Céline, Voyage au bout de la nuit - Relevé des comparaisons et des métaphores

Entraide scolaire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonsoir, j'ai un texte de CELINE à étudier le voici (voyage au bout de la nuit) :
On avait remarqué ça nous autres, une nuit qu'on savait plus du tout où aller. Un village brûlait toujours du côté du canon. On en approchait pas beaucoup, pas de trop, on le regardait seulement d'assez loin, le village, en spectateurs pourrait-on dire, à dix, douze kilomètres par exemple. Et tous les soirs ensuite, vers cette époque-là, bien des villages se sont mis à flamber à l'horizon, ça se répétait, on en était entourés, comme par un très grand cercle d'une drôle de fête de tous ces pays-là qui brûlaient, devant soi et des deux côtés, avec des flammes qui montaient et léchaient les nuages.

On voyait tout y passer dans les flammes : les églises, les granges, les unes après les autres, les meules qui donnaient des flammes plus animées, plus hautes que le reste, et puis les poutres qui se redressaient tout droit dans la nuit avec des barbes de flammèches avant de chuter dans la lumière.

Ça se remarque bien comment que ça brûle un village, même à vingt kilomètres. C'était gai. Un petit hameau de rien du tout qu'on apercevait même pas pendant la journée, au fond d'une moche petite campagne, eh bien, on a pas idée la nuit, quand il brûle, de l'effet qu'il peut faire ! On dirait Notre-Dame ! Ça dure bien toute une nuit à brûler, un village, même un petit, à la fin on dirait une fleur énorme, puis, rien qu'un bouton, puis plus rien.

Ça fume et alors c'est le matin.
Et une question m'est posée sur laquelle j'ai un doute : Relevez toutes les comparaisons et métaphores.
Quels indices fournissent-elles au lecteur sur la psychologie du narrateur?


J'ai trouvé :
"Bien des villages ce sont mis à flamber à l'horizon, ça se répétait, on en était entourés, comme par un très grand cercle d'une drôle de fête de tous ces pays-là qui brûlaient"

"On dirait Notre-Dame!" (en parlant d'un village en feu)

"Ca dure bien toute une nuit à brûler, un village, même un petit, et à la fin on dirait une fleur énorme, puis, rien qu'un bouton, puis plus rien"


La première me semble être une métaphore et les deux autres des comparaisons ? et je me demande si "en spectateurs pourrait-on dire" ne serait pas une métaphore ou le narrateur se compare à un spectateur ?

Merci d'avance!
pour la comparaison il faut la commencer plus tard:"comme par un très grand cercle d'une drôle de fête de tous ces pays-là qui brûlaient" comparaison

"et léchaient les nuages" métaphore

"avec des barbes de flammèches " métaphore (je crois) j'hésite pour :
les poutres qui se redressaient tout droit : il me semble quand même que c'est plus une personnification.

Pour la psychologie du personnage c'est simple, les comparaisons: "à la fin on dirait une fleur énorme, puis, rien qu'un bouton, puis plus rien" : les images qui sont associées au fait que le village brûle sont belles, elles présentent l'évenement comme un beau spectacle, elles sont empreintes de vie, or la réalité est totalement différente, il y a de quoi s'inquiéter quant à ce qu'évoque chez le personnage ce village en flamme
D'accord mais "et léchaient les nuages" n'est pas plutôt une personnification ?

Et j'ai aussi pensé que "qui donnaient des flammes plus animées, plus hautes que le reste" était une comparaison où l'auteur compare des flammes à d'autres flammes encore plus hautes et plus animées ?

Sinon merci pour la psychologie du personnage, j'avais à peu près pensé ceci et merci de m'avoir répondu 😉
L'expression "et léchaient les nuages" est en effet une personnification mais peu importe : la personnification est un type particulier de métaphore.
Par contre, l'expression "qui donnaient des flammes plus animées, plus hautes que le reste" indique un rapport de supériorité entre "les flammes" et "le reste", mais ne constitue pas une figure de style.