Différence entre la bravoure et le courage
13 réponses
Bonjour,
Je voudrais savoir qu'elle est exactement la différence entre le courage et la bravoure?
Napoléon a dit : "La bravoure procède du sang, le courage vient de la pensée", mais je n'arrive pas à saisir la subtilité, quand est-ce qu'on est courageux et quand est-ce qu'on est brave?
Merci.
Le terme "bravoure" s'emploie plus spécifiquement au courage physique, au courage guerrier. Le "courage" peut avoir cette signification, mais il a un sens plus large, courage intellectuel, courage politique etc. Napoléon force un peu cette distinction, la rend plus tranchante, sans doute pour mieux opposer la bravoure des soldats qui vont à la boucherie, avec son courage à lui, qui se veut d'origine plus élevée.
Sans parler de la célèbre "bravitude" forgée par Ségolène !
Le courage n'est qu'une réaction face à la peur, à l'essence, à la nature même de la peur, qui n'est pas complètement comprise et dépassée au plus profond de son être, et par conséquent on se sert du mental, de la pensée pour agir malgré la peur, car la peur de mourir n'a pas été dépassée, la mort n'ayant pas été comprise, transcendée.
La bravoure, elle, est quand il n'y a plus de peur aucune, lorsque la dimension au-delà des émotions a été atteinte, là où elle surgissent et se dissolvent, à la source, lorsque la peur a été comprise et dépassée, notamment la peur de la mort. La bravoure ne peut advenir qu'en l'absence de toute peur, lorsque la mort a été comprise et dépassée.
Définitions personnelles ?
Tu réponds 8 années après la demande.
J'étais en train d'avancer dans l'écriture de mon livre, et j'hésitais entre ces 2 mots. Pour être sûr d'exprimer clairement ce que je voulais exprimer, pour ne pas me tromper, je me suis poser la question à savoir ce qu'était le courage, ce qu'était la bravoure, et la différence. En tapant sur google la question, je me suis tombé "par hasard" sur le forum, content que d'autrent se soient poser la question…
Je me suis domc inscrit, et j'ai essayer de comprendre et en même temps que je meditais sur la question, j'ai décidé de m'inscrire sur le forum afin de répondre, juste parce que le sujet m'intéressait et m'inspirait.
Le courage vient du mental, de la tête
La bravoure vient du coeur, de l'être tout entier
Le courage vient du mental, de la tête
La bravoure vient du coeur, de l'être tout entier
Ces définitions me paraissent trop catégoriques.
Les deux mots sont presque synonymes et désignent des qualités qui engagent l'être humain dans son entier : coeur, corps, esprit.
La bravoure me semble davantage adaptée à un contexte de combats répétés, en ce qui concerne la guerre ou d'autres épreuves de la vie.
Effectivement, ce ne sont que des mots, chacun met ce qu'il veut derrière, et c'est la fonction du mental, de la raison que de penser. Et vu que les mots sont employés à tort et à travers et ont perdu de leur sens d'origine, c'est pour cela que l'on créé de nouveaux mots, toujours dans le but de décrire ce qui est, la réalité, qui ne peut pas être décrite par des mots, mais vécu. Et lorsque l'être humain est incapable de vivre et de comprendre quelque chose comme sa peur, son mental cherche à expliquer, à analyser, à mettre des mots, à inventer des opposés (courage) des contraires, et il croit avoir compris. Ce ne sont que des mots, qui servent à communiquer la réalité et à la partager. Lorsque l'on perçoit la réalité, ça se passe de mot, de commentaires. Ensuite on se sert de la pensée, de mots pour exprimer après coup une émotion, un ressenti, peu importe, ce ne sont que des mots. Se contenter de mots ou d'explications ne mène pas loin, on reste au niveau de sa tête. Je pense que c'est la différence entre "savoir" (le savoir se situe dans la tête, l'intellect, le mental) et connaître (la totalité de l'être, dans le sang, la réalité, dans l'absolu), et la raison pour laquelle on dit que le coeur a ses raisons que la raison ne comprend pas. L'intellect, se situant dans la tête, est incapable d'embrasser la totalité de la réalité. C'est un fait, tout ce qu'on peut penser ou dire ne change rien aux faits, à la réalité.
Se contenter de mots ou d'explications ne mène pas loin
Assurément.
Mais on est bien obligé de se servir de mots pour communiquer, pour se faire comprendre, pour expliquer, pour se justifier éventuellement.
Et il importe en ce cas de trouver les mots justes, ce qui n'est pas toujours évident.
Tu répètes ce que j'ai dit :
"Ensuite on se sert de la pensée, de mots pour exprimer après coup une émotion, un ressenti, peu importe, ce ne sont que des mots."
Pour utiliser et choisir les bons mots, il faut sortir de sa tête, sinon on ne peut pas écouter l'autre, et utiliser et choisir les bons mots (dans l'instant), ça s'appelle la communication.
Sais-tu que la communication, c'est à peine 10%, 90% c'est l'autre partie. Mais ça ne sont que des chiffres, des mots, théorique, verbal. On communique plus avec le regard, les émotions… (le non verbal) qu'avec la parole. A condition de se connaître. Tu peux mentir par la parole, mais non par le regard, la posture, les gestes qui te trahissent. C'est pour ça que peu de gens sont capables de soutenir le regard en parlant, parce qu'ils restent dans leur tête, et cherchent leurs mots, trop préoccupé par ce qu'ils veulent dire, et donc incapable d'écouter, d'être présent, de saisir la totalité de l'instant, qui comprend aussi l'autre, et non seulement ce qu'on a dans sa tête et qu'on cherche à exprimer. Pendant que l'on cherche ses mots, l'instant défile et n'est plus le même que l'instant précédent, l'autre est sur autre chose. Pour suivre tout le mouvement, et ne rien rater de l'instant, de l'autre, il faut être attentif, tout le temps, et non pas dans sa tête. Si je suis dans ma tête, et l'autre est dans sa tête, comment peut-il y avoir réelle comunication, relation ?
Ce ne sont que des mots
Napoléon a dit : "La bravoure procède du sang, le courage vient de la pensée"
Je crois que c'est clair, non, à moins de ne oas avoir perçu la réalité derrière les mots…
Fin
Tu répètes ce que j'ai dit
Absolument pas. Fin.
Je ne pourrai pas vous départager : comme j'ai les deux qualités, je fais mal la différence.
Tu oublies … la modestie … 🙂