Bonsoir,
J'ai un commentaire à faire sur cet extrait de Sido (Colette) :
J'aimerais juste avoir quelques pistes pour me donner des idées de rédaction car je ne vois vraiment pas quoi dire….
Merci d'avance.
J'ai un commentaire à faire sur cet extrait de Sido (Colette) :
Il y avait dans ce temps-là de grands hivers, de brûlants étés. J'ai connu, depuis, des étés dont la couleur, si je ferme les yeux, est celle de la terre ocreuse, fendillée entre les tiges du blé et sous la géante ombelle du panais sauvage, celle de la mer grise ou bleue. Mais aucun été, sauf ceux de mon enfance, ne commémore le géranium écarlate et la hampe enflammée des digitales. Aucun hiver n'est plus d'un blanc pur à la base d'un ciel bourré de nues ardoisées, qui présageaient une tempête de flocons plus épais, puis un dégel illuminé de mille gouttes d'eau et de bourgeons lancéolés… Ce ciel pesait sur le toit chargé de neige des greniers à fourrages, le noyer nu, la girouette, et pliait les oreilles des chattes… La calme et verticale chute de neige devenait oblique, un faible ronflement de mer lointaines se levait sur ma tête encapuchonnée, tandis que j'arpentais le jardin, happant la neige volante… Avertie par ses antennes, ma mère s'avançait sur la terrasse, goûtait le temps, me jetait un cri :J'ai un peu de mal à faire le plan, en fait je n'ai pas trouvé grand-chose : le contraste entre les saisons (au niveau des couleurs) ; le fait que les saisons de son enfance étaient plus agressives par rapport aux saisons actuelles et qu'elle aimait cette agressivité.
- La bourrasque d'Ouest ! Cours ! Ferme les lucarnes du grenier !… La porte de la remise aux voitures !… Et la fenêtre de la chambre du fond !
Mousse exalté du navire natal, je m'élançais, claquant des sabots, enthousiasmée si, du fond de la mêlée blanche et bleu noir, sifflante, un vif éclair, un bref roulement de foudre, enfants d'Ouest et de Février, comblaient tous les deux un des abîmes du ciel… Je tâchais de trembler, de croire à la fin du monde.
Mais dans le pire du fracas ma mère, l'oeil sur une grosse loup cerclée de cuivre, s'émerveillait, comptant les cristaux ramifiés d'une poignée de neige qu'elle venait de cueillir aux mains mêmes de l'Ouest rué sur notre jardin…
J'aimerais juste avoir quelques pistes pour me donner des idées de rédaction car je ne vois vraiment pas quoi dire….
Merci d'avance.



