Proust et la Vivonne

Entraide scolaire

5 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour à ceux qui me lisent,

J'ai à analyser une phrase de Proust, extraite de Du Côté de chez Swann. Dans cette phrase, il compare le fait de plonger sa madeleine dans du thé et de se remémorer ainsi une série de souvenirs à un jeu japonais qui fait apparaître des formes lorsqu'on plonge des bouts de papiers dans de l'eau. Dans cet extrait, les fleurs apparues grâce au jeu japonais deviennent, dans l'esprit du narrateur, les fleurs de notre jardin, (…), et les nymphéas de la Vivonne. Or nulle part je ne trouve trace de cette fameuse Vivonne. Quelqu'un pourrait-il éclairer ma lanterne? Est-elle le fruit de l'imagination de Proust? J'ai plusieurs fois trouvé cette hypothèse mais pas sur des sites vraiment fiables… Merci d'avance,

Amandine21
Bonjour,

Vivonne est une toute petite ville vers Poitiers…
Je pense que Proust a du voir des Nymphéas là-bas, mais je ne suis pas sûre de ce que j'avance !
Ce qui aide à la compréhension d'un texte et souvent la correspondance, à savoir si Proust parle de ce passage dans sa correspondance…
Bonne recherche ! 😉
Merci pour cette réponse. J'avais en effet trouvé qu'il y avait une ville du nom de Vivonne dans ce coin-là, mais je cherchais plutôt quelque chose du côté de Combray, puisque c'est là que se trouve la Vivonne dont il parle dans cet extrait.

Merci pour le conseil de la correspondance, je m'y attèle de ce pas!
Bonjour Amandine,

Le nom est effectivement inventé, mais il sonne bien "rivière", "source", "eaux vives" ; tout en évoquant une masse d'eaux dormantes, calmes (présence de nimphéas). On imagine une rivière souterraine, faisant saillie parfois. L'impression suggérée (à mon sens) est que les nimphéas sont les fleurs (la véritable fleur, comme la fleur de sel), c'est-à-dire ce qui apparaît à la surface, et qui exprime l'indicible du monde souterrain, invisible, mystérieux…

Regarde ce lien (remonte-le un peu), il y est question d'un rapport avec les Enfers, ce n'est pas idiot…

Muriel
Merci pour ce lien, où la nymphéacée (du grec numphaia) jaune est déjà correctement orthographiée, un siècle avant la réforme, puisque les nénufars vient de l'arabe nunafar.

Céleste paperollant Proust n'eût jamais confondu nymphéa et nénufar 🙂