Bonjour,
la dissertation "Le romancier doit-il avoir le souci de la vérité ? " me pose beaucoup de problème à l'élaboration de mon plan. J'ai beaucoup d'idées, de pistes, mais n'arrive pas à formuler mes trois parties.
Je vous faire part de mes idées, ainsi, vous pourrez peut-être me venir en aide.
- Le genre romanesque à été méprisé du XVIIème au XIXème siècle pour ne pas dire le vrai, mais est ce un devoir du romancier d'avoir le souci de la vérité ?
- Le souci est présent mais pas forcément respécté à cause du souci de l'art littéraire (enjolivement…)
-La vérité du moi . Souci de la vérité de l'auteur et non d'une vérité absolue. On remarque une vérité instinctive des personnages comme J.K dans Le Procès ( grande ressemblance avec Frantz Kafka), ou une vérité des évênement dans Max Gallo.
Rousseau dans ses Confessions revient sur l'événement du peigne brisé pour comprendre ce qui s'est passé sous un nouveau regard et chercher la vérité.
Perec dans W ou le souvenir d'enfance évoque son souci de sincérité par la précision de la description, l'absence totale d'enjolivement et la volonté d'analyse.
Montaigne dans ses Essais à un souci de nuance et de précisions (pas d'hyperboles, rectifie son portrait au fur et à mesure,il y a même eu plusieurs éditions, souci d'honneteté, de dire toujours plus le vrai) et on voit apparaitre un portrait en creux de l'homme qu'il aurait aimé être. C'est donc, la vérité de l'auteur qui apparait.
-Mais l'autobiographie peut sembler fausse à causes des défaillance de la mémoire causées par le temps, à cause de l'amour propre qui fait que l'auteur élimine ce qui est le moins glorieux et à tendance à s'embellir, ou à cause de la faiblesse de l'écriture qui peut être imparfaite et qui impose un cheminement logique et supprime tout hasard et toutes incohérences.
- Dans les romans autobiographiques et historiques, l'auteur noue un pacte de lecture avec son lecteur, ce dernier s'attendant à connaître la vérité. Dans Dickens, nous avons une description de Londres au XIX, dans l'Assomoir de Zola, une description de Paris au XIXème. On se demande comment s'est déroulé la speculation.
-Dans le roman fictif, l'auteur semble avoir plus le liberté et ne doit pas avoir à se soucier de la vérité. Cependant, dans chaque roman, l'auteur écrit dans un but précis, voulant démontrer ou dénoncer quelque chose, ce qui signifie qu'il y a toujours, même sans le savoir une once de vérité dans l'écriture du romancier.
- Un roman doit toucher le lecteur (être vrai sur le plan psychologique= vérité psychologique) , intéresser le lecteur (être vraissemblable =vérité des situations), passionner le lecteur (cohérence, intégrité, il faut qu'il soit véridique).
Mais il peut néanmoins prendre des libertés avec la réalité connue : ammener le lecteur vers d'autres univers (science-fiction), dans le futur ou des pays qui n'existe pas (immaginaire), ou modifier l'histoire selon son gré. Ce qu'il présente n'est donc pas vrai, ni probable, ni observable de nos jours, mais cela doit tout de même être vraissemblable.
Il peut aussi prendre des liberté avec la psychologie humaine : introduire des caractère dont le comportement n'est pas humain … mais toujours de manières visible pour que le lecteur puisse faire la distinction entre ce qui est humain et ce qui ne l'est pas.
Ou alors, le centre du roman sera de découvrir que ces personnages ayant ce caractère ne sont pas des hommes.
Le romancier prend alors des libertés avec la vérité plus ou moins fréquemment, mais toujours de manière consciente et calculée en vue d'un effet (le lecteur va croire ce qui lui est raconté). Etre cru, ce n'est peut-être pas dire la vérité, mais pour le romancier, c'est le but.
-Quelques citations sur le sujet :
" La littérature est plus vraie que la vie" PROUST,
" Libre est le romancier, il crée un monde à sa guise, mais il le fait sur le bord du monde qui existe. Sa liberté en est très réduite" LAURENT,
"On ne peux plus arriver à la vérité que dans un roman" VIZINCZEY,
"Dès qu'une vérité dépasse 5 lignes, c'est du roman" RENARD,
"L'historien et le romancier font entre eux un échange de vérités, de fictions et de couleurs, l'un pour vivifier ce qui n'est plus, l'autre pour faire croire ce qui n'est pas" RIVAROL,
"On croit dire le vrai de sa vie, mais dès que l'on y réfléchi, on s'aperçoit que tous récits, même le plus intime à une forme obligée de fiction" FOREST,
"Le romancier a beaucoup de droits, dont celui de mentir pour mieux dire la vérité " ROY,
" Un roman est l'histoire des jours où une vérité se fait jour" ROY.
Voilà, merci de m'avoir lu jusque là.
Auriez vous d'autres idées pour ce sujet, ou connaissez vous des auteurs, ou références littéraires qui me serait utilses ?
De plus, auriez vous une idée de plan car à part faire un plan analytique OUI / NON /BOF qui est vivement déconseillé, j'ai vraiment du mal.
Merci d'avance votre aide.
la dissertation "Le romancier doit-il avoir le souci de la vérité ? " me pose beaucoup de problème à l'élaboration de mon plan. J'ai beaucoup d'idées, de pistes, mais n'arrive pas à formuler mes trois parties.
Je vous faire part de mes idées, ainsi, vous pourrez peut-être me venir en aide.
- Le genre romanesque à été méprisé du XVIIème au XIXème siècle pour ne pas dire le vrai, mais est ce un devoir du romancier d'avoir le souci de la vérité ?
- Le souci est présent mais pas forcément respécté à cause du souci de l'art littéraire (enjolivement…)
-La vérité du moi . Souci de la vérité de l'auteur et non d'une vérité absolue. On remarque une vérité instinctive des personnages comme J.K dans Le Procès ( grande ressemblance avec Frantz Kafka), ou une vérité des évênement dans Max Gallo.
Rousseau dans ses Confessions revient sur l'événement du peigne brisé pour comprendre ce qui s'est passé sous un nouveau regard et chercher la vérité.
Perec dans W ou le souvenir d'enfance évoque son souci de sincérité par la précision de la description, l'absence totale d'enjolivement et la volonté d'analyse.
Montaigne dans ses Essais à un souci de nuance et de précisions (pas d'hyperboles, rectifie son portrait au fur et à mesure,il y a même eu plusieurs éditions, souci d'honneteté, de dire toujours plus le vrai) et on voit apparaitre un portrait en creux de l'homme qu'il aurait aimé être. C'est donc, la vérité de l'auteur qui apparait.
-Mais l'autobiographie peut sembler fausse à causes des défaillance de la mémoire causées par le temps, à cause de l'amour propre qui fait que l'auteur élimine ce qui est le moins glorieux et à tendance à s'embellir, ou à cause de la faiblesse de l'écriture qui peut être imparfaite et qui impose un cheminement logique et supprime tout hasard et toutes incohérences.
- Dans les romans autobiographiques et historiques, l'auteur noue un pacte de lecture avec son lecteur, ce dernier s'attendant à connaître la vérité. Dans Dickens, nous avons une description de Londres au XIX, dans l'Assomoir de Zola, une description de Paris au XIXème. On se demande comment s'est déroulé la speculation.
-Dans le roman fictif, l'auteur semble avoir plus le liberté et ne doit pas avoir à se soucier de la vérité. Cependant, dans chaque roman, l'auteur écrit dans un but précis, voulant démontrer ou dénoncer quelque chose, ce qui signifie qu'il y a toujours, même sans le savoir une once de vérité dans l'écriture du romancier.
- Un roman doit toucher le lecteur (être vrai sur le plan psychologique= vérité psychologique) , intéresser le lecteur (être vraissemblable =vérité des situations), passionner le lecteur (cohérence, intégrité, il faut qu'il soit véridique).
Mais il peut néanmoins prendre des libertés avec la réalité connue : ammener le lecteur vers d'autres univers (science-fiction), dans le futur ou des pays qui n'existe pas (immaginaire), ou modifier l'histoire selon son gré. Ce qu'il présente n'est donc pas vrai, ni probable, ni observable de nos jours, mais cela doit tout de même être vraissemblable.
Il peut aussi prendre des liberté avec la psychologie humaine : introduire des caractère dont le comportement n'est pas humain … mais toujours de manières visible pour que le lecteur puisse faire la distinction entre ce qui est humain et ce qui ne l'est pas.
Ou alors, le centre du roman sera de découvrir que ces personnages ayant ce caractère ne sont pas des hommes.
Le romancier prend alors des libertés avec la vérité plus ou moins fréquemment, mais toujours de manière consciente et calculée en vue d'un effet (le lecteur va croire ce qui lui est raconté). Etre cru, ce n'est peut-être pas dire la vérité, mais pour le romancier, c'est le but.
-Quelques citations sur le sujet :
" La littérature est plus vraie que la vie" PROUST,
" Libre est le romancier, il crée un monde à sa guise, mais il le fait sur le bord du monde qui existe. Sa liberté en est très réduite" LAURENT,
"On ne peux plus arriver à la vérité que dans un roman" VIZINCZEY,
"Dès qu'une vérité dépasse 5 lignes, c'est du roman" RENARD,
"L'historien et le romancier font entre eux un échange de vérités, de fictions et de couleurs, l'un pour vivifier ce qui n'est plus, l'autre pour faire croire ce qui n'est pas" RIVAROL,
"On croit dire le vrai de sa vie, mais dès que l'on y réfléchi, on s'aperçoit que tous récits, même le plus intime à une forme obligée de fiction" FOREST,
"Le romancier a beaucoup de droits, dont celui de mentir pour mieux dire la vérité " ROY,
" Un roman est l'histoire des jours où une vérité se fait jour" ROY.
Voilà, merci de m'avoir lu jusque là.
Auriez vous d'autres idées pour ce sujet, ou connaissez vous des auteurs, ou références littéraires qui me serait utilses ?
De plus, auriez vous une idée de plan car à part faire un plan analytique OUI / NON /BOF qui est vivement déconseillé, j'ai vraiment du mal.
Merci d'avance votre aide.



