Balzac, Le Père Goriot, I - Entre ces deux personnages et les autres, Vautrin…

Entraide scolaire

25 réponses · Page 2 / 2

Bonsoir,

Il y a quand même cette indication (fin d'extrait), qui signale l'omniscience :
Lui seul jouissait de cette faveur.
un simple pensionnaire ne le saurait pas.

Muriel
Salut je voudrais de l'aide en Français j'ai un devoir noté sur un extrait du père Goriot avec des questions, mais le français n'est pas mon point fort je n'y arrive pas …
Pouvez vous m'aidez s'il vous plait

Le texte :
Entre ces deux personnages et les autres, Vautrin, l'homme de quarante ans, à favoris peints*, servait de transition. Il étais un de ces gens dont le peuple dit : " Voilà un fameux gaillard ! " Il avait les épaules larges, le buste bien développé, les muscles apparents, des mains épaisses, carrées et fortement marquées aux phalanges par des bouquets de poils touffus et d'un roux ardent. Sa figure, rayée par des rides prématurées, offrait des signes de dureté que démentaient ses manières souples et liantes. Sa voix de basse-taille en harmonie avec sa grosse gaieté, ne déplaisait point. Il était obligeant et rieur. Si quelque serrure allait mal, il l'avait bientôt,démontée,rafistolée,huilée,limée,remontée en disant : "ça me connait" Il connaissait tout d'ailleurs, les vaisseaux, la mer, la France, l'étranger, les affaires, les hommes, les évènements, les lois, les hôtels, et les prisons. Si quelqu'un se plaignait par trop, il lui offrait aussitôt ses services. Il avait prêté plusieurs fois de l'argent à Mme Vauquer* et à quelques pensionnaires ; mais ses obligés seraient mort plutôt que de ne pas le lui rendre, tant, malgré son air bonhomme, il imprimait de crainte par un certain regard profond et plein de résolution. A la maniere dont il lançait un jet de salive, il annonçait un sang-froid imperturbable qui ne devait pas le faire reculer devant un crime pour sortir d'une position équivoque. Comme un juge sévère, son oeil semblait aller au fond de toutes les questions, de toutes les consciences, de tous les sentiments. Ses moeurs consistaient à sortir aprés le déjeuner, à revenir pour dîner, à décamper pour toute la soirée; et à rentrer vers minuit a l'aide d'un passe-partout que lui avait confié Mme Vauquer. Lui seul jouissait de cette faveur.


favoris : pattes qu'on laisse pousser de chaque côté du visage
Mme Vauquer : propriétaire de la pension dans laquelle habitent les personnages du père Goriot
Les questions :
Relevez les caractéristiques physiques et morales de Vautrin ( déjà relevé les caractéristiques ) . En quoi sont-elles accordées ?
Comment le portrait rend-il compte des rapports entretenus par les différents habitants de la pension Vauquer ?
Quels sont les détails qui font du portrait de Vautrin un portrait réaliste ? ( en moitié faite )
Relisez le portrait de Vautrin en relevant toutes les indications qui prennent un autre sens lorsque l'on sait qu'il est un criminel en fuite ?
Montrez que Balzac cherche a la fois à représenter un personnage singulier et à dégager un type ?
Bonjour a tous!
Voila pour la rentrée jai mon tout premier commentaire à faire sur le texte "le pere Goriot " de Balzac :

texte :
Entre ces deux personnages et les autres, Vautrin, l'homme de quarante ans, à favoris peints, servait de transition. Il était un de ces gens dont le peuple dit: Voilà un fameux gaillard! Il avait les épaules larges, le buste bien développé, les muscles apparents, des mains épaisses, carrées et fortement marquées aux phalanges par des bouquets de poils touffus et d'un roux ardent. Sa figure, rayée par des rides prématurées, offrait des signes de dureté que démentaient ses manières souples et liantes. Sa voix de basse-taille, en harmonie avec sa grosse gaieté, ne déplaisait point. Il était obligeant et rieur. Si quelque serrure allait mal, il l'avait bientôt démontée, rafistolée, huilée, limée, remontée, en disant: Ça me connaît. " Il connaissait tout d'ailleurs, les vaisseaux, la mer, la France, l'étranger, les affaires, les hommes, les événements, les lois, les hôtels et les prisons. Si quelqu'un se plaignait par trop, il lui offrait aussitôt ses services. Il avait prêté plusieurs fois de l'argent à madame Vauquer et à quelques pensionnaires; mais ses obligés seraient morts plutôt que de ne pas le lui rendre, tant, malgré son air bonhomme, il imprimait de crainte par un certain regard profond et plein de résolution. A la manière dont il lançait un jet de salive, il annonçait un sang-froid imperturbable qui ne devait pas le faire reculer devant un crime pour sortir d'une position équivoque. Comme un juge sévère, son oeil semblait aller au fond de toutes les questions, de toutes les consciences, de tous les sentiments. Ses moeurs consistaient à sortir après le déjeuner, à revenir pour dîner, à décamper pour toute la soirée, et à rentrer vers minuit, à l'aide d'un passe-partout que lui avait confié madame Vauquer. Lui seul jouissait de cette faveur.


Mon professeur m'a deja donné deux questions qui pourrons je pense constituer mes axes d'études :
- Comment sont les caractéristiques physiques et morales du personnages fournies par ce portrait ?
-Comment le portrait rend-t-il compte des rapports qu'entretiennent les différents habitants de la pension ?

Donc pour la premiere question jai dejai repondu ( jai pas encore fais de phrase mais juste relevé )

caractéristiques physiques : caractéristiques morales :
– « homme de quarante ans » (l. 1) ; – « manières souples et liantes » (l. 6) ;
– « favoris peints » (l. 2) ; – « grosse gaieté » (l. 7) ;
– « fameux gaillard » (l. 3) ; – « obligeant et rieur » (l. 7) ;
– « épaules larges » (l. 3) ; – « il connaissait tout, d’ailleurs » (l. 9) ;
– « buste bien développé » (l. 3) ; – « il lui offrait aussitôt ses services » (l. 11) ;
– « muscles apparents » (l. 4) ; – « il avait prêté plusieurs fois de l’argent »
– « son air bonhomme » (l. 13) ;
– « poils touffus et d’un roux ardent » (l. 5) ; – « il imprimait de crainte » (l. 14) ;
– « rides prématurées » (l. 5) ; – « un regard profond et plein de résolution »
– « signes de dureté » (l. 5) ; – « un sang-froid imperturbable » (l. 15) ;
– « voix de basse-taille » (l. 6).
– « un juge sévère » (l. 16).

Je voudrais savoir si ces caractéristiques je peut les metre dans un axe que j'apelle "portrait réaliste " ?
J'aurai besoin d'une petite aide juste pour commencer ma deuxieme question estce que quelqu'un peut m'aider s'il vous plait !
Merci beaucoup !
"Portrait réaliste" c'est trop vague… Quelle impression globale donne ce personnage ? Trouve une réponse et elle pourra constituer un axe.

Pour ses rapports avec les autres, réfléchis sur le passage "Si quelqu'un se plaignait par trop, il lui offrait aussitôt ses services. Il avait prêté plusieurs fois de l'argent à madame Vauquer et à quelques pensionnaires; mais ses obligés seraient morts plutôt que de ne pas le lui rendre, tant, malgré son air bonhomme, il imprimait de crainte par un certain regard profond et plein de résolution. A la manière dont il lançait un jet de salive, il annonçait un sang-froid imperturbable qui ne devait pas le faire reculer devant un crime pour sortir d'une position équivoque. Comme un juge sévère, son oeil semblait aller au fond de toutes les questions, de toutes les consciences, de tous les sentiments"

Ou "Lui seul jouissait de cette faveur" plus quelques détails du début.
D'accords, merci je vais refléchir sur ce paragraphe et puis voir ce que je vais trouver !!