 juillet 1695 ; traduction dans le Journal des Savants de 1836) ; « Elle [Mme de Guermantes] me faisait lui dire le sujet des poèmes que j’avais l’intention de composer » (Proust).
Dans la dernière citation, à mon avis, le "me" peut être au datif comme à l'accusatif.
Cordialement et respectueusement. Cher Jehan, bonjour.
J’ai besoin d’asseoir l’exposé que j’ai donné dans mes messages 43 et 45 sur des bases plus solides, la notion de complément d’objet indirect étant éminemment floue.
D’abord, j’aimerais savoir si vous considérez que « vous » est un COI dans la phrase de Marcel Pagnol : « Joseph, je vais vous décomposer "le coup du roi" ». Si tel n’était pas le cas, au lieu de parler de COI dans mon exposé, il faudrait introduire des CPI (compléments pronominalisables indirects).
Ensuite, je remarque que l’exposé en question vaut quand l’infinitif n’est pas un verbe pronominal, et donc j’ai réfléchi un peu au cas où il le serait, sans encore avoir eu le temps d’approfondir.
Plusieurs questions se posent.
1) Un verbe pronominal peut-il avoir à la fois un COD et un COI ?
2) Un verbe pronominal peut-il avoir un COI pronominalisé au datif, sous la forme "me, te, lui, nous, vous, leur" (donc autre que "en" et "y", comme dans "je m’y résous" pour "je me résous à capituler", ou dans "je m’en abstiens" pour "je m’abstiens de manger") ?
3) Un verbe pronominal peut-il avoir un COD pronominalisé qui ne soit pas de rang 3 ou 6 dans l’ordre des personnes de la conjugaison (comme dans "Je me l’attribue" pour "je m’attribue cette part" ou dans "Je me les arroge" pour "je m’arroge ces droits") ?
4) Quand un verbe pronominal, dépendant d’un verbe pivot, a un COD ou un COI, pronominalisé, celui-ci se place-t-il toujours derrière le verbe pivot, comme dans "Vous le faites s’y résoudre" pour "Vous le faites se résoudre à capituler" ? Autrement dit, serait-il vrai que seul l’agent de l’infinitif puisse se placer avant le verbe pivot ?
Que pensez-vous de tout cela ?
Peut-être ces questions vont-elles vous paraître naïves, et les grammaires ont sans doute déjà la réponse.
Il s’agit toujours de placer convenablement les traits d’union, dans le cas de la transformation d’une phrase à l’indicatif en une phrase à l’impératif.
Cordialement et respectueusement
Bonjour, Michel.
Comme disait le fabuliste : "En toute chose, il faut considérer la fin." Et vous avez écrit à la fin :
Pourquoi toujours mettre en avant les plus improbables enfilades à partir de verbes-noyaux à l'impératif suivis d'infinitifs pronominaux adornés d'une kyrielle de COD, COI, pronoms adverbiaux et pronoms de tel ou tel rang ?
Vous-même, cette fois-ci, semblez bien en peine d'énoncer des exemples, ou d'en trouver chez vos chers auteurs. Il faut dire que des structures aussi lourdes - en admettant qu'elles existent - ne seraient pas du meilleur effet dans un texte. Comme nous vous l'avons déjà dit : s'il s'agit bien d'enseigner la grammaire et l'orthographe à vos enfants, sachez rester raisonnablement simple. Il est inutile de vous compliquer la vie à ce point pour un problème ponctuel d'orthographe qui n'est tout de même pas gravissime.
Comme disait le fabuliste : "En toute chose, il faut considérer la fin." Et vous avez écrit à la fin :
Il s’agit toujours de placer convenablement les traits d’union, dans le cas de la transformation d’une phrase à l’indicatif en une phrase à l’impératif.Au risque de me répéter, je ne vois pas, dans ce cas, à quoi peut servir de préciser à vos enfants que dans la phrase de Pagnol nous avons affaire à un datif étendu plutôt qu'à autre chose. Quelle que soit la nomenclature retenue, la phrase pronominalisée à l'impératif sera "Allons vous le décomposer", conformément aux règles simples que nous vous avons indiquées. Règles opérationnelles et faciles à appliquer dans 99% de cas, sans que vos enfants aient à assimiler la grammaire Riegel ou les thèses sophistiquées de Fabrice Marsac.
Pourquoi toujours mettre en avant les plus improbables enfilades à partir de verbes-noyaux à l'impératif suivis d'infinitifs pronominaux adornés d'une kyrielle de COD, COI, pronoms adverbiaux et pronoms de tel ou tel rang ?
Vous-même, cette fois-ci, semblez bien en peine d'énoncer des exemples, ou d'en trouver chez vos chers auteurs. Il faut dire que des structures aussi lourdes - en admettant qu'elles existent - ne seraient pas du meilleur effet dans un texte. Comme nous vous l'avons déjà dit : s'il s'agit bien d'enseigner la grammaire et l'orthographe à vos enfants, sachez rester raisonnablement simple. Il est inutile de vous compliquer la vie à ce point pour un problème ponctuel d'orthographe qui n'est tout de même pas gravissime.
Cher Jehan, bonsoir.
J'aimerais être persuadé que tous les élèves, et même les intervenants sur le forum, sauront placer correctement les traits d'union à l'impératif, et les pronoms personnels ou l'adverbe "y" à l'indicatif, dans les constructions considérées. Toutefois, je n'en crois rien.
Je dois aussi vous faire remarquer, pour avoir parcouru quelques ouvrages, que ces constructions, avec un verbe pivot suivi d'un infinitif, sont incroyablement fréquentes, en tout cas à l'indicatif.
Je n'ai pas fourni d'exemples de verbe pivot suivi d'un infinitif pronominal parce que je suis actuellement occupé à d'autres tâches.
Cordialement et respectueusement
J'aimerais être persuadé que tous les élèves, et même les intervenants sur le forum, sauront placer correctement les traits d'union à l'impératif, et les pronoms personnels ou l'adverbe "y" à l'indicatif, dans les constructions considérées. Toutefois, je n'en crois rien.
Je dois aussi vous faire remarquer, pour avoir parcouru quelques ouvrages, que ces constructions, avec un verbe pivot suivi d'un infinitif, sont incroyablement fréquentes, en tout cas à l'indicatif.
Je n'ai pas fourni d'exemples de verbe pivot suivi d'un infinitif pronominal parce que je suis actuellement occupé à d'autres tâches.
Cordialement et respectueusement
Bonsoir, Michel.
Vous êtes persuadé du contraire, tant pis. Je sais donc que je ne parviendrai pas à vous convaincre : mais je maintiens qu'en appliquant simplement les règles de base par nous énoncées, la plupart des élèves et la plupart des participants du forum sauront placer correctement les pronoms et les traits d'union dans la grande majorité des phrases.
Bien sûr, ces constructions avec verbe pivot suivi d'un infinitif sont "incroyablement fréquentes". Mais les rallonger comme à plaisir d'une ribambelle de pronoms de fonctions variées et de rangs variés comme vous le faites est beaucoup moins fréquent et naturel. On aboutit alors à des tournures lourdes et alambiquées que l'on a une chance infime de rencontrer.
Vouloir à tout prix les intégrer dans une grammaire exhaustive pour vos enfants me semble donc être un gaspillage de temps et d'énergie. Cela dit, je vous souhaite bien du plaisir…
Je reviens pour finir sur l'utilité pédagogique fort discutable de savoir classer tel pronom dans les "vrais" datifs ou d'inventer pour lui la catégorie des CPI. Le moins qu'on puisse dire est qu'elle ne saute pas aux yeux.
Vous êtes persuadé du contraire, tant pis. Je sais donc que je ne parviendrai pas à vous convaincre : mais je maintiens qu'en appliquant simplement les règles de base par nous énoncées, la plupart des élèves et la plupart des participants du forum sauront placer correctement les pronoms et les traits d'union dans la grande majorité des phrases.
Bien sûr, ces constructions avec verbe pivot suivi d'un infinitif sont "incroyablement fréquentes". Mais les rallonger comme à plaisir d'une ribambelle de pronoms de fonctions variées et de rangs variés comme vous le faites est beaucoup moins fréquent et naturel. On aboutit alors à des tournures lourdes et alambiquées que l'on a une chance infime de rencontrer.
Vouloir à tout prix les intégrer dans une grammaire exhaustive pour vos enfants me semble donc être un gaspillage de temps et d'énergie. Cela dit, je vous souhaite bien du plaisir…
Je reviens pour finir sur l'utilité pédagogique fort discutable de savoir classer tel pronom dans les "vrais" datifs ou d'inventer pour lui la catégorie des CPI. Le moins qu'on puisse dire est qu'elle ne saute pas aux yeux.
Bonjour,
Doit-on écrire :
Attelons-nous-y ou attelons-nous y
J'ai également vu : attelons-y nous
Merci beaucoup!
Doit-on écrire :
Attelons-nous-y ou attelons-nous y
J'ai également vu : attelons-y nous
Merci beaucoup!
Il faut dire : attelons-nous y
Oui, mais il faut bien un deuxième trait d'union entre "nous" et "y" :
Attelons-nous-y.
Attelons-y-nous se rencontre aussi, c'est vrai, mais il s'agit d'une tournure orale familière.
Attelons-nous-y.
Attelons-y-nous se rencontre aussi, c'est vrai, mais il s'agit d'une tournure orale familière.
Bonjour à tous,
J'aimerais savoir où mettre un tiret dans ces phrases:
-Parle-lui en donc OU Parle-lui-en donc
-Donne-lui en donc OU Donne-lui-en donc
Au départ je penchais pour la deuxième possibilité car je pensais qu'il fallait un trait d'union pour chaque complément du verbe. Mais maintenant j'ai un doute car dans la correction de mes sujets (concours d'orthophonie) c'est la première possibilité qui est notée.
Peut-être ne faut-il pas en mettre car on ne peut pas faire la liaison ? (je sais qu'on ne peut pas écrire donne-moi-en mais donne-m'en)
J'aimerais savoir où mettre un tiret dans ces phrases:
-Parle-lui en donc OU Parle-lui-en donc
-Donne-lui en donc OU Donne-lui-en donc
Au départ je penchais pour la deuxième possibilité car je pensais qu'il fallait un trait d'union pour chaque complément du verbe. Mais maintenant j'ai un doute car dans la correction de mes sujets (concours d'orthophonie) c'est la première possibilité qui est notée.
Peut-être ne faut-il pas en mettre car on ne peut pas faire la liaison ? (je sais qu'on ne peut pas écrire donne-moi-en mais donne-m'en)
Bonjour Julie,
Votre corrigé doit comporter une coquille. Regardez celui-ci qui offre une correction correcte pour cette même phrase : parle-lui-en donc.
La règle est rappelée par Grevisse ici.
Muriel
Votre corrigé doit comporter une coquille. Regardez celui-ci qui offre une correction correcte pour cette même phrase : parle-lui-en donc.
La règle est rappelée par Grevisse ici.
Muriel
Merci beaucoup Muriel !
Ca confirme ce que je pensais.
Ca confirme ce que je pensais.
Concentre-toi ou concentre toi ? Bonsoir,
Tout est dans le titre !
Existe-t-il une règle correspondant à ce cas ?
D'avance, merci beaucoup 🙂
Tout est dans le titre !
Existe-t-il une règle correspondant à ce cas ?
D'avance, merci beaucoup 🙂
Au mode impératif, toujours un trait d'union entre le verbe et le pronom qui suit : Concentre-toi, concentrons-nous, concentrez-vous.
Merci Jehan ! Comme il s'agissait d'une appréciation dans le bulletin de mon petit, ça m'avait fait douter… :/