Dans Les Fleurs Bleues de Queneau Lalix affirme "et vous ne croyez pas qu'il y en a assez comme ça des romans ?" Qu'en pensez-vous ? Quelle défense pouvez-vous faire du genre romanesque ?
I. Oui il existe trop de romans & personne, durant toute sa vie ne peut tous les lire.
1.
2.
3.
II. Cependant, le roman possède de multiples fonctions & le romancier a divers objectifs :
1. Divertir & depayser
2. Instruire
3. Poser des interrogations
Voilà, j'aimerai que vous m'aidiez a trouver quelques pistes pour ma première partie car je ne trouve pas.
=)
Attention, vous faites un contresens sur le sujet. La phrase "il y en a assez comme ça des romans" ne signifie pas "il y a trop de romans", mais doit être comprise comme l'expression spontanée d'une critique (sans arguments) du genre romanesque. C'est l'équivalent de "ras-le-bol des romans", ou "y'en a marre des romans".
Donc la première partie est hors-sujet —et il est tout à fait normal que vous ne trouviez pas d'argument : personne ne peut lire tous les romans, mais personne non plus ne peut lire toute la poésie, toute la philosophie, etc., et cependant ce n'est pas une raison pour brûler les bibliothèques! 🙂
Il faut donc axer votre réflexion sur ce qu'on peut critiquer dans le genre romanesque, et pourquoi on peut le défendre —en insistant davantage sur cette seconde idée, comme vous y invite le sujet.
Merci =), cela m'aide beaucoup & je vais essayer de "creuser" cette idée. I. Oui je pense qu'il y a assez de romans comme ça car dans ceux-ci, il y a toujours une histoire avec des personnages & une intrigue.
1. Le nouveau roman
2. Innover au lieu d'imiter le réel
3. ?
II. Cependant, le roman possède de multiples fonctions & le romancier a divers objectifs :
1. Divertir & depayser
2. Instruire
3. Poser des interrogations
J'aimerai savoir si ma première partie convient & si je ne suis pas hors sujet. J'ai beaucoup de mal a trouver des arguments dans cette première partie peu ordinaire.
Merci =)
Tu ne peux pas évoquer le nouveau roman dans ton grand I, car justement, ce courant met à mal l'intrigue traditionnelle, les personnages, etc, en brouillant les repères et bien souvent, en ne racontant aucune histoire.
Et je ne vois pas trop de rapport entre le fait qu'il y ait assez de romans et le fait qu'ils se composent d'une intrigue et de personnages…
La citation « vous ne croyez pas qu'il y en a assez comme ça des romans ? » est assez vague pour autoriser plusieurs interprétations : ce « ras-le-bol » des romans, comme le dit Trialph, doit-il être compris comme visant les romans et la littérature en général (dont ils représentent aujourd’hui une grande partie), ou comme visant les romans plus spécifiquement ? En clair : « ras-le-bol des livres » (en l’occurrence des romans), ou « ras-le-bol des romans, écrivez de la vraie littérature, pour changer ! » (poésie, théâtre, par exemple)
Tu peux alors partir de l’apparente « facilité » du roman : peu de contraintes de forme, surtout à mesure que sont apparus des courants toujours plus novateurs (surréalisme, nouveau roman, j’en passe…). Pense aussi à la littérature de jeunesse (souvent rabaissée, même si elle a produit aussi d’excellentes œuvres), aux « romans de gare » et autres Collections Arlequin… le roman n’est-il pas devenu le genre le plus souvent choisi par les mauvais écrivains qui cherchent à faire vendre ? Est-il encore possible de faire de la « vraie » littérature en choisissant le roman ?
N’oublie pas qu’historiquement, le roman a longtemps été méprisé comme étant un genre mineur, par opposition aux « grands genres » (poésie, mais surtout la tragédie, ou encore les traités philosophiques/religieux/politiques etc.).
Imagine un débat entre un critique de Télérama aigri/blasé/mal luné qui dirait « et vous ne croyez pas qu'il y en a assez comme ça des romans ? », et un amateur de romans qui défendrait sa passion bec et ongles… quels arguments choisirait-il pour lui rétorquer que, bien au contraire, il n’y aura jamais trop, jamais assez de romans ?
Tu peux aussi dire que quasiment toutes les histoires sont déjà inventées mais un nouvel auteur réactualise l'histoire et lui apporte toujours un plus.