Bonjour à tous,
Je dois trouver d'après un texte, l'axe et les sous parties de cet axe au sein d'un extrait de Balzac - Le lys dans la Vallée, sauf que je m'en sors vraiment pas..
voici l'extrait :
Une description d'un paysage et d'une femme
avec
I) Un paysage merveilleux
a) Coloré
b) Riche
II) Une représentation d'une femme
a) Mystèrieuse
b) Pleine de vie
Suis-je à coté de la plaque ?
Je dois trouver d'après un texte, l'axe et les sous parties de cet axe au sein d'un extrait de Balzac - Le lys dans la Vallée, sauf que je m'en sors vraiment pas..
voici l'extrait :
Balzac, Le Lys dans la vallée (1835).J'ai peut-être trouver un axe
Le Lys dans la vallée est une œuvre singulière au sein de la Comédie Humaine. Le roman prend la forme d'une confession écrite à la première personne par le héros, Félix de Vandenesse. Le récit, qui comporte peu de rebondissements, est celui de l'idéalisation d'une femme, Mme de Mortsauf, d'une passion et d'une province, la Touraine. Le narrateur raconte ici, dans une longue lettre destinée à sa future femme, le souvenir de Mme de Mortsauf, qu'il a beaucoup aimtk et décrit les lieux où elle vivait.
Là se découvre une vallée qui commence à Montbazon, finit à la Loire, et semble bondir sous les châteaux posés sur ces doubles collines ; une magnifique coupe d’émeraude au fond de laquelle l’Indre se roule par des mouvements de serpent. A cet aspect, je fus saisi d’un étonnement voluptueux que l’ennui des landes ou la fatigue du chemin avait préparé. — Si cette femme, la fleur de son sexe, habite un lieu dans le monde, ce lieu, le voici ? A cette pensée je m’appuyai contre un noyer sous lequel, depuis ce jour, je me repose toutes les fois que je reviens dans ma chère vallée. Sous cet arbre confident de mes pensées, je m’interroge sur les changements que j’ai subis pendant le temps qui s’est écoulé depuis le dernier jour où j’en suis parti. Elle demeurait là, mon cœur ne me trompait point : le premier castel que je vis au penchant d’une lande était son habitation. Quand je m’assis sous mon noyer, le soleil de midi faisait pétiller les ardoises de son toit et les vitres de ses fenêtres. Sa robe de percale produisait le point blanc que je remarquai dans ses vignes ! sous un hallebergier. Elle était, comme vous le savez déjà, sans rien savoir encore, ’’ le lys de cette vallée’’ où elle croissait pour le ciel, en la remplissant du parfum de ses vertus. L’amour infini, sans autre aliment qu’un objet à peine entrevu dont mon âme était remplie, je le trouvais exprimé par ce long ruban d’eau qui ruisselle au soleil entre deux rives vertes, par ces lignes de peupliers qui parent de leurs dentelles mobiles ce val d’amour, par les bois de chênes qui s’avancent entre les vignobles sur des coteaux que la rivière arrondit toujours différemment, et par ces horizons estompés qui fuient en se contrariant. Si vous voulez voir la nature belle et vierge comme une fiancée, allez là par un jour de printemps, si vous voulez calmer les plaies saignantes de votre cœur, revenez-y par les derniers jours de l’automne ; au printemps, l’amour y bat des ailes à plein ciel, en automne on y songe à ceux qui ne sont plus. Le poumon malade y respire une bienfaisante fraîcheur, la vue s’y repose sur des touffes dorées qui communiquent à l’âme leurs paisibles douceurs. En ce moment, les moulins situés sur les chutes de l’Indre donnaient une voix à cette vallée frémissante, les peupliers se balançaient en riant, pas un nuage au ciel, les oiseaux chantaient, les cigales criaient, tout y était mélodie. Ne me demandez plus pourquoi j’aime la Touraine ? je ne l’aime ni comme on aime son berceau, ni comme on aime une oasis dans le désert ; je l’aime comme un artiste aime l’art ; je l’aime moins que je ne vous aime, mais sans la Touraine, peut-être ne vivrais-je plus.
1. Hallebergier : "orthographe propre à Balzac pour albergier, « variété d'abricotier».
Une description d'un paysage et d'une femme
avec
I) Un paysage merveilleux
a) Coloré
b) Riche
II) Une représentation d'une femme
a) Mystèrieuse
b) Pleine de vie
Suis-je à coté de la plaque ?



